NaturenDanger

La Nature sous toutes ses formes ou comment la préserver : animaux, en danger, sauvages, volcans, ouragans, environnement, effet de serre, couche d'ozone, que pouvons-nous faire, calotte glaciaire, ressources énergétiques, climats, flore, faune, habitats,







    samedi 29 octobre 2005

    Photos de macaque, orang-outan, bébé rhinocéros, gypaète, opossum...

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    Photo d'orang-outang de Manoj Shah - Mention Particulière des espèces menacées

    "Cette femelle sauvage d'orang-outang s'approchait de temps à autre de la station de réhabilitation du parc Gunung Leuser, en Indonésie. Elle observait les allées et venues de ses frères captifs avec fascination. Son petit, lui, s'ennuyait ferme et se distrayait en effectuant des acrobaties d'une grande virtuosité."


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    Photo de macaque à queue de lion de Elio Della Ferrera - Italie - Mention particulière des espèces menacées

    "Ce mâle alpha, Macaque à queue de lion, chef de groupe, faisait une sieste crépusculaire dans les forêts à feuilles persistantes des montagnes d'Anamalai, dans le sud de l'Inde. Le feuillage, épais et humide, absorbaitune grande partie de la lumière et il était très difficile de prendre de bonnes photographies. Tout au long de mon séjour dans le massif, j'entendais la chute des arbres illégalement abattus."


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    Photo d'une chèvre sauvage de T.A. Jayakumar - Inde - Mention particulière des espèces menacées

    "La région du Rajamalai, dans le parc national d'Eravikulam, au Kerala en Inde, est le seul endroit où l'on puisse encore observer ces chèvres sauvages, Hemitragus hylocrius. Lorsque je l'ai découvert, ce mâle était en compagnie d'un groupe de femelles. Il les quitta rapidement pour prendre de l'altitude. Je me suis approché jusqu'à cette corniche où il avait décidé de se reposer, les pattes bien tendues à la mode des chèvres sauvages. Cette vision était enchanteresse."


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    Photo d'un bébé rhinocéros de Marvin Harvey - Afrique du Sud - Mention Particulière sur les espèces menacées

    "Ce jeune rhinocéros blanc, dans la réserve Mkhaya, au Swaziland, semblait désespéré par l'inactivité de sa mère. Il se trémoussait autour d'elle comme un petit enfant lorsque soudain, il s'assit dans cette position étonnante de bouderie, son regard plongeant droit dans mon objectif."


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    Photo de gypaète barbu de John Cancalosi - Etats-Unis - Mention Particulière pour les portraits

    "A certaines périodes de l'année, dans les Pyrénées espagnoles, des charognes sont déposés pour permettre aux gypaètes barbus de traverser les périodes difficiles. J'avais installé ma tente d'affût près d'un de ces sites de nourrissage. Après de nobruex jours d'attente, quelques gypaètes vinrent régulièrement visiter le charnier et je pus prendre les photographies que je souhaitais."


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    Photo d'un opossum de Stephen J. Gettle - Etats-Unis - Mention Particulière pour les portraits

    "J'étais stupéfait de découvrir cet oposssum dehors, en février, alors que le vent faisait descendre la température à près de -30 °C. Ces marsupiaux passent généralement les pics de rfroids roulés en boule, spécialement dans cette région du Michigan, aux Etats-Unis, qui représente la limite nord de leur aire dez distribution. L'opossum avait peut-être été dérangé. Il avait perdu quatre centimètres de sa queue suite au gel. Quand ils se sentent menacés, les opossums font le mort. Heureusement pour moi, celui-ci n'avait pas tenté cette ruse."


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    Photo d'une mouette de Pascal Bourguignon - France - Mention Particulière pour les portraits

    "J'ai pris cette photographie à partir d'un affût, un soir d'avril, en cherchant à me placer le plus possible au ras de l'eau. De nombreuses mouettes en plumage nuptial se chamaillaient juste devant moi mais elles étaient beaucoup trop proches pour que je puisse les photographier. Cet oiseau, qui lissait calmement ses plumes, me permit une mise au point puis il alla rejoindre le rassemblement de mouettes."

     

    Posté par Myriam Kieffer à 12:39 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]


    vendredi 28 octobre 2005

    Comment fonctionne un système aquatique ?


    Un écosystème aquatique produit constamment de la matière vivante. Celle-ci est progressivement transformée en matière organique morte, qui est elle-même ensuite lentement minéralisée, en partie ou en totalité.
                 
    D’une manière schématique, un écosystème aquatique peut être divisé en trois compartiments biologiques.
                 
    Les producteurs

    Ce sont essentiellement tous les végétaux qui utilisent tous la lumière solaire comme source d’énergie pour fabriquer, par photosynthès, les matières organiques dont ils ont besoin pour croître ; ce faisant, les plantes aquatiques consomment le gaz carbonique dissous dans l’eau, les nutriments dissous que sont surtout l’azote, le phosphore et la silice, ainsi que divers autres constituants minéraux, et elles rejettent de l’oxygèn, les principaux producteurs sont les algues microscopiques du phytoplancton.


                 
    Les consommateurs

    Ce sont soit des herbivores stricts, comme certaines espèces du zooplancton qui se nourrissent de phytoplancton ou certaines espèces d’invertébrés et de poissons qui se nourrissent d’algues et d’autres végétaux fixés sur le fond, soit des espèces plus omnivores consommatrices de végétaux, de zooplancton et autres invertébrés, soit enfin des espèces strictement carnivores, comme certains gros poissons qui se nourrissent des plus petits, ou encore certains oiseaux et petits mammifères ; ces animaux respirent en consommant l’oxygène produit par les plantes et en rejetant du gaz carbonique.

                 
    Les décomposeurs

    Ce sont les micro-organismes, comme les bactéries aérobies ou les champignons, qui se repaissent de toute la matière organique morte et biodégradable présente dans le milieu aquatique, qu’elle soit produite par les autres organismes (telles les sécrétions animales) ou issue de leur décomposition, ou encore qu’elle provienne d’eaux de ruissellement, d’eaux infiltrées dans les sols ou d’eaux usées rejetées par les hommes  ; pour dégrader ces matières organiques, les décomposeurs utilisent l’oxygène produit par les plantes.
                 

