NaturenDanger

La Nature sous toutes ses formes ou comment la préserver : animaux, en danger, sauvages, volcans, ouragans, environnement, effet de serre, couche d'ozone, que pouvons-nous faire, calotte glaciaire, ressources énergétiques, climats, flore, faune, habitats,







    samedi 19 novembre 2005

    La Disparition des Forêts Tropicales

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    Les forêts tropicales et leurs habitants

     

     

     Kayapo, Brazil 

     L’écosystème le plus diversifié de la planète, la forêt tropicale est l’habitat d’une population aujourd’hui estimé à 50 millions d’Autochtones.
                
    Pourtant, des millions d’hectares de cette forêt sont détruit tous les ans.
                
    Ainsi, les peuples qui vivent dans ces forêts sont contraints de fuir, on abuse de leurs droits et la survie de leur culture est gravement menacée.

     

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    De plus, la déforestation pourrait entraîner la disparition d’espèces sauvages, parmi lesquelles certaines susceptibles de servir la cause humaine (comme la médecine par exemple).

     


     

    Enfin, la destruction des forêts tropicales (par incendies) représente un facteur majeur de la variation climatique, puisque qu’une importante quantité dioxyde de carbone s’échappe dans l’atmosphère à chaque fois que les forêts brûlent.

     

     

    La déforestation peut également  perturber les tendances climatiques locales, ainsi qu’accélérer l’érosion naturelle ou encore entraîner inondations et sécheresses.

     

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    La suite sur http://www.rainforestfoundationuk.org


    "Les arbres sont des maillons essentiels de la chaîne de la vie. Ils jouent un rôle vital dans la régulation des climats et du cycle de l'eau. Les forêts sont parmi les écosystèmes les plus riches et les plus stables de la planète. Selon les scientifiques, les forêts mondiales renferment plus de 50 % de la biodiversité terrestre. Or la dégradation de la forêt se poursuit à un rythme inquiétant. Chaque semaine 200 000 hectares de forêts disparaissent et seules 6% des forêts sont protégées dans le monde.

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    Les forêts tropicales sont les plus touchées mais les zones tempérées et boréales subissent, elles aussi, des pertes importantes en biodiversité. En effet la gestion forestière réduit, pour les besoins de l'homme, le nombre d'espèces d'arbres et rend homogènes les milieux naturels, ce qui diminue d'autant la variété de la faune et de la flore." (source WWF )

     

     

     

     L'Amazonie vue par satellite

     

       

     

    Soutenez les dix mesures pour contribuer à sauver les forêts tropicales

     

     Dans le cadre de la conférence internationale « Biodiversité : science et gouvernance » qui a eu lieu à Paris du 24 au 28 janvier, les Amis de la Terre proposent, avec l'aide de la communauté scientifique et d'autres acteurs de la société civile dont la Fondation Nicolas Hulot, l'adoption par le Gouvernement français de 10 mesures d'urgence pour contribuer à sauver les forêts tropicales dans le monde.

     

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    Nous avons volontairement mis l'accent sur des propositions concrètes pour permettre au Gouvernement français de traduire ses engagements en actions à développer d'urgence.
    Ces 10 mesures ont été présentées publiquement le jeudi 27 janvier 2005 à 19h30 à la mairie du 2ème arrondissement de Paris. Des chercheurs et des responsables d'associations étaient présents pour répondre à toutes les questions.

    Soutenir les 10 mesures

     


     

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    "Une bonne nouvelle, la déforestation s'arrêtera en 2050 ... lorsqu'il n'y aura plus de forêts".

     

     

     

       

     

     

     

     Nicolas Hulot : Non seulement, en dévastant la forêt équatoriale l’Homme commet un sacrilège, anéantissant les plus belles expressions de la biodiversité, mais de plus il commet la plus belle des bourdes à l’égard de l’Humanité car son sort est indissociable de celui de la grande forêt.

     

     

     

       


    La déforestation reste "alarmante", malgré un début d'inversion de tendance

     

    La déforestation se poursuit "à un rythme alarmant" et 13 millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année dans le monde, mais le reboisement et la réhabilitation de l'environnement commencent à inverser la tendance, selon un rapport publié lundi par la FAO.
       
    L'étude passe au crible les ressources forestières de 229 pays et territoires de 1990 à 2005 et constitue le travail le "plus exhaustif actuellement disponible", selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation.
       
    Les forêts s'étendent actuellement sur près de 4 milliards d'hectares, soit 30% de la superficie émergée de la planète, ce qui équivaut à une moyenne de 0,64 hectare par habitant.
       
