- La Flore
mardi 22 novembre 2005
L'Indonésie
| 1 | Présentation |
Indonésie, en indonésien Indonesia, pays insulaire d’Asie du Sud-Est, formé de plus de 13 677 îles, dont près de la moitié sont inhabitées. Sa capitale est Jakarta.
L’Indonésie s’étend sur 5 000 km d’ouest en est, dans les mers équatoriales. Elle comprend les îles de la Sonde (Sumatra, Java, Madura, Bali, Lombok, Sumbawa, Sumba, Florès et la partie occidentale de l’île de Timor), une grande partie de l’île de Bornéo (Kalimantan), l’île de Célèbes (ou Sulawesi), l’archipel des Moluques, ainsi que la partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée (Irian Jaya).
L’Indonésie
possède une frontière terrestre avec la Malaisie, sur l’île de Bornéo,
et avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée, sur l’île de Nouvelle-Guinée. Les
frontières maritimes sont la mer de Chine méridionale, la mer de
Célèbes et l’océan Pacifique au nord, l’océan Indien à l’ouest et au
sud, et la mer de Timor au sud-est, qui sépare l’Indonésie du nord de
l’Australie. L’île de Sumatra est séparée de la péninsule de Malacca
par le détroit de Malacca, et de l’île de Java par le détroit de la
Sonde. Les îles de Bornéo et de Célèbes sont séparées par le détroit de
Makassar.
| 2 | Milieu naturel |
| 2.1 | Relief |
L’Indonésie
a une superficie totale de 1 904 570 km². Formé d’une succession d’arcs
tectoniques tertiaires et quaternaires, l’archipel indonésien présente
des reliefs très accidentés. L’arc interne de la Sonde comprend les
grandes îles de Sumatra et de Java,
ainsi qu’une partie des petites îles de la Sonde. L’arc externe est
situé à l’ouest des côtes de Sumatra (archipel de Mentawai) jusqu’aux
îles Timor, Buru et Seram. Une chaîne de montagnes volcaniques
s’élevant à plus de 3 600 m s’étend ainsi, d’est en ouest, de Sumatra à
Timor.
Les points culminants sont le Kerinci (3 805 m), situé à
Sumatra, dans les monts Barisan, et le Semeru (3 676 m), à Java. Le
Puncak Jaya (5 030 m), situé dans la chaîne du Sudirman, en Irian Jaya,
constitue le point culminant de la république d’Indonésie. Les îles de
Bornéo, Bangka et Belitung correspondent, quant à elles, à l’extrémité
méridionale du vieux socle immergé de la plate-forme de la Sonde.
Les plaines les plus importantes se
trouvent à Sumatra, Java, Bornéo et en Irian Jaya. Pendant des siècles,
les coulées volcaniques ont façonné des sols fertiles sur les basses
terres, notamment à Java.
L’archipel indonésien connaît une forte activité volcanique et sismique. On recense 128 volcans en activité comme le Krakatau, îlot volcanique situé entre Java et Sumatra, dont l’explosion en 1883 a entraîné un gigantesque raz de marée. L’une des secousses sismiques les plus récentes a frappé, en 1992, l’île de Florès, faisant 2 000 victimes ; un autre tremblement de terre a secoué Sumatra en février 1994, tuant 180 personnes.
| 2.2 | Climat |
Traversé
par l’équateur, l’Indonésie connaît, selon les îles, un climat tropical
ou équatorial. C’est l’un des pays les plus chauds et les plus humides
de la planète. La zone équatoriale (Sumatra, Bornéo, Célèbes, Irian
Jaya), au climat très humide, ne connaît qu’une très courte saison
sèche.
Dans la zone tropicale (Java, Bali, petites îles de la Sonde),
la saison humide alterne avec une longue saison sèche (six mois
environ). Dans les petites îles de la Sonde, le climat présente même un
caractère semi-aride.
L’archipel
est affecté par deux moussons, l’une de novembre à mars, accompagnée de
fortes pluies, et qui constitue la saison la plus humide, et une autre,
de juin à octobre. L’Indonésie ne connaît pas les typhons qui ravagent
périodiquement l’Asie du Sud-Est, à l’exception de l’île de Timor.
Les variations annuelles des températures sont faibles : de 24 à 26 °C
en moyenne, la température ne descendant jamais en dessous de 20 °C,
sauf en montagne. Il n’y a pas de saison définie. C’est le régime des
pluies qui introduit des variations : la pluviosité annuelle moyenne
oscille entre 1 780 et 3 175 mm en plaine et peut atteindre 5 000 mm
dans les régions montagneuses de Kalimantan, où tous les mois sont
pluvieux.
| 2.3 | Végétation et faune |
Presque
55 p. 100 du territoire indonésien est couvert de forêts équatoriales
ou tropicales et de savanes arborées, surtout concentrées à Kalimantan,
Sumatra et dans l’est de l’archipel. L’essence dominante est le Dipterocarpus,
un arbre dont la hauteur varie de 35 à 55 m et dont on tire une huile
siccative. L’Indonésie compte environ 2 500 espèces d’arbres et près de
5 500 espèces végétales à fleurs. L’île de Bornéo, notamment, détient
l’un des écosystèmes les plus riches au monde (800 espèces d’arbres).
