vendredi 24 mars 2006
Le Queensland en Australie dévasté par le cyclone Larry
Le cyclone tropical Larry avait été classé en catégorie 5 lorsqu'il a
frappé le sud de Cairns, à l'extrême nord de l'Etat du Queensland,
lundi à 08H00 (dimanche 21H00 GMT).
Cairns est le principal centre touristique du Nord-Queensland. Elle
sert notamment de ville étape pour les touristes se rendant sur la
Grande Barrière de corail.
La dépression a ensuite perdu en intensité au fur et à mesure qu'elle
pénétrait dans les terres, pour être rétrogradée à la catégorie 3 en
milieu d'après-midi.
La force potentielle de Larry peut etre comparé à
l'Ouragan Katrina, qui a ravagé les états du Golfe Américains en août
l'année dernière, en tuant plus de 1.300 personnes.
Le cyclone tropical Larry, le pire depuis 30 ans, a balayé la côte nord-est de l'Australie avec des pluies diluviennes et des vents soufflant jusqu'à 290km/h, causant d'importants dégâts et faisant une trentaine de blessés légers. On déplore plusieurs disparus.
De nombreux habitants à réparer leurs demeures en les recouvrant tant
bien que mal de bâches. Et de fortes pluies entravent toujours les
efforts des secours. Selon les médias locaux, le montant des pertes
pourrait dépasser le milliard de dollars américains. A Babinda, une
localité d'environ 1200 personnes, les services d'urgence ont rapporté
que 80% des bâtiments avaient été détruits. La moitié des maisons ont
été endommagées à Innisfail, une ville de 8500 habitants, qui a été la
plus touchée par Larry. Le cyclone a également dévasté de grandes
étendues de champs de canne à sucre et les cultures de banane. La
production nationale de sucre brut devrait subir une perte de 10% cette
année, tandis que 90% de la production bananière australienne a été
détruite par cette tempête.
Le Premier ministre de l'Etat du Queensland a déclaré l'état d'urgence.
Les services d'urgence, du Premier ministre fédéral, ainsi que ceux des
ministères de la Justice et de la Défense se sont réunis dans la
capitale Canberra pour discuter d'un éventuel déploiement de soldats
sur la zone touchée.
Larry a touché terre au niveau de la localité d'Innisfail (à environ
100km au sud de la ville de Cairns), un site touristique de 8 500
habitants. La moitié des bâtiments de cette ville seraient sinistrés.
Les météorologues ont mis en garde les habitants de cette région contre
une possible montée des eaux et de vents violents le long d'une bande
de 300km sur la côte nord-est du Queensland.
Des images aériennes d'Innisfail diffusées par la télévision montrent
une ville dévastée avec de nombreuses maisons détruites, des toits
arrachés. Une plantation de bananes a été totalement rasée par le
cyclone. Selon la police, 109 personnes ont été évacuées de leurs
habitations, situées dans des zones inondables. Une douzaine de
personnes étaient soignées dans des hôpitaux locaux pour des blessures
légères.
Jusqu'à 120.000 foyers étaient par ailleurs privés d'électricité dans
la région et devraient le rester pendant plusieurs jours. Par ailleurs,
plusieurs milliers de personnes, des touristes et des habitants,
étaient retranchés dans leurs hôtels et maisons. 200 000 personnes
auraient été directement affectées par le cyclone.
Le département des services d'urgences de la province du Queensland a
indiqué que les équipes de secours attendaient que les vents se calment
avant de se rendre sur les lieux touchés pour évaluer précisément les
dégâts.
Larry, a également dévasté les cultures de banane et de sucre, cruciale
pour l'économie de cette partie du pays. D'après les autorités locales
les cultures sont détruites, les bananes et les cannes à sucre sont
rasées. Il faudra attendre 12 à 18 mois pour que la situation se
rétablisse. Le syndicat des producteurs de sucre de la région indique
que la zone qui a été touchée de plein fouet par Larry produit environ
25% du sucre australien. L'industrie de la banane, implantée à 90% dans
le nord-est de l'Australie, avait été entièrement dévastée. D'ores et
déjà les pertes économiques pour le seul secteur agricole sont estimées
à 300 millions de $.
ENVIRONNEMENT
La Grande barrière de corail en Australie est
balayée par l'ouragan Larry, l'un des plus forts ouragans qui se soient
abattus sur l'Australie depuis ces dernières années. Larry est le plus
puissant ouragan que l'Australie ait connu depuis ces trente dernières
années. Dans le nord-est de l'Australie de nombreux bâtiments ont été
endommagés et de nombreux blessés et quelques personnes disparues sont
à déplorer. L'état d'urgence a été instauré.

Ouragan Larry la Grande barrière de corail est balayée
L'un
des dangers à venir vient des crocodiles et divers serpents qui
peuplent la région, en effet, les ouragans ont tendance à les
« déboussoler » ce qui les rendrait beaucoup plus agressifs. Par
ailleurs ces « habitants » se retrouvent dispersés par les inondations.
Autres dégâts sur les animaux qui peuplent l'Australie des suites de
Larry, les coraux de la grande barrière de corail. Selon certaines
sources, vivants accrochés sur les fonds marins, l'ouragan Larry aurait
détruit de grandes zones de corail à certains endroits …
A Mission Beach, les déferlantes ont charrié du sable et des débris,
jusqu'au seuil de certaines habitations, tandis que le front de mer de
cette région touristique est très endommagé. Le cyclone a sans doute
causé la mort de presque tous les coraux qui étaient sur sa route, a
indiqué le Parc maritime de la Grande Barrière. En effet, tous les
coraux durs, ainsi que les coraux mous ou les éponges... vivent
accrochés au fond marin, tout comme un arbre est enraciné dans la
terre. Ils essuient donc le choc de plein fouet.
Il faut remonter à 1974 pour trouver la trace d'un cyclone aussi
puissant sur les côtes australiennes. La ville de Darwin avait alors
été détruite aux trois quarts et 71 habitants avaient péri.
Dans le même temps, les météorologues observent avec attention
l'évolution du cyclone tropical Wati qui s'est formé dans la même zone
que Larry et qui pourrait, d'après les prévisions, suivre la même
trajectoire que Larry et toucher de nouveau la même zone dans quelques
jours.
En savoir plus :
Voir le dossier sur les cyclones
Source :
http://fr.cctv.com/
http://www.actualites-news-environnement.com/
ABC, Bureau of meteorology, AP
Crédit photos :
http://news.bbc.co.uk/
http://www.theage.com.au/
mercredi 22 février 2006
L'Air pur n'existe pas
La pollution de l'air ne date pas d'aujourd'hui mais
jusqu'au 19ème siècle l'homme s'est inséré dans le milieu naturel sans
notablement modifier la composition de l'air, les pollution de l'air étaient
alors d'origine naturelle (volcanisme, feux, …). La pollution de l'air du fait
de l'homme commence de manière significative avec le développement de
l'industrie et des transports.
Aujourd'hui l'activité humaine contribue à
polluer l'air en plus des sources naturelles, l'industrie, les transports,
l'agriculture, l'élevage, le chauffage, rejettent des polluants atmosphériques.
Les polluants sont dehors mais aussi partout, à
l'école, au bureau, à l'usine, dans les bâtiments publics, dans les espaces
commerciaux, dans le logement. L'air pur n'existe pas. Sous l'effet du vent,
les polluants voyagent. Les effets des polluants atmosphériques sur la santé
dépendent de la dose à laquelle chacun est exposé au cours de l'intégralité de
sa journée mais aussi de sa sensibilité. Certaines populations sont
particulièrement sensibles : les enfants, les asthmatiques, les insuffisants
respiratoires.
"L'exposition aux particules atmosphériques
constitue la principale menace pour la santé humaine en milieu urbain. En
France, le nombre d'années de vie perdues liées à des maladies
cardio-respiratoires ou à des cancers du poumon du fait de la pollution
atmosphérique est estimé, selon les hypothèses, entre 100.000 et 300.000 par
an." (Plan National Santé Environnement du 21 juin 2004)
Les enfants sont davantage
exposés aux risques environnementaux que les adultes. Un enfant sur sept
souffre d'asthme. Ceci représente une augmentation considérable par rapport à
la situation il y a 30 ans.
Le Gouvernement s'est engagé fin 2003 sur un plan air.
M'informer pour comprendre
Les AASQA (Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air) surveillent la qualité de l'air en France et fournissent de nombreuses données et en tout premier l'indice ATMO, c'est à dire l'indice (calculé sur une échelle de 1 à 10) permettant de connaître la pollution de l'air à partir d'un indice basé sur des polluants très représentatifs. Pour les consulter utiliser leurs sites.
Le Réseau Santé
Environnement de FNE a rédigé plusieurs lettres d'information sur le
thème de l'air :
Dossier
air et santé qui présente notamment les techniques pour surveiller la
qualité de l'air, quelles sont les expositions humaines à la pollution
atmosphérique, quels sont les impacts de la pollution atmosphérique sur la
santé.
Dossier
air intérieur qui présente dans ce type de milieu les substances présentes
et leurs effets sur la santé, les lieux concernés, quelle surveillance est
effectuée dans ce type de lieux.
Un Observatoire de l'Air Intérieur existe http://www.air-interieur.org
L'ozone
est un polluant dont on parle beaucoup en été avec les pics de chaleur. Les
résultats de 2002 sont intéressants. Ceux de 2003 sont bien pires ! Mais l'ozone est loin d'être
le seul à poser des problèmes de santé. Citons par exemple les particules, le
dioxyde d'azote, le dioxyde de souffre, le monoxyde de carbone (celui-ci est
mortel). En plus il n'y a pas de lien entre toxicité aiguë et odeurs : une
odeur peut être très désagréable sans être toxique, un gaz peut être mortel et
sentir bon (phosgène) ou ne pas être décelable par le nez humain.

