NaturenDanger

La Nature sous toutes ses formes ou comment la préserver : animaux, en danger, sauvages, volcans, ouragans, environnement, effet de serre, couche d'ozone, que pouvons-nous faire, calotte glaciaire, ressources énergétiques, climats, flore, faune, habitats,







    mercredi 28 mars 2007

    Qu'est-ce que l'’Effet de Serre ?

    effet_de_serre_atlas.gc.ca


    L''indispensable effet de serre

    – 18 °C, c’est plutôt froid. Très inhospitalier, en tout cas, et peu propice à l’éclosion de la vie. C’est pourtant la température qu’il ferait à la surface de la Terre sans effet de serre. Cet effet permet à notre atmosphère de se maintenir à + 15 °C en moyenne, ce qui est beaucoup plus vivable.

    L’effet de serre, phénomène naturel, est donc la condition indispensable à la vie sur Terre.

    La Terre reçoit toute son énergie du soleil. Seule une partie de cette énergie est absorbée par la Terre et l'atmosphère. Le reste est renvoyé vers l'espace.


    Grâce à cette énergie, la Terre s'échauffe. Elle réémet de la chaleur (infrarouge) qui, sans les gaz dits «à effet de serre», serait intégralement renvoyée dans l'espace.

    La température à la surface de notre planète serait alors de - 18 °C. Sur Mars où de tels gaz sont absents (mais qui est aussi située plus loin du soleil), la température moyenne est de - 50 °C.

    Les gaz à effet de serre interceptent une partie des infrarouges émis par la Terre. A l'échelle de la planète, la Terre réémet autant d'énergie qu'elle en reçoit. L'équilibre naturel ainsi obtenu a donné à la Terre une température moyenne de 15 °C et a permis le développement de la vie.

    L'accroissement de la concentration de gaz à effet de  serre, dont certains sont très efficaces même en petite quantité, retient dans l'atmosphère davantage de rayonnement infrarouge. Ce surplus artificiel d'effet de serre provoque un réchauffement du climat. Sur Vénus où l'atmosphère est presque exclusivement composée de gaz carbonique, la température moyenne est de + 420 °C.

    Tous les gaz de l’atmosphère ne se conduisent pas de la même façon.

    L’atmosphère, c’est surtout de l’oxygène et de l’azote. Ces deux gaz laissent passer les rayonnements, visible et infrarouge.
    D’autres gaz laissent passer le visible, mais absorbent une partie des infrarouges et les soustraient ainsi au rayonnement terrestre repartant dans l’espace. Ce sont les gaz à effet de serre, responsables de l’effet décrit précédemment. Certains d’entre eux sont naturellement présents dans l’air comme la vapeur d’eau, le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote. Mais les activités humaines produisent de plus en plus ces trois derniers gaz (CO2, CH4, N2O). Leur concentration dans l’atmosphère augmente.

    D’autres gaz sont uniquement issus de nos activités industrielles (hydrofluorocarbones ou gaz fluorés, hexafluorure de soufre, hydrocarbures perfluorés). Leur participation à l’effet de serre est récente.







    La durée de vie dans l’atmosphère des gaz à effet de serre varie énormément : douze ans pour le méthane, une centaine d’années pour le gaz carbonique et... 50 000 ans pour l’hexafluorure de soufre ! Ceci veut dire que le gaz carbonique produit aujourd’hui fera encore effet dans un siècle.

    Le pouvoir de réchauffement de ces gaz n’est pas le même. Un kilogramme de méthane produit autant d’effet de serre que vingt et un kilogrammes de gaz carbonique, et un kilogramme d’hexafluorure de soufre autant que vingt-quatre mille kilogrammes de gaz carbonique.

    En définitive, des gaz émis en très petite quantité peuvent fortement contribuer à l’accentuation de l’effet de serre.





    07122005_Qu'est_ce_que_l'effet_de_serre.pdf


    Source : ADEME


    Posté par Myriam Kieffer à 11:56 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    mardi 7 février 2006

    Les Gaz fluorés, plus dangereux que le dioxyde de carbone

    Les gaz fluorés sont des gaz à effet de serre très puissants et de longue durée de vie, qui sont utilisés dans les systèmes de réfrigération, de climatisation, de lutte contre les incendies, de transmission électrique, ainsi que dans de nombreux procédés industriels.

     

    voiture_climatis_e._gaz_fluor_s
    L'automobile émet, via la climatisation de puissants hydrofluorocarbures...

