- Même si l’on ne cesse de réaliser des progrès importants et si « à l’échelle de la planète, les ressources en eau douce sont importantes », le Programme conjoint OMS / UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau estime que 1,1 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des ressources suffisantes en eau potable et quelque 2,6 milliards de personnes n’ont pas accès à un service d’assainissement de base. Ces personnes font partie des plus pauvres au monde et plus de la moitié d’entre elles vivent en Chine ou en Inde. Si l’on continue de progresser à ce rythme, des régions telles que l’Afrique sub-saharienne n’atteindront pas l’objectif du Millénaire pour le développement qui vise à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population n’ayant pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable. Selon le rapport, la situation actuelle s’explique principalement par « les mauvaises pratiques de gestion, la corruption, l’absence d’institutions appropriées, l’inertie bureaucratique et la faiblesse des investissements dans les domaines des ressources humaines et des infrastructures physiques ».
- Une eau de mauvaise qualité joue un rôle clé dans les mauvaises conditions de vie et les grands problèmes de santé du monde. Les maladies diarrhéiques et le paludisme ont tué quelque 3,1 millions de personnes dans le monde en 2002. Quatre-vingt-dix pour cent de ces victimes étaient des enfants de moins de cinq ans. On estime que quelque 1,6 millions de vies pourraient être sauvées chaque année si l’on améliorait les conditions d’accès à l’eau potable, les services d’assainissement et l’hygiène.
- La qualité de l’eau est de moins en moins bonne dans la plupart des régions. Les chiffres montrent que le nombre d’espèces d’eau douce est en recul et que les écosystèmes d’eau douce se détériorent rapidement, souvent plus vite que les écosystèmes terrestres et marins. Le rapport souligne que le cycle hydrologique, nécessaire à la vie, ne peut se dérouler que dans un environnement sain.
- Les catastrophes naturelles sont de plus en plus nombreuses et 90% d’entre elles sont liées à l’eau. Elles sont la conséquence d’une mauvaise utilisation des sols. La sécheresse dramatique qui progresse en Afrique de l’Est où l’on a procédé à des abattages d’arbres à très grande échelle afin de produire du charbon de bois et du bois de chauffage en est un exemple tragique. Le rapport cite également le cas du lac Tchad, en Afrique, qui a perdu près de 90% de sa superficie depuis les années 1960, principalement à cause du surpâturage, de la déforestation et de grands projets d’irrigation non durables. Deux personnes sur cinq vivent aujourd’hui dans des zones susceptibles d’être inondées, notamment du fait de l’élévation du niveau de la mer. Les pays les plus exposés sont le Bangladesh, la Chine, les États-Unis, l’Inde, le Pakistan, les Pays-Bas, les Philippines et les petits États insulaires en développement. Le rapport insiste sur le fait que les changements climatiques ne feront qu’aggraver cette situation.
- La population mondiale aura besoin de 55 % de nourriture en plus en 2030, ce qui se traduira par un recours plus important à l’irrigation, qui représente d’ores et déjà près de 70 % de l’eau douce consommée par les hommes. La production agroalimentaire a énormément augmenté au cours des 50 dernières années, pourtant, 13 % de la population mondiale (850 millions de personnes qui vivent essentiellement en zones rurales) ne peuvent toujours pas manger à sa faim.
- En 2007, la moitié des êtres humains vivront dans des villes, petites ou grandes. En 2030, la population urbaine comprendra quasiment les deux tiers de la population mondiale, ce qui entraînera une hausse vertigineuse de la demande en eau dans les zones urbaines. On estime que 2 milliards de personnes vivront dans des bidonvilles, or c’est la population pauvre des zones urbaines qui souffre le plus de l’insuffisance des approvisionnements en eau salubre et des installations d’assainissement.
- Dans les pays en développement, plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès à des formes d’énergie fiables. L’eau est une ressource cruciale en matière de production d’énergie, cette dernière étant à son tour essentielle au développement économique. L’Europe utilise 75% de son potentiel d’énergie hydraulique, tandis que l’Afrique, dont 60% de la population n’a pas accès à l’électricité, n’exploite que 7% de son potentiel.
- Dans de nombreux endroits du monde, on estime que pas moins de 30 à 40% des ressources en eau ne sont pas comptabilisées à cause des raccordements illégaux et des fuites dans les canalisations et les canaux.
- Bien que l’on ne dispose pas de chiffres précis, on estime que la corruption coûte chaque année des millions de dollars au secteur de l’eau et qu’elle nuit fortement à l’approvisionnement en eau, en particulier à destination des plus pauvres. Ainsi le rapport cite les résultats d’une enquête menée en Inde selon laquelle 41 % des personnes interrogées avaient payé plus d’un pot de vin au cours des six mois précédents afin de falsifier leurs relevés de consommation en eau ; 30% d’entre elles avaient payé pour accélérer la réalisation de travaux de réparation et 12% d’entre elles avaient payé pour accélérer la réalisation de travaux de raccordement et l’installation de systèmes d’assainissement.
- une baisse du niveau de l'eau et un recul de la mer dans les quelques minutes qui le précèdent ;
- un raz-de-marée, à savoir une élévation rapide du niveau des eaux d'un mètre à plusieurs dizaines de mètres provoquant un courant puissant capable de pénétrer profondément à l'intérieur des terres lorsque le relief est plat.
- Étymologie
- Création, propagation et déferlement
- Dangers liés aux tsunamis
- Pertes humaines
- Dégâts
- Prévention des tsunamis
- Système d'alerte
- Sécurisation de l'habitat
- Sensibilisation
- Les barrières naturelles
- Fréquence et localisation des tsunamis
- Caractéristiques physiques d'un tsunami
- Propagation en haute mer
- Caractéristiques fondamentales
- Longueur d'onde
- Vitesse de propagation
- Amplitude
- Déferlement sur les côtes
- Mouvement horizontal de l'eau
- Complexité des effets d'un tsunami en zones côtières
- Propagation en haute mer
- Liste de raz-de-marée de grande importance
- Photos du tsunami en Indonésie an décembre 2004
- Mégatsunamis
- Organes de surveillance et d'alerte
- Voir également
- Vidéos amateur du Tsunami du 26 décembre 2004
- du fort courant qui emporte les structures peu ancré dans le sol (voir la photo ci-dessous) ;
- de l'inondation qui fragilise les fondations des habitations, parfois déjà atteintes par le tremblement de terre précédant le raz-de-marée ;
- de dégradations dues aux chocs d'objets charriés à grande vitesse par la crue.
- retrait rapide et inattendu de la mer, car il annonce la survenue d'un raz-de-marée ;
- tremblement de terre, même mineur, car il peut s'agir d'un séisme majeur distant provoquant un tsunami.
- l'énergie mécanique E libérée ;
- pour simplifier, sa période T, c'est-à-dire le temps écoulé entre deux crêtes successives (Dans la pratique, un tsunami est un court train d'onde qui est caractérisé par son spectre de périodes – voir transformée de Fourier pour une explication détaillée).
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km.