La LAURE (Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de
l'Energie) adoptée en décembre 1996 a prévu la mise en place de plusieurs types de
planification pour améliorer la qualité de l'air. Pour découvrir ces 3 types de
plan, consulter notre Dossier
planification en matière d'air
Vous découvrirez ce que sont les PRQA (Plan
Régional pour la qualité de l'Air), les PPA (Plan de Protection de l'Atmosphère) et les PDU (Plans de
Déplacements Urbains).
Dans toutes les régions vous êtes concerné par un PRQA.
Selon l'endroit où vous habitez vous pouvez être concerné par les autres plans. Non seulement vous
pouvez donnez votre avis dans la phase d'élaboration mais ces plans sont à
connaître et sont publics.
Le CNA (Conseil National de l'AIR) constitue
un organe de concertation, de consultation et de propositions dans le domaine
de la lutte contre la pollution de l'air et l'amélioration de la qualité de
l'air. Le conseil national de l'air peut être saisi par le ministre chargé de
l'environnement pour donner son avis sur toutes les questions relatives à la
lutte contre la pollution de l'air et à l'amélioration de la qualité de l'air.
Le Conseil national de l'air peut être consulté sur les projets de textes
législatifs et réglementaires ayant une incidence dans ce domaine. France
Nature Environnement a un représentant au CNA. Les divers avis rendus
par le CNA sont consultables sur internet.
Un rapport sur l'évaluation de la mise en œuvre de la LAURE (sur saisine du
Ministre) a été remis par le président du CNA au Ministre de l'Environnement le
31/01/2002. France
Nature Environnement avait elle-même formalisé un point de vue.
Il existe aussi des problèmes de santé dus à des
particules naturelles transportées par l'air notamment les pollens et qui crée
des phénomènes d'allergies. Nous avons publié en septembre 2000 un
article sur ce sujet dans un numéro de notre lettre. Le RNSA (Réseau
National de Surveillance Aérobiologique) est une association loi de 1901, créée
en 1996 pour poursuivre les travaux réalisés depuis 1985 par le Laboratoire
d'Aérobiologie de l'Institut Pasteur à Paris. Ce réseau a pour objet principal
l'étude du contenu de l'air en particules biologiques pouvant avoir une
incidence sur le risque allergique pour la population. C'est à dire l'étude du
contenu de l'air en pollens et en moisissures ainsi que du
recueil des données cliniques associées. http://www.rnsa.asso.fr
Le rôle du climat est un facteur important. Vent,
température, humidité, brouillards sont autant de facteurs météorologiques
modifiant le transport des polluants parfois mêmes leur fabrication. Météo
France http://www.meteo.fr
est donc un acteur d'information en matière d'air. D'ailleurs ils participent
par exemple aux travaux des commissions de planification.
Pour en savoir plus :
Sur des aspects
juridiques et sur l'action de l'Union Européenne
22022006_L'air_pur_n'existe_pas.pdf
Source :
France Nature Environnement
jeudi 29 décembre 2005
Comment se forment les Orages
Les orages : le son et la lumière
Un orage est un phénomène impressionnant et parfois magnifique. Admirez les éclairs au calme avec ce diaporama, apprenez comment ils se forment avec nos schémas et nos explications, et vérifiez où tombe la foudre en Europe en temps réel.
La formation d'un cumulonimbus
C'est l'été, en fin de journée. Le ciel commence à s'assombrir, les
nuages s'épaississent. Le sol a chauffé toute la journée, et une masse
d'air humide arrive. Une bulle d'air chaud se forme, et s'élève dans le ciel.
Les courants ascendants atteignent rapidement 30 mètres /seconde.
Au fur et à mesure qu'il monte, l'air chaud se condense et se transforme en goutelettes d'eau.
Le nuage accumule de l'eau
En s'élevant, l'air se refroidit. Au-dessous de 0°C, les gouttes d'eau gèlent et se transforment en grêlons.
Le mouvement d'ascension se heurte à la stratosphère, à 15 000 m
d'altitude. Le nuage "s'écrase" alors à son sommet, ce qui lui donne sa
forme d'enclume.
Les nuages orageux contiennent plusieurs centaines de milliers de
tonnes d'eau, qui peuvent donner lieu à des précipitations massives et
violentes.
L'électrisation du nuage
Entre 2 et 6 km d'altitude, le nuage est constitué de particules d'eau,
chargées négativement. Au-dessus se trouvent des particules de glace
chargées elles négativement.
Alors que la Terre est naturellement porteuse d'une charge négative, celle-ci s'inverse lors des orages. Le champ électrique
est particulièrement élevé dans les reliefs ou au voisinage des points (clochers, arbres...).
La décharge électrique
Des décharges électriques se produisent entre les différents pôles
électriques, soit à l'intérieur du nuage, soit d'un nuage à un autre,
soit vers la Terre. La foudre qui atteint le sol ne représente en fait
que 10% du nombre d'éclairs.
Ce sont les gaz surchauffés et ionisés qui émettent de la lumière sur le trajet de la décharge électrique.
Pourquoi... L'éclair fait-il du bruit ?
Craquements secs, roulements de tambour, grondements… Large est la
gamme des sons produits lors d’un orage. Cet étonnant vacarme vient du
ciel, mais d’où exactement ?
Contrairement à une idée reçue, l'éclair n'est pas responsable du bruit
lors d'un orage. Phénomène lumineux, il n'est qu'une conséquence, comme
son homologue acoustique, le tonnerre, d'une manifestation électrique :
le coup de foudre.
A l'origine du son et lumière qu'est l'orage, le coup de foudre est une
gigantesque décharge d'électricité due au passage du courant entre un
nuage et la Terre.
Par temps "d'orage", la base du nuage accumule des charges
négatives, alors que le sol est se charge positivement. Or ces charges
électriques opposées sont fortement attirées l'une vers l'autre.
Quand elles deviennent trop importantes, la couche d'air intermédiaire,
isolante, ne peut plus les empêcher de se rejoindre. Les positives
rencontrent les négatives : une décharge électrique se produit.
Bien sûr, cette réaction physico chimique ne se fait pas sans
conséquences. Tout au long de la trajectoire de la foudre, lors du
passage du courant, les gaz sont surchauffés à près de 30 000°C.
La variation de la température entraîne une dilatation brutale de
l'air. Résultat : des ondes de choc, comparables à celles produites par
un coup de canon, se forment. C'est le tonnerre. Ce bruit est d'autant
plus fort que le courant a été intense. Mais il dépend aussi de la
distance, de la longueur, et de l'orientation du coup de foudre.
Du roulement de tambour aux grondements sourds
S'il s'agit d'un impact proche, le bruit est court et intense : on
entend un craquement sec. En revanche, si l'on se situe à plusieurs
kilomètres, le son en provenance des différentes parties du trajet de
la décharge électrique arrive à nos oreilles à des moments différents
(car le son ne se déplace "qu'à" 340 m/s). De plus, les réflexions
multiples du bruit, sur les nuages par exemple, contribuent à allonger
la durée du tonnerre. Et on entend alors un long "roulement de
tambour", voire une succession de grondements sourds.
Quant à l'éclair, lui aussi est dû au réchauffement des molécules le
long de la décharge de foudre. Sur son trajet, les gaz sont ionisés et
les électrons, arrachés à leurs orbites, se cognent les uns aux autres
en émettant de l'énergie sous forme de particules lumineuses: l'air
s'illumine.
Photo © NOAA
Lors d'un coup de foudre, le passage du courant entre les nuages et le sol crée un phénomène lumineux : l'éclair.
L'éclair ainsi formé est généralement rougeâtre s'il y a de l'eau
dans l'atmosphère, blanc si l'air est très sec, jaunâtre s'il y a de la
poussière et bleu en cas de grêle. Il mesure généralement quelques
centimètres de large et peut atteindre 20 kilomètres de long !
Grâce à ces phénomènes acoustiques et lumineux, on peut déterminer
où se situe la décharge électrique. En effet, comme la lumière se
déplace plus vite que le son, le ciel ne s'illumine pas au même moment
que survient le grondement. En comptant les secondes qui séparent les
éclairs du tonnerre, et en multipliant ce nombre par la vitesse du son
(340 m/s, donc), on obtient la distance à laquelle la foudre est
tombée. Il reste à espérer que l'orage ne se rapproche pas de trop près
!
Source :
L'internautes
Alertes-meteo.com
Crédit Photos :
L'internaute
Alertes-meteo.com
lundi 19 décembre 2005
La classification des cyclones et leur vocabulaire
Les Catégories d'Ouragans
Les ouragans sont classés en fonction de la vitesse de
leurs vents sur l’échelle dite de Saffir-Simpson.
Cyclone catégorie 1
Le cyclone engendre des vents de 120 é 150 km/h
et/ou un orage de pluie de 1,2 à 1,5 m au-dessus de la normale.
Pas de réels dommages sur les habitations.
Quelques dégats probables sur les caravanes et les arbres.
Quelques routes côtières inondées et dégats mineurs sur les jetées.Cyclone catégorie 2
Le cyclone engendre des vents de 150 à 170 km/h
et/ou un orage de pluie de 1,8 à 2,4 m au-dessus de la normale.
Les toits, les portes et les fenêtres des habitations subissent quelques dommages.
Dégats conséquents sur la végétation, les caravanes, les jetées.
Les routes proches de côtes sont 2 à 4 heures avant l'arrivée du centre du cyclone.
Les petits bateaux mal amarrés sont emportés.Cyclone catégorie 3
Le cyclone engendre des vents de 170 à 200 km/h
et/ou un orage de pluie de 2,7 é 3,6 m au-dessus de la normale.
La structure mÍme des constructions est endommagée et les caravanes sont détruites.
Les petites habitations côtières sont détériorées par les inondations
et les constructions un peu plus solides
sont endommagées par les débris emportés par les eaux.
Les sols dont l'altitude se situe à 1,5 m au-dessus du niveau de la mer sont inondés
sur 13 km à l'intérieur des terres.Cyclone catégorie 4
Le cyclone engendre des vents de 200 à 250 km/h
et/ou un orage de pluie de 3,9 à 5,4 m au-dessus de la normale.
Les murs extérieurs sont fissurés et le toit des petites habitations est effondré.
Erosion des plages et dégats aux pieds des habitations près du littoral sont à craindre.
Les sols à une altitude de 3 m au dessus du niveau de la mer
sont probablement inondés et les habitations situées à moins de 10 km sont évacuées.Cyclone catégorie 5
Le cyclone engendre des vents de plus de 250 km/h
et/ou un orage de pluie supérieur à 5,4 m par rapport à la normale.
Les toits de nombreuses habitations et constructions industrielles
sont complètement effondrés et la destruction totale de petits locaux est probable.
Des dégats sont envisageables sur des localités
dont l'altitude par rapport au niveau de la mer est inférieure à 4,5 m.L'évacuation des résidences situées à moins de 16 km des côtes est conseillée.
Vocabulaire
Les termes “ouragan” et “typhon” désignent le même
phénomène climatique : un cyclone “tropical” (du grec kuklos, cercle).
Le terme “Ouragan”
(de l’espagnol des Caraïbes huracán) est utilisé dans l’Atlantique Nord ainsi
que dans l’est et le sud de l’océan Pacifique.
Le terme “typhon” (du chinois
tai feng, grand vent) l’est dans le nord-ouest du Pacifique.
On utilise le terme
de “cyclone tropical” dans le Pacifique Sud-Ouest et dans l’océan
Indien.
jeudi 8 décembre 2005
NaturenDanger chez Radio-Canada
| Tempêtes et ouragans | |
Pour tout connaître sur les ouragans, il est tout indiqué de visiter d’abord la page Web du Centre canadien de prévision d’ouragan
que l’on retrouve dans le site d’Environnement Canada. Cette page est
complète : elle nous parle des notions de base allant de la formation
des cyclones tropicaux jusqu’aux noms des ouragans. On y apprend
comment on catégorise les ouragans; il y a aussi des statistiques et
plusieurs bonnes images qui illustrent clairement ce qu’est un ouragan.
|
J'en profite pour remercier mes nombreux visiteurs.
Scarlett
08122005_NaturenDanger_chez_Radio_Canada.pdf
dimanche 20 novembre 2005
Origine et évolution de l'atmosphère terrestre
Une atmosphère unique dans le système solaire
L'atmosphère terrestre est unique parmi les atmosphères des autres planètes du système solaire.
Elle est riche en azote (78 %) et oxygène (21 %) et pauvre en CO2 (0.03
%), contrairement aux atmosphères de Vénus et Mars, qui contiennent
respectivement 97 % et 95 % de CO2.
Nous pourrions supposer que la Terre a acquis son atmosphère pendant sa formation à partir des gaz présents dans la
nébuleuse solaire.
Une telle atmosphère serait alors primaire, et contiendrait des gaz de composition cosmique, c'est-à-dire
similaire aux abondances chimiques du système solaire.
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Or,
les gaz dominants dans le système solaire sont l'hydrogène et l'hélium.
Ces gaz légers sont pratiquement absents dans notre atmosphère, car la
gravitation terrestre est trop faible pour les retenir. Les planètes
géantes comme Jupiter ou Saturne ont conservé ces gaz primordiaux dans
leur atmosphère, au contraire des planètes internes du système solaire
Venus, Terre et Mars qui ont des atmosphères de composition bien
différente. Si la Terre a eu une telle atmosphère primaire pendant sa
formation, elle l'a perdu rapidement. L'atmosphère actuelle doit donc
être secondaire.
HYDROGENE
HELIUM
Les gaz rares
L'atmosphère
terrestre contient également de nombreux constituants mineurs,
les gaz rares, comme le xénon, l'hélium ou l'argon.
Ces gaz sont piégés dans les basaltes océaniques
des dorsales qui sont formés dans les éruptions volcaniques
sous marines au niveau des dorsales et ramènent ainsi du matériau
du manteau profond. La Terre s'est formée par accrétion,
il y a 4,55 milliards d'années. Malgré leur très
faible concentration, les géochimistes peuvent analyser ces
gaz rares, ainsi que leurs isotopes, grâce à des spectromètres
de masse (figure 1). Ainsi peut-on retracer les différentes
étapes de la formation de l'atmosphère terrestre depuis
son origine.