    Petite explication

    Les gaz à effet de serre fluorés en cause sont les hydrofluorocarbures (HFC), les hydrocarbures perfluorés (PFC) et l'hexafluorure de soufre (SF6). Ces gaz représentent actuellement 2% de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans l'Union européenne.
    Cependant, leur effet de réchauffement atmosphérique -autrement dit, leur potentiel de réchauffement planétaire - est important, et beaucoup de ces gaz ont une longue durée de vie dans l'atmosphère. L’hexafluorure de soufre a un potentiel de réchauffement planétaire 23.900 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone (CO2), qui est le gaz à effet de serre le plus répandu. La Commission estime que si aucune mesure n'était prise, les émissions de gaz fluorés seraient, en 2010, de 50% supérieures au niveau de 1995, d'après les sources de  http://www.notre-planete.info/.

    Les gaz fluorés sont largement répandus dans les conditionnements d'air, les réfrigérateurs, les mousses isolantes,... On les trouve même dans les semelles de certaines chaussures de sport sophistiquées. S'ils s'échappent dans l'atmosphère, leurs effets nocifs peuvent durer des centaines, voire des milliers d'années.

    On sait désormais que les gaz fluorés peuvent avoir un impact bien plus puissant et durable que le simple dioxyde de carbone sur l'atmosphère. Mais vous trouverez de plus amples informations sur le site http://www.rac-f.org/, et sur le site de l'ADEME.

    Grâce aux mesures convenues aujourd'hui, ces émissions seront réduites de plus de 20% par rapport à 1995 d'ici 2012, et davantage encore ultérieurement.

    La réduction de leurs émissions est imposée par le protocole de Kyoto, et les mesures qui ont fait objet de l’accord aideront l'Union européenne et ses États membres à atteindre les objectifs qui leur ont été assignés en vertu dudit protocole.
    Sur la base d'une proposition faite par la Commission en août 2003, les dispositions législatives convenues le 1er février 2006 sont constituées d’un règlement visant à lutter contre les émissions produites par les applications fixes qui utilisent ces gaz, et interdisant certains produits et équipements qui en contiennent, d’une part, et d’une directive prévoyant l'élimination progressive des gaz fluorés actuellement utilisés dans les systèmes de climatisation des véhicules, d’autre part.

     07022006_Les_Gaz_fluorés,_plus_dangereux_que_le_dyoxide_de_carbone.pdf


    Source :
    http://www.notre-planete.info/
    http://www.europarl.eu.int/

    Posté par Myriam Kieffer à 10:11 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    vendredi 13 janvier 2006

    Les forêts émettent des gaz à effet de serre

    feu_de_for_ts


    Le méthane (CH4) est majoritairement (depuis 1990) émis par l'élevage intensif des bovins, les déjections animales, les cultures (comme le riz), la fermentation des déchets organiques, les feux de forêts, l'utilisation du bois pour le chauffage et la cuisson, l'inondation de vallées lors de la mise en eau des barrages (avec la décomposition de la biomasse noyée) et lors du transport et de l'exploitation du gaz et du pétrole (fuites de grisou dans les mines de charbon, de gaz avec les gazoducs, torchères...).

    methane_molecule
    Méthane CH4



    Le méthane est un gaz à effet de serre majeur dont le pouvoir de réchauffement global est 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Alors que sa proportion dans l'atmosphère a augmenté de plus de 150% depuis le début de l'ère industrielle, le méthane serait également émis directement par les végétaux, via les feuilles et les herbes sèches, ceci sans présence de bactéries.
     
    Le méthane est connu pour être produit par des micro-organismes dans un milieu anaérobie, c'est à dire pauvre voire dépourvu d'oxygène. Or, Franck Keppler, de l’Institut Max Planck (Allemagne), et ses collègues viennent de découvrir que des débris de plantes étudiées en laboratoire, en présence d'oxygène, émettaient également du méthane, dans des quantités non négligeables.

    Plusieurs expériences ont été réalisées dans un air privé de méthane ou encore en stérilisant les plantes pour être sûrs qu’il n’y avait pas de bactéries, afin de conforter leurs résultats. De même, des tests effectués sur des plantes vivantes ont révélé que les émissions de méthane augmentaient avec la température et l’ensoleillement.