Cette flore indo-malaise, très ancienne, a été favorisée par
l’existence de ponts terrestres reliant les îles à certaines époques de
l’histoire géologique de l’archipel de la Sonde. Elle s’atténue à
l’est, l’Irian Jaya faisant déjà partie du monde australien. En
altitude, une forêt d’étage montagnard peut subsister jusqu’à 3 500 m
et comprend des espèces comme le chêne. C’est une forêt humide,
perpétuellement plongée dans le brouillard et qui correspond au nebelwald des botanistes et des géographes.
La
faune indo-malaise est riche et bien représentée à Java, Sumatra et
Bornéo : singes, cerfs, crocodiles, rhinocéros, éléphants, ours, paons,
etc.
Mais certaines espèces sont particulières à chaque île.
On ne
trouve l’orang-outang qu’à Sumatra et à Bornéo
le tigre et la
panthère à Sumatra et Java
le buffle sauvage à Java et Kalimantan
le nasique à Bornéo on ne trouve l’éléphant
le tapir et le siamang
(gibbon noir) qu’à Sumatra.
Au sud, à Célèbes et aux Moluques, la faune
réunit à la fois des espèces asiatiques et australiennes. En Irian Jaya
vit une grande variété d’oiseaux, et sur l’île de Komodo le fameux varan (lézard pouvant atteindre 3 m).
De
mai à décembre 1997, des incendies épars d’une très grande ampleur ont
touché l’ensemble des provinces indonésiennes. L’origine est attribuée
aux méthodes sauvages de déboisement pratiquées dans les forêts
tropicales. Les feux déclenchés ont été attisés par une sécheresse
exceptionnelle liée au phénomène atmosphérique El Niño. L’ensemble des foyers n’a pas pu être éteint et en 1998, certains feux continuaient de dévaster la forêt.
Source : fr.wikipedia.org - Crédit Photos : Google Images
dimanche 20 novembre 2005
Les plus beaux sites sauvages d'Europe
mercredi 16 novembre 2005
Biodiversité française en Outremer
La France dispose d’une situation exceptionnelle
Forte de son rayonnement dans les trois océans de la planète, elle
doit sa richesse à la diversité de la nature et des populations qui
composent les collectivités d’Outre-Mer.
Avec 10% des récifs coralliens du monde, avec une forêt tropicale
appartenant à l’un des derniers grands blocs forestiers au monde
relativement intact, et avec de nombreuses espèces végétales et
animales, uniques au monde, les collectivités Françaises d’Outre-Mer
disposent d’un patrimoine naturel exceptionnel, mais fragile. Menacé
par les pollutions, la transformation en terre agricole, la
surexploitation des ressources animales, ce patrimoine disparaît
progressivement, compromettant les chances de voir naître un
développement fondé sur la préservation et l’utilisation durable de ce
capital.

Coraux de Madagascarmangro
© Catherine Gabrié WWF -
Le WWF en appelle aux pouvoirs publics, aux entreprises privées et
aux citoyens, pour qu’ils s’engagent aux côtés des acteurs d’Outre-Mer
dans la préservation et la valorisation de leurs richesses, pour
transmettre à nos enfants une planète vivante.
La biodiversité en Outremer
Le WWF, en collaboration avec des experts régionaux du monde entier a
identifié des écorégions dont la sauvegarde est cruciale pour la
conservation de la diversité biologique planétaire. Les écorégions sont
les espaces sauvages les plus riches de la planète.
Les 238 principales écorégions sélectionnées représentent à elles seules 80% de la diversité mondiale.
Parmi les 17 écorégions que compte la France, 14 se situent en
Outre-Mer : 4 en Nouvelle-Calédonie, 4 en Guyane, 2 en Polynésie, 1 à
Wallis et Futuna, 2 dans l’Océan Indien (la Réunion et Mayotte) et 1 à
St-Pierre et Miquelon. C'est dire l'exceptionnelle richesse naturelle
des collectivités françaises d'Outre-Mer, mais aussi la forte
responsabilité de notre pays pour la protection de la diversité
biologique planétaire.
Diversité des paysages, des milieux naturels et des espèces qui les peuplent :

Mangrove coupée
© Catherine Gabrié WWF -
Terres glacées antarctiques, forêts tropicales primaires, récifs
coralliens et lagons parmi les plus grands du monde, mangroves,
présence d'animaux spectaculaires tels que le jaguar, la tortue luth,
la baleine bleue, l'hoatzin, le toucan, le grand ara bleu…
Parmi toute cette richesse on dénombre 26 fois plus d'espèces de
plantes, 3,5 fois plus d'espèces de mollusques, 60 fois plus d'espèces
d'oiseaux endémiques qu'en métropole.
Le WWF-France développe d’ores et déjà des programmes de protection
dans certaines de ces écorégions ; dans d’autres, il mène un travail de
réflexion et d’étude pour entreprendre une action de terrain dans les
10 prochaines années.
• En Guyane, le WWF-France développe depuis plus de 10 ans aux
côtés d’acteurs locaux, un programme en faveur de la protection des
tortues marines. Il soutient également la création d’un Parc national
en Guyane pour la protection et la gestion durable de la forêt
tropicale.