Figure 1 : Un spectromètre de masse permettant l'analyse des
gaz rares dans les roches terrestres.
Le dégazage
précoce de l'atmosphère primaire
Intéressons nous tout
d'abord au xénon et à un de ses isotopes : le 129Xe. Cet
isotope est produit par la désintégration radioactive de
l'iode-129 contenu dans les supernova qui ont contribué à
la formation de la planète Terre. La demi-vie de l'iode-129 est
de 17 millions d'années. Ceci implique que l'iode-129 a complètement
disparu 200 millions d'années après sa formation dans les
supernova. Les analyses des isotopes du xénon dans les basaltes
de dorsale montrent des excès significatifs de 129Xe par rapport
à la composition isotopique de l'atmosphère. Si l'atmosphère
s'est formée tardivement par un dégazage continu, on pourrait
attendre un rapport isotopique 129Xe/130Xe similaire (le 130Xe étant
stable et non radiogénique) dans le manteau et l'atmosphère.
Or, les rapports élevés de 129Xe/130Xe observés dans
le manteau indiquent qu'une partie importante de son dégazage a
due être achevée avant la disparition de l'iode-129 il y
a 4,4 milliards d'années, soit environ 160 millions d'années
après la formation du système solaire.

Figure 2 : Un pillow lava. Ce type de roche se forme lors du refroidissement
brutal de la lave au contact de l'eau de mer. Des gaz sont piégés
lorsque la pression est suffisamment grande.
Le dégazage actuel du manteau terrestre
Considérons
maintenant le traceur hélium. L'atmosphère contient une très faible
quantité d'hélium (~5 ppm). Le temps de résidence de l'hélium dans
l'atmosphère est très court, de l'ordre du million d'années, ce qui
montre que l'hélium de l'atmosphère actuelle ne peut donc être
d'origine primaire.
En ce qui concerne l'isotope primordial
de l'hélium, le 3He, sa concentration est encore 700000 fois
plus faible. En analysant cet isotope rare dans l'eau de mer se situant
au-dessus de la dorsale pacifique (figure 3), on observe un excès
d'3He. Cet excès ne peut provenir que du dégazage des magmas
lors de la formation de la croûte océanique. Ceci indique que le
manteau se dégaze toujours à l'heure actuelle.
Figure
3 : Analyse de l'excès d'3He au dessus de la dorsale Pacifique en fonction
de la profondeur sous le niveau de la mer (mesurée en km).
Un dégazage continu
Examinons
maintenant le gaz rare l'argon, dont la concentration dans l'air est de
1 %. Parmi les trois isotopes stables de l'argon (36Ar, 38Ar et 40Ar),
le 40Ar représente 99,6 %. Cet isotope est produit par la
désintégration radioactive du 40K, qui se trouve dans la croûte
continentale et le manteau de la Terre. L'argon est trop lourd pour
s'échapper de l'atmosphère vers l'espace. En conséquence, l'argon
présent dans l'air est le résultat d'une accumulation du lent dégazage
de notre planète pendant 4,5 milliards d'années. La demi-vie du 40K
étant de 1,25 milliards d'années, cela implique qu'une partie de ce
dégazage s'est passée relativement tard pendant l'évolution de la Terre.
Conclusion
L'analyse
des gaz rares dans les basaltes océaniques ont permis de comprendre
comment l'atmosphère de la Terre s'est formée. On peut montrer qu'elle
est d'origine secondaire, issue du dégazage du manteau. Deux phases
sont en jeu pour expliquer ce dégazage. La première est un dégazage
massif durant les 150 millions d'années suivant l'accrétion de la
Terre, suivie par un dégazage continu, moins soutenu, que l'on observe
encore actuellement.
Source : Univers-Nature
lundi 7 novembre 2005
Qu'est-ce qu'un cyclone ou tornade ? Comment fonctionnent-ils ?
COMMENT ET POURQUOI LES CYCLONES, LES TORNADES ET LES TYPHONS FONCTIONNENT-ILS?
Perturbation atmosphérique tourbillonnaire, de grande échelle, due à une
chute importante de la pression atmosphérique. On la rencontre dans les
régions tropicales ; elle est caractérisée par des pluies diluviennes et des
vents très violents (jusqu'à 350 km/h), tournant dans le sens des aiguilles
d'une montre (hémisphère sud) ou dans le sens inverse (hémisphère nord) ; les
vents les plus violents se rencontrent autour de l'oeil, qui est une zone de
calme.
Divers termes sont employés dans le monde pour désigner ce
phénomène : typhon, hurricane, kamikaze... Dans l'Atlantique nord, on parle d'ouragan.