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dimanche 9 avril 2006
L'outil personnel de purification d'eau : LifeStraw
Aujourd'hui, on le sait, l'accès à l'eau salubre, est loin d'exister pour tout le monde. Plus d'un milliard de personnes dans le monde n'y ont pas accès et près de la moitié de la population mondiale souffre de maladies dues à l'utilisation d'eau insalubre (décidément, je préfère ce terme à celui d'eau "potable")... Voir l'article de NaturenDanger sur le 4ème Forum Mondial de l'Eau à Mexico.
Le groupe Vestergaard Frandsen est une compagnie Danoise fondée en 1957. Il sont spécialisés dans les réponses aux situations d’urgence complexes et les textiles pour le contrôle des maladies, avec des clients sur tout le globe.
Ayant des bureaux au Danemark, en Inde, au Ghana, au Kenya, Etats-Unis d’Amérique et aux Middle East, ainsi que des unités de production en Inde, au Vietnam et en Thailande, le groupe VF est capable de satisfaire les besoins de situations d’urgence complexes dans des délais très brefs.
Ils ont par ailleurs développé d’excellentes relations de travail à travers des collaborations fructueuses avec la plupart des Organisations Non Gouvernementales, Agences des Nations Unies ainsi que les ministères de Santé de nombreux pays.
Notre volonté d’atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement, à savoir de «réduire de moitié le pourcentage de la population ne disposant pas d’un accès durable à une eau potable salubre» d’ici à l'an 2015, nous permet de reconnaître l’extrême urgence de sa nature.
À tout moment, environ la moitié de la population mondiale vivant en dessous du seuil de pauvreté souffre de maladies d'origine hydrique, entraînant chaque jour la mort de plus de 6.000 individus - principalement des enfants - lorsqu’ils boivent de l'eau peu salubre.
Les interventions en matière d'eau et d’assainissement offrent donc un vaste potentiel de transformation de la vie de millions d’individus, en particulier dans des secteurs cruciaux tels que l'éradication de la pauvreté, l'amélioration de l’environnement, la qualité de vie, le développement des enfants et l'égalité entre les sexes.
Ayant reconnu l'importance au quotidien d'une eau salubre et l’existence de milliards de personnes toujours sans accès à ces essentiels droits de l'homme, nous avons développé une réponse pratique à cette urgence, LifeStraw®, qui marque notre engagement à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.
Mobiliser
LifeStraw® permet de diminuer les cas de maladies d'origine hydrique
comme la typhoïde, le choléra, la dysenterie et la diarrhée qui sont
des préoccupations d’intérêt public importantes. Étant un moyen
personnel mobile d’assainissement de l'eau, LifeStraw® est destiné à
transformer l'eau de surface en eau potable, permettant de ce fait
d'accéder à une eau salubre quel que soit l’endroit où vous vous
trouviez.
Mikkel Vestergaard Frandsen
Chief Executive Officer
Voici en substance, les possibilités sans limite du LifeStraw, purificateur personnel d'eau.
LifeStraw® est un moyen portatif de purification de l'eau qui assainie l'eau de surface et la rend saine pour une consommation par l’homme. Il ne mesure que 25 cm de long et 29 mm de diamètre et peut être accroché autour du cou. L’utilisation de LifeStraw® ne nécessite aucun courant électrique ni aucune pièce de rechange. C’est un matériel très efficace qui tue les bactéries par simple contact. Il tue les micro-organismes vecteurs de maladies épidémiques : diarrhée, dysenterie, typhoïde
et choléra, et filtre les bactéries telles que shigelles, salmonelles, entérocoques, staphylocoques dorés et colibacilles.
Comment ça marche :
L'ingrédient actif est une résine à base halogène spécialement conçue et du charbon actif en granulés (GAC), efficace contre les bactéries d'origine hydrique. Cf. les résultats des tests. Le carbone actif retient des particules telles que des parasites.
Sa capacité de traitement de l'eau est de 700 litres ou 1 an (calculé sur une consommation d’approximativement 2 litres d'eau/ jour).
Sa filtration s'effectue en trois étapes en filtrant et éliminant les particules de plus de 15 microns. Il mesure 25cm de long et 29mm de diamètre, se porte autour du cou ce qui lui permet d'être continuellement utilisable.
Cet outil de filtrage de l'eau peut également utiliser l'eau saline. Néanmoins, une consommation continue d'eau saline à travers LifeStraw® ramènerait sa durée d’efficacité à 350 litres.
Pour en savoir plus sur l'utilisation du LifeStraw, voir le dossier FAQ ICI.
Son utilisation est très simple. Cf. mode d'emploi ICI
Source :
http://www.lifestraw.com/
mardi 28 mars 2006
Hydrologie - Quand les fleuves se transforment en ruisseaux
A l’instar d’autres grands
cours d’eau de la planète, le Rio Grande s’assèche, victime de sa
surexploitation. D’après Fred Pearce, il est urgent de diminuer radicalement
notre consommation d’eau.
Ils ne servent pas du jus de
chaussette, au café Alamo de Presidio, une petite commune rurale du Texas,
voisine de la frontière avec le Mexique. Et ils font bien. Les temps sont durs,
se plaint Terry Bishop. A l’en croire, les terres de la région, baignées par le
Rio Grande, sont cultivées depuis plus longtemps qu’aucune autre parcelle du
territoire américain – au moins six cents ans. Elles ont abrité des chasseurs
de scalps, un bagne ; elles ont vu des attaques de Comanches, des missionnaires
espagnols, des révolutionnaires mexicains dévastant tout sur leur passage et même
un boom démographique à l’issue d’une récente amnistie d’étrangers.
Pendant
tout ce temps, elles ont été exploitées. Mais, bientôt, elles seront à nouveau
envahies d’armoise et de tamaris. En montant sur la digue, au bout de son
dernier champ, Bishop me montre la cause de tous ses problèmes : le puissant
Rio Grande d’hier n’est plus qu’un paresseux filet d’eau brunâtre. Il n’y a pas
eu d’inondation digne de ce nom depuis 1978 et, sur 300 kilomètres en
amont de Presidio, le Rio Grande n’a plus véritablement de lit. On l’appelle le
fleuve oublié.
Seul un filet d’eau
parvient jusqu’à la mer
En qualité de propriétaire, Bishop a le droit de prélever 10 millions de mètres cubes d’eau par an dans le fleuve : de quoi irriguer ses terres et cultiver presque tout ce qu’il souhaite. Mais, ces derniers temps, il ne peut utiliser que le quart de ce volume. Même quand il y a de l’eau, “elle est trop calée pour cultiver autre chose que de la luzerne”, dit-il. La seule activité rentable aujourd’hui est le tourisme dans le désert. Une ancienne mine d’argent située à quelques kilomètres de là a été transformée en ville fantôme, et le fort de Ciboulot Creek (érigé au milieu du XIXè siècle) est devenu un lieu de villégiature haut de gamme attirant des personnalités comme Mick Jagger. On récolte des touristes, c’est la nouvelle occupation, ironise Bishop.