• En Nouvelle-Calédonie, il met en place, avec 10 partenaires
locaux, nationaux et internationaux, un plan de préservation,
restauration et valorisation des forêts
sèches présentes sur la côte ouest de la Grande Terre.
• A Mayotte, le WWF-France travaille à l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion du lagon.

Récif
© Catherine Gabrié WWF -
Classées parmi les hauts lieux de la planète pour leur biodiversité,
les régions d’Outre-Mer sont pourtant confrontées à la dégradation et à
la disparition progressives de leurs trésors naturels. Par exemple,
l’orpaillage notamment clandestin engendre des atteintes graves à
l’environnement et à la santé humaine en Guyane. Le tourisme également
exerce une forte pression sur les milieux naturels côtiers, en
particulier sur les récifs coralliens.

Récif Polynésie
© Catherine Gabrié WWF -
Afin de mobiliser toutes les compétences techniques et moyens
financiers nécessaires à la mise en place d’une stratégie ambitieuse en
faveur de la biodiversité dans les collectivités françaises
d’Outre-Mer, le WWF lance une campagne nationale de sensibilisation,
avec un relais dans chaque collectivité d’Outre-Mer concernée. Cette
campagne permettra de sensibiliser les Français à la beauté et à la
fragilité du patrimoine naturel d’Outre-Mer et de susciter leur soutien
pour la préservation de son équilibre.
10 programmes dans 10 écorégions prioritaires sur les 10 prochaines années…
3 fois plus d’espèces de plantes, 4 fois plus d’oiseaux et 8 fois
plus de reptiles qu’en Métropole, de nombreuses espèces uniques au
monde... les collectivités françaises d’Outre-Mer regorgent d’une
exceptionnelle biodiversité.
L'objectif global de la mission Outre-Mer du WWF-France est de “faire
que la préservation de cette biodiversité et des ressources naturelles
soit reconnue comme un principe fondamental de la survie et du
bien-être des communautés humaines”.

Fleuve rouge de Madagascar
© Catherine Gabrié WWF -
Pour atteindre cet objectif, le WWF-France lance un programme
écorégional pour stopper la dégradation et préserver le patrimoine
naturel biologique des 10 principales écorégions d’Outre-Mer d’ici 10
ans pour un développement durable des collectivités d’Outre-Mer.
Ce programme comporte trois axes d’intervention :

Récif Polynésie
© Catherine Gabrié WWF -
La signature d’accord de collaboration avec les principaux acteurs d’Outre-Mer et en particulier les autorités locales.
Le soutien à la planification de la gestion, la préservation et la
valorisation des ressources biologiques naturelles de ces écorégions
sur 10 ans.
Le soutien à la mise en oeuvre partenariale de plans d’actions avec des activités concrètes de terrain.

Plage motu Polynésie
© Catherine Gabrié WWF -
Parmi ces actions de terrains, une dizaine peut être citée en exemple.
• En Guyane, dans les deux premières écorégions, il s’agit de :
- protéger la forêt tropicale humide : adoption de mode d’exploitation
durable, limitation des impacts de l’orpaillage, soutien à un réseau
régional d’aires protégées.
- protéger les tortues marines : protection des plages, limitation des
captures accidentelles par la pêche, suivi de la population.
• Dans les Caraïbes, troisième écorégion, le WWF-France souhaite
soutenir le développement des activités du comité local de l’Ifrecor
pour la gestion durable et la protection des récifs coralliens de
Martinique et de Guadeloupe.
• La Nouvelle-Calédonie réunit à elle seule quatre écorégions
dont les actions de terrain portent sur les forêts sèches, les forêts
humides, les cours d’eau, et enfin sur une gestion raisonnée du lagon
en soutenant les activités de l’Ifrecor.

Fond marin Polynésie
© Catherine Gabrié WWF -
• En Polynésie française , le WWF-France pourra apporter son
expertise pour la préservation des récifs coralliens et la gestion
durable des ressources marines dans le cadre de l’Ifrecor.
• Le lagon de Mayotte représente la neuvième écorégion où le
WWF-France agit en faveur de la mise en œuvre d’un plan de gestion du
lagon intégrant la préservation des récifs et celle d’espèces
d’intérêts majeurs (baleine, dugong).
• La Réunion
est la dixième écorégion, où le WWF-France
travaille à la préservation du patrimoine forestier de l’île en appui
aux initiatives locales telles que
la création du Parc des Hauts de la Réunion.
mardi 27 septembre 2005
Quand naquit la science du temps et la météo
L'évolution du temps et l'atmosphère ont préoccupé les philosophes de la nature depuis la Grèce Ancienne.
Histoire de la météorologie en images
C'est Aristote, un philiosophe grec, qui le premier parla de météorologie pour désigner la science qui étdui le temps.
Boules Ardentes
Source : Gallimard
Toutefois l'étude scientifique des phénomènes atmosphériques n'a commencé qu'à la fin de la Renaissance, au XXIIè siècle, quand ont été développés les instruments pour mesurer les variations de température, de pression et d'humidité.