    Ces résultats, encore inexplicables, bouleversent les connaissances actuelles sur le fonctionnement des végétaux et sur le cycle du méthane. Ils ne manqueront pas de stimuler les scientifiques note dans la revue Nature le néo-zélandais David Lowe, spécialiste de la chimie atmosphérique.

    Dans le même temps, ils confirment la présence d’importantes concentrations de méthane observée récemment par satellite au-dessus des forêts tropicales. Et ils pourraient notamment expliquer la baisse constatée des émissions mondiales de méthane (- 20 millions de tonnes par an) constatée entre 1990 et 2000, période où plus de 12% de la forêt tropicale a disparu dans la déforestation.

    v_g_taux
    Les forêts émettent du méthane en quantité non négligeable



    Les premières estimations, fruits de l'extrapolation de ces nouveaux résultats, considèrent que le méthane émis par les végétaux serait compris entre 62 à 236 millions de tonnes par an, soit 10 à 30% de la production actuelle.

    Les conséquences dans la prise en compte des gaz à effet de serre dans l'évolution du climat de la Terre sont importantes et il faudra dorénavant intégrer ces nouvelles données dans les simulations informatiques.

    Enfin, les forêts longtemps considérés comme des puits de carbone pourraient voir leur bilan nuancer fortement dans leur capacité à stocker les gaz à effet de serre.


    13012006_Les_forêts_émettent_des_gaz_à_effet_de_serre.pdf


    Source :
    Planète Info
    Crédit Photos :
    Planète Info / Astrosurf / GemIndustries /

    Posté par Myriam Kieffer à 11:25 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    jeudi 12 janvier 2006

    Les plantes, une source inattendue de méthane

     foret_tropicale2


    Second gaz à effet de serre après le dioxyde de carbone, le méthane présent dans l’atmosphère est essentiellement produit par des sources biologiques : marais, rizières, digestion des ruminants… Les plantes doivent désormais être ajoutées à la liste, affirment aujourd’hui des chercheurs dans la revue Nature, car, contrairement à ce que l’on pensait, elles émettent du méthane et en quantité non négligeable.

    Que ce soit dans les zones humides ou dans l’estomac des ruminants, le méthane est produit par des microorganismes dans des milieux pauvres voire dépourvus en oxygène. Jusqu’à présent on ne pensait pas que le méthane pouvait être émis dans un milieu normal, riche en oxygène.
    D’où la surprise de Franck Keppler, de l’Institut Max Planck (Allemagne), et de ses collègues lorsqu’ils ont constaté que des débris de plantes étudiés en laboratoire émettaient du méthane. Les chercheurs ont mené plusieurs expériences, dans un air privé de méthane ou encore en stérilisant les plantes pour être sûrs qu’il n’y avait pas de bactéries, afin de conforter leurs résultats.

     
    Les mêmes expériences menées sur des plantes vivantes ont révélé que les émissions de méthane augmentaient avec la température et l’ensoleillement. Les chercheurs ne savent pas encore quel mécanisme permet la production de méthane chez la plante.

    for_t_surinam
    Les forêts tropicales, comme ici au Surinam, seraient d'importantes productrices de méthane. (Max Planck Institute for Nuclear Physics/B. Scheeren)


    Cette découverte, qui bouleverse à la fois la connaissance des végétaux et du cycle du méthane, provoquera une véritable ruée chez les scientifiques pour répondre aux questions qu’elle pose, écrit dans Nature le néo-zélandais David Lowe, spécialiste de la chimie atmosphérique. D’ores et déjà Keppler et ses collègues estiment que les plantes émettraient 60 à 240 millions de tonnes de méthane par an, soit 10 à 30% de la production actuelle.

    Ces résultats expliqueraient la présence d’importantes concentrations de méthane observée récemment par satellite au-dessus des forêts tropicales. Cette nouvelle source de méthane, si son importance est confirmée, devra être intégrée dans les modèles climatologiques passés et présents. Elle remet sérieusement en cause l’idée d’utiliser les forêts comme ‘’puits’’ de CO2.

    12012006_Les_plantes,_une_source_inattendue_de_méthane.pdf


    Source : Sciences et Avenir

    Posté par Myriam Kieffer à 09:25 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    lundi 5 décembre 2005

    Record de CO2 dans l'atmosphère terrestre

    La teneur en gaz carbonique de l'atmosphère n'a jamais été aussi haute depuis 650.000 ans indique la première analyse détaillée des bulles d'air retenues prisonnières dans la carotte de glace du « Dôme C EPICA » dans l'Antarctique Est (voir notre actualité ). Nous vous proposons ici un complément d'information.