Sur la carte, le Rio Grande
est le cinquième fleuve d’Amérique du Nord et l’un des vingt plus longs du
monde. Son cours principal s’étend sur 3.000 kilomètres
depuis les neiges des Rocheuses du Colorado jusqu’au golfe du Mexique, en
passant par le Nouveau-Mexique et le Texas. Le principal ouvrage réalisé sur le
Rio Grande est le barrage d’Elephant Butte, avec son lac de retenue, qui a été
construit en 1915 près d’El Paso, au Texas (à environ 300 kilomètres en
amont de Presidio). Un barrage qui a changé le fleuve à jamais. Les flots
sauvages, indomptés, du Rio Grande, qui ont rayé des villages de la carte et
coulaient jadis à travers Albuquerque (dans le centre du Nouveau-Mexique, au
sud-ouest de Denver), ont été domestiqués et canalisés pour l’irrigation.
Aujourd’hui, pratiquement toute l’eau du fleuve est accumulée dans le lac
d’Elephant Butte et dans celui de Caballo, en aval, pour alimenter El Paso et
les fermes environnantes. Plus de 9 millions d’habitants en sont tributaires.
Mais ce sont les agriculteurs qui en font le plus grand usage. Les quatre cinquièmes
de l’eau servent à l’irrigation, la plus grande partie étant destinée à la
culture de deux des plantes qui en absorbent le plus : le coton et la luzerne.
Et les pertes sont énormes. Seulement 40% de l’eau atteint les champs, plus de
deux mètres s’évaporant au soleil dans les lacs. En temps normal, seul un filet
d’eau parvient jusqu’à la mer. Mais, depuis le milieu des années 1990, décennie
marquée par une grande sécheresse dans le bassin du Rio Grande, le débit a
atteint son niveau le plus bas. En 2001, l’eau a même cessé de couler. Un banc
de sable de 100 mètres
de large a obstrué le lit à partir du golfe du Mexique. Au bout de cinq mois,
les eaux ont fini par emporter le sable, mais le banc s’est reformé et, pendant
pratiquement deux ans, on a pu rouler en voiture sur la plage entre les
Etats-Unis et le Mexique.
5.000 litres pour faire pousser 1 kilo de riz !
Les fleuves incarnent
souvent notre monde. Existe-t-il un livre plus représentatif des Etats-Unis que
celui qui décrit le voyage de Huckleberry Finn sur le Mississippi ? Ou un
meilleur moyen de visiter Londres que de descendre la Tamise jusqu’à Greenwich ?
Des millions d’Indiens conservent chez eux des bouteilles d’eau du Gange, le
fleuve sacré. Nous fantasmons sur le Danube bleu et sur la Seine, et nous nous
disputons le Jourdain et les fleuves de Babylone.
Pourtant, on assiste à un phénomène préoccupant : les mers intérieures et les lacs s’assèchent. Les vieilles leçons de géographie ne correspondent plus à la réalité. Certains des plus grands fleuves du monde sont en train de disparaître : le Nil en Egypte, le fleuve Jaune en Chine, l’Indus au Pakistan, le Colorado et le Rio Grande aux Etats-Unis – tous ensevelis sous le sable, parfois à des centaines de kilomètres de la mer.

Lac Tchad - Assèchement - Photo NaturenDanger
Nous sommes peu nombreux à connaître
la quantité d’eau que nous consommons quotidiennement. Rien que pour la
boisson, nous en utilisons en moyenne 5 litres par jour. En Europe de l’Ouest, la
consommation globale – avec l’eau de lavage, des toilettes, etc. – se limite à 150 litres , mais, dans
certains pays, elle peut atteindre le double. C’est le cas notamment de
l’Australie, où, avec l’arrosage des pelouses, le remplissage des piscines et
autres usages extérieurs, le chiffre moyen dans les banlieues des grandes
villes est de 350 litres.
Aux Etats-Unis, il s’élève à 400
litres.
Il est possible d’économiser cette eau, mais,
aussi louables que soient nos efforts pour prendre une douche au lieu d’un
bain, placer une brique dans le réservoir de la chasse d’eau ou fermer le
robinet pendant que nous nous brossons les dents, il serait illusoire de croire
que c’est la consommation domestique qui vide les plus grands fleuves du monde.
C’est seulement lorsque nous nous penchons sur la quantité requise pour
cultiver nos denrées alimentaires que les chiffres deviennent stupéfiants : il
faut par exemple 2.000 a 5.000 litres
d’eau pour faire pousser un kilo de riz, soit une quantité supérieure à celle consommée
par bien des ménages en une semaine. Avec les céréales fourragères, on atteint
des sommets 11.000
litres : pour produire un steak haché de 120 grammes et de 2.000 à 4.000 litres pour un
litre de lait. Et le fromage ? La fabrication d’un kilo de cheddar ou de brie
requiert . 5.000 litres
d’eau. En bon Occidental friand de viande et de lait, je consomme plus de 100
fois mon poids d’eau par jour.
Il est temps de prôner la
conservation des ressources en eau, mais sans aller jusqu’à acheter des
tee-shirts portant des inscriptions du genre “Economise l’eau : prends tes
bains avec un ami”. Le message en lui-même n’est pas mauvais, mais on pourrait
remplir 25 baignoires avec l’eau requise pour cultiver les 250 grammes de coton
pakistanais qui servent à fabriquer un tee-shirt. La mondialisation de l’économie
signifie que, chaque fois que nous achetons un tee-shirt en coton pakistanais,
que nous mangeons du riz thaïlandais et que nous buvons du café d’Amérique
centrale, nous influons sur l’hydrologie de ces régions : nous consommons l’eau
de l’Indus, du Mekong et des pluies costaricaines. Ce faisant, nous contribuons
à l’assèchement des cours d’eau, dont nous subissons déjà les conséquences.
Retenues
Deux barrages géants ont été
construits chaque année dans le monde au cours des cinquante dernières années.
Les 20 plus grands fleuves de la planète sont désormais tous équipés, au moins
partiellement. Toutes tailles confondues, les quelque 45.000 barrages déjà construits
retiennent environ 15% du stock mondial d’eau douce. On estime que, dans les
pays chauds, 10% de l’eau piégée se perd chaque année en évaporation
Source :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61088&provenance=ecologie&bloc=01#
Crédits graphiques :
http://earthobservatory.nasa.gov/
http://facstaff.uww.edu/
Crédits photos :
http://mer.montagne.chez-alice.fr/
http://www.iiahmn.fr/
mercredi 22 mars 2006
Pollution - L’excès de CO2 adoucit l’eau de nos océans
En raison des taux très
élevés de
gaz carbonique (ou dioxyde de carbone, ou encore CO2) dans l’atmosphère, les
plantes absorbent moins d’eau. D’où un surplus d’eau douce continentale,
qui s’écoule vers les mers.
Les fleuves déversent de plus en plus d’eau douce dans les mers. Le responsable serait le gaz carbonique. La quantité d’eau douce déversée dans les océans augmente depuis le début du siècle, mais le simple accroissement des précipitations sur les terres émergées ne suffit pas à l’expliquer entièrement.
Nicola Gedney, climatologue
au Centre Hadley
pour la recherche sur le climat de Wallingford (Royaume-Uni), et ses collègues
ont isolé un facteur important de l’augmentation du ruissellement : la
concentration élevée de CO2 dans l’atmosphère influe sur la
physiologie des plantes et induit indirectement une baisse de l’évaporation
de l’eau. En effet, la
photosynthèse des végétaux joue un rôle primordial dans le cycle planétaire
de l’eau, en influant sur l’évaporation de l’eau et en modérant ainsi le
transfert de l’eau des continents vers l’atmosphère.