    "La déforestation, essentiellement la conversion des forêts en terres agricoles, se poursuit à un rythme alarmant et fait disparaître environ 13 millions d'hectares par an", souligne le rapport.

     

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    Mais "en même temps, la plantation des forêts, la réhabilitation des     paysages et l'extension naturelle des forêts ont réduit de façon significative la perte nette de superficie forestière", tempèrent les auteurs de l'étude.
       
    Au final, le solde entre les destructions et le reboisement s'est traduit par une perte "nette" de superficie forestière de 7,3 millions d'hectares par an sur la période 2000-2005.
       
    Ce chiffre est en recul par rapport à la décennie 1990-2000, où les pertes nettes étaient en moyenne de 8,9 millions d'hectares par an, tient à souligner la FAO.

     

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    Entre 2000 et 2005, la superficie des plantations forestières s'est ainsi accrue d'environ 2,8 millions d'hectares par an. Mais elles représentent encore actuellement moins de 5% de l'ensemble des forêts.
       
    Quelque 140 millions d'hectares sont par ailleurs détruits chaque année par des incendies ou des éléments "ravageurs", insectes et maladies principalement.
       
    Les deux tiers des forêts sont concentrées dans seulement 10 pays : Fédération de Russie (809 millions d'hectares), Brésil (576), Canada (310), Etats-Unis d'Amérique (303), Chine (197), Australie (164), République démocratique du Congo (134), Indonésie (88), Pérou (69) et Inde (68).

     


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    Les deux continents à avoir connu les pertes nettes les plus importantes de forêts entre 2000 et 2005 sont l'Amérique du Sud et l'Afrique, qui ont respectivement perdu 4,3 et 4 millions d'hectares chaque année.

       
    L'Asie est la seule grande région à avoir renversé la tendance et a enregistré un "gain net de forêts" sur la période 2000-2005,  "essentiellement dû au boisement à grande échelle" de la Chine, souligne le rapport.

    Les merveilleuses forêts tropicales humides de Chine

    Au niveau mondial, plus d'un tiers (37%) des forêts sont des forêts primaires, c'est-à-dire sans signes visibles d'activités humaines passées ou présentes, et où les processus écologiques ne sont pas sensiblement perturbés.

       
    Mais ces forêts primaires "souffrent d'un déclin massif suite aux coupes sélectives et autres interventions humaines" et cette destruction "rapide" s'est encore poursuivie au cours des cinq dernières années, malgré les efforts de quelques pays comme le Japon et la Malaisie, déplore la FAO.

     

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    Directement concernées par les coupes, les espèces "rares d'arbres et celles dont la valeur est très élevée sont souvent en danger d'extinction pour une partie de leur lignée" et "en moyenne, 5% des espèces indigènes d'un pays sont en danger ou en danger critique d'extinction", selon le rapport.

     



    Forêt tropicale humide montagneuse (1 300 m) dans la montagne de Yinggeling à Hainan


    L'île de Hainan, la seule province chinoise située dans la zone tropicale, dispose de forêts tropicales humides qui abritent une grande diversité de plantes et d'animaux.

    La superficie de ces forêts tropicales humides qui était de 18 millions de mu (1,2 millions d'hectare) au début des années 50 se réduit considérablement du fait des abats successifs d'arbres et des mauvaises habitudes de vie des habitants locaux. Les forêts vierges qui n'ont pas subi l'influences des activités humaines ne se dispersent actuellement que dans des vallées et des montagnes de l'île. L'île de Hainan a construit des zones nationales de protection de forêts tropicales humides et des parcs nationaux de forêts de sorte que ces ressouces soient protégées plus efficacement.

    Les forêts tropicales humides, le système écologique le plus complexe et le plus important de la Terre, sont appelé « le poumon de la Terre » et présentent d'importantes valeurs écologique et de recherche scientifique. En Chine, les forêts tropicales humides vierges sont dispersées principalement au sud de la province du Yunnan, dans l'île de Hainan, sur une petite partie de l'île de Taïwan, sur la montagne Dinghu de la province du Guangdong, etc.


     

    Forêt tropicale humide de monts de Limu dans l'île de Hainan

    Un ichtyologiste observe les espèces de poissons dans le torrent encaissé de la forêt de Hainan

    Cascade de Fengguo d'une chute de plus de 100 m, dans la forêt tropicale humide de Diaoluo à Hainan

    Ruisseaux dans la forêt tropicale humide de Wuzhishan à Hainan

    Des scientifiques recueillent des spécimens d'insectes dans la forêt de Yinggeling

    Des scientifiques passent par une racine aérienne immense dans la forêt de Bawangling à Hainan

    Vipère couleur de bambou dans la forêt de Bawangling

    Des scientifiques recueillent des spécimens de plantes dans la forêt de Yinggeling

                      


    China.org.cn     2005/06/17


    Posté par Myriam Kieffer à 12:22 AM - Arbres et Forêts - Déboisement - Flore - Permalien [#]


    vendredi 11 novembre 2005

    Les plantes carnivores

    Les plantes carnivores ont un type d'adaptation remarquable dans le monde végétal.