© Nasa
Pour identifier les ouragans, les
scientifiques les baptisent de prénoms féminins ou masculins, dont l'initiale
est fonction de leur rang d'apparition dans l'année et de la région concernée :
ainsi Hugo était le 8ème cyclone de l'année 1989 dans l'océan
Atlantique, Allison le premier...
Introduction
Au premier rang des phénomènes atmosphériques dévastateurs, les cyclones tropicaux fascinent les hommes par leur puissance, leurs conditions de développement et de déplacement. Lors du passage d'un cyclone, tous les phénomènes sont extrêmes : les vents peuvent atteindre 350 km/h, les pluies diluviennes engendrent des crues et des glissements de terrain et la marée de tempête provoque une élévation du niveau de la mer dévastant les zones côtières.
On dénombre, pour près de quatre-vingt-dix phénomènes par an en moyenne, plusieurs milliers de morts dans le monde. Les pertes financières peuvent se chiffrer, pour les cyclones les plus puissants, à plusieurs dizaines de milliards d'euros, comme cela a été le cas pour le cyclone Andrew aux États-Unis en 1992 et ceux de septembre 2004.
Cependant, alors que les tentatives pour s'opposer au phénomène cyclonique sont restées vaines, les progrès accomplis ces dernières années en matière de prévention ont permis d'en réduire les conséquences, en particulier sur le plan humain. Dans les zones où l'action préventive est une priorité (c'est notamment le cas pour les territoires français), la surveillance météorologique et l'information de la population menacée rendent aujourd'hui peu probable l'occurrence de phénomènes générant plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de victimes, comme c'est encore le cas par ailleurs.

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Le monde est très inégalement menacé par le risque cyclonique. Compte tenu des conditions thermiques et dynamiques nécessaires à sa formation et à son développement, ce phénomène ne concerne que sept zones géographiques, avec comme région la plus active le Pacifique nord-ouest. La France métropolitaine n'est pas exposée, contrairement aux départements antillais, à l'île de la Réunion, Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie et les territoires polynésiens.
Quelques définitions avant d'aller plus loin :
* L'aléa correspond à la probabilité de manifestation d'un phénomène accidentel se produisant sur un site industriel.
* L'enjeu est l'ensemble des personnes et des biens susceptibles d'être affectés par un phénomène naturel ou technologique.

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* Le risque majeur est la conséquence d'un aléa d'origine naturelle ou technologique, dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionnent des dégâts importants et dépassent les capacités de réaction des instances directement concernées.
* La vulnérabilité exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l'aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent réduire cette vulnérabilité en atténuant l'intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux.
Le phénomène cyclonique : quelques définitions
Les paramètres météorologiques qui régissent l'état atmosphérique
Trois grands paramètres permettent de caractériser l'état de l'atmosphère et de prévoir, par leur quantification et leur variation, ses perturbations.
Le cyclone
Cyclone, du mot grec kuklos (qui signifie cercle, rond) est un terme générique. En fonction de la localisation géographique, la terminologie diffère :
- cyclone dans l'océan Pacifique sud-ouest et nord et l'océan Indien sud-ouest ;

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- ouragan (de Hunraken, dieu maya de la tempête, qui a donné hu-ra-kan dans les Caraïbes, huracàn en espagnol et hurricane en anglais) dans l'océan Atlantique nord et l'océan Pacifique nord-est et sud-ouest (à l'est du 160E) ;
- typhon (du chinois t'ai fung, « grand vent » qui a donné l'indien toofan, l'arabe tufan, le portugais tufão et l'anglais typhoon) dans l'océan Pacifique nord-ouest ;
- le cyclone est aussi appelé kamikaze (« vent divin ») au Japon, badai en Indonésie, willy-willy en Australie et baguio aux Philippines.

© Carte de localisation des noms du cyclone - © Prim-net
Un cyclone est une perturbation atmosphérique de grande échelle, une zone de basses pressions des régions tropicales ou subtropicales (on parle de cyclones tropicaux ou sub-tropicaux). Au sein de cette zone se développent des nuages convectifs, et autour d'elle le vent se déplace dans une circulation dite « fermée » en surface, autour d'un centre de rotation. La formation d'un cyclone nécessite un certain nombre de conditions météorologiques de départ dont les principales sont la température de l'océan et la latitude.
Le cyclone est le phénomène climatique le plus puissant connu par les scientifiques. Les variations maximales des éléments météorologiques (exception faite des tornades et trombes marines) ont pu y être observées : variation de pression de 45 hPa en 20 min, pression minimale de 867 hPa (Philippines), précipitations de 1 340 mm en 12 h (Réunion), rafales de vent atteignant 360 km/h.
Les différences entre cyclones et tempêtes « classiques »
Une tempête est une perturbation atmosphérique pouvant s'étirer sur plus de 2 000 km et le long de laquelle deux masses d'air aux caractéristiques différentes s'affrontent. De cette confrontation naissent notamment des vents violents et des pluies souvent importantes. L'essentiel des perturbations touchant l'Europe se forme sur l'océan Atlantique, sur le front polaire séparant la zone d'air froid polaire et la zone d'air chaud tropical.
Les tempêtes des latitudes tempérées et les cyclones tropicaux se distinguent par quatre caractéristiques principales :
- leur source d'énergie : les cyclones tirent l'essentiel de leur énergie de l'évaporation de l'eau de mer sur une zone de basses pressions, et ne peuvent donc prendre naissance qu'au-dessus des zones océaniques. Les tempêtes naissent quant à elles des contrastes thermiques horizontaux existant dans l'atmosphère, et peuvent donc se former (et se renforcer) sur terre.
- leur morphologie : tandis que les cyclones présentent une symétrie autour de leur œil, les dépressions « tempérées » sont fortement asymétriques.
- la répartition des vents forts et des contrastes : une couronne de vents forts se forme autour de l'œil pour les cyclones, alors que pour les tempêtes ils s'organisent en tubes, près des fronts.
- la répartition géographique : les tempêtes touchent les régions tempérées du globe et parmi elles l'Europe. Les cyclones ont pour zone de prédilection l'océan Atlantique nord, l'océan Pacifique et l'océan Indien (entre 5 ° et 35 ° de latitude nord et sud) et ne constituent donc pas une menace pour le territoire français métropolitain.
Les différences entre cyclones et tornades
Il s'agit dans les deux cas de tourbillons atmosphériques. Toutefois les tornades sont des phénomènes de petite taille (exceptionnellement jusqu'à quelques centaines de mètres de diamètre), d'une durée de vie limitée (jusqu'à quelques dizaines de minutes dans la majeure partie des cas) et elles parcourent rarement plus de 40 km (sauf dans le cas des tornades américaines, qui peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres).

© Formation d'une tornade - © Prim-net
Pour qu'une tornade se développe, il faut que l'air soit instable, ce qui est rendu possible par :
- le réchauffement de l'air près de la surface grâce à
l'action du rayonnement solaire et par un apport d'air chaud et humide ;
- le
refroidissement de l'air en altitude provoqué par un apport d'air.
La formation d'une tornade
1 L'air chaud et humide s'élève
graduellement
2 Si le courant ascendant est assez fort, il atteint
les couches les plus froides de l'atmosphère, où la vapeur qu'il contient se
condense et crée d'énormes cumulonimbus .
3 En montant, l'air
chaud entrecoupe des vents de direction et de vitesse différentes et provoque un
mouvement de spirale .
4 La formation de la tornade a lieu quand, dans
une petite zone du phénomène qui se situe près du sol, les vents convergent de
plus en plus
Les cyclones sont des phénomènes de grande échelle (jusqu'à 1 000 km de diamètre), susceptibles de parcourir des distances considérables sur plusieurs semaines. On notera toutefois que les vents maximaux générés par certaines tornades peuvent être supérieurs à ceux des cyclones les plus violents.
D'autre part, alors que les cyclones sont dans leur mécanisme de formation des phénomènes « océaniques », les tornades sont principalement des phénomènes terrestres (bien que le phénomène existe également sur mer : ce sont les trombes marines). Leur naissance est notamment tributaire de la chaleur du soleil réchauffant la terre et favorisant le développement de conditions orageuses.
La classification des cyclones
Les cyclones sont classés en fonction de l'intensité des vents maximums qu'ils génèrent. C'est le paramètre le plus facile à estimer et qui caractérise bien les destructions potentielles. L'Organisation météorologique mondiale a ainsi défini les trois stades suivants, en fonction des vitesses du vent maximum soutenu :
- dépression tropicale ou sub-tropicale lorsque ce vent ne dépasse pas 63 km/h (force 7 de l'échelle de Beaufort) ;
- tempête tropicale ou sub-tropicale lorsque ce vent est compris entre 63 km/h (force 7) et 117 km/h (force 11) ;
- cyclone tropical lorsque ce vent dépasse 117 km/h (force 12). C'est à ce stade que se forme l'œil.
Deux échelles de classification existent, en fonction de la valeur minimale de la pression au centre de la dépression et de la vitesse des vents :

- l'échelle de Saffir-Simpson, utilisée principalement dans l'océan Atlantique nord et dans l'océan Pacifique nord-est, établit cinq classes ;