     

    Le cycle de la matière              

     


    Le rôle des décomposeurs, bactéries et champignons, est prépondérant car en décomposant les matières organiques, ils participent à l’épuration des écosystèmes aquatiques. En outre, en transformant les matières organiques complexes en substances minérales simples dont les producteurs, les végétaux, ont besoin, c’est-à-dire en recyclant les matières organiques, les décomposeurs referment en quelque sorte la boucle qui, des producteurs, mène aux consommateurs puis aux décomposeurs, une boucle que l’on a coutume d’appeler la chaîne alimentaire, ou chaîne trophique.


    En réalité, les échanges au sein de la biocénose d’un écosystème aquatique, que ce soit des échanges d’énergie ou de matière, sont loin d’être aussi linéaires : car en fait il n’y a pas une, mais de multiples chaînes alimentaires, toutes construites sur le même modèle, qui se croisent et s’entremêlent au sein de réseaux trophiques dans lesquels chaque organisme interagit avec plusieurs autres et à chaque fois de manière spécifique..
                 

    Un écosystème est également caractérisé par les échanges cycliques de matière qui s’établissent entre le biotope et la biocénose et qui constituent des cycles biogéochimiques dont les plus importants concernent l’eau, le carbone, l'oxygène, l’azote, le soufre et le phosphore.


     

    Lorsque l’équilibre se rompt

    Un écosystème est avant tout un système dynamique, il naît, il se développe, il meurt. Ce n’est pas un système               stable, figé dans un état qui serait le seul état viable pour lui. C’est un système qui évolue naturellement et en permanence sous l’effet de perturbations naturelles, un système dont on peut même dire qu’il ne survit que grâce à ces perturbations. Les crues, par exemple, sont indispensables au maintien des cours d’eau car elles permettent un rajeunissement des végétations riveraines, un remaniement des fonds qui évite leur envasement, ainsi qu’une régulation de la dynamique des populations.        

    Ces perturbations sont d’ailleurs un facteur de maintien de la biodiversité : en leur absence, le phénomène de compétition entre espèces peut en effet devenir prépondérant et permettre à l’une d’elles de prendre le dessus.
    L’évolution d’un écosystème n’est pas régulière, elle se fait par à-coups. Sous l’effet d’une perturbation, l’écosystème change d’état. Puis il se met à évoluer progressivement de façon plus ou moins rapide, vers un nouvel état d'équilibre, processus dont il sortira comme rénové. Parfois cependant, l'écosystème peut perdre cette aptitude à retrouver un état d’équilibre, on dit alors qu’il perd sa capacité de résilience. Cela se produit lorsque la perturbation est trop importante, lors de certaines pollutions graves par exemple, et que les seuils dits d'irréversibilité sont dépassés.

                 
    La capacité d’épuration des écosystèmes peut ainsi être outrepassée. Celle-ci est en effet limitée car le processus de dégradation des matières organiques par les bactéries aérobies est lent et ce d’autant plus que la teneur en oxygène du milieu aquatique est faible ou qu’il fait froid. La matière organique non dégradée a donc une tendance naturelle à s’accumuler. Mais que ce cumul devienne trop important et le milieu n’est plus à même de tout dégrader et de réaliser ainsi son auto-épuration : l’équilibre naturel est rompu.


    Un tel surcroît de matières organiques biodégradable peut provenir de l’apport naturel mais excessif de nutriments, ou du rejet par les sociétés humaines d’effluents riches en de telles substances. Il peut aussi être la conséquence d’un déficit "naturel" en oxygène dissous de certains écosystèmes, lequel ralentit le processus de biodégradation. Ce type de déséquilibre s’observe facilement par exemple dans les marais dont les eaux stagnantes sont peu oxygénées.
                 
    Des modifications irréversibles des écosystèmes aquatiques peuvent également survenir lorsque trop de substances toxiques pour les espèces vivantes sont introduites dans ces écosystèmes, provoquant une raréfaction, voire une disparition de certaines espèces fragiles. L’introduction, intentionnelle ou non, de nouvelles espèces peut aussi être à l’origine de profondes modifications de l’écosystème.

    Pour bien comprendre comment évolue un écosystème aquatique, il faut connaître les mécanismes subtils qui président à son fonctionnement. Ceux-ci sont globalement connus, mais d’une extrême complexité en raison d’interactions multiples et changeantes dans l’espace et dans le temps. Ceci oblige à des études minutieuses prenant en compte l’histoire de l’écosystème et ses particularités locales.



    L’eutrophisation

    L’eutrophisation est une forme singulière mais naturelle de pollution de certains écosystèmes aquatiques qui se produit lorsque le milieu reçoit trop de matières nutritives assimilables par les algues et que celles-ci prolifèrent. Les principaux nutriments à l’origine de ce phénomène sont le phosphore (contenu dans les phosphates) et l’azote (contenu dans l’ammonium, les nitrates, et les nitrites).
                 
    L’eutrophisation s’observe surtout dans les écosystèmes dont les eaux se renouvellent lentement et en particulier dans les lacs profonds.
    Un lac reçoit en effet, de manière naturelle et continue,  quantités de matières nutritives apportées par les torrents et les eaux de ruissellement. Stimulées par cet apport substantiel, certaines algues croissent et se multiplient de manière excessive. Cette croissance s’effectue dans les couches d’eaux superficielles car les végétaux ont besoin de lumière pour se développer.


