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- Bilan des gaz à effet de serre d’origine agricole en France (26/06/04)
- Le dioxyde de carbone est-il un polluant ? Question de point de vue... (05/09/03)
- Brumes de pollution menaçantes sur l'Asie (27/08/02)
- Réalités et Risques du Réchauffement Climatique (09/01/03)
- Le satellite européen Envisat (22/02/02)
mercredi 28 mars 2007
Qu'est-ce que l'’Effet de Serre ?
L''indispensable effet de serre
–
18 °C, c’est plutôt froid. Très inhospitalier, en tout cas, et peu propice à l’éclosion de la vie. C’est
pourtant la température qu’il ferait à la surface de la
Terre sans effet de serre. Cet effet permet à notre
atmosphère de se maintenir à + 15 °C en moyenne, ce
qui est beaucoup plus vivable.
L’effet
de serre, phénomène naturel, est donc la condition
indispensable à la vie sur Terre.
La Terre reçoit toute son énergie du soleil. Seule une partie de cette énergie est absorbée par la Terre et l'atmosphère. Le reste est renvoyé vers l'espace.

Grâce à cette énergie, la Terre s'échauffe. Elle réémet de la chaleur (infrarouge) qui, sans les gaz dits «à effet de serre», serait intégralement renvoyée dans l'espace.
La température à la surface de notre planète serait alors de - 18 °C. Sur Mars où de tels gaz sont absents (mais qui est aussi située plus loin du soleil), la température moyenne est de - 50 °C.

Les gaz à effet de serre interceptent une partie des infrarouges émis par la Terre. A l'échelle de la planète, la Terre réémet autant d'énergie qu'elle en reçoit. L'équilibre naturel ainsi obtenu a donné à la Terre une température moyenne de 15 °C et a permis le développement de la vie.

L'accroissement de la concentration de gaz à effet de serre, dont certains sont très efficaces même en petite quantité, retient dans l'atmosphère davantage de rayonnement infrarouge. Ce surplus artificiel d'effet de serre provoque un réchauffement du climat. Sur Vénus où l'atmosphère est presque exclusivement composée de gaz carbonique, la température moyenne est de + 420 °C.
Tous les gaz de l’atmosphère ne se conduisent pas de la même façon.
L’atmosphère, c’est surtout de l’oxygène et de l’azote. Ces deux gaz
laissent passer les rayonnements, visible et infrarouge.
D’autres gaz laissent passer le visible, mais absorbent une partie des infrarouges et les soustraient ainsi au
rayonnement terrestre repartant dans l’espace. Ce sont les gaz à effet de serre, responsables de l’effet décrit précédemment. Certains d’entre eux sont naturellement présents dans l’air comme la vapeur d’eau, le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote. Mais les activités humaines produisent de plus en plus ces trois derniers gaz (CO2, CH4, N2O). Leur concentration dans l’atmosphère augmente.
D’autres gaz sont uniquement issus de nos activités industrielles (hydrofluorocarbones ou gaz fluorés, hexafluorure de soufre, hydrocarbures perfluorés). Leur participation à l’effet de serre est récente.


La durée de vie dans l’atmosphère des gaz à effet de serre varie énormément : douze ans pour le méthane, une centaine d’années pour le gaz carbonique et... 50 000 ans pour l’hexafluorure de soufre ! Ceci veut dire que le gaz carbonique produit aujourd’hui fera encore effet dans un siècle.
Le pouvoir de réchauffement de ces gaz n’est pas le même. Un kilogramme de méthane produit autant d’effet de serre que vingt et un kilogrammes de gaz carbonique, et un kilogramme d’hexafluorure de soufre autant que vingt-quatre mille kilogrammes de gaz carbonique.
En définitive, des gaz émis en très petite quantité peuvent fortement contribuer à l’accentuation de l’effet de serre.

07122005_Qu'est_ce_que_l'effet_de_serre.pdf
Source : ADEME
mardi 7 février 2006
Les Gaz fluorés, plus dangereux que le dioxyde de carbone
Les gaz fluorés sont des gaz à effet de serre très puissants et de longue durée
de vie, qui sont utilisés dans les systèmes de réfrigération, de climatisation,
de lutte contre les incendies, de transmission électrique, ainsi que dans de
nombreux procédés industriels.

