jeudi 30 mars 2006
L'électricité verte
L'électricité verte est dans le panorama des produits non polluants. Elle
est recommandée dans la lutte contre l'effet de serre et le
réchauffement de la planète.
La production d'électricité classique
utilise des combustibles fossiles tels que le charbon et le pétrole,
des produits source de pollution importante. Leur combustion dégage de
grandes quantités de CO2. Les émissions de CO2 contribuent à l'effet de
serre et accélèrent le réchauffement de la planète.
En optant pour de
l'électricité verte, l'industrie de manière générale contribuerait à sauver
la planète. L'électricité verte est produite à cent pour cent à partir
de source d'énergie durables et écologiques : soleil, vent et biomasse.
En optant pour l'électricité verte, le monde réduirait les émissions
de CO2 et lutterait efficacement contre le réchauffement de la planète.
Et si l'on
remontait le temps ?
D'après les statistiques et les chiffres scientifiques, la moyenne
des températures estivales a augmenté de 1,2°C à Bruxelles au cours des trente dernières années. Les records
d'augmentation de la température estivale moyenne sont détenus par Madrid (+2,2°C),
Luxembourg (+2°C) et Stockholm (+1,5°C). Les températures estivales
sont en voie de devenir insupportables, observent des climatologues.
Les statistiques météorologiques confirment également le réchauffement
de la planète. En Belgique, par exemple, tous les phénomènes
météorologiques extrêmes - canicule, pluviosité, ensoleillement - se sont
déroulés dans la période comprise entre 1987 et aujourd'hui.
Si rien ne
change, l'Europe doit se préparer à vivre des conditions encore plus
extrêmes. Selon des calculs réalisés en 2001, la température du globe
devrait avoir augmenté de 1,4 à 5,8 degrés d'ici 2100. Début 2005, un
projet de l'université d'Oxford annonçait cependant d'autres chiffres.
Si nous ne réduisons pas le rejet de CO2 dans l'atmosphère, la
température du globe pourrait augmenter de onze degrés d'ici à 2050.
Entre-temps, les climatologues, cellules de réflexion et conférences
internationales ne tarissent pas de rapports préoccupants. Les signaux d'alarme passent tour à
tour au rouge, puis à l'orange.
On peut, bien entendu, attendre de voir
ce qui se passera et constater quel scénario - grave ou catastrophique -
finira par se réaliser, écrivent les spécialistes. Mais, dans ce cas,
il faut être conscient qu'il sera trop tard pour intervenir. L'action,
c'est maintenant qu'il faut l'entreprendre, recommandent-ils. Mais,
quelles sont les conséquences du réchauffement de la planète ?
De
l'avis des scientifiques, une élévation globale de onze degrés serait une
véritable catastrophe. De plus en plus, l'Europe va être exposée à des
conditions climatiques extrêmes : violentes tempêtes, inondations et
canicules. D'ici quelques décennies, il ne sera plus possible de skier
dans les Alpes, aux dires de beaucoup de gens. Dans le sud de l'Europe,
les températures estivales seront insupportables. À l'heure actuelle,
l'Espagne et le Portugal doivent déjà faire face à une pénurie d'eau
potable
et à des feux de forêt difficiles à maîtriser. Et si la calotte
glaciaire fondait complètement, le niveau des océans monterait de 6,1
mètres.
A défaut d'investissements considérables, de grandes parties de
la Belgique et des Pays-Bas se retrouveraient sous l'eau. La pénurie en
eau potable mettra en péril des centaines de millions de vies humaines.
Lima, capitale du Pérou, est déjà privée pendant quelques mois par an
de ses châteaux d'eau naturels à la suite de la fonte des glaciers.
Cette ville de plusieurs millions d'habitants, principalement
approvisionnée par de l'eau de fonte, serait confrontée à des problèmes
énormes si les glaciers disparaissaient complètement.
La situation est
identique dans les régions d'Asie qui dépendent des rivières s'écoulant
de l'Himalaya. Si les glaciers fondaient complètement, un demi-milliard
d'hommes se retrouveraient sans eau potable avant la fin du siècle.
L'électricité verte est donc une électricité produite à partir de
sources d'énergie renouvelables
et respectueuses de l'environnement : dans le cas de l'énergie
éolienne, le vent fait tourner les pales d'une turbine. L'énergie
mécanique est convertie en électricité au moyen d'un générateur. Dans
le cas de l'énergie solaire, les cellules photoélectriques transforment
la lumière du soleil en électricité. L'énergie hydraulique, quant à
elle, exploite un dénivelé pour faire tourner des générateurs à l'aide
d'un courant d'eau. La biomasse propre désigne toutes les matières
biologiques (copeaux, déchets de jardin...) susceptibles d'être
utilisées pour la production d'électricité. Les végétaux utilisés ne
peuvent pas contenir de substances nocives telles que de la peinture ou
d'autres produits chimiques.
Comment l'électricité verte est-elle
fournie ?
Via le réseau de distribution d'électricité existant, tout
simplement. L'électricité verte est tout à fait identique à celle que
l'on a toujours utilisée, à ceci près qu'elle provient de sources
d'énergie propres et durables. Comment sait-on que l'énergie fournie est verte ? Actuellement, en
Wallonie, seuls les fournisseurs offrant de l'électricité verte peuvent
proposer leurs services aux clients particuliers. Ils ont, pour ce
faire, obtenu une licence spécifique : ils se sont engagés à fournir
une énergie dont 50% est produite au départ de sources renouvelables et
de cogénération de qualité.