    Ces algues en excès conduisent, lorsqu’elles se décomposent, à une augmentation de la charge naturelle de l’écosystème en matières organiques biodégradables. Dans les profondeurs du lac, là où les algues mortes viennent se déposer, les bactéries aérobies qui s’en nourrissent prolifèrent à leur tour, consommant de plus en plus d’ oxygène. Or en l’absence d’une circulation suffisante des eaux, ce qui est souvent le cas dans un lac profond, le fond du lac est peu oxygéné et les bactéries finissent par épuiser l’oxygène des couches d’eaux profondes. Elles ne peuvent plus dégrader toute la matière organique morte et celle-ci s’accumule dans les sédiments. On dit que le lac vieillit. Une telle situation, lorsqu’elle se produit, s’aggrave encore lorsqu’il fait chaud car la solubilité de l’oxygène dans l’eau (comme celle de tous les gaz) diminue lorsque la température augmente.


    Les régions littorales et les estuaires ne sont pas épargnés par l’eutrophisation car leurs eaux sont peu brassées et reçoivent beaucoup de rejets issus de l’activité humaine. C’est en particulier le cas de nombreux estuaires bretons.
    Dans les cours d’eau rapides, en revanche, dont l’eau est en permanence renouvelée et mieux oxygénée et les algues constamment entraînées toujours plus loin par le courant, aucune accumulation n’est possible.
                 
    Ce processus naturel est très lent : il peut s’étaler sur des siècles ou des millénaires, et parfois sur de plus longues périodes encore. Mais l’eutrophisation peut être fortement accélérée par l’apport d’effluents domestiques, industriels et/ou agricoles et conduire à la mort de l’écosystème aquatique en quelques décennies voire même en quelques années. On parle alors d’hypereutrophisation ou encore de dystrophisation.




    Source :
    http://www.cnrs.fr/


    Posté par Myriam Kieffer à 10:48 AM - Eau - Courants océaniques - Tsunamis - Permalien [#]

    mercredi 26 octobre 2005

    L'Amazone en dramatique manque d'eau

    l_amazone_fin_oct._2005
    Source : Le Monde



    Depuis le début du mois d'octobre, l'Amazone, le fleuve au plus fort débit de la planète, a atteint son niveau le plus bas depuis trente-cinq ans à la station d'Iquitos (Pérou).

     

    En septembre, les forêts bolivienne et péruvienne ont été le théâtre d'incendies gigantesques, qui ont ravagé plusieurs dizaines de milliers d'hectares. Au Pérou comme au Brésil, des populations entières sont coupées du reste du monde parce que les bateaux, qui sont le seul moyen de transport dans la forêt tropicale, ne peuvent plus remonter les cours d'eau.


    fleuve_amazone_normal
    Source : Google


    A tous ces faits, une seule cause : la sécheresse. Une sécheresse qui frappe d'autant plus les esprits que, dans l'imaginaire collectif, l'Amazonie est synonyme de pluies diluviennes immuables. Or c'est loin d'être le cas. Les climatologues ont ainsi découvert que la forêt amazonienne avait connu, depuis la dernière déglaciation, d'importantes perturbations climatiques dues à de très fortes anomalies du régime des pluies.




     Un bateau tente de passer sur les eaux basses de l’Amazone, près d’Uricurituba, au Brésil.
    (AP Photo/A Critica, Euzivaldo Queiroz)

    Source : sciences.nouvelobs.com

     

    Aussi la baisse du débit de l'Amazone n'étonne-t-elle pas les spécialistes. Certes, la sécheresse constatée aujourd'hui "est importante, mais elle n'est pas aussi élevée que celle de 1998, due au phénomène El Niño 1997-1998 et qui a provoqué de grands incendies dans la forêt amazonienne" , explique Laurence Maurice-Bourgoin, hydrogéochimiste de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), à Toulouse (laboratoire des mécanismes et transferts en géologie). "En 1963, une sécheresse très forte liée à El Niño s'est également produite" , rappelle-t-elle.

    Le débit des eaux du fleuve Amazone est correlé à une pluviométrie très influencée par les variations des températures de surface de l'océan Pacifique tropical et de l'océan Atlantique tropical.

    Le nord-est du bassin amazonien réagit fortement au Pacifique tropical et aux phénomènes El Niño et la Niña, tandis que le sud-ouest de la région est sous l'influence de l'Atlantique tropical nord. Or on constate actuellement que la température de surface de ces eaux océaniques dépasse la normale de 0,5 ºC a 1 0C. "Il s'agit d'une anomalie positive significative" , explique Josiane Ronchail, géographe et maître de conférences à l'université Paris-VII.


    "Cette valeur élevée de la température de surface de l'océan "correspond à des pressions plus basses, ce qui affaiblit les alizés et diminue le flux de la mousson en direction de l'Amazonie" , précise la géographe. Au nord, les eaux chaudes ont alimenté en eéergie une série d'ouragans comme Katrina et Rita, qui feront date dans l'histoire de la météorologie américaine ; au sud, ces mêmes eaux anormalement chaudes ont empêché la mousson d'arroser le bassin amazonien...

    Les variations de la température de surface de l'Atlantique nord sont reliées à une variabilité naturelle de l'océan, à la fois décennale et pluridécennale. "Le problème actuel est peut-être dû à une mise en phase de ces différents phénomènes", avance Josiane Ronchail.

    En tout cas, les climatologues ne sont pas encore capables de déterminer s'il existe un lien entre les variations de la température de surface de l'océan Atlantique tropical nord et le réchauffement climatique, même s'ils disent travailler sur le sujet.

     

    La baisse du débit actuel de l'Amazone correspond à une tendance lourde constatée depuis 1999. Les mesures réalisées à la station brésilienne d'Obidos - située sur les bords de l'Amazone à 800 km de l'Atlantique - en collaboration avec des chercheurs français, dont Jean-Loup Guyot (IRD), montrent "une diminution importante du débit liquide et de la hauteur d'eau du fleuve depuis cette date". Le volume maximal des eaux roulées par le fleuve, alimenté par le rio Solimoes (qui prend sa source au Pérou), par le rio Madeira (Bolivie) et par le rio Negro, est ainsi passé de 267.000 mètres cubes par seconde en 1999 a 226.000 mètres cubes par seconde en 2003.


    bateau_sur_amazone
    Source : Google - Navigation normale

     

    Alors que la profondeur d'eau maximale de l'Amazone est de 70 mètres en période de crue à la station d'Obidos, les chercheurs ont constaté qu'elle avait baissé de 1,10 m entre 1999 et 2004. Pendant la saison "sèche", où il pleut moins, le niveau du fleuve Amazone baisse encore de 6 à 7 mètres.