En Italie, vers 1600, le physicien Galilée fabriqua le premier thermomètre. Cet instrument, appelé alors termoscope, était peu précis. Quelques 40 ans plus tard donc en 1640, son disciple, Torricelli, inventa le baromètre pour mesurer la pression de l'air.
Galileo Galilée fut le premier à pressentir la pesanteur de l'air. Il posa la question suivante : pourquoi une pompe aspirante ne peut-elle pas élever une colonne d'eau d'une hauteur supérieure à 9m? Ainsi, il prépara la voie à la découverte, par son disciple, Toricelli, de la pression atmosphérique.
En 1644, Torricelli démontra l'existence de la pression atmosphérique. Il remplissait de mercure une tube de verre d'environ 1 m dont il tenait l'extrémité ouverte sous la surface d'un bain de mercure. Le mercure du tube chutait alors d'environ 80cm, laissant un vide au sommet du tube. Torricelli comprit que c'était le poids de l'air (la pression) sur le bain de mercure qui arrêtait la chute.
Le pemier thermomètre réellement fiable -à alcool-, fut inventé en 1709 par Daniel Farehnheit, qui fabriqua, en 1714, un thermomètre à mercure. Ce physicien inventa également quelques-uns des premiers instruments météorologiques.
Voici quelques vieux instruments de "météorologie" :
Le Tube à Mercure
Ce baromètre et thermomètre à mercure date du début du XVIIè siècle. De tels baromètres étaient alors couramment utilisés pour mesurer la pression de l'air. Il est fondé sur les variations de niveau de mercure dans un tuve en verre dont une extrémité est ouverte. A cette extrémité, la pression de l'air repousse le mercure. Plus la pression est élevée, plus le mercure s'élève vers le haut de l'extrémité fermée. Quand la pression baisse, le niveau du mercure descend.
La Couronne de Verre
Le thermomètre à l'époque de Galilée
Les premiers météorologistes florentins étaient aidés par les plus habiles souffleurs de verre de l'Europe. Cette habileté a permis la construction des premiers instruments comme ce thermomètre de l'époque de Galilée. Les températures sont repérées par l'ascension et la chute des billes de verre coloré dans l'eau des tubes. (Aujourd'hui on trouve ces lampes météorologiques dans les rayons décoration).
L'un des plus vieux hygromètres
L'eau Glacée
Cette copie d'un des plus vieux hygromètres de précision, conçu par le grand-duc Ferdinand II de Médicis, a un coeur creux qui peut être rempli de glace. L'humidité de l'air se condense sur la paroi extérieure, pui est recueillie dans le cylindre de mesure. La quantité d'eau collectée indique l'humidité ambiante.
Source : Gallimard
jeudi 22 septembre 2005
Le Pantanal au Brésil
Pantanal. Trois syllabes pour un territoire partagé entre trois pays. Un zeste de Bolivie, un soupçon de Paraguay et deux Etats du Brésil, le Mato Grosso et le Mato Grosso do Sul. En fait, un vaste marécage à la faune unique.
Le côté brésilien, rien que pour vos yeux.
Source : Terre Sauvage
Voici le Toucan, un des oiseaux symboles du Brésil.
Réserve de Biosphère
Crues et Décrues
Le Pantanal est le plus grand espace inondable du monde. Il acceuille une biosphère exceptionnelle, classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Visite d'un territoire qui vit au rythme des inondations.
De novembre à avril, les précipitations tropicales arrosent le Mato Grosso. l'eau ruisselle depuis les hauts plateaux dans le Nord du Pantanal. Le terrain est tellement plat qu'elle ne parvient pas à couler en ligne droite. L'eau monte inexorablement, les fleuves débordent. Au plus fort de la crue, le lit du Paraguay peut atteindre 20 km de largeur. Pas d'enfer vert comme en Amazonie, mais une savane arborée, le Cerrado, où la vie s'arrête pendant six mois. L'avifaune est contrainte de migrer dans le sud du Pantanal. En attandant la saison sèche, les animaux se rassemblent sur les rares terres émergées, les cordilheiras.
L'homme se fait discret au Pantanal, comme dans toute terre de refuge. Après la débâcle de 1945, de nombreux nazis sont venus se cacher dans les Cerrados, tellement bienqu'on ne les a jamais retrouvés. Aujourd"hui, d'autres ombres hantent la région. Une poignée de chercheurs d'or, quelques trafiquants de drogue et beaucoup de braconniers. Ceux-là ne s'y trompent pas : la véritable richesse du Mato Grosso do Sul ne réside pas dans les poussières enfouies sous les rivières. Le véritable trésor du Pantanal, c'est un or vert de fleurs et de plumes, la biosphère qui explose à la saison sèche.
Le Tuiuiu ou Jabiru d'Amérique est un autre symbole du Pantanal. Il appartient à la famille des ciconidés. Un oiseau de plus d'un mètre de haut et presque trois mètres d'envergure.
L'Anta ou Tapir est un gros mammifère de deux mètres de long.
Et toujours, le braconnage
Les chasseurs eux, ne sont pas les bienvenus dans le Pantanal. En théorie, depuis la loi fédérale de 1967. En pratique, le braconnage a longtemps constitué un sport national. Les pécaris à collier, les loutres géantes et les jaguars ont été les premières victimes.