Liens :
Energie verte Online - Le portail des énergies renouvelables et du développement durable
Les Dossiers du Net - Une énergie verte
Dossiers connexes de NaturenDanger
Les clathrates, énergie du futur
Deux systèmes d'énergie photovoltaïque
Source :
http://fr.allafrica.com/
Crédit photos :
http://www.climatechangenorth.ca/
jeudi 9 mars 2006
La Mine de Pascua-Lama au Chili ne déplacera pas les glaciers
Rappelez-vous, le 31 décembre dernier, NaturenDanger publiait un article "Au Chili, on va détruire un glacier pour exploiter l'or" .
Voici le résultat
Après
des années d’études, la
Commission Régionale de l’Environnement (COREMA) de l’état
d’Atacama au Chili a donné son feu vert au développement de la mine de
Pascua-Lama. Cette autorisation assortie de restrictions va permettre à la Barrick Gold
d’exploiter des réserves d’or et d’argent à proximité d’une réserve de la Biosphère de l’UNESCO au
sommet des Andes. Cette décision déçoit les organisations
environnementales même si la
COREMA a tenu compte des aspects les plus controversés du
projet et les a, en partie, solutionnés.
Juchées à 4600 mètres d’altitude
sur la zone frontalière entre l’Argentine et le Chili, les réserves aurifères
du projet de Pascua-Lama constituent l’un des gisements non exploités les plus
prometteurs au Monde. Depuis le milieu des années 90, la compagnie minière
canadienne « Barrick Gold » s’est donnée pour ambition d’obtenir
toutes les autorisations nécessaires à la construction d’une mine qui permettra
d’extraire les 17,6 millions d’onces d’or contenues à faible concentration dans
le sous-sol d’une zone de passage de glaciers.
Selon son projet initial, la
Barrick proposait de construire une mine à ciel ouvert dont
la méthode d’extraction a recours au concassage de la roche puis à son
traitement au cyanure de sodium afin de détacher l’or de la pierre. Ce projet
prévoyait d’enlever la glace des trois glaciers qui recouvrent la surface
d’exploitation de la future mine de Pascua-Lama et de la transporter jusqu’à un
autre glacier situé à quelques kilomètres.
Une protection des ressources hydriques
Cette protection des glaciers devrait garantir la continuité de
l’alimentation en eau des nappes phréatiques et des rivières qui forment la
vallée de Huasco, un oasis de verdure dans le désert extrêmement aride de
l’Atacama. La préservation des flux hydriques est indispensable à la survie des
communautés vivant dans la vallée, en particulier les membres du peuple
Diaguitas installés dans la vallée depuis des siècles.
Le maintien de la qualité de l’eau représente un autre enjeu majeur du projet
Pascua-Lama. Les risques de contamination sont en effet multiples. Avec
plusieurs centaines de camions chargés de substances toxiques, d’explosifs ou
de concentrés de cuivre circulants tous les mois sur les routes escarpées de la Cordillères des Andes,
le risque d’accident routier n’est pas à exclure. Une menace toutefois minimale
comparée au risque représenté par les déchets stériles issus de l’exploitation
minière. Ces résidus sont notamment particulièrement acides et chargés en
métaux lourds ou en arsenic.
Des parties prenantes furieuses
Le feu vert donné par la COREMA
a été accueilli avec fureur par les groupes citoyens et environnementaux. «Cette décision était prévue depuis longtemps,
déclare Antonia Fortt, une ingénieur environnementale pour l’ONG Oceana, au
Santiago Times. Depuis le début, le
gouvernement a montré son approbation du projet et à fait la sourde oreille
face à l’opposition provenant des habitants de la vallée de Huasco.»
Le directeur de cette organisation, Marcel Claude, va jusqu’à accuser le
gouvernement chilien d’être «négligent»
et de mettre à risque les conditions de vie des habitants de la vallée.
L’attitude des habitants de la vallée est toutefois plus contrastée. Craignant les éventuelles retombées environnementales, ils espèrent néanmoins pouvoir profiter des retombées économiques de ce projet de 1,5 milliards de dollars qui emploiera 5 500 personnes pendant sa construction et 1.600 pendant son exploitation. Ils semblent, de plus, satisfaits du protocole d’accord signé en novembre 2005 par la Barrick Gold et la « Junta de Vigilencia », un groupe représentant 2.000 agriculteurs de la région.
Source :
Novethic'Info
samedi 25 février 2006
La géothermie, une énergie renouvelable et non polluante
S'il faut trouver des origines lointaines à l'utilisation de la géothermie, pourquoi ne pas se demander, comme les historiens de la Préhistoire, quel rôle jouèrent les sources chaudes dans la résistance de l'humanité aux dernières glaciations ? Les plus anciens vestiges en rapport avec la chaleur de la Terre, retrouvés sur le site de Niisato au Japon, sont des objets en pierre volcanique taillés (outils ou armes) datant justement du troisième âge glaciaire, il y a 15 ou 20 000 ans. Les régions volcaniques ont donc constitué, très tôt, des pôles d'attraction, du fait de l'existence de fumerolles et de sources chaudes que l'on pouvait utiliser pour se chauffer, cuire des aliments ou tout simplement se baigner.
