- Site Web : http://www.sojacontrelavie.org
mercredi 14 novembre 2007
GEO-4 : les problèmes les plus graves de la planète persistent...
... avertit un rapport du PNUE.
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) avertit aujourd'hui que les menaces les plus graves pour la planète, notamment le changement climatique, le taux d'extinction des espèces et le défi consistant à alimenter une population croissante figurent parmi les nombreux problèmes qui n'ont pas été résolus et qui mettent l'humanité en danger.
« Mais des problèmes "persistants" et chroniques restent sans solution. Des problèmes anciens demeurent et de nouveaux problèmes apparaissent, depuis la hausse rapide de "zones mortes" dans les océans jusqu'à la résurgence de maladies anciennes et nouvelles liées en partie à la dégradation de l'environnement. Pendant ce temps, des institutions telles que le PNUE, établies pour s'attaquer aux causes profondes des problèmes, restent faibles et souffrent d'un manque de ressources, » a souligné Achim Steiner.
Le rapport avertit aussi que nous vivons bien au dessus de nos moyens.
« La population humaine est désormais si importante que "la quantité de ressources nécessaires pour la faire vivre dépasse les ressources disponibles... l'empreinte de l'humanité (c'est-à-dire les besoins relatifs à l'environnement) est de 21,9 hectares/personne, alors que la capacité biologique de la Terre est, en moyenne, seulement de 15,7 ha/personne... ».
Parmi les autres points critiques identifiés dans le rapport figure d'abord la gestion de l'eau.
« L'irrigation consomme déjà environ 70% de l'eau disponible, pourtant atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) concernant la faim impliquera de doubler la production alimentaire d'ici 2050 ».
L'eau douce diminue : d'ici 2025, l'utilisation d'eau devrait selon les prévisions augmenter de 50% dans les pays en voie de développement et de 18% dans le monde développé. Selon GEO-4, « le fardeau croissant de la demande d'eau deviendra intolérable dans les pays qui connaîtront une pénurie d'eau ».

Crédit photographique : Myriam Kieffer - NaturenDanger®
La qualité de l'eau décline aussi, car elle est polluée par des pathogènes microbiens et des nutriments excessifs. La contamination de l'eau reste la cause la plus importante de maladies et de décès à l'échelle mondiale.
Concernant la biodiversité, les changements actuels sont les plus rapides dans l'histoire de l'humanité.
L'extinction des espèces se produit à une vitesse 100 fois supérieure à celle indiquée par les fossiles. Le commerce de la viande de brousse dans le bassin du Congo est estimé comme étant six fois supérieur au taux durable. Parmi les groupes vertébrés qui ont complètement évolués, plus de 30 % des amphibiens, 23 % des mammifères, et 12 % des oiseaux sont menacés. L'introduction d'espèces étrangères ou exotiques est un problème croissant.
Une sixième extinction majeure est en cours, cette fois-ci causée par le comportement humain, affirme le rapport.

Crédit photographique : Myriam Kieffer - NaturenDanger®
Selon GEO-4, le futur sera largement déterminé par les décisions que les individus et la société prennent actuellement : « Notre futur commun dépend de nos actions aujourd’hui, pas demain ou à un moment du futur ».
Liens :
GEO4_Communiqué_de_presse_mondial
Source :
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15090&Cr=PNUE&Cr1=environnement
dimanche 28 octobre 2007
Communiqué de Presse
Concours de Logos pour la fête du développement durable
au printemps et en automne
Thème choisi : Donnons un nouveau souffle
à notre planète !
L'association Nature et Culture en Hautes
Terres (www.nature-culture.eu),
association nationale de loi 1901, présidée par M. Charles-Michaël VINSON ,
propose de fêter le Développement Durable à travers deux moments clés du
cycle des saisons.
Le jour du Printemps, le 21 mars 2008 et
le jour de l'Automne, le 21 septembre
2008 …
où nous
célèbrerons au niveau national et respectivement à chacune de ses dates, les
Premières Grandes Fêtes du Printemps et de l’Automne, de la Nature et du
Développement Durable.
Principe : Les communes désirant participer à l'événement mettront à disposition des
différents acteurs du développement durable, un espace d'exposition. Ces
espaces seront ouverts à toutes institutions, associations et entreprises
participant au développement durable du pays. Ces espaces seront gratuits
pour les associations et institutions, à condition qu'elles soient
représentées physiquement dans la ville où elles exposent.
Ces espaces seront payant pour les
entreprises, au tarif de 2 € le stand par ville.
Ces stands seront volontairement à bas prix afin
d'impliquer un maximum d'acteurs. De plus, les associations et entreprises
partenaires sont invitées à mettre en jeu des lots pour le concours de
créativité.
