NaturenDanger

La Nature sous toutes ses formes ou comment la préserver : animaux, en danger, sauvages, volcans, ouragans, environnement, effet de serre, couche d'ozone, que pouvons-nous faire, calotte glaciaire, ressources énergétiques, climats, flore, faune, habitats,







    dimanche 16 avril 2006

    Le Varan crocodile ou Crocodile des Arbres

     


    Le dragon de Komodo est considéré comme le plus grand lézard du monde, mais l'est-il vraiment ? Mark Strickson expert en reptile et réalisateur se lance, avec le scientifique allemand Thomas Schultze-Westrum, dans les profondeurs de la forêt de l'Irian Jaya à la recherche d'un autre lézard géant connu sous le nom de "crocodile des arbres". Et le trouve... Même si force est de constater qu'il n'a pu le voir à sa taille ultime, le specimen rencontré atteignait toutefois déjà 4 mètres de long. Ce qui ferait de ce lézard le plus grand du monde, tient surtout à la longueur de sa queue dont il se sert pour assurer son équilibre en grimpant aux arbres.

    Le Varan crocodile ou crocodile des arbres (nom attribué par les tribus locales) est un animal magnifique, que j'ai pu observer au travers du reportage filmé lors de la visite de Mark Strickson, reportage diffusé sur la chaîne Animaux. Sa tête est plus longue et plus fine que celle du Varan de Komodo, son corps également plus fin, lui permet, même en atteignant une taille "gigantesque" pour un lézard, de se mouvoir dans les arbres. Ce qui a caractérisé son deuxième nom de "crocodile des arbres". Il faut le voir grimper à la fois lentement mais également d'une manière assurée et rapide lo long des gros troncs de ces arbres gigantesques composant la forêt de l'Irian Jaya. Les recherches se sont révélés fort difficile, dans un premier temps, par la nature même de l'environnement de ce lézard, la forêt de l'Irian Jaya (côte Sud de la Papouasie) qui est un des derniers joyaux des forêts tropicales d'Asie, mais également et malheureusement, par la destruction de cet environnement, la forêt d'Irian Jaya faisant l'objet d'une destruction systématique et massive... Encore une...

    A
    près plusieurs semaines de recherches, c'est avec regret que Mark Strickson se voit dans l'obligation de partir, mais le scientifique allemand Thomas Schultze-Westrum est lui, resté sur place afin de continuer ses recherches. Celles-ci, en apportant la preuve de l'existence de ce lézard géant, permettrait, semble-t-il, de faire cesser l'infernale destruction de cette magnifique forêt. Sans oublier que d'autres espèces animales (dont un kangourou arboricole jamais vu ailleurs jusqu'alors) et végétales sont particulièrement endémiques à cette île, et que nos deux scientifiques ont pu certains jours, et avec l'aide de certains autochtones, établir l'existence de nouvelles espèces, d'ores et déjà menacées d'extinction par la destruction de leur environnement. On prend les mêmes et on recommence !!!


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    Le
    Varanus salvadorii nommé varan crocodile ou "crocodile des arbres" pour sa dentition, son museau, ou sa taille, ce varan est assurément singulier. Il semblerait, au vu du reportage de nos deux scientifiques, qu'il puisse dépasser les 4 mètres. Dans tous les cas, la queue représente plus des deux tiers de l’animal. Arboricole, il est assez svelte pour un lézard de cette taille. Vif et observateur, c’est un superbe animal qui conserve ses couleurs à l'âge adulte. Endémique à la cote sud de la Papouasie et plus précisément à la forêt de l'Irian Jaya, presque rien n’est connu de ce géant dans la nature.



    Voir l'article de NaturenDanger sur l'Irian Jaya


    Source :
    Chaîne TV Animaux


    Posté par Myriam Kieffer à 08:50 AM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]

    mercredi 8 mars 2006

    Le Bonobo


     

    bonobo4

     

     


    On pourrait qualifier le Bonobo d’animal le plus proche de l’homme car il partage avec ce dernier plus de 98,4% de notre patrimoine génétique!

    Le bonobo, (Pan Paniscus) est une espèce à part entière de la grande famille des Primates.
    Les bonobos vivent dans des sociétés de type « fission-fusion » philopatriques de type masculin. Le système est égalitaire, voire matriarcal. Ils mettent l’accent sur les liens entre femelles bien qu’il y ait des liens entre mâles. Les femelles peuvent monopoliser la nourriture et dominent souvent les mâles.

    L
    e bonobo est le moins connu des quatre espèces de grands singes. On commence à peine à étudier sa vie sociale. Il a été officiellement reconnu comme une espèce nouvelle en 1929. Pourtant, dans la famille, il est aussi proche de nous que le chimpanzé. Gracile, il a les lèvres roses et le visage noir. Les bonobos habitent dans les forêts tropicales de la République démocratique du Congo. Ils vivent paisiblement en groupe, d’une centaine d’individus, la plupart du temps dans les arbres. Mais ils n’en passent pas moins 20 % de leur temps, debout.


    Au sud du fleuve Congo vivent des singes dont les mœurs et l'intelligence intriguent les scientifiques, tant elles ressemblent aux nôtres. Rendez-vous, dans le monde animal, avec nos parents les plus proches.

    bonobo1


    On les appelle les bonobos. Cantonnés dans une région peu étendue et marécageuse, au cœur de l'Afrique équatoriale, ces singes aux mœurs particulières suscitent l'intérêt des scientifiques et un engouement croissant de la part du grand public. Certains prétendent qu'ils pourraient être le chaînon manquant de notre évolution, tant ils nous ressemblent ; d'autres affirment qu'ils vivraient dans le paradis que les hommes ont perdu en devenant trop intelligents et trop compliqués...

    Qu'en est-il vraiment ? En fait, dans le cadre d'une théorie de l'évolution des espèces, les bonobos semblent être nos plus proches cousins vivants ! Nous partageons avec eux nos arrière-arrière-grands-parents. Notre famille commune commence à se diviser il y a seize millions d'années.