La géothermie est la science qui étudie les phénomènes thermiques internes du globe terrestre. C'est aussi l'ensemble des applications techniques qui permettent d'exploiter les source d'énergie géothermique. Dans le langage courant, la géothermie désigne parfois abusivement la technologie de pompe à chaleur géothermique, qui utilise la chaleur contenue dans le sol pour chauffer une habitation.
L'énergie géothermique est exploitée dans des réseaux de chauffage
et d'eau chaude depuis des milliers d'années en Chine, dans la Rome
antique et dans le bassin méditerranéen. Actuellement, la géothermie
est soit directement exploitée comme source de chaleur, soit elle sert
indirectement à la production d'électricité.

Les thermes de Baden Baden
Le principe consiste à extraire l’énergie géothermique contenue dans le sol pour l’utiliser sous forme de chauffage ou pour la transformer en électricité. Il existe un flux géothermique naturel à la surface du globe, mais il est si faible qu'il ne peut être directement capté. En réalité on exploite la chaleur accumulée, stockée dans certaines parties du sous-sol (nappes d'eau).
Selon les régions, l’augmentation de la température avec la profondeur est plus ou moins forte. Ce gradient géothermique varie de 3°C par 100 m en moyenne jusqu’à 15°C ou même 30°C. La plus grande partie de la chaleur de la Terre est produite par la radioactivité naturelle des roches qui constituent la croûte terrestre : c'est l'énergie nucléaire produite par la désintégration de l'uranium, du thorium et du potassium.

Centrale géothermique en Islande
On distingue trois types de géothermie
La géothermie de haute énergie : températures supérieures à
80°C. Géothermie des régions privilégiées avec des sources
hydrothermales très chaudes, ou forage très profond. Principale
utilisation : la production d'électricité.
La géothermie de basse énergie : géothermie des nappes
profondes (entre quelques centaines et plusieurs milliers de mètres)
aux températures situées entre 30 et 100°C. Principale utilisation :
les réseaux de chauffage urbain.
La géothermie de très basse énergie : géothermie des faibles
profondeurs aux niveaux de température compris entre 10 et 30°C.
Principales utilisations : le chauffage et la climatisation
individuelle.
Par rapport à d’autres énergies renouvelables, la géothermie présente l’avantage de ne pas dépendre des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent). C’est donc une source d'énergie quasicontinue car elle est interrompue uniquement par des opérations de maintenance sur la centrale géothermique ou le réseau de distribution de l'énergie. Les gisements géothermiques ont une durée de vie de plusieurs dizaines d'années.
25022006_La_géothermie, une_énergie_renouvelable_et_non_polluante.pdf
Source :
http://www.geothermie-perspectives.fr/
http://fr.wikipedia.org/
Crédit photos :
http://fr.wikipedia.org/
dimanche 12 février 2006
La Suède veut éliminer complètement le pétrole
La Suède veut être le premier pays au monde à éliminer complètement
le pétrole comme combustible, en se concentrant sur les sources
d'énergie renouvelables.
Notre dépendance à l'égard du pétrole devrait prendre fin d'ici 2020
",
a déclaré la ministre du développement durable, Mona Sahlin. Le projet
visant à faire de la Suède un État sans pétrole est dirigé par un
consortium d'industriels, universitaires, agriculteurs, constructeurs
automobiles, fonctionnaires et autres. Ils feront rapport au parlement
suédois dans quelques mois.

Les énergies renouvelables dans le monde
Le parlement suédois a déclaré que le projet visant à remplacer les combustibles fossiles par des formes renouvelables d'énergie était essentiel pour des motifs environnementaux et économiques. "Libérer
notre pays des combustibles fossiles nous procurerait d'énormes
avantages, à commencer par la réduction de l'impact des fluctuations
des prix du pétrole, qui ont triplé depuis 1996
", a expliqué Mme Sahlin.
La ministre a indiqué que la Suède mettrait en place les mesures
suivantes : dégrèvement fiscal pour la conversion à des combustibles
autres que le pétrole ; utilisation accrue des énergies renouvelables ;
introduction de mesures supplémentaires en faveur des combustibles
renouvelables ; accroissement des investissements visant au
développement d'une "société renouvelable
" ; et poursuite des investissements dans le chauffage par quartiers (généralement géothermique ou par biomasse).

Géothermie
Cellules photovoltaïques sur le mur d'une maison
Mettre fin à la dépendance à l'égard du pétrole nous fournira
de nombreuses opportunités de renforcement de la compétitivité, de
développement technologique et de progrès. Le but est de nous libérer
des combustibles fossiles d'ici 2020. À partir de cette date, plus
aucun foyer n'aura besoin de pétrole pour se chauffer et plus aucun
automobiliste ne sera obligé d'utiliser de l'essence en tant qu'unique
option disponible. À ce moment-là, il y aura toujours de meilleures
alternatives au pétrole
", a-t-elle affirmé.

Pompe à chaleur
Fonctionnement d'une pompe à chaleur
Parmi les autres acteurs clés de cette initiative visant à abandonner l'énergie basée sur le pétrole, l'on trouve l'Islande,
qui a l'avantage de disposer d'importantes ressources géothermiques,
mais qui espère doter son parc d'automobiles et de navires de moteurs à
hydrogène d'ici 2050, et le Brésil qui
vise à faire fonctionner 80 pour cent de ses moyens de transport avec
de l'éthanol dérivé de la canne à sucre d'ici cinq ans.