L'automobile émet, via la climatisation de puissants hydrofluorocarbures...
Petite explication
Les
gaz à effet de serre fluorés en cause sont les hydrofluorocarbures (HFC), les
hydrocarbures perfluorés (PFC) et l'hexafluorure de soufre (SF6). Ces gaz
représentent actuellement 2% de l'ensemble des émissions de gaz à effet de
serre dans l'Union européenne.
Cependant, leur effet de réchauffement
atmosphérique -autrement dit, leur potentiel de réchauffement planétaire - est
important, et beaucoup de ces gaz ont une longue durée de vie dans l'atmosphère.
L’hexafluorure de soufre a un potentiel de réchauffement planétaire 23.900 fois
plus élevé que celui du dioxyde de carbone (CO2), qui est le gaz à effet de
serre le plus répandu. La Commission estime que si aucune mesure n'était prise,
les émissions de gaz fluorés seraient, en 2010, de 50% supérieures au niveau de
1995, d'après les sources de http://www.notre-planete.info/.
Les gaz fluorés sont largement répandus dans les conditionnements d'air, les réfrigérateurs, les mousses isolantes,... On les trouve même dans les semelles de certaines chaussures de sport sophistiquées. S'ils s'échappent dans l'atmosphère, leurs effets nocifs peuvent durer des centaines, voire des milliers d'années.
On sait désormais que les gaz fluorés peuvent avoir un impact bien plus puissant et durable que le simple dioxyde de carbone sur l'atmosphère. Mais vous trouverez de plus amples informations sur le site http://www.rac-f.org/, et sur le site de l'ADEME.
Grâce aux mesures convenues aujourd'hui, ces émissions seront réduites de plus de 20% par rapport à 1995 d'ici 2012, et davantage encore ultérieurement.
La réduction de leurs émissions est imposée par
le protocole de Kyoto, et les mesures qui ont fait objet de l’accord aideront
l'Union européenne et ses États membres à atteindre les objectifs qui leur ont
été assignés en vertu dudit protocole.
Sur la base d'une proposition faite par
la Commission en août 2003, les dispositions législatives convenues le 1er
février 2006 sont constituées d’un règlement visant à lutter contre les
émissions produites par les applications fixes qui utilisent ces gaz, et
interdisant certains produits et équipements qui en contiennent, d’une part, et
d’une directive prévoyant l'élimination progressive des gaz fluorés actuellement
utilisés dans les systèmes de climatisation des véhicules, d’autre
part.
07022006_Les_Gaz_fluorés,_plus_dangereux_que_le_dyoxide_de_carbone.pdf
Source :
http://www.notre-planete.info/
http://www.europarl.eu.int/
vendredi 13 janvier 2006
Les forêts émettent des gaz à effet de serre
Le méthane (CH4) est majoritairement (depuis 1990) émis par l'élevage intensif
des bovins, les déjections animales, les cultures (comme le riz), la
fermentation des déchets organiques, les feux de forêts, l'utilisation du bois
pour le chauffage et la cuisson, l'inondation de vallées lors de la mise en eau
des barrages (avec la décomposition de la biomasse noyée) et lors du transport
et de l'exploitation du gaz et du pétrole (fuites de grisou dans les mines de
charbon, de gaz avec les gazoducs, torchères...).
Le méthane est un gaz à
effet de serre majeur dont le pouvoir de réchauffement global est 23 fois plus
puissant que le dioxyde de carbone. Alors que sa proportion dans l'atmosphère a
augmenté de plus de 150% depuis le début de l'ère industrielle, le méthane
serait également émis directement par les végétaux, via les feuilles et les
herbes sèches, ceci sans présence de bactéries.
Le méthane est connu pour
être produit par des micro-organismes dans un milieu anaérobie, c'est à dire
pauvre voire dépourvu d'oxygène. Or, Franck Keppler, de l’Institut Max Planck
(Allemagne), et ses collègues viennent de découvrir que des débris de plantes
étudiées en laboratoire, en présence d'oxygène, émettaient également du méthane,
dans des quantités non négligeables.
Plusieurs expériences ont été réalisées
dans un air privé de méthane ou encore en stérilisant les plantes pour être sûrs
qu’il n’y avait pas de bactéries, afin de conforter leurs résultats. De même,
des tests effectués sur des plantes vivantes ont révélé que les émissions de
méthane augmentaient avec la température et l’ensoleillement.
Ces
résultats, encore inexplicables, bouleversent les connaissances actuelles sur le
fonctionnement des végétaux et sur le cycle du méthane. Ils ne manqueront pas de
stimuler les scientifiques note dans la revue Nature le néo-zélandais David
Lowe, spécialiste de la chimie atmosphérique.
Dans le même temps, ils
confirment la présence d’importantes concentrations de méthane observée
récemment par satellite au-dessus des forêts tropicales. Et ils pourraient
notamment expliquer la baisse constatée des émissions mondiales de méthane (- 20
millions de tonnes par an) constatée entre 1990 et 2000, période où plus de 12%
de la forêt tropicale a disparu dans la déforestation.