    A cette époque, une population se développe parallèlement à la nôtre pour donner les orangs-outangs. Une deuxième branche se détache, huit millions d'années plus tard, celle des gorilles ; puis il y a six millions d'années, une troisième se divise en cours de route pour aboutir à la famille des chimpanzés d'un côté et à celle des bonobos de l'autre, tandis que nos ancêtres continuent d'évoluer jusqu'à Homo sapiens.

    bonobo2

     

    La différence génétique entre l'homme et le bonobo ne dépasse pas les 1 ou 2%. Pas question, cependant, de nous assimiler.
    Selon le professeur Yves Coppens, paléontologue, "l'homme et le bonobo sont partis sur des branches suffisamment différentes pour qu'on puisse considérer ce dernier comme un chaînon de la lignée des hommes. Il ne faut pas confondre, dans le grand arbre de l'évolution, les branches qui aujourd'hui se trouvent face à face et celles qui plongent dans le temps."

    Restent les ressemblances, parfois frappantes ! Comme les hommes, les bonobos se déplacent volontiers sur leurs membres inférieurs, chez eux l'accouplement n'est pas uniquement une affaire de reproduction et, au contraire des autres singes, ils prennent différentes positions ! Autre particularité de leur espèce : une société matriarcale, très différente de celle des chimpanzés, en apparence moins agressive, mais seulement en apparence!

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    Leur nourriture, essentiellement végétarienne, se compose de fruits mûrs, de plantes et parfois d’insectes. Ils savent utiliser des brindilles et des feuilles en signes de piste pour s’orienter dans la forêt. Pourquoi avoi si longtemps ignoré ce monde, même si la difficulté d’accès de leur habitat et l’instabilité politique ont pu retarder sa découverte ?
    Dans la tentative de reconstituer le scénario de l’évolution de l’humanité, les bonobos posent des questions dérangeantes. Ils ne se conforment pas au moule du singe tueur.
                   

    La paix plutôt que la guerre

                   
    La société bonobo est régie principalement par des principes de paix et d’égalité entre mâles et femelles. Les mères, plus particulièrement, jouent un rôle important. Les femelles entretiennent des liens très forts entre elles. Les mâles ne se batten pas jusqu’à la mort et ils ne tuent pas les petits. Les relations intercommunautaires sont plutôt détendues. Bien que des conflits parfois âpres puissent exister, ils savent les gérer. Une des clefs de cette gestion non violente des conflits est le sexe. Les bonobos s’adonnent à toutes sortes de contacts affectifs. La fréquence des rapports sexuels est supérieure à celle de tous les primates. Pourtant, la femelle met un enfant au monde environ tous les cinq ans, comme les chimpanzés. Chez eux, le sexe est, entre  autres, une alternative à l’agressivité.
                   

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    Le respect plutôt que la persécu
    tion

                   
    Les bonobos se construisent des nids non seulement pour dormir, mais aussi pour délimiter un espace privé. Là, ils peuvent dormir, manger, jouer, ou se réfugier, s’ils veulent la tranquillité. C’est ainsi qu’à Lomako, des chercheurs ont pu observer un mâle adulte poursuivi se réfugier dans un nid de fortune, et l’assaillant rebrousser chemin.
    Le respect de l’espace individuel n’est-il pas un des fondements de la liberté ?
                   

    L’empathie plutôt que la violen
    ce

                   
    Un des plus extraordinaires secrets de réussite de la culture bonobo réside dans la capacité à être en empathie avec l’autre. La sensibilité à l’autre peut être bel et bien un critère d’intelligence, au même titre que l’emploi d’outils. Cette grande capacité à se mettre à la place de l’autre a été observée dans maintes situations.
    Au zoo de Milwaukee, Lody, un mâle dominant, prête assistance à Kidogo, un autre mâle affaibli par des problèmes cardiaques. Il lui entoure les épaules pour le protéger.  Il lui donne la main. Au centre de recherche sur le langage d’Atlanta, Kanzi vole au secours de sa sœur cadette en difficulté pour répondre à certaines questions de la chercheuse Sue Savage. Au zoo de Twycross (Angleterre), après avoir capturé un étourneau alors pétrifié de peur, Kuni l’aide à s’envoler en lui dépliant délicatement les ailes.
    D’après Sue Savage, les bonobos sont sensibles à ce que l’autre ressent et pense, et à ce qui le conduit à penser ainsi. Ils savent écouter et regarder avec le cœur.

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    L’égalité plutôt que la domination

                   

    Les bonobos sont victimes, comme les autres grands singes, de la délinquance humaine. La surexploitation du bois et la recherche de diamants dégradent leur habitat naturel. Depuis la guerre civile de 1991, les populations affamées ont violé le tabou de tuer les bonobos. Ils sont maintenant chassés et vendus « pour la viande ».
    Leur survie est en grand danger. Il devient impérieux de les sauver pour eux-mêmes et pour continuer les recherches afin de comprendre les raisons qui ont fait évoluer les bonobos vers une société pacifique et égalitaire plutôt que violente et dominatrice. Le modèle bonobo dérange la théorie de l’évolution du modèle chimpanzé centré sur la domination masculine, la guerre, la chasse, l’emploi des outils. En démontrant que l’agressivité humaine et la volonté de pouvoir n’ont pas un caractère biologiquement inévitable, il nous donne une chance. Celle de nous libérer de ces préjugés bien ancrés qui, depuis des siècles, détruisent la nature et les êtres vivants qu’elle abrite.
                   