Eoliennes

Panneaux solaires
L'UE n'ayant pas, pour le moment, de politique
énergétique, chaque pays prend ses propres décisions quant à la voie à
suivre et aux secteurs où seront concentrés les investissements de
recherche en matière d'énergie. Certains ont indiqué que le
retour à l'énergie nucléaire était un moyen de satisfaire "facilement"
les besoins énergétiques et d'atteindre les cibles fixées dans le cadre
du protocole de Kyoto
sur le réchauffement climatique. Toutefois, l'UE a fixé des cibles en
matière de recours aux sources d'énergie renouvelables, et son
leadership dans ce domaine est mondialement reconnu.
La décision de la Suède fait de celle-ci le premier pays à se prononcer
ouvertement pour un monde sans pétrole. Le pétrole bon marché, qui est
l'un des fondements de notre civilisation moderne, a permis la
production d'une électricité à faible coût, celle-ci ayant à son tour
permis le développement de presque tous les types de technologies,
outre les secteurs du plastique, de l'ingénierie et les laboratoires
pharmaceutiques.
La Suède pourrait être l'un des quelques pays disposant d'un appoint en
sources d'énergie suffisamment diversifié pour parvenir à renoncer au
pétrole. Depuis 1994, la production industrielle en Suède a augmenté de
70 pour cent, alors que la consommation de pétrole des ménages et du
secteur des services a diminué de manière significative et que la
consommation industrielle de pétrole restait stable.

Actuellement, la Suède satisfait ses besoins en électricité
principalement grâce à l'énergie nucléaire, hydroélectrique et d'autres
formes d'énergie renouvelable. Les sources renouvelables assurent 26
pour cent du total de son approvisionnement en énergie. Par ailleurs,
si la Suède a pris en 1980 la décision de renoncer à l'énergie
nucléaire, elle possède encore des réacteurs en service.
Liens :
Politique énergétique
Politique énergétique : les enjeux d'une vision globale
Énergie - La politique énergétique de la France
CEA - Politique énergétique et développement durable
Politique énergétique non nucléaire
Sortir du nucléaire
Les Amis de la Terre France - énergie et nucléaire
L'énergie nucléaire dans le monde
ADEME : la géothermie
Energies renouvelables : la géothermie
ADEME : transports et carburants
ADEME : Energies et matière renouvelables
Energie solaire photovoltaïque
Photovoltaïque: Intégration des panneaux solaires aux immeubles
Énergie éolienne
Avantages, limites et inconvénients de l'énergie éolienne
12022006_La_Suède_veut_éliminer_complètement_le_pétrole.pdf
Source :
Futura-Sciences
Crédit photos :
http://chauffage-energies-renouvellables-niort-deux-sevres.estrade-service.com/
http://www.lino.com/
http://www.atmosphere.mpg.de/
http://www.lexpress.fr/
Crédit graphiques :
http://www.monde-diplomatique.fr/
http://www.lino.com/
http://www.espace-energie.com/
jeudi 2 février 2006
Energies Renouvelables et Biodiversité
Voici quelques actualités de Nature-Environnement sur les énergies renouvelables et "la Biodiversité", sujet scolaire de la semaine verte pour 2006.
ENERGIES
Les trophées de la maison individuelle Vivrélec 2005 ont mis à l'honneur les énergies renouvelables
Illustration supplémentaire de
l'avènement des énergies renouvelables dans le bâtiment, les trophées Vivrélec
2005 ont récompensé les constructeurs ayant intégré au mieux la géothermie, le
solaire ou encore le photovoltaïque dans leurs réalisations.
Le CLER a lancé en octobre 2004 le championnat de France Énergies
Renouvelables des communes. Reconduite en 2005, cette deuxième édition est
soutenue par l’ADEME et la fondation Nicolas Hulot pour l’Homme et la Nature,
dans le cadre de la campagne Défi pour la Terre.
Ce championnat vise à
valoriser les collectivités exemplaires en matière d’énergie renouvelable et à
lancer une dynamique auprès des communes de France pour les encourager à mettre
en place des énergies renouvelables sur leur territoire.
Cette année, 59
communes se sont mobilisées en concourant dans trois catégories : équipements en
solaire thermique, en solaire photovoltaïque et en bois énergie (chaudières
automatiques). Pour chaque catégorie, la taille des villes est prise en compte :
moins de 2 000 habitants, de 2 000 à 50 000 et plus de 50 000 habitants.
Neuf communes ont été récompensées le 25 janvier dernier à Dunkerque, dans
le cadre des Assises de l'Énergie. Voir le Palmarès et la suite de l'article ICI
SENSIBILISATION
La sixième édition du Concours Scolaire Semaine Verte aura pour thème la biodiversité
La Commission européenne invite tous
les enfants de l'UE élargie et des pays candidats à participer au concours
scolaire de sa Semaine verte 2006. Après le changement climatique l'année
passée, c'est la biodiversité qui sera à l'honneur.
L'objectif de la Semaine verte consiste à encourager les gens à
réfléchir sur la manière dont les citoyens, les entreprises, les décideurs
politiques, les ONG, les autorités, les enseignants, les scientifiques et les
jeunes peuvent réellement modifier leur comportement vis-à-vis de
l'environnement. Lire la suite ICI
* Les créations ne peuvent être soumises qu'avec le concours d'une école. Les
créations doivent être scannées ou créées au format numérique et envoyées à la
Direction générale de l’Environnement par le biais des formulaires d'envoi
disponibles sur le site Web du Concours Scolaire Semaine Verte.
