NaturenDanger

La Nature sous toutes ses formes ou comment la préserver : animaux, en danger, sauvages, volcans, ouragans, environnement, effet de serre, couche d'ozone, que pouvons-nous faire, calotte glaciaire, ressources énergétiques, climats, flore, faune, habitats,







    vendredi 25 janvier 2008

    L'Australie, pays de mega-diversité végétale et animale


    UN ENVIRONNEMENT TRÈS RICHE MAIS FRAGILE

    Un pays de méga-diversité

     

    Le refuge d'une végétation et d'une faune exceptionnelles

    L'Australie est l'un des 17 pays dits de «méga-diversité» qui ont des écosystèmes d'une variété et d'une richesse exceptionnelles. On ne peut qu'y être impressionné par la biodiversité. La variété de formes végétales et animales de l'Australie permet aux scientifiques d'étudier mieux qu'ailleurs les éléments du processus d'évolution à travers les âges. On y retrouve les deux seuls animaux préhistoriques à la fois ovipares et mammifères : l'ornithorynque et l'échidné.

    De nombreux végétaux et animaux n'existent qu'en Australie et sont si caractéristiques que chaque Etat et territoire de la fédération a un emblème floral et animal :

     

    Au Queensland, l'orchidée de Cooktown, une fleur tropicale, ainsi que le koala et la brolga, un oiseau local ;


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    Koala


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    Brolga


    En Nouvelle-Galles du Sud, le waratah comme emblème floral, l'ornithorynque comme emblème animal et le kookaburra (martin-chasseur géant) comme emblème oiseau ; 


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    Waratah

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    Ornithorynque


    L'emblème floral du Territoire de la capitale est la jacinthe royale;

    L'emblème floral de l'Etat de Victoria est la bruyère rose, son emblème animal, l'opossum de Leadbeater, l'emblème oiseau, le mange-miel casqué ;


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     Bruyère rose

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    Opossum


    La Tasmanie a seulement un emblème floral, l'eucalyptus bleu ;


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    Eucalyptus bleu


    L'emblème floral de l'Australie-Méridionale est le pois du désert de Sturt, son emblème animal, le wombat à nez velu, et son emblème oiseau, la pie-grièche ;


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    Pois du désert de Sturt

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    Wombat

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    Pie grièche


    L'emblème floral de l'Australie-Occidentale est une fleur sauvage, la patte de kangourou de Mangle (anygosenthe rouge et verte), son emblème animal, le numbat (fourmilier à rayures) et son emblème oiseau, le cygne noir ;


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    Anygosenthe

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    Numbat

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    Cygne noir


    Enfin l'emblème floral du Territoire du nord est la rose du désert de Sturt, son emblème animal, le kangourou roux, et son emblème oiseau l'aigle.


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    Rose du désert de Sturt

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    Kangourou roux

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    Aigle



    En Australie poussent 22.000 espèces végétales. La flore y est apparue il y a 55 millions d'années lorsque l'île s'est détachée du Gondwana. Avec la dérive du continent, le climat est devenu plus aride et a fait apparaître les eucalyptus ou gommiers comptant à eux seuls quelques 700 espèces et les acacias, comprenant 400 espèces, dont le mimosa doré, très répandu, est l'emblème floral national.

     

    Les banksias sont des arbres à épines couvertes de fleurs. Les casuarinas sont des arbres à petites branches en forme de plumes. Le waratah (Telopea speciosissima), à fleurs rouges, est l'emblème floral de Nouvelle-Galles du Sud. Le baobab pousse du Kimberley au Territoire du nord. Plusieurs conifères sont endémiques : le pin bunya, dans les forêts tropicales du sud du Queensland, le pin de l'île de Norfolk et, en Tasmanie, le pin de King William. La fougère arborescente, pouvant atteindre 20 mètres de hauteur au Queensland, est une plante de la préhistoire. Parmi les arbustes et fleurs caractéristiques, on dénombre les callistémons, poussant en particulier en Nouvelle-Galles du Sud, les grevilleas aux fleurs piquantes rouges, le kangaroo paw et le pois du désert de Sturt.


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    Banksia

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    Fougère arborescente


    L'Australie abriterait jusqu'à 300.000 espèces animales différentes, dont environ 100.000 ont été répertoriées, parmi lesquelles, notamment, les seuls mammifères au monde à pondre des œufs, les monotrèmes primitifs, véritables fossiles vivants, tel l'ornithorynque, curiosité zoologique et mammifère à fourrure doté d'un bec de canard et d'ergots venimeux et ayant un mode de vie amphibie. Celui-ci ne se trouve qu'en Australie orientale et centrale et en Tasmanie. L'échidné est un petit monotrème à bec droit avec de longues pointes sur le dos et de la fourrure sur le ventre. On connaît les mammifères les plus caractéristiques, les marsupiaux, dont les petits se développent dans une poche marsupiale, ou poche abdominale : le groupe endémique de l'Australie comprend près de 120 espèces.

     

    Le kangourou est un symbole de l'Australie. Il orne ses timbres-poste, ses manteaux, ses pièces de monnaies, et même sa ligne aérienne internationale principale. On dénombre aujourd'hui plus de kangourous qu'à l'arrivée des Européens. Trois millions de kangourous sont légalement abattus chaque année, car certains considèrent que l'animal, herbivore menace pâturages et cultures. Le kangourou est caractérisé par une grande taille, des membres postérieurs très adaptés au saut. La queue est grande et puissante, elle sert de balancier pendant les sauts et l'animal se repose dessus comme une «troisième patte» au repos.

    Le kangourou compte une cinquantaine d'espèces divisées en onze genres.

    Les kangourous roux sont les plus représentatifs et les plus grands. Ils vivent en bande et les mâles arborent une belle couleur rousse d'où leur vient leur nom.

     

    Le wallaby est un kangourou de petite taille, 1m70 à l'âge adulte ; mais le wallaby des rochers, plus petit, ne mesure pas plus d'un mètre. Les wallabies les plus communs sont le wallaby de Bennett insulaire, le wallaby agile et le wallaby bicolore.



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    Wallaby


    Les opossums ou phalangers sont des marsupiaux herbivores arboricoles. Ils se rencontrent même dans les villes. L'opossum à fourrure ou phalanger-renard est le plus courant.