L’augmentation de la
concentration du
CO2 atmosphérique entraîne une fermeture des stomates foliaires (ces
orifices microscopiques qui s’ouvrent et se ferment sont présents en forte
concentration sur les feuilles des végétaux : ils régulent les échanges avec
l’air ambiant et l’évacuation de l’eau de la plante sous forme de vapeur), ce
qui réduit ainsi la déperdition d’eau par les feuilles et diminue par
conséquent l’évaporation continentale dans son ensemble. Le gaz carbonique est
la monnaie d’échange de la
photosynthèse végétale : les plantes absorbent le
CO2 présent dans l’atmosphère et l’incorporent dans leurs tissus sous forme
de composés carbones organiques. Cette absorption de
CO2 s’effectue par l’intermédiaire des stomates.
Cette eau en surplus va
alimenter le ruissellement
Durant cet échange gazeux, de l’eau se perd inévitablement dans l’atmosphère via les mêmes stomates. Ce processus de transpiration des plantes régule le transfert de l’eau à la fois du sol vers les végétaux (la transpiration des feuilles est le moteur principal de l’absorption de l’eau du sol par les racines) et des plantes vers l’atmosphère.

Photo : http://galileo.cyberscol.qc.ca
Sur un sol couvert de végétation (comme les forêts tropicales), la transpiration végétale peut contribuer sensiblement à l’échelle planétaire à l’évapotranspiration, qui représente la somme de la transpiration végétale et d’autres types d’évaporation de l’eau du sol. Les plantes peuvent contrôler l’ouverture et la fermeture des stomates suivant les changements de leur environnement. Dans une atmosphère à teneur élevée en CO2, elles ont tendance à utiliser plus efficacement l’eau du sol. Les stomates ne s’ouvrent pas autant ou aussi longtemps, et l’eau s’échappe en moindre quantité. L’évapotranspiration continentale est donc réduite, le sol est plus humide, et cette eau de surface en surplus va s’écouler et alimenter en grande quantité le ruissellement continental.
A l’origine, Gedney et son
équipe ont étudié quatre facteurs qui auraient pu contribuer à cet
accroissement du ruissellement continental : le
changement climatique – qui entraîne des modifications des températures et
de précipitations –, les nouvelles méthodes d’exploitation des terres agricoles
et leurs répercussions sur la couverture végétale, le présumé “obscurcissement
du soleil” du à l’aggravation de la pollution atmosphérique, et l’impact direct
du CO2
sur la transpiration végétale.
Les chercheurs ont simulé les conséquences de chacun de ces facteurs sur l’écoulement de surface, puis ils ont comparé les résultats avec les observations historiques que l’on a faites de l’écoulement continental. L’analyse des auteurs montre que l’évolution modélisée de l’écoulement correspond à l’évolution observée d’un seul facteur : celle de l’effet direct du CO2 sur la transpiration. Par déduction, ils ont attribué l’augmentation du ruissellement continental du siècle passé à l’effet sur la physiologie des plantes d’un accroissement de la concentration du CO2 dans l’atmosphère.
Cependant, comme pour toute
analyse statistique, ces résultats sont très dépendants de la conception
expérimentale de l’étude et de la qualité des observations. A mesure que
progressent notre compréhension de la
biosphère terrestre et notre capacité à modéliser et à surveiller celle-ci,
il sera peut-être possible d’identifier d’autres facteurs contribuant à ces
hausses d’écoulement. Les résultats obtenus par Gedney et ses collègues n’en
représentent pas moins une étape importante vers une meilleure compréhension des
répercussions diverses et complexes des activités humaines.
Ils auront
certainement des implications sur le problème du réchauffement de surface, qui
pourrait s’aggraver, mais aussi sur les disponibilités en eau douce, qui
pourraient augmenter si le
CO2 continue d’affecter le cycle de l’eau. Cette étude ouvre également des
pistes passionnantes, comme celles consistant à utiliser les
relevés d’écoulement des cours d’eau pour suivre le fonctionnement des
écosystèmes terrestres en réaction aux changements
climatiques ou à étudier comment les modifications du ruissellement dues au
CO2
risquent d’affecter la circulation océanique.
Volcans
Une équipe allemande a
découvert que les volcans sous-marins pouvaient être une source non négligeable
de méthane, un gaz à effet de serre. Celui de Hakon Mosby, en Norvège, peut en
dégager plusieurs centaines de tonnes par an.
Liens :
http://www.ressources-pedagogiques.ups-tlse.fr/physiologie-vegetale/Com_peda/cursus%20general.htm
http://galileo.cyberscol.qc.ca/InterMet/eau/cycle_eau.htm
http://www.met-office.gov.uk/research/hadleycentre/
http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/FormationENS/Marseille-sept00/CONF-serre/effserre.htm#tendances
http://res2.agr.ca/publications/hw/02b2_f.htm
22032006._Pollution_:_L'excès_de_CO2_adoucit_l'eau_de_nos_océans. PDF
Source :
Courrier international n°
802,16/03/06
Damon Matthews, Nature
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=60898&provenance=ecologie&bloc=05
Crédit photos :
http://galileo.cyberscol.qc.ca/
dimanche 19 mars 2006
Au Forum alternatif de Mexico, une autre voix sur l'eau
Les participants
du Forum international de la défense de l'eau, organisé en marge du 4e Forum
mondial de l'eau, sont venus faire valoir une autre approche de la gestion de
cet élément précieux: "l'eau est un droit", "l'eau n'est pas une marchandise",
"non à la privatisation".
En vedette de ce forum alternatif qui a lieu de
vendredi à dimanche à Mexico, la veuve de l'ancien président français, Danielle
Miterrand, fait des aller-retour entre les deux assemblées pour plaider la cause
des alternatifs auprès des décideurs et des professionnels de l'eau.
"A
Mexico, nous sommes à un tournant, le système fait faillite, le constat d'échec
de la gestion de l'eau dans le monde est unanime. Le mouvement est irréversible
et se renforce tous les jours. Le changement viendra d'ici, de vous", affirme la
présidente de la fondation France Libertés, acclamée par les militants
alternatifs.
Les débats du Forum de la défense de l'eau se déroulent dans
l'auditorium du syndicat des télécoms du Mexique, sans accréditations ni
contrôles de sécurité, loin du 4e Forum mondial de l'eau, qui se tient dans un
centre des congrès hypermoderne.
"L'eau n'est pas une marchandise,
reprend Danielle Mitterrand, le prix de l'eau n'existe pas. Le service de l'eau
ne peut pas être l'affaire de marchands".
Les militants qui montent à la
tribune réclament que le droit à l'eau --25 à 50 litres par personne et par
jour-- soit inscrit dans la Constitution de chaque Etat et que son inscription
soit contraignante.
Le Sud-Africain Richard Mokolo défend la gratuité de
l'eau et dénonce les tentatives de privatisation: "Ceux qui privatisent l'eau
commettent un crime contre l'humanité, notre eau n'est pas à vendre".
Les
interventions les plus engagées sont ponctuées par des slogans scandés par les
délégués, dont celui emblématique du Chili de Salvador Allende: "El pueblo unido
jamas sera vencido (le peuple uni ne sera jamais vaincu)".