    Ces plantes développent des formes exceptionnelles, parfois accompagnées de mouvements d'une extrême rapidité et de systèmes de nutrition très particuliers.


    © Futura-sciences




    Introduction

    Les plantes dites "carnivores" représentent un type d'adaptation remarquable dans le monde végétal.

    A ce titre, on en trouve des représentations exagérées dans des films de science fiction et des bandes dessinées. En particulier, leur taille a été souvent surestimée et il n'est pas rare, dans des bandes dessinées, de voir un aventurier se faire attraper la jambe par une Drosera gigantesque.

    Elles ont été longtemps considérées par le public comme des plantes mystérieuses douées de propriétés spectaculaires et dangereuses.



    En réalité la taille des piéges des plantes carnivores est modeste, une dizaine de cm au plus. Elle atteint exceptionnellement 50 cm. Côté proies, ce sont essentiellement des Insectes, des Mollusques et des Araignées.

    Connues des scientifiques depuis longtemps et faisant l’objet de nombreux travaux, leur image est devenue plus réelle au grand public depuis que des horticulteurs ont entrepris de cultiver de nombreuses espèces et de les commercialiser. Aujourd'hui, non seulement on peut les observer dans les jardins et les serres botaniques, mais il est également très facile d'en acheter et de les observer chez soi car certaines espèces sont faciles à cultiver. Heureusement que ce ne sont pas des plantes dangereuses !


    Figure 1. Un exemple, le Darlingtonia. Cette plante vit dans le sud de l'Orégon et le nord de la Californie. Ses feuilles peuvent atteindre un mètre. La silhouette de la plante ressemble à celle d'un crotale.
    Le piège est typiquement un piège passif de type "urne".
    © Biologie et Multimedia



    Les plantes carnivores vivent le plus souvent dans des milieux où la nutrition azotée est difficile (comme par exemple les sols très acides des tourbières) et où d’autres éléments sont en quantité limitée comme les ions Phosphates, Magnésium, Potassium et Soufre.

    Elles développent des systèmes de capture de petits animaux et des systèmes de digestion de leurs proies qui leur permettent notamment un supplément azoté indispensable. Cette adaptation leur permet d’être souvent les seules à coloniser des milieux défavorables aux autres plantes.

    Les plantes carnivores sont nombreuses. Sans vouloir être exhaustif, à partir de quatre exemples parmi les plus connus, ce document essaie de montrer les différentes méthodes de capture.



    La Drosera, un piège à glue

    Il existe 80 à 110 espèces de Drosera localisées principalement dans l'hémisphère Sud. La moitié des espèces vit dans le Sud-Ouest de l'Australie. Il existe en Europe trois espèces de Drosera. Ces dernières présentent une rosette de feuilles colorées. Souvent ces espèces sont peu visibles car elles se trouvent mélangées à des Ericacées sombres ou à des Sphaignes rougeâtres. Les Drosera françaises sont des espèces protégées que l'on ne doit pas récolter.

    Les photos suivantes ont été réalisées sur Drosera aliciae.



    Figure 2. Une Drosera vue du dessus. Les feuilles sont recouvertes de poils terminés par une sécrétion de mucilage collant. © Biologie et Mulitmedia





    Figure 3. Feuilles de Drosera couvertes de poils. © Biologie et Mulitmedia





    Figure 4. Les poils des feuilles de Drosera sont extrêmement collants comme le montrent ces deux images. © Biologie et Mulitmedia



    Les poils de Drosera sécrètent un mucilage. Il est collant, et bouche l’entrée des trachées des insectes qui sont asphyxiés. Ces deux propriétés contribuent à immobiliser ces proies.



    Figure 5. Poils collants à la surface d’une feuille de Drosera. © Biologie et Mulitmedia



    Ensuite les poils se recourbent vers la proie et la feuille se replie.



    Figure 6. Détail de l’extrémité d’un poil collant (à gauche). La gouttelette de colle n’est plus visible (à droite), par contre on distingue la complexité de l’extrémité du poil. © Biologie et Mulitmedia



    Des glandes situées sur la surface de la feuille secrètent alors des enzymes digestives qui, petit à petit vont dégrader les protéines de la proie mais non la carapace chitineuse des insectes. Les petites molécules azotées obtenues (acides aminés, …) seront absorbées par les cellules superficielles et constitueront un supplément nutritionnel, principalement azoté, pour la plante.