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    Opossum


    Le koala, tirant son nom d'un mot aborigène signifiant «pas d'eau», vit surtout sur la côte orientale, entre Townsville et Melbourne ainsi qu'en Australie-Méridionale.


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    Koala



    Le wombat, dont le nom a été donné par les aborigènes, marsupial trapu, à tête large et à pattes courtes, qui vit en Australie depuis 15 millions d'années, se trouve surtout dans le nord et le sud-est.


    wombat
    Wombat


    Parmi les autres mammifères figure, par ailleurs, le dingo, chien sauvage chassant la nuit et grand prédateur de moutons.


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    Dingo


    Parmi les reptiles, le lézard à collerette, répandu dans le bush, dans le nord et l'est, et le varan sont très caractéristiques. Dans le nord et le Queensland du nord, on trouve des crocodiles d'eau douce et des crocodiles marins, mesurant jusqu'à 7 mètres, les salties, très dangereux pour l'homme, dans les estuaires et sur les plages à proximité.


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    Lézard à collerette

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    Salties ou crocodile marin

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    Varan de Komodo, sans doute le plus grand lézard du monde

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    Varan arboricole


    Le long de la côte septentrionale, entre Shark Bay et la Grande Barière de corail, vit le dugong, mammifère aquatique herbivore.



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    Dugong (cousin du lamantin)



    L'Australie est par ailleurs riche en oiseaux. Plus de 750 espèces sont répertoriées : l'émeu, un peu moins haut qu'une autruche est l'un des emblèmes de l'Australie. Le kookaburra vit près de côtes, l'oiseau-lyre vit dans les forêts humides. Le casoar, ressemblant à une autruche avec un casque sur la tête, une crête osseuse, lui servant à avancer, tête baissée à travers la végétation, vit dans les forêts du nord et du nord du Queensland. Il existe aussi de nombreuses variétés de perroquets, perruches et cacatoès.


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    Emeu

    kookaburra
    Kookaburra

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    Oiseau-lyre


    Des richesses marines incomparables

     

    Les eaux territoriales australiennes forme un fabuleux écosystème aquatique et abritent une grande variété de poissons et de mammifères aquatiques ; ainsi peut-on rencontrer plusieurs espèces de baleines, des phoques et 70 espèces de requins.

     

    Comme un immense jardin sous-marin, la Grande Barrière de corail offre une incomparable richesse naturelle. Cette chaîne de récifs coralliens longe la côte nord-est de l'Australie, de la pointe du cap York à Cairns, en mer de Corail. S'étirant sur 2.000 km, au large de Bundaberg ou de Gladstone et jusque dans le détroit de Torres, c'est la plus grande barrière de corail au monde, juste avant celle de Nouvelle-Calédonie, 1.600 km.


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    Grande barrière de corail


    La Grande Barrière est un ensemble de 2.600 récifs dont la majeure partie s'est formée il y a 2 millions d'années et dont les parties les plus anciennes ont 18 millions d'années.

    Le corail est formé par des colonies de polypes marins de la famille des cnidaires. Les récifs de corail sont le produit de l'accumulation des squelettes calcaires déposés au fil des siècles par les madrépores, de minuscules animaux marins. Au-dessus de cette masse se développent des coraux vivants, qui ne peuvent subsister que dans une eau peu profonde et bien chaude (18°C minimum). Quelque 1.500 espèces de poissons, certaines extrêmement rares, 4.000 types de mollusques et 350 variétés d'échinodermes vivent dans les eaux de la Grande Barrière. En surface, de multiples îlots abritent des milliers d'oiseaux. Entre le récif et la côte et sur le récif extérieur se forment les îles de corail (cays) lorsqu'un récif dépasse le niveau de la mer et que le corail mort se transforme en sable sur lequel parfois se fixent des végétaux.


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    Anémone de mer et poisson clown

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    Poissons de corail

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    Echinodermes

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    Mollusques : Calmar et Bénitier


    Une prise de conscience de l'enjeu de la protection de la nature

    Des transformations inquiétantes de l'environnement

     

    L'Australie, comme toute la zone du Pacifique, peut être soumise à des intempéries violentes voire à des catastrophes naturelles.

    Dans la nuit du 24 décembre 1974, le cyclone Tracy a dévasté Darwin, l'ayant menacée d'être rayée de la carte. En 1989 un tremblement de terre a eu lieu à Newcastle, au nord de Sydney.

    Les feux de brousse sont très courants en Australie. Dans de nombreuses régions, des incendies dévastateurs se déclarent pendant les longues périodes de sécheresse. On impute les incendies à des causes diverses : un contexte paléontologique et climatique spécifique, avec des sécheresses à répétition, l'utilisation du feu par les aborigènes, les arbustes inflammables des sous-bois, la prolixité des eucalyptus et des acacias, les départs de feu dus à la foudre. Chaque été, 14.000 incendies de forêt se déclarent dans les régions côtières de l'Australie. Si certaines espèces parviennent à résister aux incendies et même si elles en dépendent pour leur reproduction, il reste que les incendies sont une menace pour l'homme, les animaux et leur environnement.

     

    En 1967, les feux de brousse les plus dévastateurs de l'Histoire de l'Australie avaient menacé la Tasmanie. En 1995 des incendies ont détruit les parcs nationaux autour de Sydney et en décembre 2001, dévastant la région de Sydney, ils ont même menacé certains quartiers de la ville : les flammes se sont propagées jusqu'à 15 km de Sydney et l'odeur de la fumée était perceptible en plein cœur de la ville ; 20.000 pompiers se sont rendus au front. En janvier 2003, les incendies ont été si violents dans le territoire de la capitale et dans la partie adjacente de Nouvelle-Galles du Sud, dans les massifs de Brindabella, Namadgi et Kosciuszko, puis la plantation D'Urriara, le Mont Strolo et la banlieue de Canberra, que le Canberra Times du 19 janvier titrait «Le jour le plus sombre de Canberra». En quelques heures l'incendie a atteint les portes de la ville, formant un front continu de plus de 35 km. Le bilan a été lourd : des centaines de milliers d'ha de forêt ont été perdus sur un front de 300 km ayant brûlé pendant un mois.