Nous espérons aussi des partenaires pour l'organisation
de ces deux fêtes (métiers de l’assurance, de la logistique, du
transports,...). L'association Nature et Culture, qui cherche à sensibiliser et
à intéresser un maximum de personnes, organise dès le 22 octobre 2007, un
grand concours de création de logo.
Principe du concours
Ce logo devra mesurer
Une réunion publique d’informations se
tiendra le Lundi 22 octobre à partir de 18h00 au Moulin de
Brainans (39) afin de présenter toutes les opportunités locales pour ces
deux événements. Une conférence de presse nationale sera organisée
prochainement.
Les informations relatives au concours
(règlement du concours, modalités de participations, dossier de
sponsoring,...) seront disponibles à partir du lundi 22 Octobre sur le blog : http://nouveau-souffle.blogspot.com
N’oublions pas que le Développement Durable
est l’enjeu fondamental du XXI ° siècle et que chacun de nous doit
pouvoir s'investir, à son niveau, afin de préserver les richesses naturelles de
notre Planète.
Unissons-nous ! … et ce afin d’arriver
à seul et même but commun : Préserver et sauver notre planète !
L'heure est venue pour tous les acteurs du
développement durable de se réunir et de s'organiser ENSEMBLE afin de
donner un nouveau souffle à notre planète. Parallèlement, il est important que
cet enjeu soit le terrain d’expression de toutes les créativités.
Associons notre idéal à notre créativité
artistique !
Nous pourrons ainsi faire émerger des solutions
concrètes pouvant corriger les erreurs du passé et préparer l’avenir.
Pour nous…
mais surtout pour nos enfants
Pour en savoir plus sur le règlement du jeu
concours :
http://nouveau-souffle.blogspot.com/2007/10/rglement-du-jeu-concours.html
Pour
toute toute information :
Olivier FRIDEZ – Coordinateur local
06 12 79 09 25
olivier.fridez@gmail.com
________________________________________________________________________________________________________
Source :
http://nouveau-souffle.blogspot.com/
Avec l'aimable autorisation d'Olivier Fridez
vendredi 17 mars 2006
La C.A.L.M.E. demande le calme
Mécontents d’une circulaire parue l’automne dernier pour rappeler
la réglementation des véhicules motorisés dans les milieux naturels, un
collectif de motards et de conducteurs de 4x4 et quads organise une
manifestation samedi 18 mars. Face à cette « fête du bruit et de la pollution »,
la Coordination pour une Adaptation des Loisirs Motorisés à l’Environnement
(C.A.L.M.E.) invite la majorité silencieuse, attachée au calme et à l’air pur, à
manifester son désaccord en signant une pétition. Plus de 100 000 signatures ont
déjà été réunies.
D’année en année, un nombre croissant d’organisations,
locales et nationales, expriment leur préoccupation face aux nuisances
engendrées par le déferlement dans nos espaces naturels d’engins de loisirs
motorisés de toute nature, été comme hiver. Alertée, la Ministre de l’Écologie
et du Développement durable a jugé utile de rappeler la loi (circulaire Olin du
6 septembre 2006). Ce rappel suffit à déclencher les protestations virulentes
des plus « dépendants » des pratiquants et promoteurs de loisirs motorisés. A
l’appel du CODEVER (Collectif de Défense des Loisirs « Verts »), ceux-ci ont
décidé de se manifester à nouveau bruyamment le 18 mars d’un bout à l’autre du
territoire. La CALME regrette qu’une minorité de citoyens, non contente de
polluer et vrombir toute l’année, choisisse de contester la loi en vrombissant
et polluant plus encore. S’il advenait que cette contestation mobilise les
accros des loisirs mécaniques autant que leurs inspirateurs l’espèrent, la CALME
déclarerait volontiers ce 18 mars jour de la « fête du bruit et du gaz
d’échappement ».
Certaines fédérations motoristes ont choisi de ne pas
cautionner cette contestation trop radicale. La CALME s’en félicite et se
propose de rencontrer les responsables de ces fédérations dans les semaines à
venir.
En bonne démocratie, il ne suffit pas à une minorité de donner de
la voix et de « rouler des mécaniques » pour avoir raison contre tous. Ni les
décibels, ni les slogans simplistes, ni l’argent ne sauraient primer sur le
droit.
La CALME invite la majorité silencieuse, celle des citoyens
attachés au calme, au silence et à l’air pur, qui s’efforcent dans l’exercice de
leurs loisirs à ne pas en rajouter sur les pollutions ordinaires, à faire
connaître son désaccord avec les menées du CODEVER.
A cette fin, la CALME
les invite à prendre connaissance de la pétition nationale en ligne sur le site
dédié : http://petition.stmedd.free.fr/ et,
en nombre, à la signer et la faire signer (soit en ligne, soit sur version
papier à disposition sur le site). A cette heure, plus de 150 organisations
nationales et locales appellent à cet acte civique. Chaque jour, de nouvelles
organisations les rejoignent. Le nombre de 100 000 signataires vient d’être
dépassé. Il continue à croître rapidement. La CALME s’en réjouit tant l’enjeu
est d’importance.