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    Une révélation dérangeante

                   
    On pense aujourd’hui que l’australopithèque n’était pas un grand prédateur mais plutôt une proie des grands carnivores. D’après Franz de  Waal « il se pourrait donc que les débuts de notre lignée aient été marqués non par la férocité, mais par la peur ». Il devient difficile de nous identifier à ce prédateur pour légitimer notre volonté féroce de domination sur le Vivant.
    Est-ce cette terreur ancestrale, à l’origine de notre histoire, que nous nous efforçons de refouler en la faisant subir depuis des siècles aux animaux ? Notre frère d’évolution nous rappelle qu’il a construi sa planète avec un comportement sensible aux autres, affectueux, pacifique et conciliant. Autrement dit, une planète centrée sur la valeur des relations sociales. Nous tentons de l’ignorer. Et pourtant... elle tourne !

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    Une nouvelle culture pour survivre

                   
    Si, comme les bonobos, nous regardons l’autre avec les yeux du cœur, aussi différent soit-il, nous pouvons nous  enrichir de son monde, sans le détruire. En s'arrogeant des droits fondamentaux et en les niant aux non-humains, l'homme s'est aussi donné le droit à l'irresponsabilité meurtrière. La planète bonobo pourrait bien engager la planète humanité à "tourner plus  rond" en passant d'une culture de l'agressivité à  une culture de la paix dans sa relation à l'autre, qu'i ait ou non visage humain. C'est une nouvelle façon de marcher sur notre planète que nous devons inventer ou réinventer. Une marche qui accompagne la terre à harmoniser des milliers de mondes différents, plutôt qu'à les séparer par des murs arbitraires et destructeurs. Plusieurs millions d'années après les bonobos, le principe de non-violence est toujours, et plus que jamais, une question de survie.

    bonobo9


    Les bonobos vivent dans les régions tropicales les moins peuplées et les moins développées de la planète. Ils occupent à l’état sauvage une petite partie de la région équatoriale de la République Démocratique du Congo.
    Les bonobos sont d’une très sociables entre eux et d’une nature très pacifique. La sexualité joue un rôle très important pour assurer la cohésion sociale du groupe. Les tensions et les conflits (ex : querelles pour nourriture,…) sont presque toujours réglés par des accouplements réels ou simulés, alors que chez les chimpanzés communs, d’un naturel plus agressif, les affrontements sont beaucoup plus fréquents.

    bonobo_family


    Les bonobos  sont en danger
    Ils sont confrontés à plusieurs dangers tels que :


    La destruction de leur habitat naturel par la déforestation
    La majorité de leur habitat a été donnée en concession à des compagnies forestières ou aux plantations de café.


    La surexploitation agricole (cultures et élevages)
    Le territoire des bonobos diminue à cause du déboisement. Privés de leur forêt, ils doivent faire face au manque d'espace et de nourriture, à l'insécurité, au braconnage accrue et à la maladie (parfois humaine).


    Le braconnage

    Les pièges : On estime qu'à l'âge adulte, 95% des mâles et 68% des femelles sont handicapés par la perte d'un membre.
    Le "bushmeat" ou le commerce de la viande de brousse : les bonobos sont de fins gourmets appréciant le sucré, le salé et l'acide. Ils partagent environ 150 espèces sauvages avec les indigènes.

    C'est pour cette raison et aussi à cause de la pauvreté, qu'ils sont chassés pour leur viande très recherchée également pour certains pouvoirs que lui confèrent les villageois.

    bonobo_b_b_



    Le commerce illégal des orphelins 

    Un bébé bonobo vivant peut valoir environ quatre mois de salaire, ils sont d’ailleurs très populaires auprès des particuliers Européens.

    Les zoos, les laboratoires et les centres de primatologie renonce aujourd’hui à acheter des bonobos en raison des sérieuses menaces d'extinction qui pèsent sur cette l'espèce.

    bonobo_sexe


    Une faible fécondité

    Une femelle donne naissance à un petit tous les 5 ans et en raison de ce faible taux de fécondité, la population de bonobos est très fragile.

    Si les bonobos en liberté venaient à disparaître, il n'y aurait pas assez actuellement de bonobos en captivité pour perpétuer le patrimoine génétique de cette espèce sans problème de consanguinité.

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    27122005_Le_Bonobo,_structure_familiale,_photos,_animal_à_protéger.pdf


    Liens, Livres et Photos :

    Le livre

    Frans de Waal et Frans Lanting
    Bonobos, le bonheur d'être singe

    Editions Fayard, "Temps des sciences", 2001



    LE SITE A VOIR pour la sauvegarde des Bonobos, une femme, unique, Claudine André...

    LOLA YA BONOBO http://www.bonoboscongo.net/index.php3


    Les liens

    Bigbonobo.free.fr
    Sur ce site, toutes les informations nécessaires pour mieux connaître le Bonobo. Informations, liens, photos à la pelle...

    Le Bonobo, un australopithèque contemporain ?

    Une page de présentation de ce singe décidemment proche de l'homme.

    Les Amis des Animaux du Congo

    Le sanctuaire des AAC vous propose de découvrir les Bonobos. Pour devenir incollable sur leur histoire et leur vie.

     

    Les photos de bonobos
    Les bonnes références sur les Bonobos

    De nombreuses photos illustrent ce site qui fait référence également à d'autres sites internet. Idéal pour s'imprégner de la vie des Bonobos.

     

    Des clichés de Frans Lanting
    Ce site en anglais propose des photos originales et parfois amusantes des Bonobos.

     

     


    Source :
    Animaux.fr
    onevoice-ear.org
    France5.fr

    Crédit photos :
    unl.edu
    primates.com
    eakyheaven.com
    webshots.com
    primates.com
    baa.duke.edu
    tiermotive.de
    cogsci.indiana.edu
    pronatura-vaud.ch
    iowagreatapes.org
    s-yamaga.jp
    ruudpeters.com


    Posté par Myriam Kieffer à 08:18 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]

    mardi 28 février 2006

    Photos de tigres

    Voici de magnifiques photos de tigres issus des ouvrages suivants, que je recommande à tous les passionnés de félins et d'animaux sauvages dans leur habitat naturel.