     

    Jason-1, satellite franco-américain CNES-NASA, lancé en décembre 2001 depuis la base de Vandenberg en Californie, a observé une anomalie du niveau de la mer de plus de vingt centimètres le long du Pacifique équatorial caractéristique d'un événement El Niño qui, sans atteindre l'intensité du précédent en 1997, a déjà fait sentir ses effets en Australie et en Nouvelle-Calédonie. Au-delà d'El Niño les changements climatiques globaux ont pu être à l'origine de la troisième plus forte sécheresse du sud-est de l'Australie depuis un siècle.

     

    Au-delà des phénomènes climatiques, l'environnement se transforme sous l'effet de l'activité économique. En deux siècles, 70% de la végétation d'origine a été détruite ou dégradée de façon irréversible ; 75% des forêts humides ont disparu ; 600.000 ha en moyenne sont déboisés tous les ans. Les superficies nettes défrichées représentent 300.000 à 340.000 hectares par an. On a même enregistré dans le Queensland un taux de déboisement supérieur à celui de L'Amazonie.

     

    Le tourisme lui-même fait peser une menace sur l'environnement. L'agriculture est une cause de dégradation de l'environnement en raison de productions végétales intensives et de la concentration des élevages. La salinisation des sols et des eaux constitue un problème spécifique à l'Australie car le climat, caractérisé par de faibles précipitations et une forte évaporation, ainsi que la géologie favorisent la concentration de sel. Dans les zones de terres arides, la culture du blé et les pâturages attirent à la surface des sols le sel des nappes phréatiques. Dans les zones d'irrigation, le problème est dû aux infiltrations des nappes phréatiques.

     

    Les coraux constituent un atout important pour l'Australie. Outre que les récifs assurent une protection des côtes contre les vagues et les tempêtes, ils abritent d'importantes ressources en poissons et fruits de mer. Les coraux sont utilisés en médecine, dans le cadre des greffes et de la lutte contre certaines infections bactériologiques et contre le cancer. Au total l'Australie a la plus grande surface de coraux au monde, 57.000 km2 soit 17% de la surface mondiale.

    Mais le site de la Grande Barrière est très fragile. Selon une étude de 2002 de l'Institut australien de science marine, 30% des récifs sont gravement endommagés et près de 60% pourraient disparaître dans les trente ans. Le site est sujet à plusieurs menaces : les aménagements portuaires, la déforestation, les divers rejets en mer ainsi que la prolifération d'une dangereuse étoile de mer se nourrissant de corail, l'étoile de mer couronne d'épines (crown of thorns) ou acanthaster planci, qui proviendrait du lest des bateaux venant du Japon. Les coraux tendent à s'éclaicir, expulsant les algues, les zooxanthelles, avec lesquelles ils vivent en symbiose, blanchissent et meurent.

     

     

    Afin d'accroître la productivité, les producteurs de canne à sucre et de bananes de la côte du Queensland ont quadruplé en 50 ans la surface des plantations atteignant 400.000 ha et y répandent environ 150 kilos d'engrais par ha, ce qui provoque des pertes d'azote vers la mer. La pêche dans la Grande Barrière tend à détruire la biomasse.

    L'élevage et la pêche constituent une ressource essentielle de l'économie du Queensland. Les éleveurs du Queensland détiennent 45% du cheptel bovin d'Australie ; un habitant du Queensland sur 4 travaille pour l'agriculture et les autorités de l'Etat doivent consentir des arbitrages douloureux entre l'intérêt économique à court terme, dans la mesure où le taux de chômage est plus élevé que dans d'autres Etats, et la défense de l'environnement.

    L'attrait touristique de ce lieu unique s'est considérablement accru : le nombre annuel de visiteurs, d'un million en 1985 a atteint 10 millions en 1999 (World Atlas of coral reefs, septembre 2001). Le tourisme de masse, s'il est mal maîtrisé, est aussi à l'origine de transformations de l'environnement.

     

    Les principales mesures de protection de la Grande Barrière de corail

    A la suite de l'échouage d'un porte-conteneur en 2000, le Gouvernement fédéral, à la demande de l'Etat du Queensland, a mis au point en 2002, des mesures de restriction et de contrôle du transport maritime et de protection de l'environnement autour de la Grande Barrière de corail et du détroit de Torres.

    En 1981, le site a été classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité. Quatre sites comprenant des récifs coralliens relèvent depuis 1996 de la convention RAMSAR visant à protéger les écosystèmes constitués par les zones humides. Il convient de souligner que le classement n'est pas en soi une garantie de préservation du récif si l'on ne peut en assurer la surveillance et si des normes contraignantes de protection ne sont pas appliquées. C'est, du reste, la raison pour laquelle la Nouvelle-Calédonie est réticente pour que ses propres richesses coralliennes fassent l'objet d'une telle inscription.

     

    Soucieuses de protéger ce patrimoine de la biodiversité, les autorités australiennes ont créé des organismes de gestion et mis en œuvre des programmes de recherche. Le site est désormais un parc naturel  (The Great Barrier Reef Marine Park). Un établissement est chargé de la gestion de la Grande Barrière, la Great Barrier Reef Marine Park Authority, dont le siège est à Townsville, au nord du Queensland. Représentant les autorités du parc marin de la Grande Barrière et chargée de conseiller le Gouvernement fédéral, l'autorité assure la gestion du site en liaison avec le service de l'environnement et du patrimoine du Queensland. Elle est également liée au CRC Reef Center, centre coopératif de recherche siégeant à Townsville et associant les agents de tourisme du parc, l'Université James Cook, l'Institut australien des sciences marines (AIMS), les industries primaires de l'Etat du Queensland, les industries de fruits de mer et la Compagnie de pêche du Queensland.

    L'autorité a pris des mesures concrètes de protection en matière de pêche, de tourisme, de surveillance de la qualité de l'eau. Le tourisme est une activité maîtrisée dont profite la ville de Cairns dont la population est passée de 30.000 habitants en 1980 à près de 200.000 en 2003. Ainsi les touristes ne sont acheminés par catamaran géant que dans des zones bien déterminées correspondant à 5% de la superficie du parc national. Les opérateurs sont tenus responsables de l'état de conservation des sites et sont passibles du retrait de leur licence d'exploitation s'ils dégradent les récifs.