    Des équipes françaises ont largement participé à l'obtention et à l'interprétation de ces résultats, publiés dans la revue Science. Le LGGE a contribué à l'analyse des gaz à effet de serre, gaz carbonique et méthane. Les analyses de teneur en deutérium, paramètre qui a permis de reconstituer la température en Antarctique ont été réalisées au LSCE. Les deux laboratoires ont contribué au développement de la chronologie.


    Forage EPICA.
    © CNRS Photothèque. Jean Duprat, Cécile Engrand.


    La première analyse détaillée des bulles d'air retenues prisonnières dans la carotte de glace du « Dôme C EPICA » dans l'Antarctique Est a permis aux chercheurs européens de mesurer les teneurs en gaz à effet de serre présentes dans l'atmosphère depuis 650.000 ans.

    Cet allongement dans le passé de 210.000 ans par rapport à la carotte de Vostok, soit deux cycles glaciaires complets, des données concernant le gaz carbonique et le méthane atmosphériques devrait aider les scientifiques à mieux comprendre les changements climatiques et la nature de la période chaude actuelle sur Terre. Cet enregistrement pourrait aussi aider les chercheurs à réduire les incertitudes dans leur prédiction des changements climatiques à venir et à déterminer quand les hommes ont commencé à influencer sérieusement les concentrations en gaz à effet de serre sur la planète.


    Bulles d'air emprisonnées dans la glace de la carotte EPICA.
    © Lucia SIMION.


    EPICA est l'acronyme de European Project for Ice Coring in Antarctica. La nouvelle carotte glaciaire, décrite initialement en 2004, provient d'un site de l'Antarctique Est connu sous le nom de Dôme C EPICA. Son étude a fait l'objet d'une collaboration à long terme entre chercheurs européens.

    L'un des « Report » fait l'historique de la relation stable liant climat et cycle du carbone au cours du Pléistocène. Le second « Report » relate les taux atmosphériques en méthane et en oxyde nitreux sur la même période, de 390.000 à 650.000 ans avant le présent.

    L'analyse fait ressortir que la concentration en dioxyde de carbone ne cesse de croître et se trouve déjà actuellement, à 380 parties par million en volume, un niveau plus élevé de 27 % que le maximum atteint au cours de ces 650.000 dernières années constate dans Science l'auteur responsable des deux études, Thomas Stocker de l'Institut de Physique de Berne en Suisse.


    La teneur en gaz carbonique de l'atmosphère n'a jamais été aussi haute depuis 650.000 ans indique la première analyse détaillée des bulles d'air retenues prisonnières dans la carotte de glace du « Dôme C EPICA » dans l'Antarctique Est.
    © Science.


    Il y a également un document montrant que l'échelle de temps sur laquelle l'homme a changé la composition de l'atmosphère est très courte comparée aux cycles naturels des systèmes climatiques précise Stocker.

    Ce nouveau travail confirme la relation stable durant les quatre derniers cycles glaciaires entre le climat de l'Antarctique et les teneurs en gaz à effet de serre. La nouvelle étude de prélèvement glaciaire permet aussi de prolonger cette relation dans le passé de deux cycles de glaciations, à une époque où les périodes interglaciaires étaient plus douces et plus longues que les plus récentes a aussi mentionné Dominique Raynaud, un autre auteur travaillant au LGGE de Grenoble en France.

    Les nouvelles données atmosphériques et climatiques enregistrées dans la carotte de glace du Dôme C EPICA indiquent que la réponse du cycle naturel du carbone au réchauffement climatique reste la même au cours du temps, c'est-à-dire les mécanismes et niveaux à partir desquels les gaz à effet de serre amplifient encore le changement climatique.


    © IPEV. S. Drapeau


    La carotte du Dôme C EPICA contient des centaines de milliers d'échantillons gazeux sous forme de minuscules bulles d'air piégées au cours du temps dans la glace. Ces bulles se forment entre les flocons de neige quand ils se déposent et témoignent des concentrations en gaz à effet de serre du moment.

    Les enregistrements en oxyde nitreux du Dôme C EPICA sont plus fragmentés et moins clairs à interpréter que ceux du gaz carbonique et du méthane en raison d'artefacts dans la glace liés aux taux de poussières.