Qu’est-ce que la CALME ?
La CALME rassemble des
organisations nationales (acteurs ruraux, organisations environnementales,
gestionnaires de milieux naturels, fédérations de randonneurs,…) et des
associations élus, qui ont décidé d’unir convictions, énergies et compétences au
service d’une véritable maîtrise des pratiques de loisirs motorisés dans les
espaces naturels.
Liste (évolutive) des organisations nationales de
la CALME :
Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages
Lacustres
FERUS
Fédération Française des Clubs Alpins et de
Montagne
Fédération Française de Camping-Caravaning
Fédération Française
de Randonnée Pédestre
Fédération Française Union Touristique les Amis de la
Nature
Fédération Nationale des Communes Forestières de France
Forestiers
privés de France
France Nature Environnement
Mountain Wilderness
France
Région Verte : Elus et Amis de l’Ecologie
Réserves Naturelles de
France
Rivages de France
Source :
http://www.fne.asso.fr
jeudi 9 mars 2006
Des associations lancent une campagne contre la production intensive de soja en Amérique du sud
Comme le monde agricole d’Amérique latine est en pleine mutation, des associations sud-américaines et leurs consœurs françaises s’organisent pour alerter l’opinion publique sur les conséquences désastreuses de la production intensive de soja.
Les
campagnes d'Amérique latine sont en pleine mutation plus ou moins
avancée selon les pays. Au système traditionnel familial se substitue
un système plus moderne où les complexes agro-industriels prennent de
l’ampleur. Aujourd’hui pour nourrir rapidement et rentabiliser des
élevages de plus en plus nombreux, les pays ont recours à la plantation
du soja. Très appréciée pour sa forte proportion en protéines (32%),
cette légumineuse connaît depuis plus de 30 ans une expansion mondiale.
En 35 ans, sa production est passée de 44 millions de tonnes en 1970 à
216 millions de tonnes en 2005 soit une augmentation de 495%. En
Argentine, au cours des cinq dernières années, les surfaces cultivées
de soja ont progressé de 75% de la même manière qu’en Bolivie, Paraguay
et au Brésil où le soja occupe 47% des terres cultivées. A l’heure
actuelle, l’Argentine est le troisième producteur de soja avec 18% de
la production derrière le Brésil (24%) et les Etats-Unis (40%).
Selon les associations de défense de l’environnement et des droits
de l’Homme sud-américaines, cette intensification rime malheureusement
avec utilisation de pesticides, d’OGM et déforestation. La nécessité de
trouver de nouvelles parcelles cultivables pousse à la destruction de
la forêt amazonienne et aux regroupements des propriétés paysannes
familiales. De nombreuses violations des droits de l’homme sont
perpétrées quotidiennement pour faciliter l’expansion de cette
monoculture intensive et fortement mécanisée qui provoque en outre la
disparition de milliers d’emplois agricoles, déclarent les
associations. Sur le plan environnemental, elles dénoncent une
utilisation excessive de produits chimiques et ce particulièrement pour
les OGM qui représentent 95% de la production de soja en Argentine par
exemple. Elles rappellent également que le soja est une plante très
consommatrice d’eau : pour produire un kilo de soja il faut compter
entre 2300 et 2750 litres d’eau contre 1400 à 3600 litres pour le riz
et 105 litres pour la tomate.
Face à ces problématiques, les associations proposent des
alternatives sur le terrain. Elles travaillent à la sensibilisation des
petits producteurs sur les impacts négatifs de la monoculture du soja,
à la recherche d’alternatives sans OGM et sans engrais, dénoncent les
violations des droits humains et tentent d’alerter le grand public.
C’est dans ce cadre qu’un collectif d’associations françaises a
décidé d’appuyer leur démarche et de lancer une campagne de
sensibilisation destinée aux acteurs de la filière soja. À l’heure
actuelle, le marché sud-américain du soja est détenu principalement par
quatre groupes : les trois états-uniens Archer Daniels Midlands, Bunge,
Cargill et le groupe français Dreyfus. Sur le plan financier,
l’expansion du soja est en parti financé par la Société financière
Internationale (SFI), groupe Banque Mondiale, où la France a un poids
important. C’est pourquoi les acteurs de la campagne interpellent le
gouvernement français et les sociétés agroalimentaires à travers une
pétition. Elles requièrent d’une part, que le ministre français de
l’Economie, des Finances et de l’Industrie veille à ce que la France
n’approuve plus de financement pour des opérations d’expansion du soja.