Les forêts émettent du méthane en quantité non
négligeable
Les premières
estimations, fruits de l'extrapolation de ces nouveaux résultats, considèrent
que le méthane émis par les végétaux serait compris entre 62 à 236 millions de
tonnes par an, soit 10 à 30% de la production actuelle.
Les conséquences
dans la prise en compte des gaz à effet de serre dans l'évolution du climat de
la Terre sont importantes et il faudra dorénavant intégrer ces nouvelles données
dans les simulations informatiques.
Enfin, les forêts longtemps considérés
comme des puits de carbone pourraient voir leur bilan nuancer fortement dans
leur capacité à stocker les gaz à effet de serre.
13012006_Les_forêts_émettent_des_gaz_à_effet_de_serre.pdf
Source :
Planète Info
Crédit Photos :
Planète Info / Astrosurf / GemIndustries /
jeudi 12 janvier 2006
Les plantes, une source inattendue de méthane
Second gaz à effet de serre après le dioxyde de carbone, le méthane
présent dans l’atmosphère est essentiellement produit par des sources
biologiques : marais, rizières, digestion des ruminants… Les plantes
doivent désormais être ajoutées à la liste, affirment aujourd’hui des
chercheurs dans la revue Nature, car, contrairement à ce que l’on pensait, elles émettent du méthane et en quantité non négligeable.
Que
ce soit dans les zones humides ou dans l’estomac des ruminants, le
méthane est produit par des microorganismes dans des milieux pauvres
voire dépourvus en oxygène. Jusqu’à présent on ne pensait pas que le
méthane pouvait être émis dans un milieu normal, riche en oxygène.
D’où
la surprise de Franck Keppler, de l’Institut Max Planck (Allemagne), et
de ses collègues lorsqu’ils ont constaté que des débris de plantes
étudiés en laboratoire émettaient du méthane. Les chercheurs ont mené
plusieurs expériences, dans un air privé de méthane ou encore en
stérilisant les plantes pour être sûrs qu’il n’y avait pas de
bactéries, afin de conforter leurs résultats.
Les mêmes expériences menées sur des plantes vivantes ont révélé
que les émissions de méthane augmentaient avec la température et
l’ensoleillement. Les chercheurs ne savent pas encore quel mécanisme
permet la production de méthane chez la plante.

Les forêts tropicales, comme ici au
Surinam, seraient d'importantes productrices de méthane. (Max Planck
Institute for Nuclear Physics/B. Scheeren)
Cette
découverte, qui bouleverse à la fois la connaissance des végétaux et du
cycle du méthane, provoquera une véritable ruée chez les scientifiques
pour répondre aux questions qu’elle pose, écrit dans Nature le
néo-zélandais David Lowe, spécialiste de la chimie atmosphérique.
D’ores et déjà Keppler et ses collègues estiment que les plantes
émettraient 60 à 240 millions de tonnes de méthane par an, soit 10 à
30% de la production actuelle.
Ces résultats expliqueraient la
présence d’importantes concentrations de méthane observée récemment par
satellite au-dessus des forêts tropicales. Cette nouvelle source de
méthane, si son importance est confirmée, devra être intégrée dans les
modèles climatologiques passés et présents. Elle remet sérieusement en
cause l’idée d’utiliser les forêts comme ‘’puits’’ de CO2.
12012006_Les_plantes,_une_source_inattendue_de_méthane.pdf
Source : Sciences et Avenir
lundi 5 décembre 2005
Record de CO2 dans l'atmosphère terrestre
La teneur en gaz carbonique de l'atmosphère n'a jamais été aussi haute depuis
650.000 ans indique la première analyse détaillée des bulles d'air retenues
prisonnières dans la carotte de glace du « Dôme C EPICA » dans
l'Antarctique Est (voir notre actualité
). Nous vous
proposons ici un complément d'information.
Des équipes françaises ont
largement participé à l'obtention et à l'interprétation de ces résultats,
publiés dans la revue Science. Le LGGE a contribué à l'analyse des gaz à effet de serre, gaz carbonique et méthane. Les
analyses de teneur en deutérium, paramètre qui a permis de reconstituer la
température en Antarctique ont été réalisées au LSCE. Les deux laboratoires ont
contribué au développement de la chronologie.