    Cette nouvelle analyse de carotte glaciaire offre une fenêtre sur les concentrations en gaz à effet de serre et le climat antarctique au cours de la période chaude la plus récente qui a été relativement similaire à celle de notre époque.
    Cette période, connue sous le nom de Marine Isotope Stage 11 ou MIS 11, s'est produite entre 420.000 et 400.000 ans et n'est pas entièrement couverte par le prélèvement de Vostok.

    La ressemblance entre cette période et la nôtre est due avant tout à la configuration similaire des orbites de la Terre et du Soleil, dont les positions relatives seraient la cause première des cycles glaciaires.

    Le MIS 11 nous montre qu'un système climatique peut effectivement consister en une période de 20.000 à 30.000 années, ce que nous ne pouvions dire jusqu'à présent au vu des trois dernières phases chaudes qui ne dépassent pas 10.000 ans a dit Stocker. Nous sommes actuellement au bout de 10.000 années de période chaude.

    Les articles suggèrent aussi que deux périodes chaudes antérieures à MIS 11, MIS 13 et 15, pourraient avoir eu une durée équivalente. Ceci va à l'encontre de l'idée défendue par le passé que notre période chaude actuelle était exceptionnellement longue.

    Les auteurs font toutefois remarquer que les données pour MIS 13 et 15 ne sont pas aussi claires que celles de MIS 11. L'une des raisons à cela est que les enregistrements sur la carotte glaciaire ne correspondent pas exactement à ceux des sédiments marins utilisés pour les dater.

    Des éléments importants pour mieux appréhender l'impact des premières activités humaines telles que la déforestation ou la culture du riz sur les concentrations atmosphériques en gaz à effet de serre sont aussi fournies par la carotte glaciaire du Dôme C EPICA.
    Celle-ci montre que la variabilité naturelle peut intervenir de façon significative dans l'oscillation des teneurs en gaz à effet de serre lors des périodes interglaciaires, ce qui soulève la possibilité selon l'auteur de l'article « Perspective » que les premières activités humaines ne soient pas responsables de ces oscillations observées il y a 10.000 ans.

    Les auteurs ont aussi trouvé que l'enregistrement des taux en gaz à effet de serre au cours des âges glaciaires donne des indications indirectes sur les changements climatiques abrupts qui se sont produits par le passé. Les variations en méthane observées lors des périodes glaciaires ressemblent aux changements en gaz à effet de serre qui ont accompagné le plus récent épisode glaciaire. Ceci suggère que de brusques événements climatiques à des échelles de temps proches de celles des sociétés pourraient avoir été courants lors des derniers cycles climatiques.

    La relation stable observée entre le dioxyde de carbone, le méthane et le climat de l'Antarctique au cours des 650.000 dernières années met en relief l'un des premiers mystères encore non résolus des changements climatiques, le lien entre gaz à effet de serre et climat.
    La décomposition de la matière organique dans les terres humides subtropicales reste en bonne place pour expliquer la relation entre climat et méthane. D'un autre côté, les océans semblent jouer un rôle critique dans la relation entre climat et dioxyde de carbone et ce nouveau travail renforce l'idée que des processus dans les hautes latitudes dans les océans du Sud sont importants pour régler les variations glaciaires-interglaciaires de ce gaz selon l'auteur de la « Perspective ». Pour lui, l'obtention de carottes glaciaires encore plus anciennes et leur analyse pourraient apporter des réponses plus définitives à ces questions.


    Source : Futura-Sciences

    Posté par Myriam Kieffer à 04:24 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    mercredi 30 novembre 2005

    La jeunesse en appelle aux gouvernements


    La jeunesse en appelle aux gouvernements lors de
    la conférence des Parties de Montréal

    180 pays se réunissent depuis lundi à Montréal pour la conférence des Parties sur le changement climatique. À cette occasion, une délégation Jeunesse porte sa déclaration pour tenter de jouer un rôle actif dans la préservation du Climat.

    La conférence des parties (CdP) qui réunit pour la onzième fois les parties à la convention cadre sur le changement climatique (COP11) et pour la première fois les parties au protocole de Kyoto (MOP1) accueille quelque 10.000 représentants de gouvernements, du monde des affaires et des mouvements écologistes. La France sera représentée par Madame Nelly Olin, Ministre de l’Ecologie et du développement durable : "je serai bien sûr à Montréal pour cette conférence essentielle sur l’action contre le changement climatique après 2012. Il s’agit pour les gouvernements d’entamer officiellement de nouvelles négociations."

