mercredi 28 mars 2007
Qu'est-ce que l'’Effet de Serre ?
L''indispensable effet de serre
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18 °C, c’est plutôt froid. Très inhospitalier, en tout cas, et peu propice à l’éclosion de la vie. C’est
pourtant la température qu’il ferait à la surface de la
Terre sans effet de serre. Cet effet permet à notre
atmosphère de se maintenir à + 15 °C en moyenne, ce
qui est beaucoup plus vivable.
L’effet
de serre, phénomène naturel, est donc la condition
indispensable à la vie sur Terre.
La Terre reçoit toute son énergie du soleil. Seule une partie de cette énergie est absorbée par la Terre et l'atmosphère. Le reste est renvoyé vers l'espace.

Grâce à cette énergie, la Terre s'échauffe. Elle réémet de la chaleur (infrarouge) qui, sans les gaz dits «à effet de serre», serait intégralement renvoyée dans l'espace.
La température à la surface de notre planète serait alors de - 18 °C. Sur Mars où de tels gaz sont absents (mais qui est aussi située plus loin du soleil), la température moyenne est de - 50 °C.

Les gaz à effet de serre interceptent une partie des infrarouges émis par la Terre. A l'échelle de la planète, la Terre réémet autant d'énergie qu'elle en reçoit. L'équilibre naturel ainsi obtenu a donné à la Terre une température moyenne de 15 °C et a permis le développement de la vie.

L'accroissement de la concentration de gaz à effet de serre, dont certains sont très efficaces même en petite quantité, retient dans l'atmosphère davantage de rayonnement infrarouge. Ce surplus artificiel d'effet de serre provoque un réchauffement du climat. Sur Vénus où l'atmosphère est presque exclusivement composée de gaz carbonique, la température moyenne est de + 420 °C.
Tous les gaz de l’atmosphère ne se conduisent pas de la même façon.
L’atmosphère, c’est surtout de l’oxygène et de l’azote. Ces deux gaz
laissent passer les rayonnements, visible et infrarouge.
D’autres gaz laissent passer le visible, mais absorbent une partie des infrarouges et les soustraient ainsi au
rayonnement terrestre repartant dans l’espace. Ce sont les gaz à effet de serre, responsables de l’effet décrit précédemment. Certains d’entre eux sont naturellement présents dans l’air comme la vapeur d’eau, le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote. Mais les activités humaines produisent de plus en plus ces trois derniers gaz (CO2, CH4, N2O). Leur concentration dans l’atmosphère augmente.
D’autres gaz sont uniquement issus de nos activités industrielles (hydrofluorocarbones ou gaz fluorés, hexafluorure de soufre, hydrocarbures perfluorés). Leur participation à l’effet de serre est récente.


La durée de vie dans l’atmosphère des gaz à effet de serre varie énormément : douze ans pour le méthane, une centaine d’années pour le gaz carbonique et... 50 000 ans pour l’hexafluorure de soufre ! Ceci veut dire que le gaz carbonique produit aujourd’hui fera encore effet dans un siècle.
Le pouvoir de réchauffement de ces gaz n’est pas le même. Un kilogramme de méthane produit autant d’effet de serre que vingt et un kilogrammes de gaz carbonique, et un kilogramme d’hexafluorure de soufre autant que vingt-quatre mille kilogrammes de gaz carbonique.
En définitive, des gaz émis en très petite quantité peuvent fortement contribuer à l’accentuation de l’effet de serre.

07122005_Qu'est_ce_que_l'effet_de_serre.pdf
Source : ADEME





