    Les Népenthes et les Sarracenia, des urnes comme pièges passifs



    Figure 7. Urnes de Népenthes. La plante est épiphyte et les feuilles modifiées en urnes sont pendantes.
    © Biologie et Mulitmedia



    Les Népenthès sont des plantes carnivores très spectaculaires et très décoratives de l’hémisphère Sud (Madagascar, Nouvelle Calédonie, Asie du Sud-Ouest et Nouvelle Guinée).

    Ce sont souvent des lianes qui peuvent atteindre plus d’un mètre, les urnes par contre dépassent rarement 35 cm. Il y a près de 90 espèces connues, auxquelles il faut ajouter les nombreux cultivars que l’on trouve actuellement chez les fleuristes.

    Ces plantes présentent une morphogenèse foliaire tout à fait remarquable. L'extrémité des feuilles est transformée en une urne terminée par un couvercle.


    Figure 8. Jeunes urnes en formation. © Biologie et Mulitmedia



    A l’extrémité des feuilles la nervure médiane se prolonge par un filament réduit à la nervure médiane. Ce filament s’allonge puis s’élargit à l’extrémité. Cette partie terminale se transforme en une urne creuse.


    Figure 9. Formation de l’urne adulte. La partie terminale de l’urne se découpe et se transforme en un couvercle qui se soulève. © Biologie et Mulitmedia



    L'urne se remplit d'eau de pluie. A maturité, cette solution se modifie par la sécrétion d'enzymes digestifs. Les insectes tombent dans l’urne dont les bords sont glissants, ne peuvent remonter à cause de la présence de poils, se noient et sont digérés par les enzymes secrétées par l'urne de la plante, mais aussi par les bactéries qui y ont élu domicile.


    Figure 10. Extrémités de deux urnes de Saracenia. © Biologie et Mulitmedia



    Les Sarracenia forment des urnes allongées, verticales qui partent du sol. Le genre Sarracenia comporte huit espèces, vivant à l'est et au nord de l'Amérique du Nord, principalement dans la région centrée sur la Floride.
    Une espèce, Sarracenia purpurea, très souvent cultivée, s’est naturalisée en Irlande et en Suisse.


    Figure 11.Urne de Saracenia vue de dessus. © Biologie et Mulitmedia



    La capture de la proie s'effectue en plusieurs étapes dues à différents types d’attraction des proies :

    - attraction visuelle : la feuille de Sarracenia flava possède un capuchon qui peut protéger l'urne de la pluie. Ce capuchon joue aussi un rôle d'attracteur visuel pour les insectes ;

    - attraction gustative : présence sur les deux faces du capuchon de zones nectarifères. La marge du capuchon est marquée par une ligne discontinue de nectar, ainsi qu'à l'intérieur du bord supérieur de l'urne.


    Figure 12. Urne de Saracenia. Bord lisse de l‘urne (à gauche) et fond de l’urne rempli de cadavres d’insectes (à droite).
    © Biologie et Mulitmedia



    Attirée près de l'ouverture de l'urne, la proie est susceptible de tomber dans celle-ci. A l'oeil nu, on peut distinguer plusieurs zones internes de l'urne :

    - une zone cireuse sur laquelle les insectes attirés glissent ;

    - une zone de poils dirigés vers le bas qui empêchent la remontée des insectes ;

    - une partie inférieure lisse dans laquelle les cadavres d'insectes s'accumulent


    La Dionée gobe-mouche, un piège terriblement actif

    Le genre Dionaea comprend une espèce unique (Dionaea muscipula Ellis.). Sa répartition est limitée à l'Amérique du Nord, dans la seule région à la limite du sud de la Caroline du Nord et du nord de la Caroline du Sud. (aire discontinue sur un territoire de 45000 km2). Cette espèce est en régression. Elle pousse sur des sols pauvres en sels minéraux, où l'eau est généralement accessible aux racines. Comme de nombreuses plantes carnivores, elle supporte mal la concurrence. En revanche, elle se développe bien sur des sols soumis à des feux fréquents.


    Figure 13. Dionée adulte cultivée en pot. © Biologie et Mulitmedia



    Le piège ressemble à une paire de mâchoires garnies de dents. Le développement de ces feuilles est le résultat d’une morphogenèse complexe.


    Figure 14. Dionée jeune. On observe plusieurs jeunes feuilles à différentes étapes de leur développement.
    © Biologie et Mulitmedia



    Les feuilles s'élargissent à leur extrémité pour se diviser en deux parties.