Source :
Actu-Environnement
jeudi 26 janvier 2006
L'atout des Biocarburants pour l'environnement
La France fait mieux que la moyenne européenne, mais moins que les objectifs –ambitieux– qu’elle s’est fixés. La hausse des cours du pétrole devrait favoriser cette évolution, positive du point de vue du changement climatique, mais non sans risques pour l’environnement si elle se traduit par des pollutions agricoles.
Le développement de biocarburants, prôné par la France et
l’Europe, contribue à la lutte contre l’effet de serre et encourage une source
d’énergie renouvelable. Il offre aussi des débouchés agricoles qui améliorent
notre indépendance énergétique.
Parmi les diverses filières possibles, la
France se concentre sur deux familles de biocarburants : le biodiesel ou
diester, essentiellement fabriqué à partir de 90% d’huiles extraites du colza et
du tournesol, et le bioéthanol, issu de la fermentation des sucres contenus dans
la betterave, le blé ou le maïs.
Il existe deux grands centres de production de biocarburants en France, dont l’unité d’estérification de Grand-Couronne, près de Rouen (photo Laurencine Lot / Proléa).
La France fait mieux que la moyenne européenne, mais moins que les objectifs –ambitieux– qu’elle s’est fixés. La hausse des cours du pétrole devrait favoriser cette évolution, positive du point de vue du changement climatique, mais non sans risques pour l’environnement si elle se traduit par des pollutions agricoles.
Le développement de biocarburants, prôné par la France et
l’Europe, contribue à la lutte contre l’effet de serre et encourage une source
d’énergie renouvelable. Il offre aussi des débouchés agricoles qui améliorent
notre indépendance énergétique.
Parmi les diverses filières possibles, la
France se concentre sur deux familles de biocarburants : le biodiesel ou
diester, essentiellement fabriqué à partir de 90% d’huiles extraites du colza et
du tournesol, et le bioéthanol, issu de la fermentation des sucres contenus dans
la betterave, le blé ou le maïs.
La suite sur : Notre Planète Info
En savoir plus :
Le 4 pages
de l'Ifen n° 108 - Novembre/Décembre 2005
260106_L'atout_des_biocarburants_pour_l'environnement.pdf
Source : Notre Planète Info
Crédit photos : Champagne-ardenne-tech.fr/
vendredi 13 janvier 2006
Les CLATHRATES, énergie du futur ou bombe à retardement ...
Les clathrates, également appelées hydrates de gaz ou de méthane
renferment d’importantes quantité de méthane, une source d’énergie qui pourrait
être exploitée mais qui présente également une sérieuse menace pour l’avenir
climatique de notre planète.
Découverte et
structure
Découverts dans les années 70 lors de forages pétroliers,
les réserves de clathrates ont toujours été évitées pour des raisons de sécurité
: ils sont inflammables et capables de couler un navire foreur avec l’émission
de gaz qui modifient la densité de l’eau environnante.
Les clathrates sont des structures solides, stables, ressemblant à de la glace et qui en fondant libère à la fois de l’eau et du méthane qui peut s’enflammer. Ces hydrates de gaz se forment sous forte pression et à basses températures. Ils pourraient notamment avoir été engendrés par la décomposition d’une vie bactérienne enfouie sous la terre.

Clathrates
crédit : (c) by Leibniz-Institut für
Meereswissenschaften
IFM-GEOMAR 2002
Une source d’énergie
colossale… difficile à exploiter
Un mètre cube de clathrates peut
contenir jusqu’à 165 mètres cubes de méthane, une aubaine avec la crise
énergétique actuelle, d’autant plus que les réserves recensées en 2001 sont
colossales : le double des réserves de gaz, de charbon et de pétrole réunis !
C'est-à-dire près de 10.000 milliards de tonnes de carbone.
Pour autant, Jacqueline Lecourtier, directeur scientifique de l'Institut français du pétrole note qu’ "Aujourd'hui encore, l'incertitude est terrible sur le montant des réserves d'hydrates de gaz".
Pour le moment, Moins d’une centaine de gisements ont été trouvés ou fortement présumés le long des marges sous-marines et dans le permafrost des régions arctiques. Dans le Golfe du Mexique, les clathrates affleurent même et couvrent le fond de la mer.

Image satellitale du delta du Mackenzie.
L’extraction des clathrates est dangereuse et coûteuse, mais pour la première fois, un pas technologique notable a été franchi sur le site de Mallik, dans l'extrême-nord du Canada.
En effet, un site de recherche internationale a été créé pour
l'étude des hydrates de gaz naturel de l'Arctique dans le delta du Mackenzie, au
nord-ouest du Canada. Les valeurs élevées de saturation des hydrates de gaz, qui
dans certains cas étaient supérieures à 80 % du volume poreux, ont permis
d'établir que le champ d'hydrates de gaz de Mallik est un des réservoirs ayant
la plus haute concentration d'hydrates de gaz au monde.
En 2002, un
consortium élargi de sept partenaires internationaux et de plus de 300
scientifiques et ingénieurs a permis le forage d'un puits d'une profondeur de
1.200 m pour l'exploitation et de deux puits adjacents pour l'observation
scientifique.

Carte de localisation montrant le site de forage, les routes de glace
gouvernementales et les routes de forage. 3L-38, 2L-38 et L-38 de
Mallik sont les noms des puits forés au site de Mallik.