     

    Parmi les principales institutions de recherche, on retiendra le rôle d'évaluation de l'état des récifs coralliens de l'Institut des sciences marines. Le Centre d'études marines de l'Université du Queensland à Brisbane est un des leaders mondiaux en recherche spécialisée dans les récifs coralliens : grâce aux observations recueillies par trois stations de recherche implantées sur des îles coralliennes, le centre étudie le stress des coraux et les liens entre le blanchissement et le réchauffement global, la diversité génétique et physiologique des coraux.

    Le laboratoire de géochimie et de géochronologie de la Research School of Earth Sciences de l'Université nationale d'Australie, à Canberra, a établi que la progression du blanchissement en 2002 était due à un réchauffement provoqué par El Niño.

     

    Une protection de l'environnement réelle mais, dans l'ensemble, assez peu contraignante

    Des initiatives sont bien réelles. L'Australie a toujours été très sensible à la protection du milieu naturel. Créé en 1879, le Royal National Park est le deuxième parc naturel au monde après celui de Yellowstone. Les parcs des Blue Mountains et du Kanangrata ont été fondés dès le milieu du siècle dernier. En 1972 a été créé l'United Tasmania Group, l'un des tout premiers partis écologistes au monde. Récemment, l'île de Fraser a été sauvée de l'exploitation forestière, de l'extraction de sable et, tout comme la Grande Barrière de corail, elle a été préservée des forages de pétrole. Il existe 500 parcs naturels permettant une protection des espèces en voie de disparition.


    L'Australian Rainforest Foundation, siégeant à Cairns, rachète des terrains transformés en champs de canne à sucre pour reconstituer une continuité de la forêt humide. Mais il est paradoxal qu'aient été accordées des concessions d'exploitation de mines d'uranium situées dans le parc national de Kakadu inscrit par l'Unesco dans la liste du patrimoine mondial. Le classement en 1988 du parc national de Daintree, dans le Queensland, a certes pu enrayer la menace que fait peser l'exploitation forestière sur la région et en particulier le tracé par les bulldozers du Bloomfield track. Mais le secteur de Cow Bay, dans lequel poussent des espèces végétales en voie d'extinction, a été divisé en un millier de parcelles immobilières privées à vendre. Le programme de sauvetage de Daintree vise à réagir contre cette autre menace de déforestation par le rachat de ces parcelles.

     

    Depuis le début des années 1990, ont été mises en place des structures de planification régionale visant au respect et à la prise en compte de l'ensemble des écosystèmes, au moyen, notamment de zones protégées pour la conservation de la biodiversité. Au cours des dernières années, une plus grande attention a été prêtée à l'utilisation de méthodes traditionnelles en vue du maintien de l'habitat des animaux.

     

    Selon la répartition des compétences découlant de la Constitution du Commonwealth d'Australie, le Gouvernement fédéral n'est pas en principe responsable de la gestion des ressources naturelles, qui relève des Etats. Toutefois, il est compétent en ce qui concerne la négociation des traités. Or du fait de la ratification par l'Australie en 1993 de la convention sur la diversité biologique, les autorités fédérales ont saisi cette compétence pour adopter en 1996 la Stratégie nationale pour la conservation de la diversité biologique de l'Australie.

     

    En revanche, le Gouvernement australien a indiqué en juin 2002 qu'il ne ratifierait pas le protocole de Kyoto visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialiés à un seuil inférieur à celui de 1990 d'ici 2008-2012, tant que les Etats-Unis et les pays en développement n'en seraient pas partie prenante. M. John Howard avait déclaré devant le Parlement d'Australie : «La raison pour laquelle il n'est pas de l'intérêt de l'Australie de ratifier le protocole de Kyoto est que pour le moment les pays en développement et les Etats-Unis en sont exclus. Ratifier ce texte entraînerait par ailleurs des licenciements en Australie et porterait préjudice à notre industrie». L'Australie a décidé de suivre la position exprimée par les Etats-Unis (36,1% des émissions de référence) qui ont décidé leur retrait de l'accord, et préfère un plan national moins contraignant.

     

    Mais l'Australie, attachée à la poursuite des réductions d'émissions de gaz à effet de serre, s'est engagée, en fait, à respecter l'objectif de réduction d'émissions annuelles d'oxyde de carbone, fixé en annexe B du protocole, de 8% par rapport à leur niveau de 1990. Il convient de noter que l'Australie est actuellement au troisième rang des pays de l'OCDE pour l'intensité d'émission de dioxyde de carbone.

     

    D'après les extrapolations, si rien n'est changé les émissions de gaz à effet de serre pourraient dépasser de 23 % leur niveau de 1990. En effet, le charbon représente 75% de la production d'électricité en Australie au lieu de 37% à l'échelle du monde. L'ensemble du secteur énergétique emploie 120.000 personnes et a un chiffre d'affaires de 50 milliards AUD. C'est l'un des principaux moteurs économiques du pays. Ainsi en 1998 a été lancée une stratégie nationale relative aux gaz à effet de serre (National Greenhouse Strategy). Mais celle-ci fait largement appel aux mesures appliquées de plein gré par les entreprises. D'autre part, un programme Greenhouse Gas Abatement Programme vise à subventionner dans le cadre d'appels d'offre, les projets de réduction des gaz à effet de serre. Le Gouvernement australien a fixé l'objectif d'élever la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité de 10,7% actuellement à 12,7% en 2010.

     

    Le Livre Blanc Securing Australia's Energy Future, publié en juin 2004, annonce qu'un budget de 75 millions AUD sera investi dans le développement de cités solaires (solar cities), quartiers pilotes conjuguant énergie solaire et efficacité énergétique, et que des aides d'un montant de 134 millions AUD seront affectées au développement de nouvelles technologies d'énergies renouvelables.

     

    Les autorités fédérales se sont efforcées, dans le cadre des pouvoirs constitutionnels, de développer des stratégies nationales en coopération avec les Etats. C'est, par exemple, le cas du Plan national d'action contre la salinisation et pour la qualité de l'eau lancé en 2000. Elles s'efforcent aussi de mettre en place des organismes de coordination lorsqu'un problème de gestion affecte directement plusieurs Etats. A l'échelon fédéral peu d'instruments incitatifs ou réglementaires sont mis enœuvre. En 1999 a été adoptée une loi relative à la protection de l'environnement et à la préservation de la biodiversité (Environment Protection and Biodiversity Conservation Act) entrée en vigueur en juillet 2000.