Pécaris à collier
Loutre géante
Jaguar
Chaque année, 130.000 jacarés laissent encore leur peau dans le trafic de cuir. Sans parler des oiseaux exotiques et des 1.100 espèces de papillons qui suscitent les convoitises des collectionneurs. La loi du 12 février 1998 est venue remplacer la précédente. Elle ouvre une exception. Les populations locales, vivant très isolées, peuvent y recourir pour subvenir à leurs besoins. Dans tous les autres cas, les chasseurs pris en flagrant délit sont désormais poursuivis de "crimes contre l'environnement".
Patchwork des animaux vivant au Pantanal
Et demain?
Le Pantanal a beau se cacher derrière trois syllabes, la réalité le rattrape. Il n'est pas qu'un sanctuaire d'une riche vie sauvage, un des derniers paradis terrestres de la faune en liberté. Le Pantanal est lui aussi menacé. Ici, on évoque une autoroute fluviale pour barges géantes sur le Paraguay. Là, on envisage de relier enfin l'Atlantique au Pacifique par la route, du Brésil au Pérou. Via le Pantanal...
Les Brésiliens ne reculeraient pas devant les problèmes techniques posés par un tel projet. Il en faut davantage pour effrayer un Etat capable de construire une capitale de toutes pièces, au milieu de nulle part. L'inquiétude des Brésiliens réside plutôt dans les politiques à mener. Honorer le concept de développement durable né sur leurs terres, il y a une quinzaine d'années. Concilier efficacité économique et préservation écologique. Ou bien choisir entre les deux, comme en Amazonie.
mercredi 21 septembre 2005
L’Islande n’a pas fini de nous surprendre.
L'Islande
Voici une photo satellite de l'Islande prise le 31 octobre 2002, juste après d'importantes chutes de neige sur tout le pays
Source : Google
La fameuse faille de Thingvellir, sur le lieu de naissance de l’Althing.
De création récente, les sites protégés sont destinés à mettre en valeur les richesses géologiques et biologiques en les protégeant de toute forme de dégradation. Certains protègent des espèces rares de plantes et d'animaux menacées de disparition, ce sont le plus souvent des espèces qui sont très sensibles à toute évolution de leur milieu.
C'est ainsi que Islande possède trois parcs nationaux : THINGVELLIR, Skaftafell et Jokulsargljudur, 27 réserves protègent également des sites d'un intérêt tout particulier. La réserve de Surtsey ne peut être visitée, c'est un site utilisé comme modèle par les biologistes pour étudier les modalités de colonisation de la flore et de la faune.
Recommandations : On ne peut pas camper librement dans ces zones protégées, en général il est interdit de quitter les sentiers et les pistes dans les réserves et parcs nationaux. La chasse et la collecte de fleurs ainsi que le ramassage de minéraux ne sont pas autorisés. Les feux ouverts sont interdits.
Traitez l'environnement avec respect, il est extrêmement fragile et il est nécessaire de le sauvegarder.
Source : http://ourworld.compuserve.com/
Le monde animal terrestre est pauvre et peu diversifié. Les reptiles et les batraciens sont totalement absents et les mammifères terrestres ne comptent que 4 espèces : le Renard Polaire, le Mulot Sylvestre, les Rennes importés de Norvège, le Vison américain également importé.
En revanche, l'islande compte de nombreuses espèces de mammifères marins : 17 espèces de cétacés et 2 espèces de Phoque indigène (le phoque commun et le phoque gris) et 4 autres hantent les côtes de l'Islande en hiver.
Plus de 300 espèces d'oiseaux ont été vues en Islande : 73 d'entre eux y nichent régulièrement (fou de bassan,labbes, macareux moine, le sterne artique, cygne sauvage, l'eder à duvet.....), 6 sont des migrateurs réguliers, une trentaine des migrateurs occasionnels visiteurs hivernaux, les autres ne viennent que par hasard. L'oiseau le plus renommé de tous est le Faucon Gerfaut, de nos jours c'est une espèce protégée.
Le Macareux, appelé "lundi" en islandais est un oiseau qui niche le long des côtes dans des terriers (8 à 10 millions), de 2 à 3 mètres, creusés sur des pentes herbeuses; les islandais ramassent oeufs et poussins ou a l'aide d'épuisettes les attraper en plein vol pour les manger salés, fumés, ou marinés dans du lait. Le Macareux se distingue en autre par son bec aux couleurs vives; ce sont des partenaires fidèles qui retrouvent chaque année leur compagne.
L'Islande est un des principaux lieux de reproduction de palmipèdes d'eau douce en Europe et le lac Myvatn est célèbre pour la variété de ses canards (16 espèces nichent en Islande). Le cygne chanteur s'y reproduit.
Environ 800 espèces d'insectes ont été observés en Islande, comme dans les autres pays arctiques et sub-arctiques les mouches et moucherons forment le groupe le plus important.
Les rivières islandaises foisonnent de saumons, truites, ombles, l'anguille et l'épinoche (en fait aucun de ces poissons n'est réellement un poisson d'eau douce, mais ils représentent des espèces d'eau salée qui séjournent aussi en eau douce).