    Le piège de la Dionée au repos apparaît comme une paire de mâchoires grandes ouvertes au point d’offrir à la vue une surface horizontale. Il est garni de dents à la périphérie. La nervure médiane semble une charnière autour de la laquelle les mâchoires s’articulent.


    Figure 15. Détail d’une feuille adulte de Dionée ouverte. © Biologie et Mulitmedia



    Sur chacune des mâchoires du piège 3 poils rigides sont insérés. La base du poil est constituée de cellules plus souples. Au contact d'une proie, le poil se penche, comprimant les membranes des cellules du pied. Celles-ci émettent un signal électrique. Si l'intervalle de temps entre deux stimulations est plus grand que 20 secondes on peut déclencher néanmoins une fermeture en augmentant le nombre de stimulations.



    Figure 16. Poils sensibles des mâchoires de Dionée. © Biologie et Mulitmedia



    La stimulation modérée d'un seul poil ne suffit pas à engendrer la fermeture du piège. Il faut en quelque sorte une confirmation d’un mouvement pour déclencher la fermeture. On peut imaginer que c’est une protection contre la fermeture à vide du piége. Le piège peut se fermer selon certains en 1/30e de seconde à 3 secondes pour d’autres.


    Figure 17. Fermeture des mâchoires d’une feuille de Dionée. 4 photographies sélectionnées dans une séquence vidéo. Plusieurs secondes séparent la première et la dernière photographie. © Biologie et Mulitmedia



    Voici un résumé schématique de la capture d'une proie par la Dionée.


    Figure 18. Représentation schématique de la capture d’un insecte par une feuille de Dionée. L’insecte se pose sur les mâchoires (à gauche) et touche des poils sensibles. Ceci produit un signal électrique qui déclenche la fermeture brutale du piège (à droite) et l’insecte est capturé. © Biologie et Mulitmedia



    La fermeture s’accompagne de changements complexes de forme :

    - une phase rapide de fermeture qui se traduit par le rapprochement des mâchoires, le croisement des dents de la périphérie du piège. La face supérieure de chaque mâchoire qui était plane devient concave ;

    - plus lentement, les marges du piège se joignent étroitement. Il se forme une poche pouvant contenir une proie, puis les dents du piège se redressent.  Des glandes situées sur la marge du piège secrètent, en présence d’une proie digestible, un mucilage qui fait office de joint d'étanchéité.


    Figure 19. Piège entièrement fermé. © Biologie et Mulitmedia



    La présence, notamment d'acide urique émis par la proie, déclenche l'excrétion d'enzymes digestives contenues dans un liquide. Ce dernier est absorbé une fois la digestion finie. Il y a un cycle digestif qui est très différent de l'activité continue de la digestion des plantes à urnes. La réouverture du piège est lente. Elle est due à un phénomène de croissance.

    L'efficacité du piège est renforcée, comme chez beaucoup de plantes carnivores, par des traits qui miment une fleur. En particulier les mâchoires possèdent à leur périphérie des glandes à nectar.

    Lorsque le piège se referme à vide ou lorsque la proie est digérée, le piège se rouvre lentement grâce à des phénomènes complexes de croissance. La croissance des pièges n'étant pas illimitée, ceux-ci ne peuvent fonctionner que quelques fois.


    L'Utriculaire, un piège à succion

    Il existe plus de 180 espèces d'Utriculaires qui ont une répartition cosmopolite. Elles peuvent avoir un habitat aquatique ou terrestre, être épiphytes ou volubiles.
    En Europe, il existe six espèces qui sont présentes en France. Attention, certaines espèces sont protégées localement ou nationalement. Les espèces françaises sont aquatiques, normalement flottantes et sans racine (même si des rameaux peuvent s'ancrer dans la vase). Elles ont la capacité de faire des turions qui leur permettent de subsister pendant les gelées.


    Figure 20. Une utriculaire. On observe des feuilles ramifiées portant de petites outres, les utricules. © Biologie et Mulitmedia



    Certaines ramifications des feuilles portent de petites outres ou utricules (d'où le nom du genre). Ces utricules sont des pièges actifs à succion.

    L'utricule est fermé par une porte entourée de poils ramifiés qui constituent un leurre simulant des algues.


    Figure 21. Un utricule. On observe des poils ramifiés. La taille de l’utricule est d’environ 1,5 mm. © Biologie et Mulitmedia



    La porte est elle même recouverte de poils sensibles. Lors de l'effleurement par une proie de certains de ces filaments, l’utricule s’ouvre, se gonfle et aspire l'eau ainsi que la proie. Ces pièges n'existent donc que chez les plantes aquatiques ou de milieux humides.