    La loi définit pour la première fois les compétences de l'administration fédérale en matière d'environnement. Elle élargit les pouvoirs des autorités fédérales sur les questions d'environnement ayant un caractère national en attribuant un droit de veto au Ministre fédéral de l'environnement sur des projets susceptibles d'avoir un impact économique et social sur l'environnement au plan national. Elle réduit les chevauchements de compétence entre l'administration fédérale et les Etats en ce qui concerne l'évaluation et l'approbation des projets de développement grâce à la conclusion d'accords relatifs aux procédures d'évaluation entre les autorités des deux échelons. En effet, les leviers d'action sont essentiellement le partenariat avec les Etats et la «labellisation» des mesures locales et de celles des entreprises.

     

    La fiscalité est encore très peu utilisée. Les incitations fiscales destinées à la protection des terres agricoles apparaissent d'ailleurs peu efficaces dans la mesure où 25% des exploitants ne payent pas d'impôt, et que le taux marginal d'imposition des ménages agricoles est d'environ 15 points inférieur à la moyenne. Les subventions fédérales visent à l'accompagnement des démarches administratives.

     

    Cependant il est à noter que le Conservation of Environment and Biodiversity Act de 2002, au niveau fédéral, a introduit une réglementation des études d'impact sur l'environnement et la biodiversité préalable à tout projet public ou privé, en fait, les habitats et les espèces relevant de conventions internationales.

    En revanche, les Etats ont développé, à l'échelle locale, des instruments économiques relatifs à la gestion des biens collectifs, et notamment de l'eau et du sol. Il s'agit notamment de politiques de subvention des productions agricoles ou forestières respectueuses de l'environnement, et des normes figurant dans les marchés ainsi que de la fiscalité. Les redevances sur l'eau sont destinées à couvrir les dépenses de gestion de la qualité de l'eau. En Nouvelle-Galles du Sud, le DSNR (Department of Sustainable Natural Ressources) est responsable de la gestion de l'eau, de la protection des sols, du littoral et des espèces endémiques. L'établissement de protection de l'environnement (Environmental Protection Agency) exerce un contrôle des pollutions de l'eau et de l'air provoquées par les entreprises, du transport des matières dangereuses, des déchets. Les autorisations administratives délivrées par l'établissement sont établies sur la base d'une nomenclature de secteurs d'activités.

     

    Les autorisations sont subordonnées aux déclarations des émissions polluantes dans l'eau et dans l'air. De 1989 à 1994 le produit d'une taxe sur la distribution d'eau et l'évacuation des eaux usées avait été pré-affecté à un programme de défense de l'environnement, et en 1998 est entrée en vigueur une taxe fondée sur des facteurs de toxicité des polluants, ainsi que sur la localisation de l'entreprise.

     

    L'office de gestion des ressources en eau de Sydney et la compagnie des eaux du fleuve Hunter perçoivent une redevance sur la consommation d'eau, ce qui a eu pour effet de faire diminuer la consommation d'eau par les entreprises industrielles grosses consommatrices.

     

    La réforme des actions de maîtrise des rejets salins des charbonnages et des entreprises de production d'électricité du Hunter a fait l'objet d'une réforme en 1995 : en période de hautes eaux, les rejets salins sont limités par des seuils et autorisés en fonction des critères de respect de l'environnement, de production et d'effectifs. Le résultat du dispositif a eté de ne pas dépasser les objectifs fixés en matière de rejets.

     

    L'action des autorités fédérales peut aussi être conjuguée à celle des Etats. Ainsi dans le cadre de la loi relative à l'accord sur le bassin Murray-Darling, le gouvernement fédéral et les gouvernements de Nouvelle-Galles du Sud, du Victoria et d'Australie-Méridionale ont financé un programme de travaux de pompage en vue de lutter contre la salinisation.

     

    Certains résultats sont encourageants comme le démontre le rapport de 2002 sur l'état des récifs coralliens dans le monde. Alors que dans plusieurs régions du monde l'état des récifs coralliens est de plus en plus préoccupant, la Grande Barrière de corail australienne serait en train de se remettre du blanchissement qui ne toucherait plus que 6 % des coraux au lieu de la moitié selon le rapport de 1999.

    Même si l'on peut encore regretter la timidité de certaines actions de protection des écosystèmes, il faut être bien conscient que l'Australie est le seul pays industriel parmi les douze ayant la plus grande biodiversité, que la pollution y est concentrée dans certaines zones et que ses vastes étendues restent heureusement préservées.




    04042006_L'Australie_pays_de_mega_diversité_végétale_et_animale. PDF

     


    Source :
    http://www.assemblee-nationale.fr/

    Crédit photos :
    http://koalas.org/
    http://www.abc.net.au/
    http://hamradio.online.ru/r
    http://nat

    mardi 24 juillet 2007

    L'Irian Jaya

    La forêt de l'Irian Jaya ou Nouvelle-Guinée occidentale

    papouasie_nouvelle_guin_e



    L'Irian Jaya, la province la plus orientale de l'Indonésie, s'étend sur environ 50% du territoire de la Nouvelle-Guinée, l'autre moitié étant occupée par l'état indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Lorsque les Portugais ont vu l'île pour la première fois, ils l'ont nommée Ilha dos Papuas (« l'île des chevelures crépues »), du malais papuwah. Plus tard, les explorateurs hollandais l'ont appelée Nouvelle-Guinée car les habitants de couleur noire leur rappelaient la population de la Guinée, en Afrique.


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    Irian est un terme provenant de la langue Biak, qui signifie « terre brûlante émergeant de la mer ». Sous la colonisation hollandaise, l'Irian Jaya était connue sous le nom de Nouvelle-Guinée hollandaise et lors du transfert de la souveraineté à l'Indonésie, elle a été rebaptisée Irian Jaya (jaya signifiant « victorieux »).


    En décembre 2005, l'organisation écologiste Conservation International, basée à Washington a organisé pendant quinze jours une expédition au plus profond de l'Irian Jaya dans ce que son principal organisateur, Bruce Beehler, a appelé « le dernier jardin d'Eden » de la Terre.