Forage EPICA.
© CNRS Photothèque. Jean Duprat, Cécile Engrand.
La première analyse détaillée des bulles d'air
retenues prisonnières dans la carotte de glace du « Dôme C EPICA » dans
l'Antarctique Est a permis aux chercheurs européens de mesurer les teneurs en
gaz à effet de serre présentes dans l'atmosphère depuis 650.000
ans.
Cet allongement dans le passé de 210.000 ans par
rapport à la carotte de Vostok, soit deux cycles glaciaires complets, des
données concernant le gaz carbonique et le méthane atmosphériques devrait aider
les scientifiques à mieux comprendre les changements climatiques et la nature de
la période chaude actuelle sur Terre. Cet enregistrement pourrait aussi
aider les chercheurs à réduire les incertitudes dans leur prédiction des
changements climatiques à venir et à déterminer quand les hommes ont commencé à
influencer sérieusement les concentrations en gaz à effet de serre sur la
planète.

Bulles d'air emprisonnées dans la glace de la carotte EPICA.
© Lucia SIMION.
EPICA est l'acronyme de European
Project for Ice Coring in Antarctica. La nouvelle carotte glaciaire, décrite
initialement en 2004, provient d'un site de l'Antarctique Est connu sous le nom
de Dôme C EPICA. Son étude a fait l'objet d'une collaboration à long terme entre
chercheurs européens.
L'un des « Report » fait l'historique de la
relation stable liant climat et cycle du carbone au cours du Pléistocène. Le second « Report » relate les
taux atmosphériques en méthane et en oxyde nitreux sur la même période, de
390.000 à 650.000 ans avant le présent.
L'analyse
fait ressortir que la concentration en dioxyde de carbone ne cesse de croître et
se trouve déjà actuellement, à 380 parties par million en volume, un niveau plus
élevé de 27 % que le maximum atteint au cours de ces 650.000 dernières années
constate dans Science l'auteur responsable des deux études, Thomas Stocker de
l'Institut de Physique de Berne en Suisse.

La teneur en gaz carbonique de l'atmosphère n'a jamais été aussi haute depuis 650.000 ans indique la première analyse détaillée des bulles d'air retenues prisonnières dans la carotte de glace du « Dôme C EPICA » dans l'Antarctique Est.
© Science.
Il y a également un
document montrant que l'échelle de temps sur laquelle l'homme a changé la
composition de l'atmosphère est très courte comparée aux cycles naturels des
systèmes climatiques précise Stocker.
Ce nouveau travail confirme la
relation stable durant les quatre derniers cycles glaciaires entre le climat de
l'Antarctique et les teneurs en gaz à effet de serre. La nouvelle étude de
prélèvement glaciaire permet aussi de prolonger cette relation dans le passé de
deux cycles de glaciations, à une époque où les périodes
interglaciaires étaient plus douces et plus longues que les plus récentes a
aussi mentionné Dominique Raynaud, un autre auteur travaillant au LGGE de
Grenoble en France.
Les nouvelles données atmosphériques et climatiques
enregistrées dans la carotte de glace du Dôme C EPICA indiquent que la réponse
du cycle naturel du carbone au réchauffement climatique reste la même au cours
du temps, c'est-à-dire les mécanismes et niveaux à partir desquels les gaz à
effet de serre amplifient encore le changement climatique.