    Alors même que le débit de l'Amazone diminue, la quantité des sédiments transportés s'est accrue paradoxalement entre 2000 et 2003, passant de 896 millions de tonnes/an en 2001 à 1,1 milliard de tonnes/an en 2003. Cette augmentation serait due à une érosion plus importante des affluents andins du rio Solimoes, provoquée en partie par une déforestation massive au Pérou et en Bolivie.


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    Source : Google


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    Source : Google


    L'assèchement actuel des cours d'eau pourrait aussi avoir des répercussions notables sur certaines populations animales déjà menacées. Le ministère de l'environnement brésilien s'inquiète déjà du sort de deux espèces protégées : le "boto", petit dauphin d'eau douce, et le lamantin, ce paisible mammifère marin que les autochtones ont surnommé le "poisson-boeuf".


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    Source Google : Lamantin


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    Source Google : Dauphin Boto

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    Le bassin amazonien en chiffres


    Longueur du bassin amazonien. Avec ses 7.025 km, de sa source au glacier de Huacra, au Pérou, a son embouchure au Brésil, l'Amazone est le plus grand fleuve du monde, devant le Nil (5.584 km).

    Surface du bassin amazonien. La superficie drainée est de 6 millions de km2, onze fois la France, répartie sur six Etats.

    Débit du bassin amazonien. 190.000 m3/s a l'embouchure. En 2003, 1,1 milliard de tonnes de limon ont été charriées jusqu'à l'Atlantique, contre 750 millions de tonnes les années précédentes.

    Biodiversité du bassin amazonien. La forêt amazonienne représente le tiers des forêts tropicales et renfermerait 30 % de la diversité animale et végétale de la planète.

    Déforestation
     du bassin amazonie. Elle est causée par l'exploitation du bois ( à 90 % illégale) et la transformation en terres agricoles. Une récente politique de sauvegarde semble porter ses fruits : ces douze derniers mois, 9.100 km2 de jungle auraient été défrichés, contre 25.000 km2 en moyenne les années précédentes. Mais ces évaluations restent controversées.



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    Source : Google



    Source :
    http://www.lemonde.fr/


    Photos
     à consulter à :
    http://www.lemonde.fr/web/portfolio/0,12-0@2-3244,31-701692@51-701620,0.html

    Posté par Myriam Kieffer à 09:48 AM - Eau - Courants océaniques - Tsunamis - Permalien [#]

    mardi 25 octobre 2005

    Ouragan Wilma et les hurricanes hunters


    Ouragan Wilma : un record spectaculaire à l'actif des chasseurs de cyclones

    cyclone_wilma_proche_du_yucatan


    La saison des ouragans 2004, saison qui s’étend annuellement du 1er Juin au 30 Novembre, avait déjà vu quatre ouragans toucher la Floride en six semaines et était apparue aux yeux de bien des experts comme particulièrement spectaculaire.

    Pourtant, la saison 2005, qui doit durer encore six semaines, a déjà égalé le record de 1933 avec 21 tempêtes tropicales et le record de 1969 avec 12 ouragans.

    Parmi ces derniers, Katrina, Rita et maintenant Wilma sont les trois plus forts ouragans jamais mesures dans l’Atlantique.


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    Source : FuturaSciences


    Si cette étrange série de cyclones relance les discussions sur le réchauffement climatique, elle montre également l’importance du travail des « chasseurs de cyclones », qui n’hésitent pas à traverser des ouragans de force 5 à bord de cargos bourrés de capteurs météorologiques.

    Source : Futura Sciences, 20/10/05


    Comprendre l’ouragan Wilma en images





    Historique de la chasse aux ouragans ou l'histoire des "Hurricane Hunters", Chasseurs d'ouragans


    La chasse aux ouragans a commencé sur un défi au milieu de la deuxième guerre mondiale, quand le Lt Col Duckworth eu l'audace de pénétrer pour la première fois l'oeil d'un ouragan avec son avion d'entraînement "AT-6 Texan" le 7 août 1944.

    AT-6 Texan
    AT-6 Texan




    En Septembre 1945 la première patrouille de reconnaissance aérienne est formée (53rd Weather Reconnaissance Squadron) et prend le nom de "Hurricane Hunters". Cette patrouille utilise des Forteresses volantes B17 et se voit confier des missions de mesure météorologique destinées à préparer les prévisions météo au-dessus des zones maritimes. A cette époque les satellites n'existent pas et l'avion est donc le seul moyen d'obtenir des données et des photos des phénomènes cycloniques qui évoluent en plein océan.

    B17 Flying Fortress
    B17 Flying Fortress





    En juin 1946 fut créé le premier service centralisé de gestion des ouragans et durant la saison 1947 les noms furent introduits pour un usage interne dans un premier temps puis pour le public en 1950.

    Insigne des hurricane hunters





    Le 53rd Weather Reconnaissance Squadron a connu pas mal de déménagements, de commandements et d'interruptions d'activité. Malgré cela il est toujours en activité, et c'est à ce jour le seul moyen d'obtenir des données précises sur un cyclone en plein océan. La patrouille actuelle vol à bord de Hercules WC 130 depuis 1963. Cet avion bien qu'ancien est très bien motorisé et pressurisé et s'est révélé être le plus sûr de tous les avions utilisés au cours de l'histoire de la patrouille.

    WC130H
    WC 130 H



    Images de reconnaissances aériennes

    Dessus d'un cyclone
    Vol au-dessus d'un ouragan

    Mur d'un cyclone
    Le mur !