Mais un risque majeur pour l'aggravation de l'effet
de serre
Le réchauffement climatique en cours entraîne notamment le
dégel des permafrosts, ces sols normalement gelés en permanence. Ce phénomène
pourrait alors libérer des quantités importantes de méthane avec la fusion des
hydrates de gaz. Or le méthane est un gaz à effet de serre majeur près de 23
fois plus puissant que le dioxyde de carbone, même si sa durée de vie dans
l’atmosphère n’est que d’une dizaine d’année contre près de 125 pour le CO2. "Un
déstockage massif d'hydrates de méthane pourrait dégager l'équivalent carbone de
ce que dégage aujourd'hui l'usage du charbon", affirme Jean-Marc Jancovici,
consultant sur les problématiques de climat et d'énergie.

Methane Hydrate Deposits Worldwide
Il y a 3.000 fois plus de méthane contenu dans les clathrates que dans l'atmosphère. Il s’en suivrait alors une accentuation très nette de l’effet de serre comme en témoigneraient certains événements similaires du passé de la Terre qui inquiètent les scientifiques.
En effet, il y a 55 millions d'années, l'injection d'une masse colossale de méthane dans l'océan et l'atmosphère aurait entraîné l'augmentation de la température du fond des océans d'environ 4°C en 10.000 ans, un phénomène qui se serait produit également il y a 12.500 ans...
Notons enfin que selon le climatologue Hervé le Treut, "les hydrates de méthane ne sont pas pour l'instant intégrés dans les modèles climatiques" qui nous fournissent des prévisions sur l’ampleur du réchauffement climatique.
Une donnée supplémentaire qui pourrait s'avérer catastrophique si la fusion venait à se produire...
Source : Notre Planète Info
Crédit photos : Notre Planète Info / gsc.nrcan.gc.ca/ earthobservatory.nasa.gov
samedi 31 décembre 2005
Au Chili, on va détruire un glacier pour exploiter l'or
Les Bush sont partout : c'est maintenant la destruction de glaciers qui est rentable...
Situons tout d'abord le contexte :
le Chili est un pays qui possède de grandes réserves d'eau douce,
réparties en fleuves, lacs et glaciers. Comme tout le monde le sait,
l'eau est un bien précieux, une ressource naturelle qui pourrait devenir la cause de grandes guerres dans le futur.
"Dans la troisième région de notre pays, existe un lieu appelé " Valle
de San Félix"(la Vallée de Saint Félix). C'est une commune où le
chômage n'existe pas. Elle est peuplée d'agriculteurs qui apportent au pays sa seconde richesse financière la plus importante (en tant que région). Cette localité est
arrosée par deux fleuves, qui prennent leur source dans les glaciers
de la cordillère proche. Il offrent l'eau la plus pure du Chili!.
Les ennuis ont commencé lorsque quelqu'un a découvert sous ces glaciers
le "TRESOR D'AMERIQUE" qui consiste en millions de dollars en or,
argent et autres minerais.
Pour pouvoir extraire ces métaux, il est nécessaire de casser, de
détruire les glaciers (du jamais vu auparavant dans le monde!) et d'y
faire deux énormes trous aussi grands que Chuquicamata (note du
traducteur : soit aussi grand chacun qu'une montagne entière): l'un sera pour extraire les minéraux,
l'autre pour y jeter les déchets (les industries minières ne pratiquent
pas du recyclage).
Le nom de ce project est 'Pascua Lama'. Il va être mis en application
par une entreprise multinationale dont Bush père est l'un des
actionnaires....
Notre gouvernement a déjà approuvé ce projet, fixant la date de début
des travaux dans le courant de l'année prochaine (2006) uniquement
parce que les agriculteurs ont réussi à le faire ajourner jusqu'ici.
Ce qui nous préoccupe est en fait qu'en détruisant le glacier, ils en
font de même avec cette précieuse réserve d'eau douce, s'attaquant aux
deux fleuves qui abreuvent cette région et contaminant toute l'eau pour
la population des alentours. Désormais, elle ne pourra plus servir qu'à
l'arrosage et deviendra impropre à la consommation humaine et même
animale. De plus, JUSQU'AU DERNIER GRAMME D'OR IRA A LA RESERVE
"GRINGA" (note: ETRANGERE) . IL N'EN RESTERA RIEN ICI DANS NOTRE PAYS.
Alors que nous aurons à faire face à l'eau polluée avec les saletés et
avec les maladies qui y feront leur nid!"
Il y a longtemps que ces gens luttent pour leur terre, qui est leur
unique source de travail. Mais ils n'ont pas eu le droit de s'exprimer
à la TV à cause d'une ordonnance du Ministère de l'Intérieur. Leur seul
espoir de mettre un frein à ce projet est de le faire connaître au plus
grand nombre possible de personnes afin de pouvoir saisir les cours de
justice Internationales.
Il FAUT QUE TOUT LE MONDE SACHE QUE CECI EST EN TRAIN DE SE PASSER AU CHILI ... alors, n'hésitez pas à diffuser ce message au plus grand nombre.
Source :
Ing. Hiram Avila Toledo
Subgerente de Información y Seguimiento CONAFOR"
http://www.atinachile.cl/drupal/index.php?q=node/1235
Crédit photos :
http://soutiendurable.over-blog.org/
http://www.routard.com/
samedi 19 novembre 2005
Stocker du CO2 et augmenter la production de pétrole
4,5 millions
de tonnes de CO2 emprisonnés sous terre et 10 000 barils de pétrole en
plus par jour,
ce sont les chiffres qui ressortent de l’étude menée par le département américain de l’Energie sur le champ pétrolifère de Weyburn. Ces puits de pétrole canadien, exploités depuis 50 ans dans le sud-est de la Saskatchewan par la société de Calgary, injectent du gaz carbonique dans leurs nappes depuis un demi-siècle pour augmenter leur rendement.