© IPEV. S. Drapeau
La
carotte du Dôme C EPICA contient des centaines de milliers d'échantillons gazeux
sous forme de minuscules bulles d'air piégées au cours du temps dans la
glace. Ces bulles se forment entre les flocons de neige quand ils se
déposent et témoignent des concentrations en gaz à effet de serre du
moment.
Les enregistrements en oxyde nitreux du Dôme C EPICA sont plus
fragmentés et moins clairs à interpréter que ceux du gaz carbonique et du
méthane en raison d'artefacts dans la glace liés aux taux de
poussières.
Cette nouvelle analyse de carotte glaciaire offre une fenêtre
sur les concentrations en gaz à effet de serre et le climat antarctique au cours
de la période chaude la plus récente qui a été relativement similaire à celle de
notre époque. Cette période, connue sous le nom de Marine
Isotope Stage 11 ou MIS 11, s'est produite entre 420.000 et 400.000 ans et n'est
pas entièrement couverte par le prélèvement de Vostok.
La
ressemblance entre cette période et la nôtre est due avant tout à la
configuration similaire des orbites de la Terre et du Soleil, dont les positions
relatives seraient la cause première des cycles glaciaires.
Le MIS 11
nous montre qu'un système climatique peut effectivement consister en une période
de 20.000 à 30.000 années, ce que nous ne pouvions dire jusqu'à présent au vu
des trois dernières phases chaudes qui ne dépassent pas 10.000 ans a dit
Stocker. Nous sommes actuellement au bout de 10.000 années de période
chaude.
Les articles suggèrent aussi que deux périodes chaudes
antérieures à MIS 11, MIS 13 et 15, pourraient avoir eu une durée équivalente.
Ceci va à l'encontre de l'idée défendue par le passé que notre période chaude
actuelle était exceptionnellement longue.
Les auteurs font toutefois
remarquer que les données pour MIS 13 et 15 ne sont pas aussi claires que celles
de MIS 11. L'une des raisons à cela est que les enregistrements sur la carotte
glaciaire ne correspondent pas exactement à ceux des sédiments marins utilisés pour les
dater.
Des éléments importants pour mieux appréhender l'impact des
premières activités humaines telles que la déforestation ou la culture du riz
sur les concentrations atmosphériques en gaz à effet de serre sont aussi
fournies par la carotte glaciaire du Dôme C EPICA. Celle-ci
montre que la variabilité naturelle peut intervenir de façon significative dans
l'oscillation des teneurs en gaz à effet de serre lors des périodes
interglaciaires, ce qui soulève la possibilité selon l'auteur de l'article «
Perspective » que les premières activités humaines ne soient pas responsables de
ces oscillations observées il y a 10.000 ans.
Les auteurs ont
aussi trouvé que l'enregistrement des taux en gaz à effet de serre au cours des
âges glaciaires donne des indications indirectes sur les changements climatiques
abrupts qui se sont produits par le passé. Les variations en méthane observées
lors des périodes glaciaires ressemblent aux changements en gaz à effet de serre
qui ont accompagné le plus récent épisode glaciaire. Ceci suggère que de
brusques événements climatiques à des échelles de temps proches de celles des
sociétés pourraient avoir été courants lors des derniers cycles
climatiques.
La relation stable observée entre le dioxyde de carbone, le
méthane et le climat de l'Antarctique au cours des 650.000 dernières années met
en relief l'un des premiers mystères encore non résolus des changements
climatiques, le lien entre gaz à effet de serre et climat. La décomposition de la matière organique dans les terres humides
subtropicales reste en bonne place pour expliquer la relation entre climat et
méthane. D'un autre côté, les océans semblent jouer un rôle critique dans
la relation entre climat et dioxyde de carbone et ce nouveau travail renforce
l'idée que des processus dans les hautes latitudes dans les océans du Sud sont
importants pour régler les variations glaciaires-interglaciaires de ce gaz selon
l'auteur de la « Perspective ». Pour lui, l'obtention de carottes glaciaires
encore plus anciennes et leur analyse pourraient apporter des réponses plus
définitives à ces questions.
Source : Futura-Sciences
mercredi 30 novembre 2005
La jeunesse en appelle aux gouvernements
La jeunesse en appelle aux gouvernements lors de la
conférence des Parties de Montréal
180 pays se réunissent depuis
lundi à Montréal pour la conférence des Parties sur le changement climatique. À
cette occasion, une délégation Jeunesse porte sa déclaration pour tenter de
jouer un rôle actif dans la préservation du Climat.
La conférence des parties (CdP) qui réunit pour la
onzième fois les parties à la convention cadre sur le changement climatique
(COP11) et pour la première fois les parties au protocole de Kyoto (MOP1)
accueille quelque 10.000 représentants de gouvernements, du monde des affaires
et des mouvements écologistes. La France sera représentée par Madame Nelly Olin,
Ministre de l’Ecologie et du développement durable : "je serai bien sûr à
Montréal pour cette conférence essentielle sur l’action contre le changement
climatique après 2012. Il s’agit pour les gouvernements d’entamer officiellement
de nouvelles négociations."
Le premier point à l’ordre du jour sera
l’adoption formelle du cadre institutionnel tissé durant les dix conférences
précédentes et la mise en place opérationnelle du système d’observance du
protocole de Kyoto. Un second volet concerne le renforcement de la gouvernance
du mécanisme pour un développement propre Le troisième enjeu de Montréal, un des
thèmes majeurs de la conférence, concerne le calendrier de négociation sur les
mécanismes de l’après 2012. Le protocole sur la réduction des émissions de gaz à
effet de serre, qui est entré en vigueur au début de l'année, impose une
première étape : 5,2% de CO2 en moins, dans les pays industrialisés, en 2012 par
rapport à 1990.
Afin de mettre en avant le rôle que la jeunesse doit et
désire jouer dans le processus de négociation international et sur le thème du
changement climatique en général, un Sommet International de la Jeunesse a eu
lieu du 24 au 27 novembre. Il a réuni 100 jeunes de moins de 25 ans du monde
entier.
Cette conférence prépare notre futur
: la jeunesse doit y faire entendre sa voix
La CdP devrait notamment permettre d’en savoir plus sur l’avenir du Protocole de
Kyoto, par lequel la majorité des pays développés, à l’exception notable des