    A l'approche d'un cyclone
    A l'approche de l'oeil

    Dans l'oeil du cyclone
    Dans l'oeil du cyclone




    Source :
    http://pro.wanadoo.fr/





      

    Posté par Myriam Kieffer à 05:47 PM - Air - Courants aériens - Ouragans - Permalien [#]

    lundi 24 octobre 2005

    La grippe aviaire

    La «peste des oiseaux» en dix questions

    Après l’Asie du Sud-Est, la Sibérie et la Russie, le virus H5N1 de la grippe aviaire a atteint l’Europe. Samedi, sa présence a été confirmée en Roumanie, deux jours après sa découverte en Turquie. Depuis 2003 en Asie du Sud-Est, ce virus a provoqué la mort de 67 personnes et de près de 150 millions de volailles, canards, oiseaux sauvages et oiseaux migrateurs (malades ou abattus par précaution).



    Demain mardi 25 octobre 205, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, doivent affiner l’organisation des Etats membres, avant que les ministres de la Santé prennent le relais, jeudi et vendredi au Royaume-Uni. A l’heure ou l’Europe se mobilise, 20 Minutes fait le point sur cette « peste des oiseaux ».

    1. Qu’est-ce que la grippe aviaire ?

    La grippe aviaire, due à un virus grippal de type H5N1, est connue des scientifiques depuis 1961. Longtemps inoffensif, le virus a largement touché les volatiles à partir de 2003, frappant en Asie oies, canards et diverses espèces d’oiseaux... La première contamination chez l’homme, non expliquée à ce jour, date de 1997, à Hongkong.

    grippe_aviaire_sch_ma

    2. Comment se transmet-elle ?

    Entre oiseaux, le virus se transmet par les fientes. De l’oiseau à l’homme – cas très rares jusqu’à présent, – l’infection se fait, soit par voie digestive, en consommant par exemple des volailles crues ou accidentellement des fientes, soit par voie respiratoire, lors d’un contact rapproché avec l’oiseau. La contamination interhumaine, qui pourrait provoquer une pandémie mondiale, n’a encore jamais été observée.

    3. La France peut-elle être touchée ?

    C’est possible, selon Francois Bricaire, chef du service des maladies infectieuses à l’hopital parisien de La Salpêtrière*, car « on ne peut empêcher les oiseaux migrateurs contaminés provenant de l’est de l’Europe de survoler notre pays et de s’y arrêter, même si la France ne se situe pas sur les grandes routes de migration ». La responsabilité des migrateurs, contredite par les ornithologues, est incertaine pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    * Coauteur, avec le Pr Jean- Philippe Derenne, de Pandémie, la grande menace (Fayard).

    grippe_aviaire_aux_portes_de_l_europe


    4. Y a-t-il un risque à consommer de la volaille ?

    Tous les scientifiques sont formels, il n’y a aucun risque à manger du poulet ou du canard cuits. En cas de contamination, le virus est détruit par une cuisson à 70 ºC.

    5. Le virus représente-t-il une menace pour l’homme ?

    La grippe aviaire en Europe ne concerne pour l’instant que les volatiles. La transmission de l’animal à l’homme – 117 cas en Asie du Sud-Est – reste exceptionnelle. C’est la transmission d’homme à homme qui est surtout redoutée par les scientifiques. Pour cela, il faudrait que le virus H5N1 mute. « S’il mute spontanément ou s’il se recombine avec le virus de la grippe saisonnière, on risque d’assister à l’émergence d’un nouveau virus, aussi contagieux que celui de la grippe humaine mais plus dangereux, qui se transmettrait par voie respiratoire », explique Francois Bricaire. La mutation pourrait aussi s’opérer via le porc, espèce capable d’être infestée à la fois par le virus aviaire et le virus humain.

    L'image « http://www.invs.sante.fr/presse/2005/le_point_sur/grippe_aviaire_220705/grippe_aviaire_220705.gif » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.

    6. Quelle est la mortalité du virus ?

    En Asie, près de la moitié des personnes infectées est décédée (67 morts sur 117 cas, selon l’OMS). La mortalité a été estimée à 2 % pour le virus aviaire H1N1 de la grippe espagnole de 1918 – entre 20 et 50 millions de morts dans le monde. En France, l’Institut national de veille sanitaire a évalué à 250 000 le nombre minimal de décès en cas de pandémie.

    7. Quels en sont les symptômes ?

    Ce sont les mêmes que la grippe classique (fièvre, fatigue intense...). Une diarrhée peut également survenir, « signe inhabituel en cas de grippe saisonnière », selon Francois Bricaire.

    8. Existe-t-il un vaccin antigrippe aviaire ?

    Il serait en cours de développement à partir d’une souche aviaire, par le laboratoire Sanofi-Pasteur. Pour Francois Bricaire, « son efficacité face à un virus mutant doit être considérée comme faible ou nulle. Seul un vaccin issu de la souche mutée responsable de l’épidémie sera le bon. » En cas de pandémie, il faudrait trois à six mois pour le fabriquer à partir de la nouvelle souche.

    9. Le vaccin contre la grippe saisonnière est-il efficace ?

    Cela dépend. Selon certains spécialistes, il faudrait pour cela que le virus H5N1 se recombine avec le virus humain classique. Les labos pharmaceutiques affirment, eux, que la vaccination est nécessaire.

    10. Exitse-t-il un médicament ?

    Le Tamiflu, antiviral dont la France devrait se doter à hauteur de 14 millions de boites d’ici à la fin de l’année, est potentiellement le plus efficace en cas d’épidémie. A condition d’être pris moins de 48 heures après l’apparition des premiers symptômes. Il serait distribué gratuitement en cas de pandémie.

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    Résistant ?

    Selon la revue scientifique Nature, une étude récente a établi qu’une souche du virus H5N1 relevée au Vietnam en février dernier, aurait subi une mutation la rendant résistante à l’antiviral Tamiflu. Un cas isolé pour l’instant.

    Boycott

    Dès jeudi, l’UE a interdit toute importation en provenance de Roumanie d’oiseaux vivants et de produits issus de l’élevage de volaille. Un embargo similaire existait déjà à l’encontre de la Turquie depuis lundi dernier.