On compte 150 espèces de poissons de mer, dont 66 seulement se reproduisent dans les eaux islandaises, les autres étant migratrices. Les espèces démersales (de fond) qui sont à la base de l'industrie de la pêche sont le cabillaud, l'aiglefin, le lieu noir, le sebaste (ou rascasse du nord), le flétan noir, la lingue, le carrelet, le loup et le brosme. Les espèces pélagiques (de surface) sont le hareng et le capelan, les fruits de mer sont la crevette, la langoustine, la coquille saint-jacques et le clam d'Islande.
Le Cheval Islandais a une taille de 1,45 m au garrot; c'est un cheval rustique, peu onéreux qui s'adapte facilement, il ne craint pas le froid et n'est pas fragile. Ce cheval convient parfaitement pour les promenades en famille ou les longues randonnées. Sa croissance est lente : il n'est pas monté avant l'âge de 5 ans, et sa longévité exceptionnelle. Le plus vieux cheval connu mourut à 57 ans). En plus des pas classiques, trot et galop, il se déplace à deux allures supplémentaires : le tolt et l'amble qui sont deux allures naturelles (et non issues du dressage). Il vit à l'extérieur toute l'année. dès que le temps est trop mauvais, il tourne sa croupe contre le vent, car il développe une véritable fourrure hivernale qui, quand arrive le beau temps, pend en lambeau. Les poulains restent dans le troupeau jusqu'à l'âge de 4 ans.
1/4 seulement de la superficie totale de l'île possède une végétation permanente. Il faut imputer ce fait principalement à un climat défavorable, à l'activité volcanique, aux mouvements des glaciers et aux...moutons.
De vastes plans de boisement, soutenus par les pouvoirs publics et le bénévolat d'organismes privés ont été mis en chantier et ces dernières années ont vu une plantation d'une moyenne de 4 millions de jeunes conifères par an soit 16 arbres par habitant. La végétation de l'Islande est dans son ensemble de type sub-arctique et caractérisé par une abondance de graminées, laîche, roseaux, et autres plantes. Herbage, marécages, et landes couvrent de vastes étendues.
Il existe en Islande environ 470 espèces de plantes vasculaires dont la moitié est censée avoir survécu à l'ère glaciaire. La végétation la plus courante est composée d'arbrisseaux poussant au ras du sol (bruyère, myrtille, osier, bouleaux nains). Mousses et lichens sont les premiers a s'installer sur les champs de lave. La végétation de l'Islande est dans son ensemble de type sub-arctique et est caractérisée par une abondance de graminée, de laîche, roseaux...Herbages, marécages et landes couvrent de vastes espaces de rochers nus, des déserts de pierres, des étendues de sable et des champs de lave.
Contrairement a ce que l'on pourrait croire, la nature Islandaise est très fragile, il faut impérativement la sauvegarder, si l'on veut avoir la chance, dans les années à venir, de découvrir cette Merveille qu'est l'Islande.
mercredi 14 septembre 2005
Les Galapagos : des îles irremplaçables - W.W.F.
Les Iles Galapagos soutenu par le W.W.F.
Le WWF maintiendra son leadership dans les efforts de protection des Galapagos, comme il l’a fait depuis les 40 dernières années.
A mille kilomètres des côtes de l’Equateur se trouve un groupe d’îles inconnues jusqu’à il y a quelques siècles.
Inhabitées et sans prédateurs pendant la majeure partie de leur histoire, les Galapagos ont vu se développer des espèces uniques, hautement adaptées à un environnement rude et à l’isolement écologique du reste du monde. Ce n’est qu’en 1835, après la célèbre visite de Charles Darwin qui a en partie inspiré la théorie de l’évolution par la sélection naturelle, que les Galapagos ont obtenu une renommée internationale.
Débordantes de vie
Aujourd’hui, les îles des Galapagos sont connues partout au monde, non seulement pour leur importance scientifique, mais aussi pour leur impressionnante beauté naturelle : des tortues géantes pouvant vivre jusqu’à 150 ans qui marchent laborieusement et tristement dans les hautes herbes et les bois ; des albatross nomades d’une envergure imposante, qui exécutent des rites d’accouplement complexes avec leur bec ; des iguanes marins sifflants, le seul lézard marin au monde, qui se font dorer au soleil sur des roches obsidiennes ; et les fous à pieds bleus, de vrais bouffons, si gracieux en vol, mais si comiques au sol !
Menaces
Le nombre croissant de touristes et de résidents menacent l’avenir des îles Galapagos.
La population humaine croissante – qu’elle soit permanente ou temporaire – amène avec elle chaque année un nombre inconnu de nouvelles espèces envahissantes, consomme des ressources marines que l’océan n’arrive pas à remplacer et dégrade des habitats qui ne pourront peut-être jamais être remplacés. Et pendant que tous ces bouleversements se produisent, des changements climatiques croissants à l’échelle mondiale menacent de perturber davantage l’équilibre de la vie des îles.
Soutenez nos efforts sur le terrain
La bonne nouvelle : il existe d’excellentes occasions de protéger les Galapagos.