    Larousse des Félins
    - sous la Direction de Rémy Marion, auteur et photographe de la vie sauvage - Editions Larousse

    Animal - de Steve Bloom, photographe animalier - Editions de La Martinière


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    Voir aussi les articles de NaturenDanger sur cet animal magnifique menacé d'extinction :

    Le Tigre de nos jours

    Le Tigre de Sibérie menacé

    Les Tigres indiens exterminés par les braconniers

    Posté par Myriam Kieffer à 12:08 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]

    lundi 20 février 2006

    Le Kakapo

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    Photo d'un kakapo

     

     

     

    Le kakapo est un curieux oiseau!

     

    Le kakapo dont le nom CINFO complet est le Strigops kakapo (Strigops habroptilus), est également appelé perroquet-hibou, whakapapa ou kaka de nuit.


     

    Les kakapos sont grands, et ronds, les mâles mesurent à l’âge adulte jusqu’à 60 cm et pèsent entre trois et quatre kilogrammes. Les femelles sont plus petites et moins brillamment colorées que les mâles. Les kakapos portent sur le dos des plumes vert olive barrées de noir, ce qui leur permet de se fondre dans la végétation. Leur bas-ventre, leur cou, et leur visage sont jaunâtres avec une grande variabilité entre les individus.


     

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    Photo d'un kakapo en liberté

     


    C'est une espèce de perroquet nocturne endémique à la Nouvelle-Zélande. Son nom signifie « perroquet de nuit » en maori. Il est connu pour être le seul perroquet non-volant du monde, le plus lourd perroquet et peut-être l’oiseau qui a la plus longue durée de vie du monde.
    Il est la seule espèce du genre Strigops et de la sous-famille des Strigopinae.

     

    C'est le seul perroquet nocturne. Incapable de voler, il jouit, en revanche d'une grande longévité. Mais il dégage une odeur musquée et sucrée caractéristique, si forte que, dans les trois grandes îles de Nouvelle-Zélande où il était jadis commun, il fut une proie facile pour les animaux importés par l'homme (chiens, chats, etc.), qui chassent à l'odorat. Pour assurer sa protection, ses dernières populations ont été déplacées sur deux petites îles dépourvues de prédateurs.


     

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    Photo de kakapos

     

     

     

    Le seul perroquet incapable de voler

     

    Le kakapo a des ailes, mais qui ne sont pas assez fortes pour lui permettre de voler réellement. Il ne peut que se lancer depuis des branches basses pour planer sur de courtes distances. Il se hisse dans les arbres grâce à ses pattes et se griffes puissantes, qui lui permettent aussi de marcher sur de longues distances à la recherche de  sa nourriture. À l’inverse des autres oiseaux de sol, le kakapo peut accumuler une large quantité de graisse corporelle pour entreposer de l’énergie.


     

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    Photo d'un kakapo de nuit

     


    Un nouveau milieu protégé

     

    Les derniers kakapos vivent aujourd'hui sur deux minuscules îles : Chalky et Codfish. Là, ils n'ont aucun prédateur et trouvent une nourriture abondante. Ils font l'objet d'une surveillance et de soins attentifs de la part des scientifiques qui les protègent.


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    Le perroquet-hibou

     

    Son cri particulier et son habitude d'être actif la nuit ont valu au kakapo l'autre nom de perroquet-hibou. La femelle élève ses petits sans l'éaide du mâle. Elle doit les quitter pour partir à la recherche de nourriture, les laissant au sol, sans protection. Cela ne posait aucun problème auterefois, lorsque l'oiseau n'avait aucun prédateur ni terrestre ni nocturne.


     

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    Photo d'une famille de kakapos

     

     


    Des ennemis mortels

     

    Quand les maoris occupèrent la Nouvelle-Zélande, il y a plusieurs milliers d'années, ils importèrent des chiens et le rat polynésien. Dans les années 1800, les Européens introduisirent chats, belettes, putois, renards, etc. Tous sont devenus des prédateurs du kakapo.


     

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    Un pur végétarien

     

    Les amandes, les pommes et les noix comptent parmi les fruits favoris du kakapo. Il apprécie aussi les feuilles, les graines et les tiges de certaines plantes. Autrefois, les régions où poussaient beaucoup de baies sauvages étaient dénommées "les jardins des perroquets-hiboux" par les habitants de Nouvelle-Zélande.


     

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    Photo d'un kakapo mangeant des graines

     

     


    Une parade dérisoire

     

    Jadis, les seuls prédateurs du kakapo en Nouvelle-Zélande, étaient l'aigle géant, qui a disparu depuis longtemps, et d'autres rapaces. Pour échapper à ces ennemis, qui chassaient à vue, le kakapo a pris l'habitude de s'immobiliser totalement en cas de danger. Avec son plumage camouflé vert, il devient ainsi invisible dans la végétation. Mais cette méthode est totalement inefficace avec les prédateurs à l'odorat.


     

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    Photo d'un kakapo gros plan

     


    Le saviez-vous?

     

    Les Maoris, qui occupèrent les premiers la Nouvelle-Zélande, chassèrent les kakapos et en firent des animaux de compagnie.

     

    Le kakapo a évolué sur des îles à l'origine dépourvues de mammifères prédateurs. N'ayant pas d'ennemis terrestres auxquels échapper, il a pris du poids et perdu sa capacité de voler.

     

    Certains représentants de l'espèce sont connus pour avoir vécu plus de 60 ans.

     

    Le mâle émet un cri très grave qu'il peut lancer des milliers de fois par nuit pour attirer les femelles. Vous pouvez entendre son cri avec ce fichier realaudio.

     

     


    Quelques chiffres

     

    Population : vers 1995, il ne restait que 50 kakapos dispersés dans quelques petites îles sanctuaires. Depuis, le programme de sauvegarde, leur nombre a un peu augmenté. Ils étaient 167 en 1977 et 83 en 2004.

     


    Le kakapo est menacé

     

    Par la chasse : dans le passé, il était chassé par l'homme pour ses plumes et pour sa chair. Cet oiseau incapable de voler constituait un gibier facile pour les chasseurs.