    Source : http://www.20minutes.fr/journal/


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    Le ministère                    de la Santé et des Solidarités vient de mettre                    en place un numéro d'appel sur la grippe aviaire, pour                    donner des informations aux voyageurs.
                       Vous pourrez retrouver la liste les pays touchés par                    la grippe aviaire, ainsi que des recommandations sanitaires.

     

    Info'Grippe                     Aviaire
                        0 825 302 302

                        (0,15 € la minute).
                       Le numéro est ouvert du lundi au samedi de 9h00 à                   19h00

    Source : http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/grippe_aviaire/sommaire.htm

     

    Posté par Myriam Kieffer à 04:18 PM - L'homme et son environnement - Permalien [#]


    Glissement de terrain au Guatemala


    Des pluies torrentielles qui ont culminé avec le cyclone Stan on déclenché des glissements de terrains massifs au Guatemala, comme celui-ci qui a eu lieu à Panajachel, à 165 km à l'ouest de Guatemala city. Les dérèglements climatiques dûs à El Niño et au réchauffement de la température des océans provoquent des désastres spectaculaires dans le paysage des pays de l'amérique centrale.

    Pour en savoir plus :
    1. Guatemala Debates Landslide Victim Search (BBC news)
    2. 60 more bodies found in Guatemala (CNN)

    Crédit photo : Brennan Linsley pour AP


    24102005_Glissement_de_terrain_au_Guatemala.pdf

    Posté par Myriam Kieffer à 03:05 PM - Terre - Géologie Générale - Permalien [#]

    samedi 22 octobre 2005

    Le Méthane, danger et Espoir en Afrique

    En Afrique, le méthane du lac Kivu représente à la fois un danger et une source d'énergie

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    Lac Kivu - Rwanda - Source : Google

    Le continent africain possède plusieurs lacs très dangereux car ils contiennent une grande quantité de gaz carbonique ou de méthane dissous dans leur eau. Ceux de Nyos et de Monoun, au Cameroun, sont hélas les plus connus, car ils ont provoqué au total, en 1984 et en 1986, la mort de 1.800 personnes et de nombreux animaux à la suite de l'émission brutale d'une grande quantite de CO2.

    Depuis, pour contenir les risques, les deux lacs ont été "appareillés" - en 2001 pour Nyos et 2003 pour Monoun - avec un système de dégazage artificiel mis au point par Michel Halbwachs, professeur de physique à l'universite de Savoie, et la société Data Environnement, qu'il a créée.

    Un autre lac est potentiellement très dangereux, le lac Kivu, situé dans le creux du rift africain entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC). "Il contient mille fois plus de gaz dissous que le lac Nyos, et pourrait provoquer une émission gazeuse, en cas de déstabilisation de ses eaux stratifiées par une éruption volcanique par exemple", explique M. Halbwachs, qui a étudié le site avec des spécialistes internationaux. Cette menace pèse sur les 2 millions de personnes vivant à proximité du lac, et notamment les 400 000 habitants de la ville de Goma (RDC).


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    Source : Google


    Le gaz du lac Kivu - compose pour un cinquième de méthane et pour quatre cinquièmes de gaz carbonique - provient pour une grande part des déchets liés à l'activité humaine. Pour Nyos et Monoun, le gaz résulte d'une activité tectonique. "Le méthane représente le vrai danger, car il est vingt fois moins soluble que le C02 : avec vingt fois moins de gaz, on approche plus vite de la saturation", explique M. Halbwachs. Or, des mesures réalisées sur le lac Kivu ont montré que le taux de méthane avait augmenté de 15 % depuis trente ans et que la saturation serait acquise d'ici a la fin du siècle.

    Le risque volcanique est réel, expliquent M. Halbwachs et trois chercheurs du Limnological Research Center de Kastanienbaum (Suisse) dans la revue Geochemistry, Geophycs, Geosystems du 26 juillet. Deux volcans actifs sont en effet situés près de la rive nord, le Nyiragongo, qui a connu une éruption en 1977 et en 2002, et le Nyamulagira. L'Union européenne avait mandaté plusieurs experts internationaux pour étudier les effets de l'éruption sur le lac. Après cette crise, l'hypothèse d'une intrusion magmatique, voire d'une éruption volcanique apparaissant dans les profondeurs mêmes du lac ne peut plus être totalement écartée. Des sédimentologues américains ont mis en évidence la trace laissée il y a quatre mille ans par d'anciens volcans.

    L'éruption du Nyiragongo s'est propagée en direction du lac par des bouches éruptives le long d'une faille tectonique, jusqu'à 5 km du bord du lac. Si cette progression avait continué 6 à 7 km plus au sud, des épanchements magmatiques se seraient produits à 300 m de profondeur, provoquant une remontée des eaux chargées en gaz.

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    L'éruption du Nyiragongo - Source : Google


    Pour toutes ces raisons, "le lac Kivu représente un risque énorme, beaucoup plus important qu'on ne le pensait, ajoute M. Halbwachs. Il faut s'y préparer en extrayant le méthane, à la fois pour diminuer le risque et pour valoriser cette ressource énergétique".

    Le scientifique français et son équipe étudient depuis 2002 un système d'extraction du méthane du lac Kivu à des fins industrielles. Une partie du procédé est similaire à celui utilisé à Nyos et Monoun. Une autre est destinée à enrichir le gaz extrait, pour atteindre un taux de 80 %.

    Le Rwanda, qui n'a pas d'énergie propre, est intéressé par le procédé mis au point par les Français. "A la fin de l'année, le gouvernement rwandais devrait choisir l'entreprise qui installera sur le lac Kivu une station destinée à extraire 6 millions de m3 de méthane par an", précise M. Halbwachs. Ce qui implique aussi de trouver le financement de la station (1,5 million d'euros).

    Si tout se passe bien, le lac Kivu pourrait être équipé mi-2007. La station d'extraction devrait servir dans un premier temps à fournir de l'énergie à la brasserie Heineken, installée pres du lac. A plus long terme, il devrait être possible de produire de l'électricité à partir des énormes quantités de méthane stockées dans le lac Kivu.