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    L'Irian Jaya



    L'expédition, qui comptait vingt-cinq chercheurs dont un bon nombre étaient issus de l'Institut scientifique indonésien (LIPI, Lembaga Ilmu Pengetahuan), a découvert vingt espèces inconnues d'amphibiens, quatre espèces de papillons, cinq de palmiers, et reconnu des centaines d'espèces d'oiseaux rares ainsi qu'une quarantaine d'espèces de mammifères très peu observés.


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    Grenouille d'Irian Jaya


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    Champignon endémique à l'Irian Jaya



    Les naturalistes ont ainsi observé une espèce d'oiseau de paradis (Parotia berlepschi) qui n'avait plus été vue depuis plusieurs décennies. Examiné un kangourou arboricole qu'on n'avait jamais aperçu dans l'île. Découvert une grenouille de 14 millimètres de long.
    Recensé Plus de 2.770 espèces d'orchidées ont été documentées pour 134 genres, dominé par la Dendrobium et la  Bulbophyllum ainsi que plus de 250 espèces différentes de rhododendron. Identifié une espèce de hérisson si placide que les scientifiques ont pu ramasser un couple et le ramener au camp pour l'étudier.

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    Parotia berlepschi


    Ce manque de méfiance de la part de ce couple de hérissons à l'égard des humains est un signe, pour les chercheurs, de l'absence de présence humaine dans ce lieu, que même les guides papous ne connaissaient pas. Située dans le massif montagneux de Foja, la région explorée couvre près de 300.000 hectares de forêt primaire (c'est-à-dire n'ayant jamais été exploitée) à des altitudes atteignant 4.000 mètres.


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    Seul un savant, Jared Diamond, avait auparavant parcouru ces montagnes, en 1979 et 1981. Elles ont été classées par l'Indonésie comme sanctuaire national.

    « Cette région est un étonnant laboratoire de l'évolution, écrit Bruce Beehler dans le quotidien britannique The Independent. Elle nous donne un regard sur la façon dont peuvent apparaître de nouvelles espèces dans une montagne isolée. » Aux marges de la région visitée vivent des tribus Kwerba et Papasena. Selon Bruce Beehler, « ils nous ont dit qu'aucun de leurs clans n'avait jamais pénétré dans cette zone ».


    Le varan crocodile ou crocodile des arbres


    Le dragon de Komodo est considéré comme le plus grand lézard du monde, mais l'est-il vraiment ? Mark Strickson expert en reptile et réalisateur se lance, avec le scientifique allemand Thomas Schultze-Westrum, dans les profondeurs de la forêt de l'Irian Jaya à la recherche d'un autre lézard géant connu sous le nom de " crocodile des arbres ". Et le trouve... Même si force est de constater qu'il n'a pu le voir à sa taille ultime, le specimen rencontré atteignait toutefois déjà 4 mètres de long. Ce qui ferait de ce lézard le plus grand du monde, tient surtout à la longueur de sa queue dont il se sert pour assurer son équilibre en grimpant aux arbres.

    C'est un animal magnifique, que j'ai pu observer au travers du reportage filmé lors de la visite de Mark Strickson, reportage diffusé sur la chaîne Animaux. Sa tête est plus longue et plus fine que celle du Varan de Komodo, son corps également plus fin, lui permet, même en atteignant une taille "gigantesque" pour un lézard, de se mouvoir dans les arbres. Ce qui a caractérisé son deuxième nom de "crocodile des arbres". Il faut le voir grimper à la fois lentement mais également d'une manière assurée et rapide lo long des gros troncs de ces arbres gigantesques composant la forêt de l'Irian Jaya. Les recherches se sont révélés fort difficile, dans un premier temps, par la nature même de l'environnement de ce lézard, la forêt de l'Irian Jaya qui est un des derniers joyaux des forêts tropicales d'Asie, mais également et malheureusement, par la destruction de cet environnement, la forêt d'Irian Jaya faisant l'objet d'une destruction systématique et massive... Encore une...

    A
    près plusieurs semaines de recherches, c'est avec regret que Mark Strickson se voit dans l'obligation de partir, mais le scientifique allemand Thomas Schultze-Westrum est lui, resté sur place afin de continuer ses recherches. Celles-ci, en apportant la preuve de l'existence de ce lézard géant, permettrait, semble-t-il, de faire cesser l'infernale destruction de cette magnifique forêt. Sans oublier que d'autres espèces animales (dont un kangourou arboricole jamais vu ailleurs jusqu'alors) et végétales sont particulièrement endémiques à cette île, et que nos deux scientifiques ont pu certains jours, et avec l'aide de certains autochtones, établir l'existence de nouvelles espèces, d'ores et déjà menacées d'extinction par la destruction de leur environnement. On prend les mêmes et on recommence !!!


    varanus_salvadorii_ou_crocodile_des_arbres1



    Le
    Varanus salvadorii nommé varan crocodile ou " crocodile des arbres " pour sa dentition, son museau, ou sa taille, ce varan est assurément singulier. Il semblerait, au vu du reportage de nos deux scientifiques, qu'il puisse dépasser les 4 mètres. Dans tous les cas, la queue représente plus des deux tiers de l’animal. Arboricole, il est assez svelte pour un lézard de cette taille. Vif et observateur, c’est un superbe animal qui conserve ses couleurs à l'âge adulte. Endémique à la forêt de l'irian Jaya, presque rien n’est connu de ce géant dans la nature.



    L'Irian Jaya est également un formidable réservoir d'espèces marines.
    La densité de vie marine est impressionnante avec de nombreux bancs de plusieurs espèces de poissons, carangues, fusiliers, chirurgiens, ludjians, barracudas etc.. Les thazars, thons et grosses carangues chassent sous l’oeil curieux des mérous et l’indifférence des tortues et des massifs perroquets à bosse.
    Malheureusement, comme partout en Asie du Sud-Est, la pêche à la dynamite entraîne des dégats irréparables sur les espèces ainsi que sur les récifs de corail, qui comme on le sait, sont déjà fort fragilisés. Sans omettre le fait qu'il faut des milliers d'années au corail pour se former.