D’autre part, elles demandent aux présidents des groupes
agroalimentaires de mesurer les impacts sociaux et environnementaux de
leurs activités, d’en rendre compte, d’y remédier et de s’assurer que
les acteurs économiques avec lesquels ils travaillent font de même.
F. LABY
Source :
Actu-Environnement
mardi 7 mars 2006
La pire sécheresse depuis dix ans au Kenya
Le Kenya est frappé par la sécheresse la
plus grave depuis dix ans
Kilomètre de brousse après kilomètre de
brousse, il n'y a plus âme de vache qui vive dans la plaine masai. Dans la
vaste étendue qui s'étend au sud du Kenya, une sécheresse d'anthologie a vidé
les "manyattas" (villages masaïs) de leur bien le plus précieux, les
troupeaux. Après trois années consécutives d'aridité, les puits se tarissent
peu à peu. L'herbe n'est plus qu'un souvenir. Les vaches sont condamnées à
mourir sur place ou à fuir, poussées par leurs bergers. Certaines tentent
d'entrer dans les parcs nationaux, ou les rangers les repoussent. La majorité
des bovins tentent leur chance à Nairobi pour y brouter l'herbe des bas-côtés
des routes au milieu des klaxons et s'y abreuver à l'eau fétide de la rivière polluée
de la capitale kenyane qui fut, de tout temps, l'ultime solution d'urgence des
Masais pour échapper à la soif.
Dans sa ferme des environs de Kajiado, Moses Yiare, éleveur
masaï, a regardé ses vaches mourir. Tendant sa canne vers un groupe de
squelettes nettoyés par les charognards, il soupire : "Voilà tout ce que
j'ai. Voilà ma maison, voilà mes carcasses." Georges Otieno, responsable
local de l'organisme gouvernemental chargé de l'aide à la population, estime
que, depuis décembre 2005, 40% des vaches du district sont mortes. Le prix des
animaux en vie s'est effondré, divisé parfois par huit. Les services de l'Etat
ont été obligés de lancer à travers toutes les régions d'élevage des camions d'équarrisseurs
pour ramasser les charognes dont les hyènes se régalaient, mais qui risquaient
de contaminer les points d'eau.
Lors de la dernière sécheresse, en 2000, Moses Yiare
avait poussé ses vaches vers Nairobi : 500 têtes au départ, 80 seulement au
retour.
"Cette fois, je préfère rester", assure-t-il,
avant de laisser éclater sa colère : "La première sécheresse dont je me
souvienne date de 1960, quand ce pays n'était pas encore indépendant. Quarante
ans plus tard, les sécheresses continuent, mais les gouvernements n'ont rien
fait pour s'y préparer. Si on continue, les gens vont mourir comme sont mortes
les vaches. Pourtant, si tout était bien géré, on pourrait faire face. Par
exemple en préparant à l'avance des réserves de nourriture pour le bétail."
La remarque est d'autant plus pertinente que tout le
Kenya ne sèche pas sur pied. Au contraire, dans les régions productrices de maïs
de l'Ouest, bien arrosées par les pluies, la récolte a été exceptionnelle. Mais
l'organisme paraétatique chargé des achats et des distributions souffre de
mille maux, à commencer par la corruption. Quant au marché des céréales, contrôlé
en sous-main par deux compagnies à l'échelle du pays, il est soumis à une
inflation entretenue artificiellement.
Pendant que la spéculation va bon train, la troisième année
consécutive de pluies insuffisantes a créé une large tâche de sécheresse qui
court depuis la province aride du Nord jusqu'aux rivages de l'océan Indien, non
loin des hôtels où les touristes continuent d'affluer.
Ce n'est pas encore la catastrophe redoutée. Zuleykha
Abass, de la Croix-Rouge
kenyane, parle de "morts discrètes", des bébés qui s'éteignent sur le
dos de leur mère partie chercher de l'eau. Mais la situation pourrait
rapidement s'aggraver si les prochaines pluies dans la région, qui doivent s'étaler
entre mars et avril, devaient faire défaut à nouveau, comme le redoute
l'Organisation météorologique mondiale. Dans ce cas, la sécheresse serait amplifiée
par les facteurs locaux, politiques ou climatiques.
De leur côté, l'Ethiopie et la Somalie entrent dans une
seconde année sans pluie ou presque. A cheval sur les trois pays, des éleveurs
se sont mis en mouvement depuis novembre 2005, parcourant parfois des centaines
de kilomètres à la recherche d'eau et de pâturages.
Les chiffres donnent le vertige. A côté des quatre
millions de personnes touchées par la sécheresse au Kenya début février, la Somalie pourrait compter près
de deux millions de personnes menacées, tout comme l'Ethiopie, et pourrait
connaître ses premières victimes "dès le mois d'avril", selon le
Comité international de la
Croix-Rouge (CICR). "Les nappes phréatiques sont asséchées,
les stocks de nourriture ont été consommés. S'il ne pleut pas en avril, on
risque la catastrophe", confirme Xavier Duboc, chef de mission d'Action
contre la faim (ACF) pour la
Somalie.