Le forum
officiel, "c'est le forum de l'attaque de l'eau, celui des prédateurs de l'eau,
il n'a pas de légitimité, car il n'a pas ouvert suffisamment d'espaces de
débat", dénonce une militante argentine, Ana Lopez.
"Le combat, c'est le
droit à l'eau. Comment faire appliquer le droit à l'eau, car plus personne ne le
remet en cause aujourd'hui", explique Joanne Leclerc, une étudiante française
qui prépare une thèse sur le partenariat public-privé dans le secteur de
l'eau.
Dans les couloirs du syndicat des télécoms, un Indien échange des
informations avec un Argentin et un Allemand.
Arvind Kejriwal arrive de
New Delhi, fier d'avoir contribué à mettre en échec le projet de privatisation
du système de distribution d'eau de la capitale de l'Inde, avec son ONG
Parivartan.
Il est à Mexico pour trouver "une alternative viable", un
modèle à soumettre aux autorités indiennes.
Sur la place de la
révolution, dans le centre de Mexico, des tentes ont été installées pour abriter
des débats et des rencontres entre les alternatifs venus des cinq
continents.
A deux pas de là, un "tribunal latino-américain de l'eau" se
penche sur une quinzaine de dossiers brûlants, mais les accusés, les
multinationales ou les gouvernements corrompus, ne prennent pas la peine de
plaider leur cause.
Source :
Terre-Sacrée - 2006-03-18
mardi 14 mars 2006
4ème Forum mondial de l’eau : 1 habitant sur 5 n'a pas accès à l'eau potable
Le Forum mondial de l'eau s'ouvre aujourd'hui à Mexico. Cet
évènement mondial doit permettre à ses participants de réfléchir aux
moyens nécessaires pour que l'accès à l'eau ne soit plus un luxe et/ou
synonyme de mort.
Ce sont plus de 5 000 représentants d'Etats, d'institutions
internationales, d'ONG, d'experts et de professionnels qui se
réunissent du 16 au 22 mars pour cette 4e rencontre internationale
organisée par le Conseil mondial de l'eau.
Le thème central du forum, « L’action locale pour un défi global »,
s’inscrit dans les efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire
pour le développement, fixés par la communauté internationale. C'est
pourquoi, les autorités locales occuperont une place privilégiée, au
cœur même du Forum.
L’eau, une responsabilité partagée
Bien qu’elles soient réparties de manière inégale, les ressources en
eau douce sont loin de manquer à l’échelle de notre planète.
Pourtant, du fait de la mauvaise gestion, de moyens limités et des
changements environnementaux, quasiment un habitant de la planète sur
cinq n’a toujours pas accès à l’eau potable et 40% de la population
mondiale ne disposent pas d’un service d’assainissement de base,
indique le deuxième Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en
valeur des ressources en eau.
Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement tue 8 millions
d’êtres humains chaque année et représente à ce titre la première cause
de mortalité dans le monde, un défi majeur et crucial pour l'humanité.
Ce rapport, qui est publié tous les trois ans, représente l’évaluation
des ressources en eau douce de la planète la plus complète à ce jour.
Cette édition - intitulée « L’eau, une responsabilité partagée » - met
l’accent sur l’importance des modalités de gouvernance dans la gestion
des ressources mondiales en eau et dans la lutte contre la pauvreté. En
effet les systèmes de gouvernance « déterminent qui peut avoir quelle
eau, quand et comment, et décident qui a droit à l’eau et aux services
connexes ». Ces systèmes ne reposent pas uniquement sur les
gouvernements, mais aussi sur les autorités locales, le secteur privé
et la société civile. Ils régissent en outre un large éventail de
questions étroitement liées à celle de l’eau, comme la santé et la
sécurité alimentaire, le développement économique, l’utilisation des
sols et la préservation des écosystèmes dont dépendent nos ressources
en eau.
Principales conclusions du rapport
Le
Plan de mise en oeuvre de Johannesburg, adopté par les États membres
lors du Sommet mondial pour le développement durable (2002), prend acte
du rôle capital que joue l’eau douce dans les domaines de la sécurité
et du développement humains et invite les pays à élaborer des plans de
gestion intégrée des ressources en eau et de valorisation de l’eau
d’ici à 2005. Le rapport indique qu’environ 12% des pays seulement ont
accompli ce travail jusqu’à présent, bien que nombre d’autres aient
enclenché un processus dans ce sens.
On constate en outre que les crédits alloués à l’eau ne progressent
pas. D’après le rapport, l’aide publique au développement (APD) totale
consacrée au secteur de l’eau au cours de ces dernières années s’élève
en moyenne à 3 milliards de dollars par an, à laquelle on peut ajouter
1,5 milliards de dollars accordés au secteur sous forme de prêts non
concessionnels, principalement par la Banque mondiale. Cependant, seul
un faible pourcentage (12%) de ces fonds parvient effectivement à ceux
qui en ont le plus besoin. Enfin, seuls 10% environ des crédits sont
alloués à l’élaboration de politiques, à la planification et à la
conception de programmes en matière de gestion de l’eau.
De plus, les investissements du secteur privé dans le domaine de
l’approvisionnement en eau sont en recul. Au cours des années 1990, on
estime que le secteur privé a investi 25 milliards de dollars dans les
services d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les pays
en développement, principalement en Amérique latine et en Asie.
Cependant, beaucoup de grandes multinationales présentes dans le
secteur de l’eau ont commencé à réduire leurs activités, voire à y
renoncer, à cause des risques politiques et financiers importants
auxquels elles étaient exposées.
Même si les résultats atteints par le secteur privé n’ont souvent pas
été à la hauteur ni des attentes des autorités des pays en
développement, ni des pays donateurs, le rapport insiste sur le fait
que « ce serait une erreur » de faire une croix sur l’action du secteur
privé. En effet, des gouvernements en grande difficulté financière dont
les réglementations sont insuffisantes « sont loin d’être bien placés
pour résoudre les problèmes de mauvaise gestion des ressources en eau
et d’insuffisance des services d’approvisionnement en eau » estime-t-il.
Une consommation en eau multipliée par 6
La consommation en eau s’est multipliée par six au cours du XXe siècle,
alors que la population mondiale ne s’est multipliée que par trois.
Notre capacité à satisfaire une demande planétaire toujours croissante,
indique le rapport, dépendra d’une bonne gouvernance et d’une bonne
gestion des ressources disponibles.
Exercer une bonne gouvernance nécessite également de respecter « les
libertés essentielles, comme la liberté d’expression et de droit de
s’organiser » rappelle le rapport. Il souligne que « si les citoyens ne
peuvent avoir accès à des informations de base relatives à la qualité
de l’eau et aux réserves disponibles, ils n’ont quasiment aucune chance
de pouvoir s’opposer à des aménagements hydrauliques qui nuisent à
l’environnement ou de mettre les instances gouvernementales concernées
devant leurs responsabilités ».
Les inégalités dans la répartition des ressources en eau sont criantes
: alors que les pays industrialisés disposent de 400 à 600 litres d'eau
par jour et par habitant, les "triangles de la soif" du Moyen-Orient au
Pakistan ou en Afrique sub-saharienne peinent à atteindre quelques
dizaines de litres d'eau par jour et par habitant.