    Le premier point à l’ordre du jour sera l’adoption formelle du cadre institutionnel tissé durant les dix conférences précédentes et la mise en place opérationnelle du système d’observance du protocole de Kyoto. Un second volet concerne le renforcement de la gouvernance du mécanisme pour un développement propre Le troisième enjeu de Montréal, un des thèmes majeurs de la conférence, concerne le calendrier de négociation sur les mécanismes de l’après 2012. Le protocole sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui est entré en vigueur au début de l'année, impose une première étape : 5,2% de CO2 en moins, dans les pays industrialisés, en 2012 par rapport à 1990.

    Afin de mettre en avant le rôle que la jeunesse doit et désire jouer dans le processus de négociation international et sur le thème du changement climatique en général, un Sommet International de la Jeunesse a eu lieu du 24 au 27 novembre. Il a réuni 100 jeunes de moins de 25 ans du monde entier.

    Cette conférence prépare notre futur : la jeunesse doit y faire entendre sa voix

    La CdP devrait notamment permettre d’en savoir plus sur l’avenir du Protocole de Kyoto, par lequel la majorité des pays développés, à l’exception notable des USA, se sont engagés à réduire d’ici à 2012 leurs émissions de gaz à effet de serre d’en moyenne 5.2%. Cette conférence prépare notre futur : la jeunesse doit y faire entendre sa voix », explique Damien Demailly, 25 ans, étudiant * et qui relate pour Actu-Environnement l'ambiance à Montréal :

    Les jeunes du monde entier ont uni leurs voix pour produire une déclaration lors du Sommet international de la jeunesse qui s’est tenu à Montréal du 24 au 28 novembre. Notre climat, notre défi, notre futur – Déclaration internationale de la jeunesse - Montréal 2005, représente les engagements, les revendications et la vision de 100 jeunes du monde entier sur les enjeux des changements climatiques et plus précisément sur l’après Kyoto.

    La déclaration jeunesse, résultat de cinq jours de travail acharné, est un bel exemple de l’implication des jeunes dans la lutte aux changements climatiques. Les jeunes ont produit cette déclaration avec la ferme intention de jouer un rôle actif dans la préservation du climat. « Nous, les jeunes, avons le droit de créer le monde dans lequel nous voulons vivre. Nous allons déjà de l’avant dans nos propres vies et communautés afin de faire de cette vision une réalité. Nous demandons à nos dirigeants d’en faire de même. »

    Vingt-six jeunes du Sommet seront présents pour les deux semaines de la Conférence Montréal 2005 sur les Changements Climatiques et seront les porteurs officiels de la Déclaration jeunesse. Ils présenteront d’ailleurs celle-ci en session de haut niveau le 9 décembre prochain. Les jeunes veulent se faire entendre et demandent notamment une reconnaissance officielle de la jeunesse en tant que groupe de parties intéressées.

    «La passion et l’énergie des participants au Sommet est incroyable » mentionne Claire Stockwell, organisatrice du sommet pour ENvironnement JEUnesse. « Non seulement les jeunes ont rédigé une déclaration forte, mais ils ont également créé des liens qui permettront aux jeunes de partout dans le monde de travailler ensemble dans la lutte aux changements climatiques.»

    «Nous sommes ceux qui auront à vivre avec les impacts des changements climatiques » souligne Jessica Thiessen, la fondatrice du Arctic Council Youth Network du Yukon. « Ce Sommet démontre que les jeunes de partout sont prêts à s’engager dans la lutte aux changements climatiques. Nous faisons notre part et nous demandons aux gouvernements présents à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de faire de même.» affirme Emmanuel Korbia Edudzie, 26, une étudiante du Ghana.

    Dès la fin de la CdP, Actu-environnement.com publiera un article spécial consacré à cet événement majeur.

    * Contributeur : Damien DEMAILLY
    Membre du Réseau Action Climat France
    Représentant de la France au Sommet et à la Délégation Jeunesse
    Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement CNRS-EHESS (UMR 8568)
    demailly@centre-cired.fr

    Déclaration intégrale en téléchargement.
    Site Web : http://www.beyondkyoto.org


    30112005_La_jeunesse_en_appelle_aux_gouvernements.pdf


    Source : Emilie Trempe - Coordonnatrice, événement parallèle jeunesse - ENvironnement JEUnesse

    Posté par Myriam Kieffer à 07:34 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    lundi 28 novembre 2005

    Record de gaz carbonique dans l'atmosphère


    Teneur en gaz carbonique de l’atmosphère : un record depuis 650.000 ans



    Des équipes françaises, du CEA et du CNRS, dans le cadre d’une collaboration internationale, ont mesuré la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère depuis 650.000 ans. Ces analyses représentent 210.000 ans, soit deux cycles glaciaires, de plus que les précédentes.