- l'échelle de Dvorak relie un chiffre de 0 à 8 à une valeur de vent maximal soutenu et correspond à une pression centrale estimée dans les bassins océaniques de l'Atlantique et du Pacifique nord-ouest.
La dénomination des cyclones
Les cyclones tropicaux sont dénommés pour faciliter la communication entre les prévisionnistes et le public pendant les phases de prévision et d'alerte. Les cyclones ont une durée de vie qui peut dépasser une semaine et plusieurs de ces phénomènes peuvent exister en même temps sur le même bassin. Les baptiser par des noms courts et familiers (donc faciles à mémoriser) permet de réduire le risque de confusion entre les phénomènes.
Un nom est affecté à toute perturbation dans laquelle le vent moyen dépasse 63 km/h. Les noms (généralement des prénoms alternativement masculin et féminin) sont donnés à partir de listes alphabétiques préétablies, desquelles ont été retirés les noms des cyclones les plus dévastateurs.
Les noms des cyclones
- Le centre de Miami utilise six listes de prénoms par roulement annuel, le premier ouragan de l'année porte un nom commençant par la lettre A.
- Le centre météorologique de l'île de la Réunion attribue aux tempêtes tropicales et cyclones des prénoms d'origine française, malgache ou mauricienne.
- Les tempêtes tropicales et cyclones du nord de l'océan Indien ne sont pas désignés par un prénom mais un numéro d'identification suivi d'une lettre, A ou B, selon que le phénomène se forme en mer d'Arabie ou dans le golfe du Bengale.
- Les typhons du Pacifique nord-ouest, du sud-est de l'océan Indien, du nord de l'Australie et du Pacifique sud-ouest portent un nom pris dans quatre listes sans initialisation annuelle.
La vie d'un cyclone
Les zones de naissance des cyclones
Il existe dans le monde sept bassins susceptibles de réunir les conditions nécessaires à la formation du phénomène, et où se produit de manière régulière une activité cyclonique voir carte ci-dessous.
Les statistiques des trente dernières années indiquent qu'il y a 80 à 85 cyclones chaque année (dépression ayant au moins atteint le stade de tempête tropicale), dont 45 ont dépassé le seuil d'ouragan (plus de 117 km/h en vent maximum soutenu).
La répartition des cyclones tropicaux est très inégale entre les deux hémisphères : environ 70 % dans l'hémisphère nord contre 30 % dans l'hémisphère austral. La région la plus active, avec plus de 35 % des cyclones tropicaux du globe, est représentée par l'océan Pacifique nord-ouest. Il s'agit également de la région où les phénomènes sont les plus étendus et les plus violents.
Sur l'ensemble du globe, seulement 22 % des perturbations évoluant en cyclones tropicaux prennent naissance au-dessous de 10 ° de latitude, contre 65 % entre 10 ° et 20 °, et seulement 13 % au-dessus de 20 °.

Les zones de formation des cyclones et les trajectoires habituelles. © Prim-net Cliquez pour agrandir la carte'
Les amas de nuages nécessaires à la formation des cyclones se trouvent en particulier entre les tropiques, au niveau d'une vaste zone de mauvais temps, qu'on dénomme zone intertropicale de convergence ou zone de convergence intertropicale (ZIC ou ZCIT). Certains cyclones peuvent également se former à partir de perturbations d'origine tempérée, qui sont descendues en latitude et ont pris peu à peu des caractéristiques tropicales (le « cœur » froid notamment devenant alors un « cœur » chaud). On retrouve là-aussi à l'origine, un amas nuageux qui a trouvé forte humidité et instabilité. Certaines de ces perturbations évoluent en cyclones, lorsque les autres conditions sont réunies, d'autres non et restent des amas nuageux, ondes tropicales ou zones perturbées.
Les saisons cycloniques
Dans l'hémisphère nord, la saison cyclonique s'étend de juin à novembre. Dans le bassin océanique de l'Atlantique et des mers adjacentes, si les cyclones restent rares en juin et novembre, la saison cyclonique bat son pleinentre début juillet et fin octobre.
Dans l'hémisphère sud, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril, voire mai.
Les conditions de formation
Un cyclone naît et se développe uniquement si les conditions suivantes sont réunies :
- une condition thermique : une température de la mer supérieure à 26 °C sur une épaisseur minimale de 50 m. L'évaporation de surface de grandes quantités d'eau fournit l'énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu'est une formation cyclonique. Si l'eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s'il était déjà formé préalablement, il s'affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques tropicales. Cette condition thermique en fait ainsi un phénomène essentiellement maritime (depuis sa naissance jusqu'à sa maturité). En pénétrant sur terre, son énergie tend rapidement à décroître ;
- une condition géographique : être suffisamment éloigné de l'Équateur (cinq degrés de latitude, soit une distance voisine de 550 km) de façon à ce que la force de Coriolis ne soit pas nulle. Cette force, engendrée par la rotation terrestre, imprime une déviation du vent vers la droite dans l'hémisphère nord et vers la gauche dans l'hémisphère sud. Elle est nulle à l'Équateur. C'est elle qui intervient pour déclencher le mouvement tourbillonnaire initial. En dessous de cinq degrés de latitude, la force de Coriolis est trop faible pour un tel déclenchement (il n'y a donc jamais de cyclone entre 5 ° sud et 5 ° nord) ;

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- une forte humidité, indispensable à la formation des cumulonimbus. La formation d'un cyclone est impossible pour une humidité inférieure à 40 %, fréquente lorsqu'elle est supérieure à 70 % ;
Enroulement des vents
Dans le mouvement des vents entre les zones de hautes et basses pressions un équilibre se crée entre la force de Coriolis, centrifuge, et la force qui les attire vers le « creux » de la dépression (force de gradient de pression). Il en résulte un mouvement d'enroulement des vents autour de la zone de basse pression, suivant à peu près les lignes d'égale pression.
- la pré-existence d'une zone dépressionnaire, d'un amas nuageux, d'une ligne de grains ou encore d'une onde tropicale associée à de la convection et à un faible mouvement d'air convergent de basses couches. Cette convergence crée les mouvements ascendants, permettant à l'air humide de s'élever ;
- la présence de vents en altitude (jusqu'à 15 km). Ces vents doivent être relativement homogènes : même direction et même force ou presque. Dans le cas contraire, l'énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se « cisailler ».
La structure des cyclones
La structure des cyclones est caractérisée par une masse nuageuse pouvant s'étendre sur 1 000 km pour les plus importants. Elle est organisée en bandes spiralées s'enroulant autour d'un centre de rotation, anneau central compact et droit. Au stade de tempête tropicale, ce centre est noyé au milieu des nuages de type cumulonimbus, à fort potentiel pluvieux et orageux. Il est parfois difficilement discernable.
Au stade de cyclone, ce centre de rotation, l'œil du cyclone est plus nettement identifiable. L'œil a un diamètre généralement compris entre 30 et 60 km (exceptionnellement de plus de 200 km). Il est caractérisé par des vents faibles et des précipitations nulles ou très faibles, tandis que la pression atmosphérique y est au plus bas et la température en altitude la plus chaude (jusqu'à 10 °C de plus dans l'œil qu'à sa périphérie à 12 km d'altitude). Il y régne ainsi un calme apparent très temporaire (des lambeaux de ciel bleu sont quelquefois visibles).

La structure d'un cyclone © Prim-net
L'œil du cyclone est constitué par de l'air subsident (mouvement descendant), tandis que dans le mur, les mouvements ascendants sont rapides. Les températures chaudes de l'œil s'expliquent par la compression de l'air subsident. Les mécanismes généraux de la formation de l'œil ne sont pas encore tous clairement explicités.

La variation des paramètres dans un cyclone
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L'œil est entouré par le mur de l'œil, constitué de cumulonimbus et pouvant s'étendre sur un rayon de 150 km. Ce mur qui abrite les mouvements convectifs les plus puissants, est le siège des effets du cyclone les plus dévastateurs (vents, pluies, marée cyclonique).
Le déclin des cyclones
Un cyclone s'affaiblit dès qu'une de ses sources d'alimentation en énergie disparaît ou s'atténue. C'est ainsi notamment le cas :
- lorsqu'il arrive sur terre. Ainsi, un cyclone passant sur les Caraïbes se retrouve privé de « carburant » et sort de ces îles souvent très affaibli. S'il rentre (on dit atterrit) sur un continent, comme les États-Unis, il peut mourir (se dissiper) en vingt-quatre heures. Toutefois, les phénomènes les plus puissants peuvent conserver une énergie suffisante pour « traverser » l'étendue terrestre et se développer à nouveau au contact d'un océan, si les conditions nécessaires à leur renforcement sont présentes. Par ailleurs, les forces de frottement sur terre (action de résistance due au relief terrestre et « freinant » les mouvements d'air) ne jouent pas un rôle prépondérant dans la dégénérescence du cyclone ;
- lorsqu'il arrive sur des océans dont les eaux de surface ne sont pas assez chaudes ;
- lorsqu'il subit les effets du cisaillement vertical du vent qui déforme sa structure verticale ;
- lorsque sa trajectoire se rapproche trop de l'Équateur.
Certains cyclones en fin de vie peuvent être « repris » par la circulation d'ouest des latitudes moyennes et engendrer de violentes tempêtes, sur les côtes européennes notamment (c'est le cas de près d'un cyclone sur deux dans l'océan Atlantique nord).
Les trajectoires des cyclones
Les trajectoires peuvent être définies à partir de deux circulations différentes :
- aux latitudes tropicales, une circulation équatoriale d'est en ouest (sauf dans l'océan Pacifique sud-ouest où la circulation se fait généralement d'ouest en est) ;
- l'entrée du cyclone dans la circulation des régions tempérées après un changement plus ou moins brutal de direction. Cette incurvation de la trajectoire vers le pôle est due à la force de Coriolis, qui dévie les cyclones vers la droite dans l'hémisphère nord et vers la gauche dans l'hémisphère sud.

Les trajectoires habituelles des cyclones
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Ces deux composantes confèrent en théorie aux cyclones une trajectoire parabolique. Dans la réalité, les trajectoires observées sont plus ou moins complexes et peuvent présenter des boucles, des retours en arrière, etc.