    Désaccord sur les lacs Nyos et Monoun

    Le nombre de systèmes d'extraction du gaz carbonique nécessaire aux lacs Nyos et Monoun pour assurer la sécurité des populations environnantes suscite une polémique entre spécialistes. George Kling (department of ecology and evolutionary biology , université de Michigan) et plusieurs de ses collègues estiment dans les Proceedings de l'Academie nationale des sciences américaines du 4 octobre que deux colonnes de dégazage supplémentaires sont nécessaires à Monoun et cinq colonnes à Nyos.


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    Lac Nyos - Source : Google


    Michel Halbwachs, professeur de physique à l'université de Savoie à Chambéry, qui a installé les systèmes d'extraction qui existent actuellement, et trois chercheurs du Swiss Federal Institute of Aquatic Science and Technology de Seestrass (Suisse), spécialistes de la structure et du comportement des lacs, sont en désaccord complet avec George Kling. Ils estiment qu'une colonne de dégazage en plus à Nyos et deux à Monoun sont suffisantes.


    Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-699839@51-696746,0.html

    Posté par Myriam Kieffer à 06:39 PM - Eau - Courants océaniques - Tsunamis - Permalien [#]

    vendredi 21 octobre 2005

    Le Lion dans l'histoire - 1

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    Photo de Lion


    Le lion demeure toujours pour nous le roi des animaux. Comme tous les grands félins, c'est une créature fascinante. Fables et récits ont forgé sa légende. Il vivait en Europe aux temps préhistoriques. Le lion des cavernes a été le contemporain de l'homme de Neandertal et de celui de Cro-Magnon. Symbole de la puissance, le lion est célèbre pour sa crinière flamboyante, son port de tête altier, ses grands yeux couleur d'ambre et ses rugissements puissants et terrifiants. La fréquence de ses accouplements est réputée. Mais il lui en faut beaucoup pour assurer sa descendance.


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    Photo de Lion


    Animal avant tout nocturne, il apparaît souvent comme un gros paresseux à tous ses admirateurs. Mais a-t-il besoin d'être plus actif? Dominant la savane, il contemple avec indifférence les espèces qui l'entourent, toutes des proies éventuelles. Il ne craint pas les autres prédateurs... sauf l'homme qui l'a pourchassé pendant des siècles. Les populations de lions ne se maintiennent aujourd'hui que dans les immenses parcs et réserves d'Afrique de l'Est.

    C'est l'unique félin à vivre en société et le partage des tâches est fonction du sexe. Les mâles se battent pour imposer leur loi sur un clan de femelles et sur leur territoire. Et ils doivent ensuite le défendre contre des prétendants sans harem. Aux femelles revient la charge d'élever les jeunes collectivement et de chasser... Les mâles n'ont plus alors qu'à se servir.


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    Photo de Lion

    Car sa majesté le lion est aussi un pirate de la steppe, un chapardeur et un charognard ! Dans la troupe, tout va bien tant que la nourriture est abondante. Sinon, seuls les plus forts mangeront. Tant pis pour les jeunes lionceaux qui seront écartés san pitié. Mais la vie de pacha ne dure qu'un temps. Tandis que les lionnes restent en général ensemble toute leur vie et s'entraident, il se trouve toujours des mâles plus forts pour chasser les heureux propriétaires qui doivent ensuite goûter à la dure existence nomade.

    La société des lions est complexe et les chercheurs s'attachent à nous la faire découvrir. Espérons qu'ils puisssent continuer à les étudier en nombre à l'état sauvage...


    L'histoire du L ion

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    La chasse au lion était une prérogative royale. Sur ce bas-relief provenant du palais de Nimroud, en Mésopotamie, Assurnazirpal II (883-858 av. J.C.) s'apprête à transpercer le fauve lancé à la poursuite de son char.


    Tandis que l'année 1862 touche à sa fin, un certain Guillaume Lejean, envoyé du gouvernement français, s'apprête à quitter les bas-fonds meurtriers et torrides du port de Massaoua, en bordure de la mer Rouge, pour prendre la route des plateaux plus frais d'Abyssinie. Il porte l'hommage de son pays au négus Kassa, Théodore II, un souverain au théâtralisme légendaire, qui tint à recevoir son hôte au palais royal de Gondar entouré de quatre lions folâtrant à ses pieds, tels des chats. Il est le roi des lions, le roi d'Abyssinie, le vainqueur et le maître de ses homologues animaux, rois des forêts et des savanes d'Afrique

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    Le roi Théodore II


    Sans en avoir véritablement conscience, ce monarque noir résumait et exaltait, dans un tel déploiement zoologique, des millénaires de symbolique royale. Avec l'aigle et le dragon fantastique d'Etrême-Orient, le lion représentait depuis toujours la force, le pouvoir, la domination, la majesté.

    Très tôt, dès l'avènement des premières civilisations urbaines, le lion quitta la brousse pour s'installer dans les palais. Les portes de Ninive étaient gardées par des lions ailés à visage humain. En Egypte, si leur course déliée et élégante accompagnait le char du pharaon parti en guerre ou à la chasse, à Léontopolis, ville vouée au Lion, véritable bête sacrée, ils pénètraient dans les temples pour s'y faire adorer. Les prêtres les nourrissaient et agrémentaient leurs repas de chants et de musique.

    Dans le reste du pays, leurs silhouettes de pierre s'alignaient aux abords des voies conduisant aux sanctuaires, qu'ils gardaient et protégeaient.  Souvent sous des allures de sphynx, au corps de lion et à la tête humaine, exprimaient l'union de l'intelligence et de la force physique.


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    Lion au visage humain, le sphynx reste l'un des symboles les plus significatifs de l'Egypte pharaonique. Ce sphynx de granit gris, découvert à Tanis, remonte au royaume d'Amenemhat III (1842-1794 av.J.C.).


    En outre, nous informent Plutarque et Horapollon, puisque le Nil commençait à grossir lorsque le soleil entrait dans la constellation du Lion, déversant alors les premiers bienfaits de l'inondation, les bouches des fontaines et des conduites furent munies de gueules d elions annonciatrices de la bonne nouvelle. Cet usage, qui s'est ensuite répandu à l'ensemble du bassin méditerranéen, explique pourquoi, à Paris ou à Milan, l'eau de certaines fontaines jaillit toujours de la gueule des lions.