     

    A cause des problèmes de reproduction : le kakapo ne se reproduit que lorsque les fruits de certains arbres parviennent à maturité. Malheureusement, cela ne se produit pas tous les ans, mais irrégulièrement, environ tous les deux ans. Sa maturité sexuelle ne survient qu'à l'âge de sept ans.

     


    Le kakapo est protégé

     

    Espèce extrêmement menacée, le kakapo figure sur la liste des espèces de l'Annexe I du CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora, i.e. Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, dite de Washington) et fait l'objet d'un plan de sauvegarde de la part du Département de conservation néo-zélandais.

     

    "Le kakapo est un oiseau hors du temps. Si vous en contemplez un, son visage rond et brun-vert a une expression d’incompréhension sereine et innocente, qui vous donne envie de le serrer dans vos bras et de lui dire que tout va bien se passer, bien que vous sachiez que ce n’est probablement pas vrai." Douglas Adams, "Last Chance to See" 1990.


     

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    Photo d'un kakapo protégé

     


    Après trois ans sans nidification, les kakapos de l'île Codfish, ont recommencé à se reproduire en 2005. C'est un grand espoir pour leurs protecteurs qui espèrent voir les populations augmenter à l'avenir.

     


    Liens :

     

    Kakapo recovery programme
    Kakapo (Wikipedia.fr)
    Kakapo (Wikipedia.english)
    Kakapo (New Zealand Department of Conservation)
    Kakapo Recovery Programme
    The Fabulous Kakapo Parrot
    Breeding success for rare kakapo (BBC news)
    Last chance to see (Amazon.fr)


     


    Source :
    Animaux en Danger - Editions Gallimard
    Wikipedia

    Crédit photos de kakapos :
    terre.sacrée.org
    studentgroups.ucla.edu
    w3.trib.com
    media.maps.com
    backpack-newzealand.com
    parrotsociety.org
    learnz.org.nz
    matthewwalker.net.nz
    kakapo.net
    smh.com


     

     

     

    Posté par Myriam Kieffer à 08:15 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]

    Le Puma ou Couguar

    Dans la mythologie inca, les Apus, dieux des montagnes, protégeaient les hommes et leur permettaient de vivre paisiblement dans une vallée fertile. Ils leur interdisaient en échange de gravir le sommet des montagnes, où brûlait le feu sacré. Sous l’influence du diable, les hommes désobéirent pour prouver leur courage. Ils furent surpris par les Apus et ces derniers décidèrent de les punir : des milliers de pumas sortirent alors des cavernes et les dévorèrent.

    Devant cette scène, Inti, dieu du Soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu’elles inondèrent la vallée en quarante jours. Quand le soleil brilla à nouveau, un homme et une femme, qui avaient pu s’échapper et survivre sur une barque en jonc, réalisèrent qu’ils voguaient sur un lac immense, sur lequel flottaient les pumas transformés en pierre. Ils appelèrent alors le lac «Titicaca», ce qui signifie : le lac des pumas de pierre.


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    DESCRIPTION

    Le nom « puma » est d’origine quetchua (tribu inca du Pérou), tandis que « cougar » vient du mot brésilien cuguarana, « lion de montagne ». Pourtant, c’est en Amérique du Nord, que l’on a retrouvé les plus anciens fossiles datant d’il y a 300.000 ans. Cela démontre que ce mammifère a d’abord colonisé le nord de l’Amérique pour progressivement descendre vers le sud en passant par l’isthme de Panama.

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    C’est le deuxième félin en taille sur le continent américain, après le jaguar. Son corps est souple, trapu, athlétique, sa fourrure dense et courte ; ses larges pattes lui permettent une progression plus aisée dans la neige. Le puma se sert de ses griffes rétractiles afin de marquer les arbres ou d’y grimper ainsi que pour capturer des proies. Sa tête est petite et présente sur les babines des taches noires qui contrastent avec son museau blanc. Il possède au-dessus du nez une mince bande de peau sans aucun poil. Des ligaments, couplés à des muscles extenseurs et fléchisseurs, lui permettent de rétracter et sortir ses griffes.

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    Ses oreilles sont petites et arrondies, de couleur gris-noir à l’arrière. Sa queue est longue et s’assombrit vers l’extrémité. Le puma arbore un pelage plutôt uniforme, variant du brun sable ou fauve rougeâtre au gris argenté ou gris ardoise. Les cas de mélanisme sont fréquents chez le puma, les cas d’albinismes, eux sont rares. En fait, les teintes de son pelage varient d’une région à l’autre. Un pelage brun roux est caractéristique d’un puma qui vit dans les zones tropicales, tandis que celui d’un puma des zones septentrionales est bleu gris. Les pumas à fourrure noire sont très rares.

    puma_gris

    Le puma est doté d’une force exceptionnelle pour un petit félidé. Traqué par les hommes, il ne prospère que dans les zones les plus reculées. Pourtant, il est bien obligé de pénétrer sur le territoire occupé par les humains pour y chasser. De ce fait, il se montre d’une extrême prudence et d’une très grande efficacité. Ses attaques surprises sont couronnées de succès dans 90% des cas.

    Lhomme ne lui laisse pas le droit à l’erreur.


    HABITAT et REPARTITION

    Le puma est l’espèce féline qui possède l’aire de répartition la plus large : elle s’étend de l’extrême sud de l’Amérique du Sud au nord de la Colombie-Britannique. On répertorie aujourd’hui 6 sous-espèces, dont 4 au Canada, mais il y en a eu jusqu’à 30 décrites. Le puma fréquente les forêts de conifères, les forêts à feuilles caduques ou tropicales, les marais, les prairies, mais également les semi-déserts, les montagnes et plateaux de l’intérieur jusqu’à une altitude de 5.800m. Le puma était autrefois très répandu dans les forêts boréales du Grand Nord, mais la disparition de grands ongulés due à la chasse et à la déforestation l’a éliminé dans ces zones.