USA, se sont engagés à réduire d’ici à 2012 leurs émissions de gaz à effet de
serre d’en moyenne 5.2%. Cette conférence prépare notre futur : la jeunesse doit
y faire entendre sa voix », explique Damien Demailly, 25 ans, étudiant * et qui
relate pour Actu-Environnement l'ambiance à Montréal :
Les jeunes du
monde entier ont uni leurs voix pour produire une déclaration lors du Sommet
international de la jeunesse qui s’est tenu à Montréal du 24 au 28 novembre.
Notre climat, notre défi, notre futur – Déclaration internationale de la
jeunesse - Montréal 2005, représente les engagements, les revendications et la
vision de 100 jeunes du monde entier sur les enjeux des changements climatiques
et plus précisément sur l’après Kyoto.
La déclaration jeunesse, résultat
de cinq jours de travail acharné, est un bel exemple de l’implication des jeunes
dans la lutte aux changements climatiques. Les jeunes ont produit cette
déclaration avec la ferme intention de jouer un rôle actif dans la préservation
du climat. « Nous, les jeunes, avons le droit de créer le monde dans lequel nous
voulons vivre. Nous allons déjà de l’avant dans nos propres vies et communautés
afin de faire de cette vision une réalité. Nous demandons à nos dirigeants d’en
faire de même. »
Vingt-six jeunes du Sommet seront présents pour les
deux semaines de la Conférence Montréal 2005 sur les Changements Climatiques et
seront les porteurs officiels de la Déclaration jeunesse. Ils présenteront
d’ailleurs celle-ci en session de haut niveau le 9 décembre prochain. Les jeunes
veulent se faire entendre et demandent notamment une reconnaissance officielle
de la jeunesse en tant que groupe de parties intéressées.
«La passion
et l’énergie des participants au Sommet est incroyable » mentionne Claire
Stockwell, organisatrice du sommet pour ENvironnement JEUnesse. « Non seulement
les jeunes ont rédigé une déclaration forte, mais ils ont également créé des
liens qui permettront aux jeunes de partout dans le monde de travailler ensemble
dans la lutte aux changements climatiques.»
«Nous sommes ceux qui
auront à vivre avec les impacts des changements climatiques » souligne Jessica
Thiessen, la fondatrice du Arctic Council Youth Network du Yukon. « Ce Sommet
démontre que les jeunes de partout sont prêts à s’engager dans la lutte aux
changements climatiques. Nous faisons notre part et nous demandons aux
gouvernements présents à la Conférence des Nations Unies sur les changements
climatiques de faire de même.» affirme Emmanuel Korbia Edudzie, 26, une
étudiante du Ghana.
Dès la fin de la CdP, Actu-environnement.com
publiera un article spécial consacré à cet événement majeur.
*
Contributeur : Damien DEMAILLY
Membre du Réseau Action Climat France
Représentant de la France au Sommet et à la Délégation Jeunesse
Centre
International de Recherche sur l'Environnement et le Développement CNRS-EHESS
(UMR 8568)
demailly@centre-cired.fr
Déclaration intégrale en téléchargement.
Site Web : http://www.beyondkyoto.org
30112005_La_jeunesse_en_appelle_aux_gouvernements.pdf
Source :
Emilie Trempe - Coordonnatrice, événement parallèle jeunesse - ENvironnement
JEUnesse
lundi 28 novembre 2005
Record de gaz carbonique dans l'atmosphère
Teneur en gaz carbonique de
l’atmosphère : un record depuis 650.000 ans
Des équipes françaises, du CEA et du CNRS, dans le cadre d’une collaboration
internationale, ont mesuré la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère depuis
650.000 ans. Ces analyses représentent 210.000 ans, soit deux cycles glaciaires,
de plus que les précédentes.
Les résultats de cette collaboration
internationale sont publiés dans la revue Science. Ils font l’historique de la
relation stable liant climat et cycle du carbone sur la période allant de
390.000 à 650.000 ans avant le présent (appelée aussi Pléistocène). Ils relatent aussi les taux
atmosphériques en méthane et en oxyde nitreux sur la même période.
Cet
allongement dans le passé de 210.000 ans, soit deux cycles glaciaires complets,
des données concernant le gaz carbonique et le méthane atmosphériques devrait
aider les scientifiques à mieux comprendre les changements climatiques et la
nature de la période chaude actuelle sur Terre. Cet
enregistrement pourrait aussi aider les chercheurs à réduire les incertitudes
dans leur prédiction des changements climatiques à venir et à déterminer quand
les hommes ont commencé à influencer sérieusement les concentrations en gaz à effet de serre sur la planète.
L’analyse fait ressortir que la concentration en
dioxyde de carbone ne cesse de croître et se trouve déjà actuellement, à 380
parties par million en volume, un niveau plus élevé de 27 % que le maximum
atteint au cours de ces 650.000 dernières années.
Les analyses de
teneur en deutérium, paramètre qui a permis de reconstituer la température en
Antarctique ont été réalisées au Laboratoire des sciences du climat et de
l’environnement (LSCE, CEA/CNRS) situé sur le site du CEA Saclay.
Source : Futura-Sciences - CEA, le 28/11/2005 à 08h02
vendredi 18 novembre 2005
Les forêts, au secours de l'atmosphère
Les microbiologistes de Bayreuth étudient les bactéries qui détruisent le
méthane dans le cadre du projet " Influence du type d'arbre sur l'activité et la
diversité des bactéries oxydant le méthane dans les forêts tempérées ".
Ce
projet, qui débutera en 2006, est encouragé par la DFG (Deutsche
Forschungsgemeinschaft) sur 3 ans.
Le méthane constitue avec le
dioxyde de carbone le gaz à effet de serre le plus important, et ses
émissions ont augmenté de façon considérable depuis 200 ans. Les bactéries consommatrices de méthane de l'écosystème terrestre
peuvent diminuer la quantité de méthane présente dans l'atmosphère et contribuer
ainsi à la régulation du cycle global du méthane.
Les scientifiques cherchent à comprendre pourquoi les forêts à
feuille caduque de l'hémisphère Nord absorbent beaucoup plus le méthane présent
dans l'atmosphère que les forêts de sapin. Cette question est pour la
première fois étudiée sous l'angle de la communauté microbienne terrestre. Les
chercheurs utilisent à la fois les méthodes de biologie moléculaire, de
microbiologie et de biochimie pour identifier les différences dans la
composition et les activités des "méthanotropes".
Source :
ADIT BE Allemagne, le 18/11/2005 à 14h34
jeudi 6 octobre 2005
Le chauffage de la Terre bloque sur maximum