De plus, les
catastrophes naturelles sont de plus en plus nombreuses et 90% d'entre
elles sont liées à l'eau. Elles sont la conséquence d'une mauvaise
utilisation des sols. La sécheresse dramatique qui progresse en
Afrique de l'Est où l'on a procédé à des abattages d'arbres à très
grande échelle afin de produire du charbon de bois et du bois de
chauffage en est un exemple tragique, relève le rapport.
Le rapport cite également le cas du lac Tchad, en Afrique, qui a
perdu près de 90% de sa superficie depuis les années 1960,
principalement à cause du surpâturage, de la déforestation et de grands
projets d'irrigation non durables.
Deux personnes sur cinq vivent aujourd'hui dans des zones susceptibles d'être inondées, notamment du fait de l'augmentation du niveau de la mer. Les pays les plus exposés sont le Bangladesh, la Chine, les États-Unis, l'Inde, le Pakistan, les Pays-Bas, les Philippines et les petits États insulaires en développement, affirme l'ONU. Le rapport insiste sur le fait que les changements climatiques ne feront qu'aggraver cette situation.
Une situation inacceptable
"Mexico sera l'occasion de démontrer qu'on ne peut continuer comme ça.
Si rien ne bouge, la grande majorité des pays du monde sera confronté à
de graves pénuries dans une génération", prévient Jean-François
Donzier, président de l'Organisation internationale de l'eau (OIEau),
organisme de coopération.
Selon le Conseil mondial de l'eau, 20 à 30 milliards de dollars par an
jusqu'en 2015 seront nécessaires pour réaliser les objectifs du
Millénaire pour le développement.
Références
Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)
En savoir plus
México 2006 : 4th World Water Forum (en anglais ou espagnol)
"L'eau, une responsabilité partagée" - 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (format PDF)
A lire :
Retrouvez le dossier de presse "Spécial Journée Mondiale de l'Eau" de Solidarités http://www.solidarites.org/Actualites/eau/pdf/DPsolidarites122005.pdf
Retrouvez aussi les actions d'Unicef pour l'assainissement de l'eau dans le monde
http://www.unicef.org/french/wes/index.html
A voir : pour tout savoir sur les problèmes liés à l'eau
http://www.cskamloup.qc.ca/enseigne/portage/
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/mondial/04_risque.htm
Source :
Actu-Environnement
Notre Planète Info
Crédit photos :
http://www.grida.no/climate/
vendredi 17 février 2006
Qu'est-ce qu'un tsunami ? Comment se forme-t-il ?
Qu'est-ce qu'un tsunami ?
Comment se forme-t-il ?
Quelle est sa vitesse de propagation ?
Comment peut-on le prévenir ?
Quelles sont ses caractéristiques physiques ?
Toutes les réponses se trouvent dans cet article, très complet je l'espère. Vous trouverez à la fin de l'article des liens, des définitions, des liens vidéos, etc. ainsi que deux fichiers au formats PDF, un pour le dossier un deuxième pour les images : un seul fichier aurait été trop lourd. Alors bonne lecture !!!
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Retour sur le raz-de-marée du 26 décembre 2004
A l'origine du raz-de-marée : un séisme exceptionnel
Le 26 décembre 2004, à 7h58 (heure locale), l’Institut géologique américain
(USGS) détecte dans l’océan Indien un séisme d’une magnitude
exceptionnelle, 9 sur l’échelle de Richter. Son épicentre se situe au
large de l'île de Sumatra, plus exactement à 250 km au sud/sud-est de
la ville de Banda Aceh, à une profondeur de 10 km.
L’hypocentre du séisme – ou foyer – se situe quant à lui plus en
profondeur, à 30 km exactement, au niveau d’une région très sensible :
une zone de friction entre les plaques tectoniques indo-australienne et
eurasienne.
Il y a 50 millions d’années, la plaque
indo-australienne est en effet entrée en collision avec la plaque
eurasienne. Elle avance encore actuellement à la vitesse de 5 cm par an
vers le nord. Or, au fil des ans, la tension entre les deux plaques
s’accumule.
Lorsque celle-ci devient trop forte, l’énergie est libérée
brutalement sous forme de séismes.
Mais la libération d’énergie qui a eu lieu le 26 décembre dépasse
pratiquement tout ce qui a été observé jusqu’alors : elle équivaut en
effet à l’explosion de 30 000 bombes atomiques similaires à celle
d’Hiroshima ! La zone du séisme s’est ainsi soulevée brusquement d’une
vingtaine de mètres, déplaçant à son tour la colonne d’eau située à sa
verticale.
Une série de vagues s’est alors formée à la surface :
des vagues très rapides (500 à 800 km/h), d’une très grande longueur
d’onde mais peu élevées.

Sumatra Tsunami 2004. Après et Avant
Pour de nombreux bateaux navigant en pleine mer, le phénomène est ainsi passé inaperçu. C’est seulement en se rapprochant des côtes que le raz-de-marée ou tsunami (“vague portuaire“ en japonais) s'est formé : en raison de la faible profondeur des fonds côtiers, la hauteur des vagues a augmenté subitement, atteignant jusqu’à 15 m dans certaines régions.
Simulation du raz de marée survenus au sud est
asiatique le 26 décembre 2004 - elle fait 5,8 Mo, mais elle en vaut la
peine ICI (source : http://www.jp-petit.com/)
Un tsunami (du japonais 津 tsu, port, et 波 nami, vague, donc littéralement « vague portuaire ») est une onde provoquée par un rapide mouvement d'un grand volume d'eau (océan ou mer). Ce mouvement est en général dû à un séisme, à une éruption volcanique de type explosive ou bien à un glissement de terrain de grande ampleur. Un impact météoritique peut aussi en être la cause, de même qu'une explosion atomique sous-marine. Ainsi, contrairement aux vagues, un tsunami n'est pas créé par le vent.
Bien que les tsunamis atteignent une vitesse de 800 km/h quand le fond de l'océan est profond, ils sont imperceptibles au large car leur amplitude n'y dépasse que rarement le mètre pour une période (temps entre deux vagues successives) de plusieurs minutes à plusieurs heures ; il ne faut donc pas les confondre avec les vagues scélérates qui provoquent des naufrages en haute mer. En revanche, ils peuvent provoquer d'énormes dégâts sur les côtes où ils se manifestent par
Dans certains cas assez rares, le tsunami peut prendre la forme d'une vague déferlante ou, sur un fleuve, d'un mascaret.
En fonction de l'intensité de l'action mécanique qui les génère et
de la géométrie de l'océan, ils se propagent sur des milliers voire une
dizaine de milliers de kilomètres et peuvent toucher plusieurs continents,
dans des zones où le séisme ou l'éruption volcanique ne sont pas
détectés. Lors d'un fort tremblement de terre en zone côtière, ils sont
généralement plus meurtriers et destructeurs que la secousse elle-même.

Tsunami à Malé aux Maldives, le 26 décembre 2004.