     

    puma

    Le puma sait se contenter de peu ; un point d’eau ainsi qu’un toit, de préférence minéral lui suffisent. Son domaine est assez réduit et va de 50 à 85 km² mais peut largement s’étendre si ses proies migrent. Il exploite d’ailleurs son territoire avec intelligence. Très mobile, il couvre de grandes distances chaque jour sans avoir de gîte précis. Son exploration s’effectue par zones en une sorte de rotation. Depuis des centaines de milliers d’années, le puma chasse dans l’univers glacé des montagnes rocheuses. Résistant à toutes les saisons, le puma prédateur suprêmement efficace et adaptable, possède toutes les armes à la survie. Chassé par l’homme, il s’est réfugié dans cette région inaccessible où l’hiver peut durer 9 mois. Il partage son territoire avec l’ours baribal.

    puma_dans_foret

    Le long de la côte déchiquetée du Pacifique nord, la forêt tropicale humide des massifs côtiers rencontre l’eau froide de l’océan. Malgré son éloignement des rocheuses et du désert brûlant, elle est aussi une terre d’accueil pour le puma.
    Là où la terre rencontre la mer, est né un monde aux merveilles incomparables. Au sommet des massifs côtiers, l’été offre un bref prélude et chacun s’empresse d’emmagasiner de la graisse pour l’hiver. Avec sa végétation luxuriante, la forêt rivalise avec sa cousine amazonienne. Pour les jeunes pumas, cette forêt regorge de promesses mais aussi de dangers.
    L
    e puma est à l’aise partout. Ni la chaleur tropicale, ni l’enneigement extrême ne semblent le gêner. C’est sous l’égide des Nations Unis que s’est créé le parc national de Torres del Paine, au sud du Chili.

    puma_de_montagne

    Cette petite réserve de Patagonie, d’une surface de 2 500 km², est le fruit d’un programme exemplaire de conservation de la faune animale. Ce parc est la zone d’habitat la plus australe du puma. Bien que la topographie ne soit pas idéale, ce félin s’y est parfaitement bien adapté. La morphologie des spécimens y prospérant s’est renforcée pour faire face au climat rigoureux.

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    A tel point que plusieurs scientifiques considèrent désormais qu’il s’agit là d’une nouvelle sous-espèce de Felis concolor.


    COMPORTEMENT ET ALIMENTATION

    A l’instar de tous les félins, ses habitudes sont plutôt nocturnes et le puma jouit d’une vue excellente. Comme les chats, les pupilles du puma s’adaptent par contraction et dilatation à tous les éclairages.

    puma_de_nuit

    Comme tous les petits félins, il pratique l’affût. C’est un maître de l’embuscade. En quelques bonds, il se retrouve sur le dos de sa victime. Le choc est si puissant qu’en principe l’animal meurt la nuque brisée. Si ce n’est pas le cas, le couguar l’achève d’un coup de patte ou en lui enfonçant ses crocs dans la gorge. Fin gourmet, il dévore en premier le museau et les entrailles puis cache le reste de son repas qui le nourrira plusieurs jours. Sa force lui permet de traîner de très grosses proies et de les dissimuler sous un tapis de végétaux.

    puma_en_action.dsc05862

    Un puma adulte a besoin d’environ 2 kg de viande par jour. Il s’approche de sa proie en silence, puis terrasse sa victime par suffocation après deux ou trois bonds. Le puma est capable d’effectuer des bonds prodigieux à plusieurs mètres de haut. A cet effet, ces membres postérieurs sont nettement plus longs que ses membres antérieurs. On a mesuré un saut de 12 m grâce à des traces dans la neige. Sans élan, un puma peut effectuer un bond de 4 m.    

    L’alimentation du puma est très variée : élan, caribou, wapiti, coyote, castor, guanaco, capybara, pécari, oiseaux, souris, chauve-souris et même des insectes. Le puma mange accroupi et non allongé comme ses grands cousins Les individus d’Amérique du Nord consomment surtout des grosses proies, tandis qu’en Amérique du Sud, le jaguar ne lui laisse que des proies de taille moyenne. Il s’attaque aussi aux animaux domestiques : chevaux, chèvres, moutons, vaches. Lorsque le puma tue une grosse proie, il l’enfouit sous la végétation et reste à proximité afin de se nourrir fréquemment. Le puma est un excellent grimpeur et un très bon nageur.

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    REPRODUCTION

    Le puma a ceci de particulier qu’il ne peut rugir, mais ses vocalises sont très variées, notamment au moment de la reproduction. Celle-ci peut avoir lieu tout au long de l’année, la femelle ayant ses chaleurs pendant une période de 9 jours. En Amérique du Nord, les naissances ont plutôt lieu entre avril et septembre, pendant les mois les plus chauds, et en Amérique du Sud, entre février et juin. Dans son milieu naturel, la longévité d’un puma est assez courte, environ 20 ans. De ce fait, le mâle atteint sa maturité sexuelle dès 3 ans.

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    Ce solitaire se montre au moment des amours particulièrement démonstratif et tendre. Ce sont les femelles qui attirent leurs partenaires en urinant et en émettant de longs appels aigus. Si plusieurs mâles répondent à ces appels, un combat est inévitable. Les deux partenaires entament un cérémonial, en se frottant et se reniflant. L’acte sexuel est bref mais répété. Un puma peut ainsi consommer une soixantaine de coïts par jour. Le couple reste ensemble quelques jours, partageant le même gîte puis le mâle retourne à sa vie de nomade solitaire.