    Figure 22. Représentation schématique du fonctionnement de l’utricule. L’utricule est sous tension. Lorsque la porte s’ouvre, l’utricule se gonfle et l’eau (et la proie éventuelle) sont aspirées. © Biologie et Mulitmedia



    L'ouverture de la trappe et l'entrée de l'animal dans la vésicule sont rapides (moins de 1/500 de seconde) alors que le temps que met la plante pour reprendre sa forme originale peut durer jusqu'à une demi-heure.


     
     Source : Futura-Sciences


    Posté par Myriam Kieffer à 11:44 PM - Arbres et Forêts - Déboisement - Flore - Permalien [#]

    lundi 19 septembre 2005

    QUEL PROFIL POUR LES FORÊTS DE DEMAIN ?

    Au tournant du siècle passé, près du quart des arbres des forêts de feuillus de l’est des Etats-Unis est constitué de châtaigniers d’Amérique. Atteignant en moyenne 30 mètres de haut et 2 mètres de large, ces beautés majestueuses s’étalent du Maine aux Appalaches et à l’ouest du Michigan. Le châtaignier, arbre à la croissance rapide et naturellement résistant à la pourriture, joue un rôle important dans la vie des premiers colons américains. En effet, son bois est utilisé pour la construction de cabanes en rondins et pour la fabrication de poteaux et de traverses de chemins de fer, tandis que ses fruits abondants servent de nourriture à la faune et au bétail.

    Cependant, en moins de 40 ans, un champignon s’est propagé sur l’ensemble des arbres, rasant pratiquement chaque châtaignier touché - soit quelque 3,5 milliards d’arbres en tout. Introduit par un pépiniériste new-yorkais à travers de jeunes plants de châtaigniers importés d’Asie qui sont ensuite envoyés à travers tout le pays, le champignon passe furtivement d’un arbre à l’autre. Il entre par une fissure de l’écorce et produit un acide qui élève le pH de l’arbre à des taux toxiques. Parce que le champignon attaque de jeunes pousses avant qu’elles n’arrivent à maturité, il réduit le châtaignier, arbre jadis dominant, à guère plus qu’un arbuste éphémère.

    L’avenir : L’ arbre génétiquement modifié du futur pourrait-il ressembler à ceci ?

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    Illustration : Taina Litwak

    Depuis que la brûlure du châtaignier a été décrite pour la première fois au Bronx Zoo en 1904, les scientifiques luttent pour en venir à bout. Les recherches se poursuivent, entre autres dans les laboratoires de Chuck Maynard et Bill Powell, directeurs de l’American Chesnut Research and Restoration Project de l’Etat de New York. Les deux scientifiques travaillent depuis la fin des années 1980 à la production d’un châtaignier d’Amérique transgénique qui soit résistant à la brûlure. Durant l’automne 2004, ils font une percée remarquable : de jeunes pousses apparaissent enfin sur une poignée d’embryons de châtaigniers résistants à la brûlure dans des boîtes de Petri du laboratoire de Maynard. Chacun des minuscules embryons porte un gène de blé lui procurant un enzyme supplémentaire, l’oxydase d’oxalate, qui neutralise l’acide oxalique produit par la brûlure.

    Produire un châtaignier (ou toute autre plante) transgénique revient non seulement à introduire un ADN étranger dans ses cellules mais aussi à faire en sorte que les cellules modifiées ou « transformées » se régénèrent sous la forme d’une plante à part entière. Cette opération est particulièrement difficile avec le châtaignier parce que, contrairement aux espèces telles que le peuplier, il ne saurait se reproduire à partir du tissu de la feuille. Ainsi, Maynard et Powell ont été obligés de travailler avec des tissus d’embryons immatures, ce qui est beaucoup plus difficile. Contrairement à la transformation naturelle que subit la semence d’un arbre dans la forêt, la méthode qu’utilisent les biotechnologistes spécialisés dans le domaine végétal - à savoir l’embryogenèse somatique - constitue une opération de précision hautement stérile et comportant plusieurs étapes. Elle requiert une surveillance et une vigilance soutenues, des solutions chimiques spéciales et un équipement de filtrage pour empêcher la contamination des embryons naissants et en faire de jeunes plants capables de survivre en dehors du laboratoire. Lire la suite

    Source : http://www.delaplanete.org/

    par Karen Charman
    traduit de World Watch

    Posté par Myriam Kieffer à 06:08 PM - Arbres et Forêts - Déboisement - Flore - Permalien [#]

    vendredi 9 septembre 2005

    La Forêt Equatoriale

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    Couverture végétale naturelle des régions les plus chaudes et les plus humides du globe, la forêt équatoriale se présente comme une masse initerrompue de très hautes arbres (au moins 40 m). La végétation y est d'autant plus dense que troincs et ramures sont réunis par un enchevêtrement de lianes, de plantes aériennes et de mousses.