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    Pêche à la dynamite



    Dans l'Irian Jaya, près de 200.000 km2 de forêt primaire, soit la moitié de la région (421.000 km2), ont déjà disparu, du fait de l'industrie du bois tropical, de la pollution minière (argent, cuivre et or) et des cycles de sécheresse.

    Les forêts exploitables sont estimées couvrir 54 % du territoire d'Irian Jaya. Depuis ces dernières années, la province augmente considérablement sa production, en modernisant ses techniques. Les exploitations forestières sont ainsi en nombre grandissant. Dans le même temps, des lois sur la reforestation existent mais ne sont pas appliquées.
    L'Irian Jaya cherche à augmenter son infrastructure, en perçant des routes, en ouvrant des mines, en accroissant l'exploitation forestière et l'industrie papetière; il est certain que nombre de problèmes écologiques et humains se poseront très rapidement.

    L’Irian Jaya est très peu peuplé. Certains endroits sont totalement inhabités, la densité moyenne étant inférieure à six habitants au km2.

    900.000 Papous environ y vivent, essentiellement de chasse, de pêche et d’une culture semi-itinérante de maigre rapport. Sagou, taro et patate douce constituent pour eux les principales ressources.

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    Tribu de l'Irian Jaya (des Papous)

    Les   insulaires peuvent se diviser en plus de deux cent cinquante sous-groupes qui comprennent les Marind-ahims, les YahYravs, les Asmats, les Mandobos, les Danis et les Alyats. Les habitants des hautes terre centrales ont su maintenir leurs coutumes et traditions pratiquement vierges de toute influence étrangère. Les différentes tribus ont vécu, pour la plupart, en autarcie complète, isolées les unes des autres et, a fortiori, du monde extérieur. Il en est résulté une incroyable diversité culturelle. A titre d'exemple, le peuple Asmat, qui vit le long de la côte sud-est, est réputé pour ses sculptures sur bois "primitives". Les Asmats, autrefois cannibals et chasseurs de têtes, abandonnent peu à peu leur style de vie nomade pour s'installer dans des villes bénéficiant d'écoles financées par le gouvernement.     

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    Tribu des Asmats

     

    Les tribus de la vallée de Baliem, que l'on regroupe sous le nom " Danis ", se sont farouchement accrochées à leur coutumes traditionnelles, et les efforts investis pour les modifier, comme le programme destiné à faire oublier le port des célèbres gourdes à pénis, se sont avérés largement inutiles. D'une façon générale, les peuples de l'Irian Jaya n'ont aucune parenté ni dans le physique, ni dans la culture, ni dans la langue avec les Indonésiens malais et se rapprochent beaucoup plus des Aborigènes australiens.



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    Tribu des Danis



    Le gouvernement indonésien essaye depuis une vingtaine d’années de mettre les terres en valeur, et de construire quelques barrages pour produire de l’électricité. L’exploitation du sous-sol a commencé il y a une centaine d’années. Or, uranium et surtout cuivre sont l’objet d’une extraction intensive. Les mines de cuivre des monts Ertsbey, découvertes en 1936 dans la région de Tembagapura, figurent parmi les plus grandes du monde. Autre ressource non négligeable, le pétrole, dont d’importants gisements, aussi bien terrestres que maritimes, sont exploités depuis une vingtaine d’années. Selon des estimations fiables, les réserves seraient supérieures à celles de Sumatra. La forêt, où abondent les bois rares et précieux, est également explorée et certaines régions, en particulier dans le Sud, dans la région asmat, commencent à être la proie de compagnies étrangères, japonaises surtout. 

     

    Malheureusement ces richesses naturelles ne profitent pas aux autochtones ; les Indonésiens — et au premier titre les Javanais — et les grandes compagnies étrangères, américaines et japonaises en majorité, recueillent seuls les dividendes du sol. Les Papous, eux, continuent de mener une existence précaire, beaucoup n’étant pas encore sortis de la préhistoire. Un tel décalage ne peut que déboucher sur des mouvements revendicatifs et indépendantistes qui s’appuient sur un profond sentiment d’injustice.


    La modernité représente aussi une menace pour l'Irian Jaya et ses habitants. Au cœur d'une région montagneuse, une mine géante, gérée par une compagnie américaine, est le plus gros gisement d'or au monde et se classe au troisième rang pour le cuivre. Le problème, ce sont les résidus de la mine puisque seulement trois pour cent (3 %) de ce qui est extrait constitue le véritable minerai, le reste étant répandu dans le paysage, étouffant ainsi la végétation. Certains autochtones revendiquent la propriété des terres exploitées et veulent des redevances. La compagnie minière reste sur ses positions, mais en planifiant d'exploiter la mine pour les 30 prochaines années, certains pensent qu'elle devra soigner ses relations avec les autochtones.


    Les grandes plaines sont rares en Indonésie et généralement marécageuses : on y retrouve donc la principale plaine orientale au sud de l'Irian Jaya ainsi qu' un des plus longs fleuves d'Indonésie : le Mamberamo - 690 km.


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    L'Irian Jaya porte la cicatrice d'une subduction et se trouve hâché par de grandes failles transformantes induites par les mouvements locaux des plaques. Il en résulte que la moitié nord ainsi que l'extrêmité ouest de l'île appartiennent à la plaque pacifique, tandis que le reste appartient à la plaque indo-australienne.


    irian_jaya




    Liens :

    Tout sur la biodiversité de l'Irian Jaya (en anglais) - http://members.tripod.com/wwfsahul_cs/ffij.htm

    Les Papous dépossédés de l'Irian Jaya -
    http://www.monde-diplomatique.fr/1996/10/PATAUD_CELERIEZ/7283

    Les ressources de l'Irian Jaya, territoire à fort potentiel économique - http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/irianjaya

     


    Source :
    http://www.ese.u-psud.fr/
    http://www.mpl.ird.fr/
    http://www.radio-canada.ca/
    http://www.indonesia-mrs.com/

    Crédit photos :
    http://www.mpl.ird.fr/
    http://eur.i1.yimg.com/
    http://www.islandream.com/
    http://www.emp.pdx.edu/
    http://users.wired.net.au/
    http://www.photochris.com/
    http://members.tripod.com/

    Posté par Myriam Kieffer à 02:05 PM - Notre Planète - Permalien [#]

    lundi 9 avril 2007

    Les Iles Galapagos - La richesse de son histoire et de sa faune

    galapagos_by_satellite

    Notez la forme de l'île principale... On dirait un hippocampe...