La pire sécheresse depuis dix ans touche également
d'autres pays de la région, notamment le Burundi, ou deux millions de personnes
sont menacées par la combinaison de l'aridité, de graves maladies des cultures
et des séquelles de la guerre civile à peine terminée, ou encore l'Erythrée, le
nord de la Tanzanie
ou Djibouti, menaçant au total près de douze millions de personnes.
Alors que la crainte de voir la grande sécheresse se muer
en famine dans quelques semaines ou quelques mois s'accentue, Kjell Magne Bondevik,
envoyé spécial de Kofi Annan pour les questions humanitaires dans la Corne de l'Afrique, a visité,
jeudi 23 février, la région massaï.
A un point d'eau, devant des femmes massaï qui
patientaient depuis plus de sept heures, après avoir marché plusieurs dizaines
de kilomètres pour obtenir 20
litres pour leur famille, il a insisté sur la nécessité
de parer au plus pressé, estimant que "si la communauté internationale ne
se réveille pas", la crise actuelle risque de "se transformer en
grande catastrophe", tout en rappelant que des solutions devraient être trouvées
pour mettre fin à l'extrême vulnérabilité de la région aux variations
climatiques.
De son côté, Nicholas Haan, conseiller technique en chef
de l'Unité d'analyse pour la sécurité alimentaire en Somalie (FSAU), qui dépend
de la FAO, s'est
penché sur les données des dernières décennies, et son diagnostic est clair :
"La sécheresse est un phénomène cyclique, normal dans cette région et on
ne note pas, en ce moment, de forte diminution des précipitations, même si les
variations sont désormais plus brutales, avec des périodes de sécheresse succédant
à des inondations. Le nombre des animaux a beaucoup augmenté, et diminue dès
que la situation se dégrade momentanément."
En conclusion, il estime qu'"il appartient aux
gouvernements et aux organismes impliqués dans ces régions, ensuite, de trouver
des solutions pour développer ces régions".
Vidéo : Le
Kenya a un besoin "urgent" d'une aide alimentaire
Source :
Le Monde
dimanche 5 mars 2006
Accélération de la fonte des pôles Sud et Nord
Accélération de la fonte des glaces au pôle sud
Selon une étude de l'Université de Boulder dans le Colorado, publiée
hier dans l'édition en ligne de Science, la fonte des glaces s'accélère
dans l'Antarctique depuis ces dernières années. Il s'agit de la
première étude indiquant que l'ensemble de la masse glaciaire de
l'Antarctique se réduit de façon importante
La calotte glaciaire perd jusqu'à 152 km/cube de glace annuellement,
pratiquement 100 fois plus que ce que Los Angeles utilise en eau fraîche,
sur la même période. Ces nouvelles données contredisent l'évaluation la
plus récente d'experts d'un comité intergouvernemental américain faite
en 2001 qui prédisait une augmentation de la masse glaciaire
antarctique au 21e siècle.
Un phénomène similaire a également été observé dans le Groenland où les
glaciers déversent deux fois plus de glace et d'eau dans l'Atlantique
depuis une dizaine d'années, laissant prévoir une montée plus rapide
que prévue du niveau des océans, selon une étude de la Nasa publiée en
février. Voir l'actualité ci-dessous à ce sujet.
Ce phénomène résulte à la fois d'une fonte plus importante des glaces
et d'une accélération du mouvement de ces glaciers sous l'effet du
réchauffement climatique, avaient indiqué les auteurs de cette
recherche.
La fonte de la totalité de la glace de l'Antarctique occidental, qui
est huit fois plus petit en volume que la calotte glaciaire de la
partie Est du continent et où la réduction de la masse de glace est la
plus forte, ferait monter le niveau des océans de près de 7 mètres,
selon des calculs de chercheurs du "British Antarctic Survey". L'Antarctique contient 90% de la glace du globe et 70% des réserves d'eau douce de la Terre.
Les glaciers du Groenland fondent plus vite que prévu
Des chercheurs américains et britanniques rapportent que les glaciers
du Groenland déversent dans l'océan Atlantique deux fois plus de glace
qu'il y a cinq ans, en raison de l'accélération de leur fonte, ce qui
pourrait signifier que le niveau des océans risque de monter plus
rapidement qu'on ne l'avait prévu.
Des scientifiques ont utilisé des données transmises par les satellites
pour suivre le déplacement des glaciers du Groenland, qui glissent
lentement dans la mer et se dispersent en icebergs. Ils ont évalué que
le Groenland contribuait à hauteur d'un demi-millimètre par an à la
hausse du niveau des mers du globe, lesquelles montent de trois
millimètres annuellement au total.