Sommaire
Etymologie
Le terme tsunami (kanji : 津波) est un mot japonais composé de tsu (津), le port, le gué, et de nami (波), la vague ; il signifie littéralement « vague portuaire ». Elle fut nommée ainsi par les pêcheurs qui, n'ayant rien perçu d'anormal au large, retrouvaient leur ville portuaire ravagée. Le mot est francisé, il prend donc un s au pluriel (des tsunamis).
Dans l'expression française « raz-de-marée », le terme « raz » désigne un courant rapide. C'est un mot d'origine viking qui a été importé lors de l'invasion de la Normandie, puis est passé dans le breton avant de passer dans le français. Il a également donné le nom à la Pointe du Raz, et le mot anglais race (course), qui évoque également la rapidité, a la même étymologie.
Le problème du terme « raz-de-marée » est que le phénomène n'a rien à voir avec les marées, qui sont provoquées par l'attraction de la lune et du soleil ; le raz de marée est provoqué par des événements d'origine terrestre. L'association avec les marées fait référence à son apparence, comme une crue extrêmement rapide du niveau de la mer, plutôt que comme une vague géante. Par ailleurs le terme de raz-de-marée reste imprécis car il ne préjuge pas de l'origine sismique du phénomène : le passage d'un ouragan peut également élever le niveau de l'eau d'un à deux mètres et provoquer des inondations similaires.
Pour éviter l'association fausse avec les marées et pallier l'imprécision du terme de raz-de-marée, les scientifiques préfèrent le mot tsunami, officialisé en 1963. Le terme est passé par ailleurs dans la langue courante.
Création, propagation et déferlement
Un tsunami est créé lorsqu'une grande masse d'eau est déplacée. Cela peut être le cas lors d'un séisme sous-marin important, d'une magnitude de 7 ou plus sur l'échelle de Richter, lorsque le niveau du plancher océanique le long d'une faille s'abaisse ou s'élève brutalement (voir Fig. 1), lors d'un glissement de terrain côtier ou sous-marin, ou lors d'un impact par une météorite. Il est notable qu'un fort séisme ne produit pas nécessairement un tsunami : tout dépend de la manière dont se modifie le niveau du plancher océanique aux alentours de la faille.
Le déplacement d'eau se propage de proche en proche et crée un mouvement de grande longueur d'onde (généralement quelques centaines de kilomètres) et de grande période (quelques dizaines de minutes). Lorsque la cause du tsunami a lieu près d'une côte, celle-ci peut être atteinte en moins d'une heure ; on parle alors de tsunami local.
Certains tsunamis sont capables de se propager sur des distances de plusieurs milliers de kilomètres et d'atteindre l'ensemble des côtes d'un océan en moins d'une journée. Ces tsunamis de grande étendue sont généralement d'origine tectonique, car les glissements de terrain et les explosions volcaniques produisent généralement des ondes de plus courte longueur d'onde qui se dissipent rapidement.
Il faut garder à l'esprit que ce n'est pas principalement la hauteur du tsunami qui en fait sa force destructrice
mais la durée de l'élévation du niveau de l'eau et la quantité d'eau
déplacée à son passage : si des vagues de plusieurs mètres de hauteur,
voire d'une dizaine de mètres, sont légion sur les côtes pacifiques,
elle ne transportent pas assez d'eau pour pénétrer dans les terres.
Au
contraire, un tsunami d'une hauteur d'un ou deux mètres peut s'avérer
ravageur, car la quantité d'eau qu'il transporte lui permet de déferler
jusqu'à plusieurs centaines de mètres à l'intérieur des terres si le
relief est plat et sans obstacles naturels (arbres). On peut voir le
phénomène sous un autre angle : une vague classique, d'une période d'au
plus une minute, n'élève pas le niveau de l'eau suffisamment longtemps
pour qu'il pénètre profondément, tandis que le niveau des eaux s'élève
au dessus de son niveau normal pendant 5 à 30 minutes lors du passage
d'un tsunami.

Fig. 1 - Vie d'un tsunami : création par un séisme, propagation et déferlement sur les côtes
Dangers liés aux tsunamis
Les dangers liés aux tsunamis sont dus à l'inondation qui en résulte, à
la force du courant qu'ils engendrent tant lors du flux que du reflux
et à sa capacité à happer les personnes au large.
Pertes humaines
Les victimes emportées par un tsunami peuvent recevoir divers coups par les objets charriés (morceaux d'habitations détruites, bateaux, voitures, etc.) ou être projetées violemment contre des objets terrestres (mobilier urbain, arbres, etc.) : ces coups peuvent être mortels ou provoquer une perte des capacités menant à la noyade. Certaines victimes peuvent aussi être piégées sous les décombres d'habitations. Enfin, le reflux du raz-de-marée est capable d'emmener des personnes au large, où elles dérivent et, sans secours, meurent de noyade par épuisement ou de soif.
Dans les jours et semaines suivant l'événement, le bilan peut s'alourdir, en particulier dans les pays pauvres. L'après raz-de-marée peut être plus mortel que la vague elle-même. Les maladies liées à la putréfaction de cadavres, à la contamination de l'eau potable et à la péremption des aliments sont susceptibles de faire leur apparition. La faim peut survenir en cas de destruction des récoltes et des stocks alimentaires.
Pour exemple, le Tsunami du 26 décembre 2004 a fait plus de 300 000 morts.
Dégâts
Les tsunamis sont susceptibles de détruire habitations, infrastructures et flore en raison :

Train renversé par le tsunami du 26 décembre 2004 au Sri Lanka.
De plus, dans les régions plates, la stagnation d'eaux maritimes
saumâtres peut porter un coup fatal à la faune et à la flore côtières,
ainsi qu'aux récoltes. Sur les côtes sableuses ou marécageuses, le
profil du rivage peut être modifié par la vague et une partie des
terres, immergées.
Prévention des tsunamis
La présence d'un système d'alerte permettant d'alerter la population
quelques heures avant la survenue d'un tsunami, la sensibilisation des
populations côtières aux risques et aux gestes de survie, et la
sécurisation de l'habitat permettent de sauver la plupart des vies
humaines.
Système d'alerte
Il suffit généralement de s'éloigner de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres des côtes ou d'atteindre un promontoire élevé de quelques mètres à quelques dizaines de mètres pour être épargné. La mise à l'abri ne prend donc que quelques minutes à un quart d'heure, aussi un système d'alerte permet-il d'éviter la plupart des pertes humaines.
Un dispositif de surveillance et d'alerte, utilisant une maille de
sondes sub-océanique et traquant les séismes potentiellement
déclencheurs de tsunamis, permet d'alerter les populations et les
plagistes de l'arrivée d'un tsunami dans les pays donnant sur l'océan
pacifique : le Centre d'alerte pacifique de tsunami, basé sur la plage d'Ewa à Hawaii, non loin d'Honolulu.
Sécurisation de l'habitat
A Hawaii, où le phénomène est fréquent, les règlements d'urbanisme imposent que les constructions proches du rivage soient bâties sur pilotis.
A Malé, la capitale des Maldives, une rangée de tétrapodes en béton dépassant de 3 mètres le niveau de la mer est prévu pour diminuer l'impact des tsunamis.
Sensibilisation
La sensibilisation au phénomène et à ses dangers est également un facteur déterminant pour sauver des vies humaines, car toutes les côtes ne possèdent pas de système d'alarme - les côtes des océans Atlantique et Indien en sont notamment dépourvues. De plus, certains tsunamis ne peuvent être détectés à temps (tsunamis locaux).