Source : Google
Selon une agence américaine, le chauffage de la Terre a augmenté de 20% en quinze ans.
Plus de 400 milliards de radiateurs en vingt-quatre ans. L'augmentation de l'effet de serre depuis 1980 équivaut à ces milliards de radiateurs (1) supplémentaires fonctionnant de manière ininterrompue. Comme si, chaque seconde, les humains en ajoutaient 500 de plus... C'est ce que montrent les observations de l'administration américaine de la météo et du climat (Noaa).

Source : Noaa
L'organisme a publié mardi un indice des gaz à effet de serre observés dans l'atmosphère et sa traduction en «forcage radiatif», l'expression savante qui décrit le déséquilibre climatique de la Terre. Ce forçage atteint désormais 2,6 watts par mètre carré, soit environ 1 300 milliards de kilowatts de trop absorbés à l'échelle de la Terre. L'air de rien, c'est plus de 1 % de ce que reçoit notre planète. Un petit 1 % qui produit de «grands effets et pour très longtemps», rappelle Philippe Ciais, du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). C'est un écart du déséquilibre climatique de la Terre similaire qui a permis les profonds bouleversements du climat à l'ère quaternaire.
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L'ère quaternaire est à la suite de l'ère tertiaire, à la fin du pliocène. Elle démarre il y a environ 1,8 millions d'années et continue de nos jours.
Depuis l'ère tertiaire les principales modifications sont liées à la climatologie très changeante, changements entre époque glaciaire et interglaciaire, avec glaciers très épais, et un changement de climat plus agréable voir même à une chaleur proche de notre actuelle Afrique.
Avancée des glaciers lors de l'ère quaternaire