    Les résultats de cette collaboration internationale sont publiés dans la revue Science. Ils font l’historique de la relation stable liant climat et cycle du carbone sur la période allant de 390.000 à 650.000 ans avant le présent (appelée aussi Pléistocène). Ils relatent aussi les taux atmosphériques en méthane et en oxyde nitreux sur la même période.

    Cet allongement dans le passé de 210.000 ans, soit deux cycles glaciaires complets, des données concernant le gaz carbonique et le méthane atmosphériques devrait aider les scientifiques à mieux comprendre les changements climatiques et la nature de la période chaude actuelle sur Terre.
    Cet enregistrement pourrait aussi aider les chercheurs à réduire les incertitudes dans leur prédiction des changements climatiques à venir et à déterminer quand les hommes ont commencé à influencer sérieusement les concentrations en gaz à effet de serre sur la planète.

    L’analyse fait ressortir que la concentration en dioxyde de carbone ne cesse de croître et se trouve déjà actuellement, à 380 parties par million en volume, un niveau plus élevé de 27 % que le maximum atteint au cours de ces 650.000 dernières années.

    Les analyses de teneur en deutérium, paramètre qui a permis de reconstituer la température en Antarctique ont été réalisées au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CEA/CNRS) situé sur le site du CEA Saclay.


    Source : Futura-Sciences -
    CEA, le 28/11/2005 à 08h02

    Posté par Myriam Kieffer à 07:30 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    vendredi 18 novembre 2005

    Les forêts, au secours de l'atmosphère

    Les microbiologistes de Bayreuth étudient les bactéries qui détruisent le méthane dans le cadre du projet " Influence du type d'arbre sur l'activité et la diversité des bactéries oxydant le méthane dans les forêts tempérées ".

    Ce projet, qui débutera en 2006, est encouragé par la DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft) sur 3 ans.

    Le méthane constitue avec le dioxyde de carbone le gaz à effet de serre le plus important, et ses émissions ont augmenté de façon considérable depuis 200 ans.
    Les bactéries consommatrices de méthane de l'écosystème terrestre peuvent diminuer la quantité de méthane présente dans l'atmosphère et contribuer ainsi à la régulation du cycle global du méthane.

    Les scientifiques cherchent à comprendre pourquoi les forêts à feuille caduque de l'hémisphère Nord absorbent beaucoup plus le méthane présent dans l'atmosphère que les forêts de sapin. Cette question est pour la première fois étudiée sous l'angle de la communauté microbienne terrestre. Les chercheurs utilisent à la fois les méthodes de biologie moléculaire, de microbiologie et de biochimie pour identifier les différences dans la composition et les activités des "méthanotropes".



    Source :
    ADIT BE Allemagne, le 18/11/2005 à 14h34

    Posté par Myriam Kieffer à 04:04 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    jeudi 6 octobre 2005

    Le chauffage de la Terre bloque sur maximum


    Source : Google

    Selon une agence américaine, le chauffage de la Terre a augmenté de 20% en quinze ans.

    Plus de 400 milliards de radiateurs en vingt-quatre ans. L'augmentation de l'effet de serre depuis 1980 équivaut à ces milliards de radiateurs (1) supplémentaires fonctionnant de manière ininterrompue. Comme si, chaque seconde, les humains en ajoutaient 500 de plus... C'est ce que montrent les observations de l'administration américaine de la météo et du climat (Noaa).


    Source : Noaa

    L'organisme a publié mardi un indice des gaz à effet de serre observés dans l'atmosphère et sa traduction en «forcage radiatif», l'expression savante qui décrit le déséquilibre climatique de la Terre. Ce forçage atteint désormais 2,6 watts par mètre carré, soit environ 1 300 milliards de kilowatts de trop absorbés à l'échelle de la Terre. L'air de rien, c'est plus de 1 % de ce que reçoit notre planète. Un petit 1 % qui produit de «grands effets et pour très longtemps», rappelle Philippe Ciais, du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). C'est un écart du déséquilibre climatique de la Terre similaire qui a permis les profonds bouleversements du climat à l'ère quaternaire.