    La suite au prochain épisode...



    Source :
    L'Art d'Etre Lion - Editions Gründ




    Posté par Myriam Kieffer à 04:38 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]

    Fonte des Glaces de l'Arctique

    Un été amaigrissant pour les glaces de l’Arctique


    arctique_comparaison_entre_1979_et_2005

    Les glaces de mer de l’Arctique ont atteint une taille record par sa petitesse, selon des mesures effectuées par des chercheurs américains. Ces glaces qui s’étendent sur l’océan Arctique diminuent pendant l’été avant de croître de nouveau au cours de l’hiver. La taille minimale est généralement observée en septembre. Cette année, l’étendue de glace ne mesure que 5,32 millions de kilomètres carrés, la plus petite taille enregistrée une fin d’été depuis le début de la surveillance satellite, en 1979.

    Ces quatre dernières années ont été marquées par une perte estivale plus importante qu’entre 1979 et 2001, notent les chercheurs du NSDIC (National Snow and Ice Data Center), de l’université de Boulder et de celle de Washington. Depuis 2002 l’etendue des glaces flottantes mesurée en septembre est 20% inférieure à celle mesurée entre 79 et 2001. Ce déclin représente une surface de 1,3 million de km2, selon leurs calculs.

    Ces chercheurs estiment qu’une phase de déclin à long terme est enclenchée et que le réchauffement climatique global en est le principal responsable. D’autres climatologues invoquent l’oscillation Arctique, un cycle météorologique à grande échelle lié à des variations de pressions atmosphériques qui pourrait aussi jouer un rôle important. Il est cependant peu probable que l’action de l’homme n’y soit pour rien du tout.


    Pour aller plus loin sur Les changements climatiques en Arctique :

    http://www.ec.gc.ca/climate/CCAF-FACC/Science/fact/arctic_f.htm#3



    Source :
    http://sciences.nouvelobs.com//sci_20050929.OBS0631.html?1654


    Posté par Myriam Kieffer à 03:44 PM - Fonte des Calottes Glaciaires - Permalien [#]

    jeudi 20 octobre 2005

    Le Lynx

    Le lynx d’Europe (Lynx lynx), Linné 1758

    Appelé aussi Lynx d’Eurasie ou lynx boréal, et loup-cervier autrefois.

     

    Classe : Mammifères (environ 5000 espèces)
    Ordre : Carnivores (environ 249 espèces)
    Famille : Félidés (environ 38 espèces)
    Genre : Lynx
    Espèce : Lynx

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    Photo : Sandrine Andrieux

    Le lynx d’Europe est le plus grand représentant des 4 espèces de lynx. Il mesure 80 à 120 cm de long, sans la queue. Celle-ci varie de 10 à 20 cm. La hauteur au garrot est de 50 à 75 cm. Une étude portant sur les lynx de Biélorussie et des Carpates situe la longueur (tête et corps) entre 76 et 108 cm (moyenne de 99.1 à 100 cm) pour les mâles et 80 à 100 cm (moyenne de 87.6 à 90 cm) pour les femelles (Heptner et Sludskii, 1992) ; la queue de 16.5 à 24 cm pour les mâles et de 14.5 à 23.5 cm pour les femelles.

     

    Le poids habituel est quant à lui compris entre 17 et 30 kilos, les mâles étant 24 % plus lourds que les femelles. Les sub-adultes (jeunes de 12-24 mois) sont 10 % plus légers que les adultes de même sexe. Le poids des individus augmente d’ouest en est, les lynx de plus de 40 kilos n’étant pas rares à l’est de la Sibérie (Breitnmoser). Avant son extermination, le lynx autochtone alpin était d’ailleurs une des plus petites variétés de lynx en Europe (Ragni et al, 1993).

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    photo : www.junglewalk.com


    LE PELAGE

     

    Il varie du jaune roux au beige gris. La fourrure est plus ou moins tachetée ou rayée de noir selon les individus, certains lynx étant monochromes. De plus, la dimension, la forme et le nombre de taches varient considérablement. Les animaux du sud de l’Europe sont nettement plus marqués que ceux du centre ou du nord. Le ventre est plus clair et le bout de la queue noir.

    Ces grandes variabilités de pelage selon les individus font du lynx l’un des félins les plus polymorphiques.


     

    LONGEVITE

     

    La longévité est de 10 à 20 ans.


     

    SONS

    Des miaulements sonores. Le mâle en rut pousse un hurlement terminé d’un grognement. Contrairement aux grands félins, l’appareil hyoïdien est complètement ossifié : le lynx ne peut donc pas rugir mais peut ronronner en expirant et en espirant (les grands félins ne ronronnent qu’en expirant).


     

    La vision du lynx n’est pas meilleure que celle d’un autre félin. Le célèbre « œil de lynx » viendrait d’une confusion avec la mythologie grecque dans laquelle Lyncée, argonaute, est dotée d’une vie extraordinaire lui permettant de voir sous terre. Par contre, la vision du lynx est adaptée à la vie nocturne. Contractée, sa pupille est ronde, à la différence du chat. La couleur de l’iris varie du jaune brun au jaune ocre.

     

    Le lynx pardelle (Lynx pardinus), photo ci-dessous : 12 à 13 kilos

     
          

    pour les mâles ; distribution : péninsule ibérique. Le lynx pardelle, autrefois considéré comme une sous-espèce du lynx européen, est le félin le plus menacé au monde.


    le_lynx_pardelle_ou_lynx_pardinus



    Source :
    "Mammifères du Monde" de Pétronille Gunther (2003)
    "Les Félins" sous la direction de John Seidensticker et Susan Lumpkin (1992)
    "Le Lynx boréal", encyclopédie des Carnivores de France, SFEPM (1998)
    "Mammifères de France" (1999)

    Posté par Myriam Kieffer à 08:33 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]


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