    Cette luxuriance végétale se traduit par la multiplicité des niches écologiques et une grande diversité de formes vivantes. Bien que les forêts équatoriales soient aujourd'hui en régression et ne couvrent que 7% de l'ensemble des terres émergées, on estime qu'elles abritent 90% des espèces animales de la planète.


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    On estime que la forêt équatoriale se renouvelle entièrement une fois par siècle. Les graines tombées au sol ne peuvent se développer, faute de lumière, et restent en état de dormance. Dès qu'un arbre disparaît, laissant une trouée dans la canopée, la germination donne naissance à de jeunes troncs qui s'élancent vers le ciel.

    Parfois, l'espace est d'abord occupé par une espèce dite pionnière, à croisssance accélérée mais à la structure ligneuse peu solide (tronc creux) qui aura une existence éphémère (10 ans au plus). Pendant ce temps se développe à son ombre un arbre à croissance lente qui vivra au moins 50 ans.


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    Des Ibis rouges dans la forêt vénézuélienne. La forêt équatoriale d'Amérique du Sud abrite près de 1 500 espèces d'oiseaux, 500 espèces de mammifères et quelque 2 000 espèces de papillons, sans parler des poissons et autres animaux aquatiques du Bassin Amazonien.

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    On appelle hémi-épiphytes les végétaux qui, comme les arbres sont capables de produire du bois et de tirer leurs ressources du sol, mais qui, comme les épityphes, commencent par se fixer sur une branche ou un tronc. Ce mode de croissance leur évite la longue phase d'attente au sol. Dès que la plantule a atteint un développement suffisant, elle envoie, depuis son support, des racines vers le sol. Parfois, ces racines aériennes, en s'épaississant, en arrivent à masquer complètement le tronc initial.


    A la différence des lianes, les épiphytes n'ont pas de racines dans le sol. Elles poussent sur l'écorce des arbres ou dans l'humus accumulé au creux des branches.

    enorme_epiphyte

    epiphyte

    L'exemple le plus étonnant est celui du figuier étrangleur, qui finit par étouffer l'arbre hôte. Une fois mort, celui-ci sert d'engrais à l'envahisseur.

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    Les lianes sont des plantes grimpantes dont les tiges ne sont pas assez rigides pour leur permettre d'atteindre la lumière, elles s'enroulent autour des troncs et des branches, jetant des ponts d'un arbre à l'autre et formant un réseau dense.

    lianes_et_ponts


    Les forêts équatoriales jouent un rôle vital pour l'écologie de la planète. D'abord en produisant de l'oxygène et en recyclant le gaz carbonique. Ensuite en régulant l'équilibre des précipitations. La végétation agit comme une éponge géante, absorbant d'énormes quantités d'eau, dont une bonne proportion retourne dans l'atmosphère sous forme de vapeur. Cette vapeur se condense en nuages porteurs de pluie, dont une partie sera entraînée vers d'autres régions.


    Des masses de vapeur d'eau se forment en permanence au-dessus de la canopée et une partie de cette humidité ruisselle sur la végétation, même quand il ne pleut pas. Les feuilles sont pour la plupart pourvues d'une sorte de bec déversoir pour drainer l'eau et éviter le pourrissement.

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    Répartition des forêts équatoriales dans le monde

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    Les différents étages de la forêt équatoriale, leurs hôtes végétaux et animaux

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    Posté par Myriam Kieffer à 11:02 PM - Arbres et Forêts - Déboisement - Flore - Permalien [#]

    mardi 9 août 2005

    LES PLANTES

    Les plantes sont des organismes autotrophes, c'est-à-dire capables de synthétiser les éléments nutritifs qui leur sont nécessaires à partir de l'énergie solaire et des minéraux présents dans le sol. Contrairement aux animaux, les plantes ne sont pas mobiles, mais certaines de leurs structures - pollen, fruits, graines - peuvent petre transportées par le vent, l'eau ou les animaux : elles peuvent donc coloniser de nouvelles zones, ou bien féconder d'autres espèces pour donner naissance par hybridation à de nouvelles formes.