La trajectoire atypique du cyclone Mitch en 1998
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La vitesse de déplacement des cyclones est modérée au début (inférieure ou égale à 20 km/h généralement). Elle s'accélére avec le changement de trajectoire, lorsque la composante principale du mouvement devient ouest - est (ce qui se produit en moyenne vers 23 ° de latitude), avec une vitesse pouvant dépasser 45 km/h.
Les manifestations des cyclones
Le premier signe précurseur est la houle cyclonique, qui se propage à une vitesse supérieure à celle du cyclone. L'importance et les variations de sa direction, hauteur et fréquence renseignent sur la distance du phénomène et sur l'orientation de sa trajectoire.
Une pression anormalement élevée par rapport aux jours précédents, associée à une atmosphère limpide, peuvent renseigner sur la présence encore éloignée d'un cyclone.
La présence de nuages, et notamment cirrus et cirrostratus, avant que la pression n'ait commencé à chuter, renseignent sur la direction dans laquelle se trouve le phénomène et sur son importance. Les animaux perçoivent les ultrasons émis par le cyclone, tandis que les oiseaux de mer s'éloignent loin à l'intérieur des terres.

Les signes précurseurs
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L'intensité des vents et leurs changements brutaux de direction sont à l'origine de dégâts considérables. Ils dépassent aisément les 150 km/h et peuvent exceptionnellement atteindre 370 km/h environ à proximité de l'œil (et plus particulièrement, dans l'hémisphère nord, dans sa partie avant droite où le gradient de pression est le plus fort). On notera que l'énergie d'un vent est proportionnelle au carré de sa vitesse (un vent de 200 km/h exerce une force quatre fois supérieure à celle d'un vent de 100 km/h). La dangerosité des vents est également liée aux objets plus ou moins volumineux qu'ils sont en mesure de projeter.
Dans un cyclone, les vents de surface se caractérisent par ailleurs par leur turbulence, avec une alternance entre séries de rafales violentes et accalmies passagères ; cette variabilité a tendance à augmenter à l'intérieur des terres.
Un autre danger résulte du changement à 180 ° de la direction des vents après le passage de l'œil (de part et d'autre de l'œil, les vents soufflent dans des directions opposées).

Vitesse des vents
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Le cumul de précipitations peut être considérable, y compris pour des cyclones d'intensité relativement modeste (en terme de vents), alors que certains « gros » cyclones ne génèrent que peu de pluies. Différents paramètres influencent le cumul des précipitations :
- le relief montagneux qui amplifie les mouvements verticaux, et donc l'instabilité, et les processus de condensation de la vapeur d'eau ;
- l'orientation de la trajectoire du système pluvieux par rapport à celle d'une chaîne montagneuse ou d'un obstacle naturel ;
- la vitesse de déplacement du cyclone, dont la lenteur tend à accentuer les cumuls pluviométriques (le phénomène séjournant plus longtemps au même endroit).
Les pluies peuvent être génératrices d'inondations, de glissements de terrains et de coulées boueuses d'ampleur variable.
En Guadeloupe en 1995, Marilyn (ouragan de classe 1 seulement) a déversé 500 à 600 mm d'eau en douze heures sur la ville de Basse-Terre dans la nuit du 14 au 15 septembre.
Le record de précipitations est détenu par l'île de la Réunion avec notamment 1 170 mm en douze heures lors du cyclone Hyacinthe le 26 janvier 1980.
Les cyclones tropicaux menacent davantage les îles et les régions côtières en raison des risques maritimes engendrés.
L'onde de tempête est la montée rapide du niveau de la mer lorsqu'une tempête s'approche de la côte. Le niveau de la mer monte près des côtes, à cause des forts vents du large qui « poussent » l'eau vers elles. De plus, l'eau est « aspirée » vers le haut par la pression très basse régnant près de l'œil du cyclone (phénomène d'intumescence). Les régions basses sont les plus vulnérables, alors que celles où le relief s'élève rapidement ne sont pas touchées.
L'onde de tempête peut se superposer à la marée astronomique (liée à la Lune) pour constituer la marée de tempête. L'amplitude de cette dernière varie de 1 à 2 m pour les cyclones peu intenses, mais peut dépasser 5 m pour les phénomènes plus puissants et être particulièrement dévastatrice.
La mer « monte » sur la droite du déplacement dans l'hémisphère nord (sur la gauche dans l'hémisphère sud), elle « baisse » de l'autre coté.

Marée haute normale et marée de tempête
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Les dégâts dus à la mer sont également liés aux vagues. Pour les cyclones les plus importants, leur hauteur peut atteindre 30 m. Leur déferlement répétitif sur la côte peut provoquer des érosions et menacer d'effondrement les constructions du littoral. Leur dangerosité est d'autant plus importante qu'elles se conjuguent avec la marée de tempête. Le vent génère des vagues très différentes par leur direction, leur hauteur et leur fréquence, créant un état de mer particulièrement « démonté ». La houle cyclonique peut parfois être observée jusqu'à 1 000 km en avant du cyclone et ses effets peuvent continuer à se faire sentir après son passage.
Dans
le delta du Mississippi aux États-Unis, la marée de tempête occasionnée par
le passage de Camille en 1969 est montée brusquement jusqu'à près de 8 m.
En Australie en 1899, le cyclone connu sous le nom de Bathurst
Bay Hurricane aurait produit une marée de tempête de 13 m de hauteur dans la
baie de Bathurst.
Les conséquences des risques cycloniques
Du fait de la pluralité de leurs effets, de l'étendue souvent importante des zones touchées, mais aussi en raison de la vulnérabilité d'une large partie des zones affectées (densité de population importante, bâti fréquemment peu résistant, vétusté des infrastructures publiques, etc), les conséquences humaines et économiques des cyclones sont souvent considérables.
1 Les préjudices humains
Depuis le développement des moyens de prévention et de protection, les bilans humains tendent à diminuer sensiblement. On estime toutefois que le phénomène cyclonique fait encore en moyenne 6 000 morts par an, ainsi qu'un nombre de blessés et de sans-abris considérable. Une grande part des décès est due aux noyades par montée de la mer ou des rivières, ou aux conséquences des glissements de terrains et coulées de boue. Le vent engendre également des décès, survenant de façon directe, suite à la projection de la victime ou par projection d'un objet, ou indirecte (effondrement d'une construction par exemple).
2 - Les préjudices économiques
Les dommages matériels dépendent de l'intensité du cyclone (vents) et de son potentiel de pluie. Les pertes ou perturbations d'activités résultent de destructions ou de dommages. Outre les habitations, l'économie est également touchée par la destruction des infrastructures (ponts, routes, voies ferrées, etc), la détérioration des outils de production industrielle, l'impact sur les réseaux d'eau, de téléphone et d'électricité (susceptibles de provoquer incendies, explosions et électrocutions). Il s'ensuit une interruption plus ou moins prolongée de la vie économique.
En Floride en 1992, l'ouragan Andrew (classe 4 de l'échelle de Saffir-Simpson) aurait causé 25 à 30 milliards de dollars de pertes.
3 - Les conséquences environnementales
Elles sont potentiellement identiques à celles résultant des tempêtes des latitudes moyennes. On peut distinguer les effets directs (destructions de forêts dues aux vents, dommages résultant des inondations, etc) et les effets indirects (pollution plus ou moins grave et étendue du littoral suite à un naufrage, pollution à l'intérieur des terres résultant de dégâts occasionnés aux infrastructures de transport, etc).
4 - Le risque cyclonique sur le territoire français
La menace cyclonique concerne une large part des départements et territoires d'outre-mer.
Dans l'hémisphère nord, il s'agit des Antilles, où la saison cyclonique s'étend de juillet à octobre, avec une période plus particulièrement active du 15 août au 15 octobre. L'ensemble des communes de la Guadeloupe et de la Martinique notamment est exposé au phénomène cyclonique, et plus particulièrement aux effets des vents dévastateurs et aux fortes précipitations. La menace liée à la marée de tempête et à la houle concerne bien entendu plus particulièrement les communes du littoral, en fonction de la direction d'arrivée du cyclone. Le cyclone d'octobre 1780 est le phénomène connu ayant fait le plus de victimes aux Antilles françaises (9 000 personnes). Le cyclone du 12 septembre 1928 a causé de 1 200 à 1 500 décès en Guadeloupe.