     

     

    Rendu célèbre par les recherches du biologiste britannique Charles Darwin, l'archipel des Galápa­gos baigne dans les eaux de l'océan Pacifique, à quelque 1 000 km à l'ouest des côtes équatoriennes, et se compose de 15 îles et de 40 îlots d'origine volcanique abritant de nombreuses espèces animales et végétales fort inté­ressantes et fascinantes, plusieurs d'en­tre elles étant uniques au monde.

     

    Cet archipel dépendant de l'Equateur, comptent cinq îles habitées, dont "Santa Cruz", la plus peuplée, et "San Cristóbal", qui abrite la capitale, "Puerto Baquerizo" ainsi que huit îles inhabitées et s'étend sur 8 010 kilomètres carrés. Un des sujets traités, outre celui très actuel de la sauvegarde des espèces menacées (80 % des espèces sont endémiques aux Galapagos et menacés pour 10 % d'entre elles par les importations végétales et animales).

    Sur l'île d'Isabela, les dix km de lave 'aa' de l'isthme de Perry séparant le volcan Alcedo du volcan Sierra Negra (1 490m d'altitude - et son cratère de 11 km de diamètre est le deuxième plus grand du monde),  constituent une barrière écologique presque aussi efficace que la mer : ces deux volcans sont des îles écologiques abritant sa propre espèce de tortue. Mais les chèvres venues de la zone de colonisation d'Isabela ont réussi à franchir l'obstacle, et les tortues d'Alcedo sont désormais en danger d'extinction.

     

    Où donc peut-on trouver, sur un même territoire, un amalgame d'animaux tels que des otaries de la Californie, des cormorans aptères (qui ne peuvent voler), des iguanes marins et terrestres aux allures préhistoriques, des flamants roses, des tortues aux dimensions gargantuesques témoins d'un passé révolu, des manchots diminutifs (les plus petits au monde et les seuls à vivre sous les tropiques - les eaux étant baignés par des courants froids) ainsi qu'une quantité d'autres créatures aussi curieuses que mystérieuses ? ... Nulle part ailleurs sur Terre qu'aux Galápa­gos .

     


    Alors en route pour un voyage virtuel...


    Crédit Photo : earthobservatory.nasa.gov


     

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    Situé à 950 kilomètres des côtes de l'Equateur, l'archipel des Galápagos se compose de 13 îles principales et s'étend sur 8 010 kilomètres carrés. Seules cinq d'entre elles sont habitées, dont Santa Cruz, la plus peuplée, et San Cristóbal, qui abrite la « capitale », Puerto Baquerizo.

    Grâce à Darwin, ces îles enchantées plantées au large de l'Equateur sont restées un sanctuaire naturel. Un archipel de lave et d'oasis luxuriantes, où otaries, iguanes et tortues géantes se laissent courtiser par l'homme.

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    C'est d'abord un soupir, rauque et chuintant. Puis un craquement de branches écrasées. Enfin, une tête édentée aux yeux mornes qui surgit des buissons, suivie d'une lourde carapace en forme de dôme juchée sur des pieds d'éléphant. La créature s'immobilise, observe notre petit groupe et continue à avancer au milieu des arbres couverts de lichen. Avec ses 250 kilos et son espérance de vie de plus de 150 ans, la tortue géante est la star incontestée des Galápagos, le symbole mythique de cet archipel surgi dans l'océan Pacifique il y a près de cinq millions d'années.

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    Si l'on vient du monde entier visiter ces îles volcaniques perdues à 950 kilomètres des côtes de l'Equateur, c'est pour la nature. Depuis 1959, 97 % de l'archipel est classé parc national. Autant être prévenu: ici, l'animal est roi et l'homme, juste toléré. Les otaries font la sieste sur les bateaux de pêche ancrés devant l'île San Cristóbal ou bien occupent sans vergogne les serviettes des baigneurs sur la plage de Gardner Bay (Española). Les iguanes colonisent le moindre rocher, à tel point que l'on risque de marcher dessus. Quant aux fous à pattes bleues et aux albatros de l'île Española, au sud-est de l'archipel, ils toisent les visiteurs avec un bel aplomb.

    albatros

    Découvertes en 1535 par Tomás de Berlanga, un Espagnol égaré sur la route du Pérou, les Galápagos vont demeurer longtemps à l'écart de l'histoire. Pendant près de trois siècles, seuls les flibustiers, les baleiniers et les chasseurs d'otaries oseront s'aventurer au milieu de ces étranges îles volcaniques séparées par de dangereux courants. Des dizaines de milliers de tortues géantes sont alors embarquées dans la cale des navires pour servir de viande fraîche aux marins. Annexé en 1832 par l'Equateur, l'archipel est redécouvert, au début du XXe siècle, par quelques Européens en mal de robinsonnade.

    Aujourd'hui, 20 000 colons, les Galápagueños, peuplent cinq îles.

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    C'est Charles Darwin, en 1835, qui révèle les Galápagos au monde occidental. Au cours de son périple à bord du Beagle, le jeune naturaliste collecte sur trois îles des pinsons aux becs dissemblables. A son retour en Angleterre, l'ornithologue Gould, membre de la Zoological Society of London, lui annonce que ces oiseaux appartiennent à trois espèces distinctes et non à trois variétés, mais qu'ils possèdent un ancêtre commun.

    Fort de cette découverte, Darwin mettra plus de dix ans à échafauder l'une des plus importantes théories scientifiques de l'humanité : les espèces évoluent grâce à une sélection naturelle où l'environnement et le hasard jouent des rôles prépondérants. Exposée dans « De l'origine des espèces », la thèse viendra profondément remettre en question le postulat biblique de la création des plantes et des animaux.

    charles_darwin

    Aujourd'hui, Darwin fait partie intégrante du folklore touristique des Galápagos. Les boutiques de souvenirs de Puerto Ayora, principale ville de l'archipel, vont jusqu'à vendre des tee-shirts et des bocks à son effigie. Mais il suffit de parcourir les îles les plus sauvages pour retrouver l'état d'esprit du naturaliste. A quelques encablures de l'île Isabela, le