    --------------

    L'ère quaternaire est à la suite de l'ère tertiaire, à la fin du pliocène. Elle démarre il y a environ 1,8 millions d'années et continue de nos jours.
    Depuis l'ère tertiaire les principales modifications sont liées à la climatologie très changeante, changements entre époque glaciaire et interglaciaire, avec glaciers très épais, et un changement de climat plus agréable voir même à une chaleur proche de notre actuelle Afrique.

    Avancée des glaciers lors de l'ère quaternaire


    Source : Google

    Pendant ces différentes périodes il y a eu des climats sibériens où seuls des mammifères géants comme les mammouths ont survécu. La naissance de l'homme, à la fin du pliocène en Afrique qui part à la conquête du monde en fait le deuxième aspect marquant de l'ère quaternaire.
    C'est à cette période que les hommes prennent leur destinée en main et commencent à évoluer vers l'homme moderne. Son étendue à travers le monde lui donne une diversité biologique unique pour une espèce dont la durée au regard de l'histoire de la terre est très courte.

    --------------

    L'indice des gaz à effet de serre (Aggi) de la Noaa, qui sera désormais publié tous les ans, s'affichait fin 2004 à 1,2. Soit 20 % de plus qu'en 1990, année qui sert de référence pour les calculs liés au protocole de Kyoto. Une hausse qui s'explique essentiellement par des rejets accrus de CO2. La contribution du méthane reste stable, quand d'autres gaz réchauffants, comme les fameux Gaz CFC, voient leur poids diminuer après les efforts entrepris pour réduire leur effet destructeur sur l'ozone qui protège la Terre des rayons UV.

    Dioxyde de Carbone


    Source : http://www.eclats-antivols.fr/gaz_cfc_dioxyde_carbone_co2_chlorofluorocarbones_freon_organo_chlores_cf2cl_cfc_chlorofluorocarbures_item_14167_french.html


    «Ces chiffres montrent qu'on est un peu au-dessus des scénarios élaborés par le Groupe d'experts de l'ONU sur le climat»,
    analyse Philippe Ciais, qui voit dans l'indice de la Noaa «un moyen d'aider le public à prendre conscience de l'augmentation de l'effet de serre». Le chercheur ajoute que son rythme s'accélère, notamment sous l'effet de la croissance de la Chine, même si «une bonne part de ses émissions remplace des rejets qui auparavant avaient lieu au-dessus de l'Europe et des Etats-Unis». Une manière de rappeler le rôle de l'Occident dans la situation climatique.

    (1) De 1 kilowatt chacun.

    Source : Liberation, 29/09/05 - http://www.liberation.fr/page.php?Article=327309

    Posté par Myriam Kieffer à 10:58 AM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]

    jeudi 22 septembre 2005

    La croissance économique de la Chine et l'atmosphère

    L'impact de la croissance économique de la Chine sur l'atmosphère

    Source : Spacenews, le 12/09/2005 à 08h26


    La plus importante pollution au dioxyde d'azote (NO2) jamais observée au monde apparaît nettement au-dessus de la Chine, particulièrement de Pékin et du nord-est du pays. Cette carte, qui a été obtenue au moyen du satellite de l'ESA Envisat, reflète les conséquences de la croissance économique spectaculaire de la Chine ces dix dernières années.

    Issu des industries lourdes et du transport routier, donc essentiellement de source humaine, le NO2 engendre la production d'ozone dans la troposphère. Une exposition excessive à ce gaz entraîne des séquelles pulmonaires et respiratoires.

    "Tandis que les colonnes de dioxyde d'azote qui s'élèvent au-dessus de l'Europe occidentale, de l'Europe de l'Est et de la côte Est des Etats-Unis apparaissent stables ou même en légère régression, il y a augmentation nette et significative au-dessus de la Chine", relève John Burrows, de l'Institut de physique de l'environnement de Brême, responsable de l'observation en rayonnement UV, IR et visibles au moyen de l'instrument Sciamachy d'Envisat.


    Commenter cette news ou lire les commentaires


    L'impact de la croissance économique de la Chine sur l'atmosphère

    L'impact de la croissance économique de la Chine sur l'atmosphère
    Crédits : ESA

    Sujets connexes :

    Posté par Myriam Kieffer à 11:40 PM - Effet de Serre et Couche d'Ozone - Permalien [#]



    « Accueil  1  2   Page suivante »