Les îles abritent toujours la majorité des espèces qui y habitaient avant l’arrivée des humains. Le gouvernement de l’Equateur et la communauté écologique internationale se sont engagés à protéger les Galapagos.
Le WWF maintiendra son leadership dans les efforts de protection des Galapagos, comme il l’a fait depuis les 40 dernières années.
Envoyez un message à nos experts en conservation sur le terrain. Remerciez-les de leurs efforts de protéger cet endroit spécial et offrez votre appui.
jeudi 4 août 2005
LES ECOSYSTEMES
On appelle écosystème le réseau complexe des relations existant entre les espèces animales et végétales d'une part, et entre ces espèces, le milieu dans lequel elles vivent et le climat, d'autre part. Un écosystème peut être vaste - une barrière corallienne toute entière - ou minuscule, par exemple une vieille souche dans la forêt. L'écologie est l'étude des relations entre les différentes espèces et leur environement.
L'habitat traditionnel du renard roux, qui se nourrit de petits mammifères, d'oiseaux et de végétaux (fruits), est la zone située en lisière de forêt. Mais la faim peut pousser ce petit prédateur à venir fouiller les dépôts d'ordures à la périphérie des villes.
Les Chaînes alimentaires
Entre les divers organismes d'un écosystème, des tranferts d'énergie ont lieu entre mangeurs et mangés. L'ensemble de ces rapports constitue la chaîne alimentaire, que l'on peut représenter par un diagramme. Les plantes, qui convertissent l'énergie lumineuse du soleil en énergie chimique (en nourriture), sont les producteurs primaires. Les animaux qui mangent les plantes sont dits consommateurs primaires. On appelle consommateurs secondaires les animaux qui mangent les consommateurs primaires, consommateurs tertiaires ceux qui mangent les consommateurs secondaires, et ainsi de suite. La chaîne peut devenir très complexe lorsque certaines espèces omnivores mangent à la fois producteurs et consommateurs.
Source : Corbis/Alissa Crandall
Ce diagramme d'une chaîne alimentaire donne une représentation simplifiée des transferts d'énergie dans un écosystème fluvial. Les flèches vont toujours du mangé au mangeur, de la source alimentaire à l'espèce qui la consomme. Les prédateurs supérieurs, comme l'ours, ne sont mangés par aucun autre animal.
Evolution et niches écologiques
Les premières formes de vie apparues sur la Terre, il y a 3,5 milliards d'années, se sont peu à peu transformées et diversifiées pour donner naissance à des millions d'espèces : c'est l'évolution.
L'évolution s'explique en grande partie par la sélection naturelle, basée sur les différences héréditaires qui apparaissent entre les membres d'une même espèce. Lorsque ces différences sont les mieux adaptées à l'environnement, l'individu chez qui elles se manifestent a davantage de chances de survivre et de transmettre ces caractères à ses descendants. Au cours de l'évolution, et même dans l'écosystème le plus peuplé, chaque espèce finit par trouver la niche écologique qui lui convient (ce terme s'applique à la fois aux caractéristiques physiques de l'habitat, et à la façon dont la plante ou l'animal s'y est adapté).
L'exemple le plus caractéristique de cette évolution au sein d'un écosystème fermé, est l'archipel des Galapagos.
Les cycles et le recyclage
Les ressources consommées par les organismes vivant ne sont pas inépuisables, et elles doivent être recyclées pour que la vie puisse se perpétuer. Les écosystèmes reposent sur une série de cycles au sein desquels eau, oxygène, azote, carbone et minéraux sont produits, usés et recyclés. Quand des plantes ou des animaux meurent, leurs restes sont consommés par des organismes détritivores tels que champignons, vers, ou bactéries, dont le rôle consiste à décomposer la matière vivante en éléments chimiques, libérés dans l'air, l'eau ou le sol. Les éléments libérés dans le sol ont une importance vitale pour les écosystèmes, car ils permettent la croissance des producteurs primaires.
Tous les organismes vivants ont besoin de matières azotées. L'air contient 78 % d'azote, mais ce gaz inerte ne peut être assimilé par les plantes et les animaux. Il doit au préalable être fixé (associé à d'autres corps) et converti par des bactéries en nitrates assimilables. D'autres bactéries complètent le cycle en décomposant les nitrates et en libérant de l'azote dans l'atmosphère.
Voici des Coprins accrochés à un arbre :
Les champignons jouent un rôle important dans la décomposition des déchets végétaux, tels des coprins, qui poussent en grappes sur le bois pourrissant.
Associations et parasitisme
Lorsque deux espèces différentes ont des relations étroites sans vivre aux dépens l'une de l'autre, on dit qu'elles vivent en symbiose. Si toutes deux tirent bénéfice de cette association, on parle de mutualisme : par exemple, les écureuils mangent les glands du chêne ; en retour, ils dispersent ces glands, favorisant la propagation de l'espèce du chêne. Si une seule espèce en tire profit, il s'agit de commensalisme : certains paresseux hébergent ainsi des insectes qui se nourrissent des algues vivant dans leur fourrure, mais ils n'en tirent ni avantage ni désavantage. Les parasites, par exemple les tiques, n'apportent que des désagréments à leur hôte, qui les acceuille malgré lui.