Depuis 1996, les glaciers du sud-est du Groenland se déversent plus
rapidement dans la mer et depuis 2000, des glaciers situés plus au nord
ont également accéléré leur rythme. Les deux chercheurs ont établi que
la perte de glace due au glissement des glaciers était passé de 50 km3
par an en 1996 à 150 km3 en 2005.
"Avec une superficie de 1,7 million de km2, et une épaisseur de
glace allant jusqu'à 3.000 mètres, l'inlandsis groenlandais, s'il
fondait dans sa totalité, ferait monter de sept mètres le niveau des
mers sur la planète", a déclaré un membre de l'institut Scott de recherche polaire à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne.
Source :
http://www.colorado.edu/news/
jeudi 2 mars 2006
Primevere : salon-rencontres
PRIMEVÈRE : 20e salon-rencontres de l’écologie et des alternatives
Il rassemble 450 exposants
(dont 150 associations et 120 producteurs bio), une centaine d'animations
(conférences, ateliers, expositions), un espace enfants, une restauration bio…
Cette année, comme fil conducteur : 20 ans d'écologie et d'alternatives.
Conférence (1h30) : sam 4
mars à 17h, salle blanche : Le climat change, changeons
2005 devrait être la seconde
année la plus chaude depuis le début des enregistrements des températures en
1871, et 8 des 10 années les plus chaudes d’après 1990. Le réchauffement
planétaire se confirme chaque année et la part de l’homme y est jugée majoritaire
depuis le dernier consensus scientifique international de 2001. La communauté
scientifique tire la sonnette d’alarme et "prévoit" un réchauffement de plusieurs
degrés dans ce siècle.
Parallèlement, le processus
de négociations internationales poursuit son cours chaotique depuis Rio en
1992. L’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 2005 lui a redonné un élan,
mais si ce cadre juridique fragile est indispensable, il n’est clairement
qu’une première étape, que de nombreux Etats risquent de ne même pas valider.
Pour atteindre la nécessaire division par 4 de nos émissions de gaz à effet de
serre d’ici 2050, les mesures lourdes
sur l’habitat ancien, l’urbanisme et les transports doivent être engagées dans
les cinq ans. Mais d’autres secteurs comme la production d’énergie, les
industries, l’agriculture, les activités forestières, la gestion des déchets
sont aussi en cause. Changeons nos habitudes.
Une conférence de Sylvain Godinot, administrateur du Réseau Action Climat France.
Conférence (1h30) : dim 5
mars à 15h, salle rouge : Changement climatique : comprendre et agir
Face aux enjeux du
changement climatique, nombre de gens souhaitent agir, mais ne savent que faire
concrètement. Pour les aider, Sabine Rabourdin* propose les données nécessaires
à la compréhension de l'influence de nos activités sur le climat et la pollution de
l'environnement. Un panorama complet de solutions simples et économiques aussi
bien pour le particulier que pour les collectivités, à mettre en oeuvre chez
soi, à l'école, dans l'entreprise, des perspectives autour d’outils économiques
ou politiques, des progrès scientifiques et techniques à venir, des nécessaires
changements de mentalité. Son credo : "tous, nous pouvons désormais agir pour
limiter les effets désastreux du changement climatique".
*Sabine Rabourdin est ingénieur, diplômée en ethnoécologie, journaliste et écrivain scientifique. Elle a travaillé sur les liens entre les changements climatiques et l'énergie, la biodiversité ou l'éducation, et a été en charge des questions énergétiques au sein de l’ONG Réseau-Action-Climat France.
Renseignements : 04 74 72 89
90 ou primevere@wanadoo.fr
Tarif : 6 euros et 4 euros
Date : Du 3/3/06 au 5/3/06
Horaires : Ven 14h à 23h, sam 9h30 à
20h, et dim 9h30 à 19h
Lieu : Eurexpo - Lyon/Chassieu
Source :
Actu-Environnement
dimanche 26 février 2006
La France s'oppose au bien-être des animaux
Le 27 janvier dernier, je postais un article sur l'amélioration du bien-être des animaux d'élevage : "Amélioration du bien-être des animaux : adoption d’un plan d’action de l’Union européenne"
Aujourd'hui, la France est le seul pays qui s'oppose à ce plan d'action :
Fin janvier, la Commission européenne a adopté un plan destiné à améliorer la
protection et le bien-être des animaux.
Présenté en début de semaine au Conseil
européen des ministres de l'agriculture, la France a été le seul Etat à s'y opposer.
Pourtant
le plan qui repose sur cinq domaines d’action, n'a rien d'extraordinaire :
- relèvement des normes minimales propres au bien-être animal tenant compte des
dernières connaissances scientifiques en la matière.
- encouragement de la recherche et des méthodes de substitution à
l’expérimentation animale.