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    Après une gestation d’environ trois mois, la femelle met au monde 2 à 3 petits en moyenne, dans une cavité rocheuse, un arbre creux ou une végétation dense, pèsent entre 200 et 450g à la naissance et sont tachetés de brun foncé avec de magnifiques yeux bleus. A la naissance, les jeunes sont aveugles la première semaine et ne mesurent que 30 cm. Les yeux changeront de couleur à l’âge de seize mois et les taches disparaîtront graduellement jusqu’à prendre leur couleur uniforme. Les bébés puma ouvrent les yeux à dix jours et consomment de la viande à six semaines. Les petits mangent de la viande dès l’âge de six semaines mais ne seront sevrés que vers 3 mois. Ils resteront avec leur mère jusqu’à l’hiver suivant, puis pourront chasser ensemble quelques mois durant. C’est entre 18 mois et 24 mois, qu’ils devront se débrouiller seuls.

     

    maman_puma_et_son_petit

    Leur mère est très attentionnée et les protège des prédateurs mais aussi des autres pumas. En effet, si un mâle découvre les petits, il n’hésitera pas à les tuer pour que la femelle soit rapidement fécondable. En quittant leur mère, les jeunes restent ensemble quelques temps avant de conquérir leur propre territoire.

    maman_et_jeune_puma

    La longévité du puma est estimée à environ 15 ans.


    STATUT ET PROTECTION

    Le puma était autrefois chassé par les Incas, qui le considéraient comme une menace pour leurs troupeaux de vigognes et de guanacos. Par contre, les Indiens anasazi (Ouest américain) le vénéraient. Le puma fut longtemps persécuté à l’aide de différents procédés : poissons, collets, pièges, chasse au fusil et avec des chiens… Parfois soutenues par le gouvernement, ces campagnes de chasse durèrent jusqu’en 1988 aux Etats-Unis. ; les fermiers lui vouent une haine tenace depuis des décennies. On comptabilisait entre 1910 et 1957 en Colombie-Britannique une moyenne de 350 pumas tués par an. Il est maintenant protégé sur la plupart de son aire de répartition, sauf en Equateur, au Salvador et au Guyana. Au Canada, il bénéficie d’une bonne protection, sauf dans les territoires du Nord-Ouest. La chasse est sous contrôle au Canada, Etats-Unis, Mexique et Pérou.

    puma_rugit

    En Floride, il reste moins de 50 individus et un programme de réintroduction a été mis en place (plusieurs pumas provenant du Texas). La fragmentation de l’habitat et la présence d’un réseau routier important menacent cette population (entre 1979 et 1991, 47% de la mortalité était due à la route), et les animaux réintroduits sont souvent recapturés suite à des problèmes avec les populations humaines. Le puma repeuple aujourd’hui la partie ouest du Canada ; on a recensé 300 individus dans l’Ontario et il a été observé au Nouveau-Brunswick.

    La situation du puma en Amérique du Nord reste très fragile. Bien que sa peau ne soit pas utilisable, il a été chassé et continue à l’être. Les éleveurs l’accusent de tuer du bétail et n’hésitent pas à louer les services de chasseurs de primes. De véritables exterminations ont eu lieu. Cette pratique est aujourd’hui interdite aux Etats-Unis sauf au Texas. Abattage, dépeçage ou destruction de l’habitat, la population de pumas a diminué, seulement en Floride, de plus de 30%. La situation est si grave que le puma a quasiment disparu des régions d’Amérique de l’ouest où il était autrefois abondant.

    Dans les Everglades, vivait une sous-espèce de puma, Felis concolor coryi, qui a été protégé à partir de 1958. Mais l’assèchement des marais a conduit à son extinction. Aucun puma n’a été vu dans cette région de puis 1991. Des tentatives de réintroduction sont en cours mais sans résultat probant pour le moment. En Amérique Centrale et du Sud, la cordillère des Andes et les forêts tropicales offrent encore des refuges pour les populations de pumas. Mais, le déboisement intensif risque, une fois de plus, de menacer cette espèce.

    CRI DU PUMA

    VIDEO PUMA


    Fiche d’identification

    Nom scientifique: Felis concolor

    Ordre des Carnivores

    Famille: Félidés

    Habitat : Montagnes, Forêts, steppes, prairies

    Longueur : 1,45 à 2,75 m de long

    Hauteur à l’épaule : 60 à 76cm

    Poids : Femelles : 35 à 48kg ; Mâles :53 à 72kg

    Répartition: Argentine, Brésil, Bolivie, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Equateur, Etats-Unis, Guatemala, Guyana, Guyane française, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Salvador, Surinam, Venezuela, Uruguay

    Statut CITES : ANNEXE II (ANNEXE I pour les populations de Floride et du Costa-Rica)

    09032006_Le_Puma_ou_Couguar. PDF


    Source :
    Larousse des Félins - Editions Larousse
    Le Règne Animal - Editions Gallimard
    Dinosoria

    Crédit Vidéos :
    Dinosoria

    Crédit photos :
    Larousse des Félins - Editions Larousse
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    http://rawimages.myphotoalbum.com/
    http://www.ilexikon.com/
    http://www.maurolasca.it/
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    http://www.pa-conservation.org/
    http://animaux4.free.fr/
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    Posté par Myriam Kieffer à 07:19 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]

    vendredi 10 février 2006

    Les Eléphants

    Pattes énormes, corps large et dos convexe, grandes oreilles, grosse tête avec une longue trompe mobile sont les traits caractéristiques des éléphants. Leur durée de vie, soixante ans environ, est la plus longue des mammifères (mis à part l'homme). Les mâles (les femelles à un moindre degré) continuent de grandir tout au long de leur vie.

    Les éléphants d'Asie et d'Afrique  vivent dans la savane et les forêts clairsemées.

    L'éléphant de forêt vit dans les forêts pluviales d'Afrique. C'est le plus petit des trois espèces d'éléphant. Considéré jadis comme une sous-espèce de l'éléphant d 'Afrique, l'éléphant de forêt est plus petit, a une peau foncée, des oreilles plus rondes et une trompe plus poilue. Les défenses brun jaunâtre sont parallèles et pointent vers le bas. Il se déplace ainsi librement dans la végétation dense des forêts de l'Ouest et du Centre de l'Afrique (de la Sierra Leone et la Côte d'Ivoire à la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo, en passant par le Ghana, le Togo, le Benin, le Nigeria, le Cameroun, le Gabon et le Congo.
    Il est confronté, malheureusement à un risque d'extinction à l'état sauvage extrêmement élevé et à court terme.