Le poisson-clown a conclu avec l'anémone de mer une association à bénéfice mutuel : il débarasse l'anémone de mer de ses parasites ; en échange, il peut, pour échapper à ses prédateurs, s'abriter entre ses tentacules venimeux (il est lui, immunisé contre leur poison).
Cette tique est un parasite. Elle se nourrit du sang de ses hôtes qui ne tirent aucun avantage de sa présence, bien au contraire : elle peut leur transmettre des maladies graves.
LA BIOSPHERE et les biomes terrestres
Notre planète est assurément l'une des plus hospitalières : de toutes les planètes connues, c'est la seule qui soit propice à la vie, ce que signale sa belle couleur verte quand on la voir depuis l'espace. Mais les milliards et les milliards d'organismes qui vivent sur Terre sont répartis dans une bande assez restreinte, qui va des couches de l'atmosphère aux roches du sous-sol. Cette bande est appelée BIOSPHERE.
Voici la localisation des huit (8) principaux biomes terrestres. On notera qu'ils sont inégalement répartis dans les deux hémisphères, étant donné que le neuvième biome, l'océan, occupe une place plus importante dans l'hémisphère sud.
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La bienfaisante chaleur du soleil
C'est le rayonnement solaire qui fournit à la Terre l'énergie indispensable au développement et au maintien de la vie. Sans le soleil, sa surface serait glacée et stérile. Mais toutes les régions du globe ne reçoivent pas de la même façon sa lumière et sa bienfaisante chaleur. Les différences d'ensoleillement ont deux causes principales, toutes deux liées à la sphéricité de la Terre : la distance que les rayons ont à parcourir et l'angle sous lequel ils touchent le sol. D'une manière générale, l'ensoleillement et la chaleur sont à leur maximum près de l'équateur et diminuent à mesure que l'on approche des pôles.
Les variations de température sont dues à la sphéricité de la Terre : dans la zone de l'équateur, les rayons solaires tombent perpendiculairemnt (ou presque, compte tenu de l'inclinaison de l'axe de la Terre) et leur trajet est plus court (il y a donc moins de déperdition de chaleur). Près des pôles, les rayons solaires, qui ont un trajet oblique, sont rasants, et leur pouvoir réchauffant est plus faible.
L'atmosphère qui entoure la planète n'est pas immobile. Les masses d'air chaud ou d'air froid se déplacent sans cesse sous forme de courants aériens ou de vents. Poussés par le vent, les nuages, constitués de milliards de goutelettes de vapeur d'eau, parcourent le ciel et apportent neige, pluies ou orages aux différentes régions.
Petite info scientifique : il y a plus d'atomes dans une goutte d'eau que d'étoiles dans la Galaxie (National Geographic Channel).
Les autres facteurs climatiques
La latitude (la distance par rapport à l'équateur) n'est pas le seul facteur qui détermine le climat d'un habitat terrestre. Le degré d'humidité est également important. Dans la zone équatoriale, la chaleur provoque une intense évaporation qui entraîne la formation des nuages, et il pleut toute l'année. Mais en arrivant au niveau des tropiques, l'air chaud a perdu son humidité, si bien que les principaux déserts se trouvent dans la ceinture tropicale. La distance par rapport à l'océan joue aussi un rôle. Les mers se réchauffent et se refroidissent moins vite que les terres : elles tendent donc à atténuer les écarts de température des régions côtières, tandis que les régions continentales ont un climat plus rude, avec des hivers froids et des étés caniculaires.
Exemples de biomes et de leurs habitants :
1 - L'épaisse cuirasse du Moloch ou Diable Cornu (lézard du désert australien), est creusé de sillons où se condense la rosée nocturne, qui s'écoule jusqu'à sa bouche.
2 - La végétation sous-marine est souvent luxuriante. Au large de la côte ouest de l'Ecosse, cette épaisse forêts de varech abrite une faune très variée.
3 - Les régions polaires sont les plus froides du globe. La vie n'est cependant pas absente de ce désert glacé et hostile, mais elle ne se manifeste que pendant le bref été.
4 - Les espèces dépendant d'une unique source de nourriture sont vulnérables. Le grand Panda de Chine, qui se nourrit de bambous, disparaît du fait du déboisement.
Source : www.4panda.com
Les biomes :
La biosphère offre aux espèces animales et végétales une large variété d'environnements, c'est-à-dire de milieux naturels s'assortissant de conditions de vie spécifiques (températures, humidité, lumière et maints autres facteurs).
L'environnement particulier dans lequel vit une plante ou un animal est son habitat ou biotope. Chaque habitat constitue un système complexe et équilibré qui procure aux organismes vivants tout ce dont ils ont besoin pour survivre. Les habitants répartis sur l'ensemble de la planète, comme les déserts ou les forêts équatoriales, sont appelés biomes. L'océan, qui recouvre 71 % de la surface du globe, est le plus vaste biome terrestre.


























































