En pratique comment cela fonctionne ? Le dioxyde de carbone utilisé
provient de la gazéification du charbon de l'usine Great Plains Synfuels de
Beulah, au Dakota du Nord. La gazéification du charbon consiste à convertir le
charbon, de façon partielle ou intégrale, en gaz combustible. Ce gaz est
constitué de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone, d’hydrogène, de
méthane et d’azote.
Après purification, ce gaz peut être utilisé comme carburant ou matière première pour l'industrie chimique ou les fabricants d'engrais. Aujourd'hui, on procède à la gazéification du charbon essentiellement pour alimenter directement des turbines à gaz, l'objectif étant d'améliorer le rendement global de la production d'électricité des centrales en réduisant l'impact environnemental.
Quelques installations sont actuellement en service dans le monde, comme en
Espagne à Puertollano. Cela étant, ces centrales, très complexes, en sont pour
l’heure au stade de la démonstration commerciale.
Dans le cas qui nous intéresse, le CO2 contenu dans le charbon gazéifié est
acheminé par pipeline jusqu'aux champs pétrolifères de Weyburn. En injectant ce
gaz dans les nappes de pétrole souterraines, on y augmente la pression, ce qui
permet d'extraire davantage de pétrole. Dans le cas des champs pétrolifères de
Weyburn, la procédure a permis une augmentation de la production de pétrole de
10 000 barils par jour et le stockage de 5 000 tonnes de CO2 par jour
dans le sol.
Si on appliquait ce procédé partout dans le monde, selon le
département de l’Energie on pourrait réduire d'un tiers ou même de moitié le
gaz carbonique présent dans l'atmosphère d'ici un siècle.
La procédure
permettrait en outre de récupérer des milliards de barils de pétrole
additionnels. Cela étant il reste encore beaucoup à faire pour exporter le
système employé à Weyburn ailleurs. En effet stocker autant de C02 est
potentiellement très dangereux (risques d’accidents et de fuites) et de
nombreuses études géologiques et sismiques doivent être préalablement
réalisées.
Petit paradoxe : des milliards de barils en plus, c’est d’autant plus de
pétrole consommé et d’autant plus de dioxyde de carbone, produit par la
combustion de ce dernier. Rappelons également que le CO2 est un des principaux
gaz responsables de l'effet de serre et, selon plusieurs scientifiques, du
réchauffement de la planète.
Un pas en avant, un pas en arrière donc… Cette expérience qui “récupère”
plusieurs tonnes de CO2 participe également à augmenter la consommation d’une
des énergies fossiles les plus polluantes.
dimanche 13 novembre 2005
Hydrogène et colza, les concurrents de l'or noir ?
Les réserves de
pétrole seront-elles épuisées en 2040 ?
Selon les dernières estimations
de Total Fina Elf, la production d’or noir devrait atteindre son apogée
en 2020, avec 100 millions de barils par jour (pour 80 millions par
jour en 2004), et les ressources en combustibles
fossiles s’épuiser dans les cinquante prochaines années. Si tous les
scientifiques ne partagent pas cet avis, la question est posée : quel
est le devenir de nos réserves énergétiques ?
Pointée du doigt par le rapport de Mai 2004 du Conseil Economique et
social, la France serait l’un des pays riches les plus en retard dans
les recherches d’énergie de substitution.
« Nous développons différentes technologies et différents
prototypes qui vont nous permettre de ne pas être surpris si un jour
cette hypothèse d’un baril de pétrole à 100 ou 120 dollars devait se
concrétiser
».
Cette affirmation de
l'actuel président de Renault, Carlos Ghosn, hier sur France Inter,
donne le ton : l’heure est à la diversification.
Les carburants verts
La première alternative au pétrole est entre les mains des agriculteurs et se nomme biocarburant.
Issu d’un recyclage complexe des produits agricoles, il pourrait à
terme remplacer à 100% le carburant de nos voitures, voire même servir
à la confection des sacs de nos supermarchés ! Si la combustion
du colza n’est pas moins polluante en terme d’émission que celle des
moteurs à essence ordinaires, elle génère moins de particules, et le CO2 qu’elle produit est d’origine végétale.

Le colza : l'alternative à l'or noir ?
Pour fabriquer du biocarburant au colza, on presse le colza pour en
tirer une huile, que l’on rend plus fluide par l’ajout de méthanol et
d’hydroxyde de potassium. Cette estérification,
réalisable avec nombre d’huiles végétales, libère de la glycérine, qui
peut être réutilisée dans le domaine de la cosmétique, et du tourteau,
utile pour nourrir le bétail.
La grande force de ce nouveau type de carburant,
qui peut être mélangé à du diesel ou utilisé pur, est qu’il ne
nécessite aucune modification du moteur et qu’il n’affecte pas ses
performances. Dans un véhicule diesel standard, il est même
possible d’alterner carburant ordinaire et biodiesel. A ce sujet, un
rapport du Ministère de l’agriculture et de la pêche, sous la plume de
Philippe Desmarescaux, disait déjà en décembre 1998 « Les
biocarburants disposent de l'immense avantage de pouvoir être mis en
place avec la flotte actuelle des véhicules et sans modification
significative de la logistique de distribution du carburant
. ».