    Source : Google


    La photosynthèse chlorophylienne

    Les plantes ont besoin pour se développer de quatre éléments fondamentaux : de l'eau, des sels minéraux, de la lumière et du gaz carbonique. Eau et minéraux sont extraits du sol par les racines et le soleil fournit la lumière, tandis que le gaz carbonique de l'air est absorbé par les feuilles, qui renferment un précieux pigment vert appelé chlorophylle. C'est grâce à ce pigment que les plantes, lors du processus appelé photosynthèse, sont en mesure de convertir l'énergie lumineuse du rayonnement solaire en énergie chimique et de fabriquer des hydrates de carbone (autrement dit des sucres) à partir de l'eau et du gaz carbonique.
    La photosynthèse joue un autre rôle essentiel : c'est grâce à son résidu -l'oxygène libéré dans l'air - que la vie a pu se développer sur notre planète.


    insecte_pris_au_pi_ge_par_une_dosera
    Source : www.osf.uk.com


    Les plantes poussant dans des sols pauvres ont recours à d'autres méthodes pour se procurer des éléments nutritifs. C'est le cas de cette Drosera, plante carnivore qui prend au piège des insectes.


    Les apports nutritifs

    Les végétaux, et spécialement les plantes cultivées, ont souvent besoin pour pousser d'autres éléments nutritifs que ceux qui sont produits par la photosynthèse, notamment de mijnéraux comme le potassium, le magnésium et l'azote. Ces minéraux sont normalement présents dans le sol, mais des cultures intensives peuvent provoquer des carences. Les fermiers y remédient en plantant dans l'intervalle des plantes fourragères (luzerne, trèfle) qui enrichissent le sol en produisant plus d'azote qu'elles n'en consomment.


    constitution_d_une_plante_ou_d_une_fleur
    Source :
    www.osf.uk.com

     

    La fleur abrite les organes de reproduction. A la surface des feuilles, des pores, appelés "stomates" servent à absorber le gaz carbonique et à rejeter l'oxygène dans l'atmosphère. Dans le tissu de la feuille, de petits disques appelés "chloroplastes" renferment un pigment de couleur verte : c'est la chlorophylle qui capte l'énergie solaire. Les glucides produits par la photosynthèse et les éléments puisés dans le sol sont acheminés dans toutes les parties de la plante par un réseau de canux. Les racines captent l'humidité du sol.


    Les Fleurs

    La fleur est l'organe de reproduction des plantes. Les cellules femelles sont renfermées dans l'ovaire, prolongé par une tige colorée appelée "style". Les grains de pollen qui constituent les cellules mâles sont fixés à l'extrémité de filaments appelés "étamine : pour que la fécondation ait lieu, il leur faut entrer en contact avec le "style" d'une autre fleur. Les herbes, dont le pollen est dispersé par le vent, ont des fleurs à peine visibles. Mais les plantes qui dépendent d'agents extérieurs pour la fécondation - ou pollinisation - ont des fleurs brillament colorées et sécrètent un nectar sucré qui attirent les insectes butineurs.


    abeille_butinant
    Source :
    www.osf.uk.com

    Les couleurs vives de nombreuses fleurs ont un rôle : elles attirent les insectes butineurs, tels qu'abeilles, bourdons, qui transportent le pollen sur leurs pattes et assurent ainsi la fécondation de la fleur.


    La dispersion des graines

    Les graines se développent après la fécondation. Elles sont souvent enfermées dans une enveloppe charnue (fruit) ou résistante (bogue, coque). Si l'enveloppe est comestible, elle sera mangée par des animaux qui disperseront les graines dans leurs déjections. Certaines graines sont munies d'appareils qui facilitent leur transport par le vent* (graines ailées de l'érable). D'autres ont un revêtement gluant ou des crochets, de manière à se fixer à la fourrure des animaux.

    *Les graines du pissenlit, munies d'une aigrette duveteuse en forme de parachute, s'envolent au moindre souffle. Elles peuvent être transportées à des kilomètres de la plante dont elles sont issues.


    La germination

    On appelle germination la phase au cours de laquelle le germe renfermé dans la graine entre en activité pour donner naissance à une jeune plante. La germination n'est pas automatique. Les graines renferment en effet un inhibiteur chimique qui les maintient en état de dormance tant que les conditions favorables (eau, température, nature du sol) ne sont pas réunies. La jeune plantule puise dans les réserves nutritives contenues dans la graine jusqu'à ce que ses feuilles soient assez développées pour que la photosynthèse prenne le relais.


    germination_d_une_plante_12 germination_d_une_plante_21 germination_d_une_plante_31
    Source :
    www.osf.uk.com

    Ces images montrent les étapes de la germination du haricot d'Espagne. Extrêmement rapide, le développement de la nouvelle plantule commence par les racines.

    Posté par Myriam Kieffer à 05:21 PM - Arbres et Forêts - Déboisement - Flore - Permalien [#]


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