Les communes de l'archipel de la Guadeloupe
Dans l'hémisphère sud, il s'agit de la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, Wallis et Futuna et la Réunion. La pleine saison cyclonique s'étire de fin décembre à début avril. Sur l'île de la Réunion, le cyclone le plus violent du XXe siècle est celui de 1948, ayant provoqué la mort de 165 personnes.
Les actions de prévention et de secours
Un cyclone est un risque majeur contre lequel
l'Homme ne peut que se protéger de manière passive : on ne peut en effet
l'empêcher de naître. Les seules mesures possibles relèvent de la protection et
de la mitigation. Ces dispositions, à la fois individuelles et collectives, sont
destinées à limiter l'impact humain et économique.
La gestion du risque
cyclonique repose en grande partie sur la surveillance météorologique et sur une
mise en alerte progressive de la population exposée, ainsi que sur les actions
d'information sur la conduite à tenir avant, pendant et après le passage du
cyclone. Ces dispositions ont permis de faire chuter considérablement le nombre
de victimes et l'ampleur des dégâts à déplorer par rapport aux bilans
terrifiants des siècles, voire des décennies, antérieurs.
La réduction
des bilans humains et économiques passe également par la mise en œuvre de
stratégies constructives adaptées et par une maîtrise rigoureuse de l'occupation
des sols.
1 - La prévention
La loi du 22 juillet 1987 a instauré le
droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont
soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde
qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l'article L 125.2
du Code de l'environnement.
Établi sous l'autorité du préfet, le dossier
départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l'échelle d'un département
l'ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les phénomènes et
présente les mesures de sauvegarde. À partir du DDRM, le préfet porte à la
connaissance du maire les risques dans la commune, au moyen de cartes au 1 : 25
000 et décrit la nature des risques, les événements historiques, ainsi que les
mesures d'État mises en place.
Le maire élabore un document
d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM). Ce document présente
les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des
pouvoirs de police du maire.
Le DICRIM doit être accompagné d'une
communication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte par un plan
de prévention des risques) et d'une campagne d'affichage. Ces deux documents
sont disponibles en mairie.
Le plan de communication établi par le maire
peut comprendre divers supports de communication, ainsi que des plaquettes et
des affiches, conformes aux modèles arrêtés par les ministères chargé de
l'environnement et de la sécurité civile (arrêté du 27 mai 2003).
2 -
La surveillance
Comme pour les phénomènes tempétueux des régions
tempérées, la prévention cyclonique s'appuie en grande partie sur la
surveillance de l'évolution des perturbations atmosphériques (prévision) et sur
les dispositifs d'information de la population voir ci-dessous: la gestion de
crise.
Les cyclones sont des phénomènes sous haute surveillance. La
coordination de la veille cyclonique est assurée au plan international par
l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Celle-ci a désigné dans chaque
bassin océanique un centre météorologique régional spécialisé (CMRS) : Miami
pour l'océan Atlantique nord et Pacifique nord-est ; Tokyo pour l'océan
Pacifique nord ; New-Delhi pour le golfe du Bengale et la mer d'Oman ; Fidji
pour l'océan Pacifique sud-ouest ; Saint-Denis-de-la-Réunion pour le sud-ouest
de l'océan Indien). Ces centres ont pour mission de détecter les phénomènes le
plus tôt possible et de prévoir leur trajectoire jusqu'à leur dissipation. Si
nécessaire, ils assurent la diffusion de messages à tous les centres
météorologiques de la région concernée, afin d'avertir du danger potentiel.
Les données diffusées concernent le comportement des cyclones tropicaux,
leurs déplacements et leurs variations d'intensité ainsi que l'importance des
marées de tempête et des inondations qu'ils sont susceptibles de provoquer. Ces
prévisions permettent alors aux décideurs des zones concernées de déclencher
éventuellement les dispositifs d'alerte prévus à cet effet.
La prévision
cyclonique repose sur la modélisation numérique de l'atmosphère en zone
tropicale, la modélisation numérique « perturbée » par un certain nombre
d'observations fictives pour prendre en compte de façon réaliste le tourbillon,
la climatologie et l'adaptation statistique à partir des prédicteurs fournis par
le modèle numérique.
Un modèle numérique météorologique est d'abord un
ensemble d'hypothèses sur la nature et l'évolution de l'atmosphère voir en
bas de page les différents types de modèles numériques météorologiques. Ces
hypothèses sont traduites en équations mathématiques, puis numérisées pour
pouvoir être appliquées aux variables à l'aide d'un ordinateur. Les différentes
observations effectuées sur le cyclone sont " rentrées " dans ce programme,
capable de donner à la fin du calcul les paramètres relatifs à l'évolution
prévisible du phénomène.
3 - Veille météorologique mondiale
L'OMM
coordonne à l'échelle mondiale, par le biais de la Veille météorologique
mondiale - VMM - la collecte et la diffusion des observations nécessaires aux
prévisions.
Le réseau de mesures permettant d'observer à l'échelle de la
planète l'état de l'atmosphère, appelé Système mondial d'observation (SMO),
s'appuie sur :
- les mesures régulières réalisées à partir de
stations météorologiques de surface et à partir de navires ;
- les
profils verticaux de vents, température et humidité obtenus à partir de
ballons sondes lâchés sur terre et sur mer à heures fixes ;
- les
mesures effectuées par les avions commerciaux, ainsi que les reconnaissances
aériennes réalisées dans l'œil du cyclone (effectuées par des avions « chasseurs
de cyclones » spécialement équipés) ;
- les mesures réalisées en mer
par des bouées dérivantes ou fixes
(environ 300) ;
- les
mesures effectuées par des satellites en orbite polaire.
La prévision
fournie dans les messages des CMRS provient de sources diverses. Le
prévisionniste compare les différents modèles puis établit une synthèse ou fait
son choix parmi les différents scénarios bâtis par ces modèles, à partir de son
expérience : c'est l'expertise humaine.
4 - Les autres mesures
préventives
Outre la prévision cyclonique et l'information de la
population, les autres piliers de la prévention sont la « prise d'assurances »
quant à la non-exposition du futur terrain d'assise du projet aux phénomènes
induits par les cyclones et le respect des normes de construction en vigueur.
Une attention particulière doit
être portée sur le choix du terrain d'implantation des nouveaux projets
d'urbanisation (dans l'idéal, un diagnostic du risque pesant sur le bâti
existant est également souhaitable). Les principes à respecter sont les suivants
:
- éviter de construire en bordure du littoral, de façon à
s'affranchir du risque lié à la houle cyclonique et à la marée de tempête ;
- ne pas construire dans le lit majeur des cours d'eau (et plus
largement dans toute zone inondable) compte tenu des risques de débordements
existants pendant et après le passage du cyclone (liés à la pluviométrie souvent
importante qui l'accompagne) ;
- éviter les sites dont les
caractéristiques topographiques leur confèrent une trop grande exposition
aux vents ;
- ne pas construire sur un versant soumis aux
instabilités de terrain (de même qu'en tête ou au pied de celui-ci) ;
- ne pas construire sous une ligne électrique haute tension
(risque d'électrocution et d'incendie).
Dans les zones exposées aux
risques, selon l'article L 562-1 du Code de l'environnement, les constructions
sont soit interdites, soit soumises à des conditions de réalisation,
d'utilisation ou d'exploitation.
L'objectif du
génie paracyclonique repose sur un ensemble de principes conceptuels et de
dispositions structurelles. Il ne s'agit pas de garantir une résistance totale
du bâti contre tout phénomène cyclonique, mais d'améliorer la résistance
générale du bâtiment (tout en conciliant l'objectif de climatisation naturelle
du bâtiment, objectif incontournable du fait du climat des zones concernées). Ce
dernier objectif est relativement simple à mettre en œuvre.
Un bâtiment
construit selon les règles paracycloniques pourra subir des désordres
structurels plus ou moins importants, mais la vie des occupants ne doit pas être
menacée.
Le génie paracyclonique, en cherchant à améliorer la résistance
aux vents violents, s'attache notamment à optimiser les paramètres essentiels
suivants :
- la prise au vent (importance des débords de toitures,
géométrie et pente du toit). Pour lutter efficacement contre l'effet « prise
au vent » il faut réduire autant que possible la taille de ce qui dépasse des
murs porteurs (débord de toiture). Au delà d'une trentaine de centimètres, des
techniques particulières sont nécessaires pour renforcer le débord et limiter le
risque de soulèvement du toit. Dans le cas de la réalisation d'une terrasse
couverte, une conception adaptée est indispensable (par exemple non continuité
physique entre les toitures de la bâtisse et la terrasse de façon à ce que si
cette dernière est emportée, cela ne mette pas en péril la toiture principale).
Pour un meilleur compromis entre forces de soulèvement et surpression du versant
au vent, la pente du toit doit se situer autour de 30 ° ;

© Prim-Net
- La pente du toit est l'élément principal de défense des structures de maisons individuelles contre les forces de soulèvement et d'arrachement de la toiture en cas de vent très fort. Un toit à quatre pentes, avec une inclinaison de 30 °, est recommandé.

L'effet des vents sur les habitations
© Prim-Net
- la toiture : l'emploi de la tôle ondulée comme couverture, courante dans les régions cycloniques, doit nécessairement s'accompagner de certaines précautions : fixation à l'aide de vis et non par des clous, recouvrement suffisant entre les tôles, ancrage des tôles toutes les trois ondes, aux extrémités du toit fixation des tôles sur les planches ou sur le béton des murs porteurs par des vis tous les 50 cm. Pour les toits en tuiles, il est nécessaire de n'utiliser que des tuiles à emboîtement (romanes, mécaniques). Les tuiles des extrémités et de faîtage doivent être scellées au mortier ;
Si les dépressions sur le toit dues au vent se conjuguent à une mise en surpression de l'intérieur du logement (impact d'un corps étranger ou ouverture d'une porte ou d'une fenêtre sur la façade au vent), les forces de soulèvement sont fortement augmentées, provoquant ainsi d'importants dégâts.
- le renforcement ou la protection des ouvertures (portes et fenêtres) : quel que soit le type d'ouverture, elle doit impérativement être protégée par un système de volets paracycloniques. À défaut, l'épaisseur du vitrage doit être d'au moins 6 mm. De trop grandes surfaces « ouvertes » sont dans tous les cas à proscrire (même protégées par des volets). En cas d'absence de volet, l'utilisation de panneaux de contreplaqué peut être une solution d'urgence efficace (fixation des panneaux sur un cadre en bois avec des chevrons). Si l'ouverture est plus étroite que haute, les renforts doivent être horizontaux. Si votre baie est plus large que haute, les renforts doivent être verticaux ;

Fermetures et ouvertures
© Prim-Net
La fermeture des parties au vent et l'ouverture des parties sous le vent permet, durant le cyclone, de créer des dépressions compensatrices sur le profil du bâtiment. Un puits de dépression, ouvert en toiture, constitue une autre application de ce principe.
- le contreventement correspond à l'agencement des pièces d'une construction, destiné à en assurer la stabilité, à s'opposer à sa déformation due aux efforts horizontaux ou à son renversement. Les contreventements verticaux ne sont pas suffisants. Des contreventements horizontaux doivent également être assurés à l'aide des toitures (charpente bois correctement dimensionnée avec une bonne mise en œuvre, bon choix du bois, bon ancrage de la charpente à la structure, etc) et des planchers. L'ensemble du dispositif de contreventement doit être soigneusement liaisonné. Dans une charpente traditionnelle, le contreventement s'effectue à l'aide de liens placés dans le plan du faîtage. Dans les constructions plus importantes, les contreventements deviennent de véritables poutres triangulées en K ou en N placées dans les plans de la toiture.
Pour en savoir plus :
Source :
Futura-sciences
mardi 25 octobre 2005
Ouragan Wilma et les hurricanes hunters
Ouragan Wilma : un record spectaculaire à
l'actif des chasseurs de cyclones
La saison des ouragans 2004, saison qui s’étend
annuellement du 1er Juin au 30 Novembre, avait déjà vu quatre ouragans toucher
la Floride en six semaines et était apparue aux yeux de bien des experts comme
particulièrement spectaculaire.
Pourtant, la saison 2005, qui doit durer encore
six semaines, a déjà égalé le record de 1933 avec 21 tempêtes tropicales et le
record de 1969 avec 12 ouragans.
Parmi ces derniers, Katrina, Rita et maintenant
Wilma sont les trois plus forts ouragans jamais mesures dans l’Atlantique.