    L'éléphant d'Asie a de plus petites oreilles et une extrémité unique au bout de la trompe. Les défenses sont petites voire inexistantes chez la femelle. L'éléphant d'Asie a été domestiqué depuis longtemps notamment les sous espèces suivantes : l'éléphant d 'Inde, du Sri Lanka, de Sumatra, de Malaisie.

    L'éléphant d'Afrique, le plus gros, occupe des habitats variés, du semi-désert aux forêts pluviales. Ses oreilles sont plus grandes, et ses défenses, incurvées vers l'avant lui servent d'outils pour creuser les riches minéraux du sol qu'il absorbe.
    Avec ses 3 à 4 mètres de haut et son poids approchant 6 tonnes, l'éléphant d'Afrique est l'animal terrestre le plus volumineux.

    Et voici une flopée de photos d'éléphants, de photos de troupeaux d'éléphants, de photos de bébés éléphants, prises dans leur élément naturel, mangant, jouant, se déplaçant, etc. Toutes les photographies sont issues de l'ouvrage "L'Art d'Etre Eléphant" aux Editions Gründ.


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    Posté par Myriam Kieffer à 11:29 PM - Espèces Animales Terrestres - Oiseaux - Reptiles - Insectes - Permalien [#]

    jeudi 9 février 2006

    Le ARA




    CARACTERISTIQUES DES PSITTACIDES Famille des Aras:

    *BEC : énorme mandibule supérieure presque entièrement blanche ou noire, alors que la mandibule inférieure, beaucoup plus courte, est noire.
    Bec en faucille très puissant parvient à briser et à décortiquer des noix du Brésil dont la coquille a la dureté de la pierre.
    Une cire blanche, parfois très développée, entoure la base du bec où s'ouvrent les narines.

    *YEUX : relativement petits, toujours cerné de peau nue, ce qui les fait paraître plus grands qu'en réalité.

    *QUEUE : très longue, les rectrices étaient utilisées comme ornement (en couronne) chez les anciennes tribus du Brésil qui voyaient dans les aras des symboles guerriers.


    Les aras vivent par couple. Chaque couple reste fidèle à son canton tout en accomplissant des excursions quotidiennes régulières. L'arbre, ou trou dans les falaises qui abritent le nid constitue le centre du territoire et le couple revient y nicher chaque année.

    Les perroquets ne sont pas à l'aise sur le sol ou ils marchent en boitillant. En revanche, ils grimpent fort bien en s'aidant de leurs pattes et de leur bec qu'ils utilisent comme une main.

    *PATTES : Zygodactiles, elles sont caractéristiques, avec 4 doigts, 2 dirigés en avant, 2 en arrière. Ces doigts armés de griffes, recourbés, très fortes, sont extrêmement mobiles, leur permettent de grimper avec une adresse inégalée chez les oiseaux.

    Les psittacidés possèdent des plaques de duvet poudrier réparties en différentes régions du corps.


    Oiseaux arboricoles, grimpeurs, ils passent leur vie dans les frondaisons.

    L'Ara est de l’ordre des psittaciformes et de la famille des psittacidés. Il s’appelle l’Ara ararauna. Les Aras peuvent naître avec des couleurs différentes, selon l’endroit où ils sont nés. Ils se séparent en deux groupes : les grands et les petits. Les grands Aras se situent plus près de l’équateur et les plus petits, plus vers les pôles.



    Source : Google



    L'Ara atteint sa maturité sexuelle entre 4 et 5 ans. La mère Ara peut pondre de un à trois œufs à une ou deux occasions par année. Les Aras peuvent vivre jusqu'à 80 ans, et sa grandeur totale est d’environ 85 centimètres et rendu à l’âge adulte, il peut peser jusqu’à 850 g. Ses ailes grandes ouvertes peuvent s’étendre à environ 50 centimètres. Le bébé Ara Ararauna a une très petite taille et les yeux très sombres.


    b_b__ara
    Source : Google



    Lorsque deux aras se sont accouplés, ils restent ensemble jusqu’à ce que l’un meurt ou disparaisse. Pour témoigner leur amour, ils passent leur temps à se becqueter. En période de reproduction, ils restent dans un arbre creux durant un certain temps. À 5 mois, le jeune ara ararauna quitte le nid.


    aras_costarica


    En milieu naturel, pour se nourrir, l’Ara Ararauna mange des fruits (Mauritia vinifera, Astrocaryum, Bactris, Maximilianea, Mangue), des noix (noix du Brésil, divers noix de palmiers), des graines (Ura crepitans), des baies, des fleurs, des feuilles d’arbres et probablement quelques insectes et larves.

    Ils ont modifié depuis peu de temps leur régime alimentaire.



    Source : Google


    Lorsque l'Ara est en captivité , il a un régime composé de 50% de fruits et légumes (poires, pommes, prunes, bananes, concombres, épis de maïs tendres, carottes, pêches, mangues, melons, petits piments, poivrons, citrouilles, etc.) L'Ara en captivité ne doit surtout pas manger d’avocats et de persil car il peut s’empoisonner. L’autre 50% de son alimentation est composé d’un mélange de grains ou de granulés qui couvriront l’ensemble de ses besoins....



    Source : Google

    Et puis, les Aras sont mieux chez eux... Non??



    aras_costarica_2 aras_costarica_3


    La majorité de son corps est constitué de plumage bleu, son abdomen est jaune or, sa gorge noire et ses joues sont blanches. Autour de ses yeux, il y a de grandes lignes noires. Sa bouche qui est en forme de crochet lui permet de casser les grains. Sa langue est très épaisse. Il possède quatre (4) doigts, ce qui lui permet de grimper plus facilement.



    Cet oiseau vit dans la forêt tropicale amazonienne et il vit près de l’eau.</