Source : Google
Pendant ces différentes périodes il y a eu des climats sibériens où seuls des mammifères géants comme les mammouths ont survécu. La naissance de l'homme, à la fin du pliocène en Afrique qui part à la conquête du monde en fait le deuxième aspect marquant de l'ère quaternaire.
C'est à cette période que les hommes prennent leur destinée en main et commencent à évoluer vers l'homme moderne. Son étendue à travers le monde lui donne une diversité biologique unique pour une espèce dont la durée au regard de l'histoire de la terre est très courte.
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L'indice des gaz à effet de serre (Aggi) de la Noaa, qui sera désormais publié tous les ans, s'affichait fin 2004 à 1,2. Soit 20 % de plus qu'en 1990, année qui sert de référence pour les calculs liés au protocole de Kyoto. Une hausse qui s'explique essentiellement par des rejets accrus de CO2. La contribution du méthane reste stable, quand d'autres gaz réchauffants, comme les fameux Gaz CFC, voient leur poids diminuer après les efforts entrepris pour réduire leur effet destructeur sur l'ozone qui protège la Terre des rayons UV.
Dioxyde de Carbone
«Ces chiffres montrent qu'on est un peu au-dessus des scénarios élaborés par le Groupe d'experts de l'ONU sur le climat», analyse Philippe Ciais, qui voit dans l'indice de la Noaa «un moyen d'aider le public à prendre conscience de l'augmentation de l'effet de serre». Le chercheur ajoute que son rythme s'accélère, notamment sous l'effet de la croissance de la Chine, même si «une bonne part de ses émissions remplace des rejets qui auparavant avaient lieu au-dessus de l'Europe et des Etats-Unis». Une manière de rappeler le rôle de l'Occident dans la situation climatique.
(1) De 1 kilowatt chacun.
Source : Liberation, 29/09/05 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=327309
jeudi 22 septembre 2005
La croissance économique de la Chine et l'atmosphère
L'impact de la croissance économique de la Chine sur l'atmosphère
Source : Spacenews, le 12/09/2005 à 08h26
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La plus importante pollution au dioxyde d'azote (NO2)
jamais observée au monde apparaît nettement au-dessus de la Chine,
particulièrement de Pékin et du nord-est du pays. Cette carte, qui a
été obtenue au moyen du satellite de l'ESA Envisat, reflète les
conséquences de la croissance économique spectaculaire de la Chine ces
dix dernières années.
Issu des industries lourdes et du transport routier, donc essentiellement de source humaine, le NO2 engendre la production d'ozone dans la troposphère. Une exposition excessive à ce gaz entraîne des séquelles pulmonaires et respiratoires.
"Tandis
que les colonnes de dioxyde d'azote qui s'élèvent au-dessus de l'Europe
occidentale, de l'Europe de l'Est et de la côte Est des Etats-Unis
apparaissent stables ou même en légère régression, il y a augmentation
nette et significative au-dessus de la Chine
", relève John Burrows,
de l'Institut de physique de l'environnement de Brême, responsable de
l'observation en rayonnement UV, IR et visibles au moyen de
l'instrument Sciamachy d'Envisat.
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L'impact de la croissance économique de la Chine sur l'atmosphère
Crédits : ESA
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