Source : FuturaSciences
Si cette étrange série de cyclones relance les discussions sur le réchauffement
climatique, elle montre également l’importance du travail des « chasseurs de
cyclones », qui n’hésitent pas à traverser des ouragans de force 5 à bord de
cargos bourrés de capteurs météorologiques.
Source : Futura Sciences,
20/10/05
Comprendre l’ouragan Wilma en
images
Historique de la chasse aux ouragans ou l'histoire des "Hurricane Hunters", Chasseurs d'ouragans

AT-6 Texan
En
Septembre 1945 la première patrouille de reconnaissance aérienne est
formée (53rd Weather Reconnaissance Squadron) et prend le nom de
"Hurricane Hunters". Cette patrouille utilise des Forteresses volantes
B17 et se voit confier des missions de mesure météorologique destinées
à préparer les prévisions météo au-dessus des zones maritimes. A cette
époque les satellites n'existent pas et l'avion est donc le seul moyen
d'obtenir des données et des photos des phénomènes cycloniques qui
évoluent en plein océan.

B17 Flying Fortress
En
juin 1946 fut créé le premier service centralisé de gestion des
ouragans et durant la saison 1947 les noms furent introduits pour un
usage interne dans un premier temps puis pour le public en 1950.

Le 53rd Weather Reconnaissance Squadron a
connu pas mal de déménagements, de commandements et d'interruptions
d'activité. Malgré cela il est toujours en activité, et c'est à ce jour
le seul moyen d'obtenir des données précises sur un cyclone en plein
océan. La patrouille actuelle vol à bord de Hercules WC 130 depuis
1963. Cet avion bien qu'ancien est très bien motorisé et pressurisé et
s'est révélé être le plus sûr de tous les avions utilisés au cours de
l'histoire de la patrouille.

WC 130 H
Images de reconnaissances aériennes

Vol au-dessus d'un ouragan

Le mur !

A l'approche de l'oeil

Dans l'oeil du cyclone
Source :
http://pro.wanadoo.fr/
vendredi 23 septembre 2005
L'ouragan Rita en approche au Texas
Il semble que le cyclone Rita se dirigerait plutôt vers la ville de Beaumont située sur la carte ci-dessous par une étoile rouge.
Voici la dernière image satellite prise à 02.00 Heure GMT du Cyclone Rita
Les Etats-Unis déclarent le cyclone Rita "catastrophe de portée nationale"
2005-09-23 09:45:40
Alors que le cyclone Rita fait planer la menace d'une catastrophe naturelle majeure, le gouvernement américain lui a attribué le statut d'"catastrophe de portée nationale", une décision destinée à mobiliser une réponse nationale.
Le département de la sécurité intérieure a émis cette déclaration mercredi soir afin de lancer officiellement une réaction fédérale massive à la destruction potentielle que représente Rita, aujourd'hui un cyclone monstrueux de catégorie 5 traversant le Golfe du Mexique en direction de la rive du Texas.
Selon le Plan de réaction nationale, lorsqu'une situation d'urgence dépasse les capacités locales et celles de l'état, le gouvernement fédéral prend le relai en la déclarant "catastrophe de portée nationale".
C'est la seconde fois que le gouvernement américain émet ce type de déclaration d'urgence. M. Bush avait également accordé ce titre au cyclone Katrina le 1er septembre.
vendredi 23 septembre 2005, 2h40
L'ouragan Rita menace le centre névralgique du pétrole américain
GALVESTON, Texas (AP) -
Le Golfe du Mexique sous la menace d'un nouvel ouragan. Accompagnée de pluies diluviennes et de rafales de vents atteignant les 241km/h, l'Ouragan Rita, qui s'est légèrement affaiblie jeudi, passant de la catégorie 5 à 4, progressait vers les côtes américaines, où son parcours reste encore incertain.
Selon les services météorologiques, l'ouragan Rita qui vient d'effleurer l'archipel des Keys au sud de la Floride devrait voir sa force diminuer au fil des heures. Lorsqu'elle touchera le sol tard vendredi ou tôt samedi, la dépression pourrait ainsi être passée en catégorie 3, avec des vents atteignant tout de même 209km/h.
L'ouragan Rita demeure dangereux, s'avançant droit vers une portion de la côte du Texas où sont situées les plus importantes raffineries de pétrole des Etats-Unis. Un changement de trajectoire précoce pourrait néanmoins épargner Houston, quatrième ville des Etats-Unis, et Galveston, des vents les plus violents.
Du coup, les autorités fédérales, critiquées pour leur impréparation lors du passage de l'ouragan Katrina qui a dévasté La Nouvelle-Orléans il y a trois semaines, semblent cette fois avoir pris les devants.
Au total, près de 2 millions de personnes ont reçu un ordre d'évacuation au Texas (Galveston, Corpus Christi, comtés de Nueces et Houston) et en Louisiane, notamment à La Nouvelle-Orléans.
Des autocars et des avions ont été mobilisés pour évacuer les populations, a précisé pour sa part David Paulison, directeur par intérim de la FEMA, l'agence fédérale chargée de la gestion des secours d'urgence. Des secouristes, des équipes médicales et des vivres étaient en attente sur la côte du Golfe du Mexique, tandis qu'hôpitaux et maisons de retraite étaient vidés de leurs occupants.
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jeudi 22 septembre 2005
Notre Air est en Mouvement
Notre planète est entourée d'une couche d'air, l'atmosphère, composée de différents gaz. Sans elle, la vie y serait impossible : le jour, nous serions brûlés par la chaleur intense du soleil, la nuit, nous serions frigorifiés.
S'élevant à plus de 1.000 kilomètres, l'atmosphère, pour 99 % de sa masse, est aussi calme et immuable que l'espace lointain. Mais dans les dix premiers kilomètres d'altitude, l'air dans lequel nous respirons et vivons est constamment en mouvement, agité par la chaleur solaire. C'est la perpétuelle turbulence de cette bassse couche de l'atmosphère - la troposphère - qui produit tous les phénomènes que nous appelons le "temps", des calmes et chauds jours de l'été aux violentes tempêtes de l'hiver.
James Glaisher et Robert Cocxwell, des chercheurs anglais du XIXè siècle, risquèrent leur vie en ballon pour étudier l'atmosphère. Ils découvrirent que l'air devenait plus froid au fur et à mesure qu'ils s'élevaient. Mais dès 1902, des ballons-sondes montrèrent que l'air ne se refroidit que jusqu'à la tropopause, mince couche au sommet de la troposphère.
Respirer pour vivre
En 1770, les expériences du chimiste anglais Joseph Priestley sur des souris pntrèrent que l'air contient "quelque chose" de vital pour les animaux. Il pensa qu'il s'agissait d'une substance, le "phlogistique".
La Planète nuageuse
Ces grands tourbillons de nuages qui enveloppent la Terre sont la manifestation spectaculaire de l'incesssant mouvement des gaz de la troposphère. Les principaux types de temps sont pour la plupart clairement repérables. Le long de l'Equateur s'étire un ruban de nuages long de 1.000 km : dans cette région, la chaleur intense agite fortement les couches supérieurs de l'air. La vapeur d'eau de l'océan transportée dans l'atmosphère refoidit se condense en nuages.
Composition de l'Air
En 1780, le chimiste Antoine Lavoisier trouva que la "substance vitale" de Piestley était un gaz, qu'il appela oxygène et que l'air en contenait deux autres : l'azote et le gaz carbonique.
L'oxygène représente 21 % de l'air, l'azote 78 % et le gaz carbonique et les autres gaz 1 %.
Planètes à mille Temps
Divers systèmes météorologiques coexistent sur la planète et un grand nombre de formations nuageuses semblables peuvent être observées autour du globe. Si la bande équatoriale de nuages n'est pas très nette, sous les latitudes moyennes, les tourbillons des dépressions transportant les tempêtes vers l'Ouest sont clairement visibles.
Il se forme des tourbillons parce que la rotation de laTerre (d'Ouest en Est) dévie les vents qui s'écoulent entre l'équateur et les pôles - un facteur dit force de Coriolis. Le sens de rotation des tourbillons s'inverse d'un hémisphère à un autre.































Nous
nous souviendrons longtemps des Wilma, Rita et Katrina, ces ouragans
qui ont tout dévasté sur leur passage au cours des derniers mois. Si ce
genre de phénomène naturel vous intéresse, ce ne sont pas les bonnes
adresses Internet qui manquent. Mais d'abord, il faut savoir ce qu’est
exactement un ouragan. D’après le site 
