Pourtant, les assurances proposées par les constructeurs automobiles
rechignent à garantir ce genre de pratique, arguant que le biodiesel
dégrade plus rapidement les matériaux.
L’hydrogène
Déjà largement employé pour propulser les fusées
et les navettes américaines, l’hydrogène pourrait bientôt être utilisé
comme carburant dans les moyens de transport routiers.
Il existe deux façons d’utiliser l’hydrogène comme source d’énergie.
La première est de le brûler dans un moteur à combustion interne. Cette combustion produit de l’eau et des oxydes d’azote, mais pas de gaz carbonique. L’utilisation de l’hydrogène permettrait donc de réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre, et sa généralisation freinerait l’épuisement de nos réserves de pétrole.
Néanmoins, l’utilisation de l’hydrogène dans nos voitures est complexe
et n’est pas sans inconvénients. Le premier problème concerne le
stockage. L’hydrogène étant très peu dense, il fournit à volume égal
moins d’énergie que l’essence.
Pour
conserver une autonomie comparable à celle des voitures d’aujourd’hui,
il faudrait embarquer à bord des véhicules des réservoirs démesurés
(plusieurs centaines de litres au lieu de la cinquantaine usuelle).
Le second inconvénient peut être appelé le « paradoxe de l’hydrogène ».
Alors qu’il constitue un carburant non polluant, l'hydrogène est
produit à l’heure actuelle à partir de gaz naturel, et épuise donc une
source d’énergie non renouvelable !
D’autre
part sa production nécessite une certaine quantité d’énergie, qui
provient "tout naturellement"… de nos centrales thermiques ou
nucléaires !

Bus fonctionnant à l'hydrogène
La seconde façon d’utiliser l’hydrogène comme source d’énergie est la pile à combustible.
Dans une telle pile, une membrane poreuse sépare deux régions, dont
l'une contient de l'hydrogène gazeux et l'autre de l'air. Chaque région
contient une électrode imprégnée de platine.
« Au contact du platine, l'hydrogène se dissocie, et les électrons laissés sur l'électrode migrent dans le circuit entre les deux électrodes, engendrant un courant électrique
», explique Tapan Bose, de l'Institut de recherche sur l'hydrogène de
l'Université du Québec à Trois-Rivières, avant d’ajouter que « l'avantage
de ce système, c'est qu'environ 45 % de l'énergie chimique contenue
dans l'hydrogène est convertie en électricité, ce qui est un excellent
rendement. À titre de comparaison, le rendement d'un moteur à
combustion interne ne dépasse pas 25 %
»
Ainsi, l'électricité générée par la pile à
combustible pourrait alimenter le moteur électrique d’une voiture. Mais
certains scientifiques voient dans les piles à hydrogène plus qu'une
source d'électricité pour les véhicules. «Elles pourraient
servir de générateurs d'appoint, beaucoup moins polluants que des
génératrices diesel. Mais, surtout, elles permettent d'envisager
l'hydrogène comme moyen de stockage d'énergie.
» s’enthousiasme Tapan Bose.
Prenez un endroit isolé,
poursuit-il, non desservi par des lignes électriques, où l'électricité
est produite par éolienne quand il y a du vent ou par une petite
centrale thermique quand l'air est calme. On pourrait obtenir de
l'hydrogène par électrolyse,
à partir de l'eau, en utilisant l'énergie excédentaire produite quand
il y a du vent. Quand il n'y a pas de vent, l'hydrogène stocké
servirait à produire de l'électricité, avec des piles à combustible.
Tout ça sans pollution ou presque !
Source : Planète Bleue
Si son avenir sur le long terme est menacé, l’or noir a encore de beaux jours devant lui. D’ailleurs,
en dépit de ses recherches en terme de développement durable, c’est
bien le pétrole qui a permis à l’écurie Renault de remporter le titre
de Constructeur, et à son pilote, Fernando Alonso, de devenir champion
du monde de formule 1. Alors, à quand un grand prix de Monaco au colza ?
Mise à jour : contrairement à ce que, par manque de précision, une partie de cet article pouvait laisser penser,
la substitution intégrale du pétrole par le biocarburant n’est pas viable,
étant donnés les surfaces d’exploitation qu’il faudrait développer à
cette seule fin, et les rendements qu’il faudrait obtenir sur ces
exploitations. Ainsi, et pour les raisons exposées ci-dessus, si le
biocarburant est une bonne alternative ponctuelle au pétrole, elle ne
constitue pas à elle seule une solution compatible avec les enjeux du
développement durable.
Cependant l’incorporation progressive de
biocarburants dans les carburants fossiles est programmée et prônée par
l’Union européenne, dont une directive incite à l’incorporation
de carburants verts (éthanol ou Diester) dans les carburants fossiles
classiques (essence et diesel) à hauteur de 2% en 2005 et de 5.75% en
2010.
D’autre part, et comme le précisait à juste titre un lecteur,
l’attitude défensive des constructeurs automobiles et de gouvernements
face aux biocarburants est un problème propre à la France. En cela, nous avons effectivement beaucoup à apprendre du Brésil et de nos voisins allemands.
Source :
Futura-Sciences










