Deux indices annonçant la survenue possible d'un tsunami sont à reconnaître et impliquent qu'il faut se rendre en lieu sûr :

Panneau de prévention des tsunami en Alaska, États-Unis
Si l'on est surpris par le raz-de-marée, grimper sur le toit d'une
habitation ou la cime d'un arbre solides, tenter de s'accrocher à un
objet flottant que le tsunami charrie sont des solutions de dernier
recours. En aucun cas, il n'est sûr de revenir auprès des côtes dans
les heures suivant le raz-de-marée, car celui-ci peut être composé de
plusieurs vagues espacées de quelques dizaines de minutes à plusieurs
heures.
Les barrières naturelles
Un rapport publié par le PNUE suggère que le tsunami du 26 décembre 2004 a causé moins de dégâts dans les zones où des barrières naturelles, telles que les mangroves, les récifs coralliens ou la végétation côtière, étaient présentes.
Fréquence et localisation des tsunamis
Au XXe siècle, dix tsunamis par an furent enregistrés, dont un et demi par an a provoqué des dégâts ou des pertes humaines. Sur cette période d'un siècle, sept provoquèrent plus d'un millier de morts, soit moins d'un tous les dix ans.
80% des tsunamis enregistrés le sont dans l'océan Pacifique ; parmi les huit tsunamis ayant causé plus d'un millier de victimes depuis 1900, seul le tsunami du 26 décembre 2004 n'a pas eu lieu dans l'océan Pacifique.
Caractéristiques physiques d'un tsunami
Propagation en haute mer
En pleine mer, le tsunami se comporte comme la houle : c'est une onde à propagation elliptique, c'est-à-dire que les particules d'eau sont animées d'un mouvement elliptique à son passage. Il n'y a (presque) pas de déplacement global de l'eau, une particule retrouve sa position initiale après le passage du tsunami. La figure 2 illustre le déplacement des particules d'eau au passage de la vague.
Mais, contrairement à la houle, le tsunami provoque une oscillation
de l'eau aussi bien en surface (un objet flottant est animé d'un
mouvement elliptique à son passage, cf. point rouge du haut sur la Fig.
2) qu'en profondeur (l'eau est animée d'une oscillation horizontale
dans le sens de la propagation de l'onde, voir le point rouge du bas
sur la Fig. 2). Ce fait est lié à la grande longueur d'onde du tsunami,
typiquement quelques centaines de kilomètres, qui est très supérieure à
la profondeur de l'océan - une dizaine de kilomètres tout au plus. Il
en résulte que la quantité d'eau mise en mouvement est bien supérieure
à ce que la houle produit ; aussi le tsunami transporte-t-il beaucoup
plus d'énergie que la houle.

Fig. 2 - Mouvement d'une particule d'eau lors du passage d'un tsunami
en haute mer. Le mouvement des particules et l'amplitude du tsunami
sont exagérés pour rendre le graphique lisible.
Caractéristiques fondamentales
Un tsunami possède deux paramètres fondamentaux :
Ces paramètres sont sensiblement constants au cours de la propagation du tsunami, dont la perte d'énergie par friction est faible du fait de sa grande longueur d'onde.
Les tsunamis d'origine tectonique ont des périodes longues,
généralement entre une dizaine de minutes et plus d'une heure.
Les
tsunamis générés par des glissements de terrain ou l'effondrement d'un
volcan ont souvent des périodes plus courtes, de quelques minutes à un
quart d'heure.
Les autres propriétés du tsunami comme la hauteur de la vague, la
longueur d'onde (distance entre les crêtes) ou la vitesse de
propagation sont des quantités variables qui dépendent de la
topographie et/ou des paramètres fondamentaux E et T.

Fig. 3 - Schéma d'une vague de tsunami : longueur d'onde et amplitude (notée I sur la figure).
Longueur d'onde
La plupart des tsunamis ont une longueur d'onde supérieure à la centaine de kilomètres, bien supérieure à la profondeur des océans qui ne dépasse guère 10 km, de sorte que leur propagation est celle d'une vague en milieu « peu profond ». La longueur d'onde λ dépend alors de la période T et de la profondeur de l'eau h selon la relation :
où g = 9,81 m˙s-2 est la gravité, ce qui donne numériquement
La période spatiale ou longueur d'onde est le plus souvent comprise
entre 60 km (période de 10 min et profondeur de 1 km), typique des
tsunamis locaux non tectoniques, et 870 km (période de 60 min et
profondeur de 6 km), typique des tsunamis d'origine tectonique.

Fig. 4 - Propagation du tsunami en profondeur variable : augmentation
de l'amplitude, diminution de la longueur d'onde et de la vitesse en
milieu peu profond
Vitesse de propagation
Pour les tsunamis de période suffisamment longue, typiquement une dizaine de minutes, soit la plupart des tsunamis d'orgine tectoniques, la vitesse v de déplacement d'un tsunami est fonction de la seule profondeur d'eau h :
Cette formule peut être utilisée pour obtenir une application numérique :
ce qui signifie que la vitesse est de 870 km/h pour une profondeur
de 6 km et de 360 km/h pour une profondeur d'un kilomètre.
La figure 4.
illustre la variabilité de la vitesse d'un tsunami, en particulier le
ralentissement de la vague en milieu peu profond, notamment à
l'approche des côtes.
De la variabilité de cette vitesse de propagation, il résulte une réfraction
de la vague dans les zones peu profondes. Ainsi, le tsunami a rarement
l'allure d'une onde circulaire centrée sur le point d'origine, comme le
montre la Fig. 5. Toutefois, l'heure d'arrivée d'un tsunami sur les
différentes côtes est prévisible puisque la topographie des océans est
bien connue. Cela permet d'organiser au mieux l'évacuation lorsqu'un
système de surveillance et d'alerte est en place.

Fig. 5 - Propagation du tsunami du 26 décembre 2004
Amplitude
Pour des tsunamis de longue période, qui présentent peu de dissipation d'énergie même sur de grandes distances, l'amplitude A du tsunami est donnée par la relation :
c'est-à-dire que l'amplitude augmente lorsque l'eau devient moins
profonde, en particulier à l'approche des côtes (voir Fig. 4) et quand
l'énergie est plus élevée. Elle diminue avec la distance, typiquement
en
car l'énergie se répartit sur un front d'onde plus grand.
Pour les tsunamis de faible période (souvent ceux d'origine non
sismique) la décroissance avec la distance peut être beaucoup plus
rapide.
Déferlement sur les côtes
Mouvement horizontal de l'eau
Lorsque le tsunami s'approche des côtes sa période et sa vitesse diminuent, son amplitude augmente. Lorsque l'amplitude du tsunami devient non négligeable par rapport à la profondeur de l'eau, une partie de la vitesse d'oscillation de l'eau se transforme en un mouvement horizontal global, appelé courant de Stokes. Sur les côtes, c'est davantage ce mouvement horizontal et rapide (typiquement plusieurs dizaines de km/h) qui est la cause des dégâts que l'élévation du niveau de l'eau.



