- introduction d’indicateurs de bien-être normalisés.
- meilleure information des professionnels et du public sur les questions de
bien-être des animaux.
- soutien aux initiatives internationales en faveur de la protection des
animaux.
La position française serait suffisamment ferme pour, selon la PMAF (Protection mondiale des
animaux de ferme), avoir "menacé de bloquer systématiquement, et à la moindre
occasion, toute avancée dans le domaine du bien-être animal". Bref, on est
loin, très loin, de l'image d'Epinal de nos élus pavanant dans les allées du
Salon de l'Agriculture et frappant amicalement le cul des vaches.
La position française ne devrait cependant pas étonner l’opinion publique qui
fait preuve de réalisme vis-à-vis des conditions d'élevage. En effet, pour
l'heure, rappelons que la seule directive européenne en la matière se traduit
pour les animaux d'élevage par le fait de n’avoir ni faim, ni soif, de ne pas
éprouver de gêne physique, de ne pas souffrir (douleurs, blessures, maladies),
de manifester des comportements normaux et de ne pas éprouver de crainte et/ou
d’angoisse. Des points qui, avouons-le, ont beaucoup de mal à être tenus sur le
terrain (cf. exemple des poulets de chairs).
Selon une étude récente du Baromètre européen, 64% des Français
considèrent que le bien-être des animaux d’élevage est mauvais, voire très
mauvais, et ne reçoit pas assez de considération, tandis que 57% des
consommateurs se disent disposés à payer davantage pour des denrées
alimentaires respectueuses du bien-être animal.
Personnellement, j'ai arrêté de manger de la viande. A l'occasion, allez visiter un élevage... N'importe lequel... Vous m'en direz des nouvelles...
26022006_La_France_s'oppose_au_bien_être_des_animaux.PDF
Source : Crédit photo :
http://www.univers-nature.com/inf/
http://www.veganimal.info/
vendredi 24 février 2006
Estimation des conséquences de notre environnement sur la Biodiversité
Certaines espèces risquent de disparaître totalement avant d’avoir été découvertes. C’est une perte de savoir incontestable !
Le Comité de
Pilotage International pour la mise en place d’un Mécanisme
International d’Expertise Scientifique sur la Biodiversité (IMOSEB) a
tenu, hier et aujourd’hui, sa première réunion au Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris.
Cet IMOSEB, lancé sous l’impulsion du Président de la République,
Jacques Chirac, lors de la Conférence de Paris sur la biodiversité en
janvier 2005, a pour objectif de rassembler des scientifiques de haut
niveau au sein d’un réseau mondial d’expertise sur la biodiversité. À
l’instar du Groupe international sur le changement climatique créé en
1988 (GIEC), il permettra d’estimer les conséquences des changements
globaux de la planète en matière de diversité biologique.
Cette première réunion avait pour objectif essentiel le lancement
officiel du Comité de Pilotage International (CPI) qui doit mener les
réflexions nécessaires à l’établissement de l’IMOSEB. Elle a permis
également de consolider les principes de mécanisme d’expertise et de
recueillir les premières propositions d’axes de travail. Ce CPI est
composé de scientifiques de différentes disciplines et nationalités,
d’institutions, de gouvernements et de représentants de la société
civile, tous concernés par la biodiversité. Il a été créé pour mener
une consultation internationale en vue de définir le rôle de l’IMOSEB,
son champ d’action, ses relations avec les conventions internationales,
les acteurs qui rentreront en jeu, le budget et le financement, etc.
Les conclusions de ces travaux ne seront connues et présentées
qu’à la 8ème conférence des Parties de la convention sur la
biodiversité, organisée à Curitiba au Brésil en mars prochain.
Néanmoins lors des séances plénières, les experts ont rappelé
l’urgence de la situation en ce qui concerne la biodiversité : l’UICN
prévoit, entre autre, la disparition d’un mammifère sur quatre, d’un
amphibien sur trois et d’un quart des conifères.
Protéger les aires naturelles ne suffit plus, il faut agir ! D’autres interpellent sur l’absence d’informations scientifiques suffisantes pour aider à la prise de décision des politiques.
Le but de l’IMOSEB serait donc à terme de regrouper l’information
scientifique pour éclairer et accompagner les processus de décisions,
de valider des scénarios, d’envisager des solutions et surtout
d’informer l’opinion publique sur les enjeux et les conséquences des
bouleversements annoncés.
François Goulard, Ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à
la Recherche, a réaffirmé son engagement et celle du Gouvernement : la
dimension scientifique, par ses valeurs, son objectivité, doit prendre
la première place dans la réflexion qui nous anime. Sans elle, il n’y a
pas de décision éclairée, pas de politique fondée. Il a également
souligné la nécessité de renforcer l’effort de la recherche, notamment
dans le cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité qui sera
prochainement présentée en Conseil des Ministres par Nelly Ollin,
Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, et a annoncé un
accroissement des moyens qui seront consacrés en 2006 au programme
thématique « biodiversité » de l’Agence nationale de la recherche.
Et les axes de recherche ne manquent pas. Les naturalistes
estiment qu’ils ont déjà identifié plus d’1.750.000 d’espèces
différentes : 950.000 insectes, 270.000 plantes, 20.000 poissons,
10.000 oiseaux et 5.000 mammifères. Mais le nombre total d’espèces qui
restent à découvrir pourrait atteindre probablement entre 10 et 18
millions.
Le célèbre naturaliste Jean-Marie Pelt tente d’alerter l’opinion publique en expliquant que certaines
de ces espèces risquent de disparaître totalement avant d’avoir été
découvertes. C’est une perte de savoir incontestable !
D’autre part, beaucoup d’incertitudes planent encore sur les causes
de la vague d’extinction que subit la planète. Même si certains
scientifiques énoncent des hypothèses, le fonctionnement des
écosystèmes est si complexe qu’il est encore difficile de comprendre
les interactions qui existent entre les êtres vivants et leur milieu.
Pourtant mieux comprendre c’est savoir mieux protéger.
Parmi ces espèces menacées, il ne faut pas oublier l’Homme. Cette
disparition des espèces vivantes, outre les pertes éthiques et
culturelles qu’elle représente, risque de conduire comme commencent à
le démontrer des expériences scientifiques, à la dégradation ou la
disparition des fonctions et services que la biodiversité « rend » à
l’espèce humaine : son bien-être, sa santé, ses activités économiques,
ses modes de vie et à terme sa survie. En 2005, une synthèse menée à
l’échelle mondiale par plus d’un millier de scientifiques (Millenium
Ecosystem Assessment) a révélé combien l’ampleur de ces modifications
pouvait toucher directement ou indirectement le bien-être de l’espèce
humaine et notamment les populations les plus pauvres.
24022006_Estimation_des_conséquences_de_notre_environnement_sur_la_Biodiversité.pdf
Source :
Actu-Environnement
lundi 20 février 2006
Communiqué de presse : Grippe aviaire
Communiqué de Presse - France Nature Environnement
lundi 20
février 2006
Grippe aviaire : n’accusons pas les oiseaux migrateurs
Le premier cas de grippe aviaire vient d’être détecté en France sur
un canard sauvage, un fuligule milouin retrouvé mort dans la région des Dombes
(Ain). Après la Grèce, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne et la Slovénie, il
était prévisible que la France se trouve confrontée à l’épizootie.
Le
fuligule milouin, comme les cygnes tuberculés retrouvés porteurs du virus, n’est
pas un migrateur africain. Ces espèces hivernent en Europe et peuvent se
déplacer sur quelques centaines de kilomètres à l’occasion de vagues de froid
qui les chassent de leurs zones d’hivernage. Il est probable que ces oiseaux se
sont contaminés au contact d’élevages de volailles en Europe de l’est, juste
avant d’entamer leur déplacement. Une autre hypothèse, concernant les cygnes,
est qu’ils se soient infectés en se nourrissant sur des zones agricoles
fertilisées avec du lisier de poulet (pratique courante en Europe centrale) : en
effet le virus peut rester actif plusieurs semaines dans les fientes de
volailles.
Si ces quelques cas d’oiseaux sauvages porteurs du virus sont
abondamment médiatisés, il n’en restent pas moins très marginaux, au regard des
millions d’oiseaux qui traversent ou séjournent dans nos pays. Les milliers de
tests réalisés en Europe sur des oiseaux sauvages vivants se sont révélés
négatifs jusqu’ici, et tous les oiseaux porteurs du virus sont retrouvés morts,
ce qui indique que la forme hautement pathogène tue les oiseaux sauvages en
quelques jours, sans qu’ils aient le temps de propager le virus sur de longues
distances.
Les foyers découverts dans des élevages au Nigeria, loin de
toute zone humide fréquentée par des migrateurs, confirment que le principal
vecteur de la grippe aviaire est le commerce et l’importation de volailles,
légal ou non. Le nord du Nigeria est devenu la plus grande zone de production
industrielle de volailles en Afrique, et ce pays représente le deuxième marché
d’exportation de la Chine. L’arrivée du virus en Afrique démontre que le
développement des échanges commerciaux et l’insuffisance des contrôles
sanitaires sont à l’origine de l’extension de l’épizootie dans le
monde.
La fédération France Nature Environnement déplore que l’avifaune
soit trop facilement montrée du doigt, et invite le public à ne pas céder à la
psychose : les oiseaux migrateurs sont d’abord les victimes, non les
responsables, de l’épizootie.
Source :
France Nature Environnement






















